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Tag Archives: écologie

Face à l’éco-anxiété – Johannes Herrmann

20 avril 2026

Le changement climatique, son impact sur les faunes, les flores et habitantEs me fait peur.

Et je me sens démunie.

Concrètement, je ne sais pas quoi faire. Bien sûr j’essaye d’agir à mon humble niveau, d’adopter les éco-gestes mais… Est-ce suffisant ? Comment garder confiance en l’avenir ?

Alors je commence à me documenter (oui, c’est peu être un peu tardif, j’en conviens).

J’ai lu beaucoup de bien de ce petit (<120 pages) bouquin sur BlueSky, je me le suis donc procuré. Surtout que le sous-titre, « quelle espérance pour ne pas sombrer ? », me parlait. J’avais / j’ai besoin de lire des choses à ce sujet.

Photo de la couverture du livre de Johannes Herrmann intitulé "Face à l'éco anxiété". On y voit un dessin d'une femme en robe rouge, capeline rouge et lunettes de soleil qui est accroupie sur la plage à côté d'un côté d'un manchot. Elle prend un selfie avec son téléphone portable en faisant le signe V de victoire derrière la tête du manchot.

Une chose à savoir sur ce livre, qui m’a un peu surprise mais pas dérangée, c’est que l’auteur fait de nombreuses références à sa foi chrétienne et cite ou fait référence régulièrement à la Bible ou autre textes en lien avec sa foi.

Qu’attendre ? Vers qui crier ? Voici qu’à Draguignan (en mai 2023) s’organise une procession pour demander la pluie. Mais après ? Venir prier et rentrer chez soi en SUV ? Le climat ne s’apaisera que si nous cessons de l’enivrer de carbone. S’il faut prier, c’est pour la conversion écologique de tous. Mais aussi, Seigneur, pourquoi ne vient-elle pas cette conversion ? N’avons-nous pas tout fait pour ? Combien serons-nous à dire comme Marthe : « Seigneur, si tu avais été ici ! » (Jn 11,21).

L’autre chose, c’est que ce livre n’est pas la lecture « paisible » que j’imaginais, c’est même plutôt stressant pour qui est un peu préoccupé par le sujet.

La poésie, elle aussi, a disparu. Je ne sais plus rêver. Devant moi peut bien se déployer un paysage automnal de hêtres couleur d’or au chant mélancolique des rougegorges, ou bien une de ces vieilles fermes à cour carrée qui se dressent là depuis des siècles et feraient se pâmer cent écrivains, une seule pensée me hante : « Tout cela est en train de se vider, de griller, de mourir. » L’inquiétude écologique si légitime emplit tout, accapare tout le cerveau disponible, asphyxie ma pensée. Par elle, je sais qu’il n’y a pas de paix, rien de stable, rien de durable désormais, car tout ce que nous connaissons de doux et de beau est est conduit à l’abîme par son tapis roulant diabolique.

Plutôt anxiogène même, j’ai envie de dire…

Les espoirs raisonnables se sont envolés. Ne nous mentons pas : la catastrophe écologique est l’issue la plus probable, à ce jour, pour nos sociétés de technologie. Elles y vont comme la pierre tombe quand on la lâche.

Reste alors cette folie qu’est l’espérance.

Photo de la quatrième de couverture du livre. Il y est écrit : "Je suis né le 10 juillet 1976. En ce temps-là, il n'y avait pratiquement plus de poissons dans la Seine et la cigogne avait presque disparu de France. la vie sauvage se retirait à vue d'oeil pendant qu'une poignée de personnes se battaient pour sauver les derniers hérons et les dernières loutres. Les premiers protecteurs de la nature étaient déjà éco-anxieux.
Une cinquantaine d'années plus tard, le sujet fait davantage parler, mais peu agir. Contrairement au changement climatique, la disparition de la vie sauvage n'inquiète pas nos sociétés. Pourquoi venir vous en parler ?
Je peux témoigner que l'éco-anxiété n'est pas un vague à l'âme de bobo. C'est un "retex", comme on dit en langage militaire : un retour d'expérience de routard de terrain. L'éco-anxiétécolle aux bottes et aux trépieds de longue vue comme la boue des marais.
Ce livre est un aperçu de ce qui se passe là-bas, au front. Car j'ai tout de même encore une espérance fichée en moi. Celle que quelqu'un moissonnera ce que je sème."

Alors quoi ?

Alors, j’ai pas eu beaucoup de réponses concrètes sur « quoi faire », sans doute parce que à moi seule je ne peux bien sur pas renverser la vapeur. Mon action qui aura le plus d’impact, c’est la voie / voix politique.

J’ai appris sur le métier d’ornithologue, quelques fragments de vécu terrain.

C’était intéressant, mais je n’ai pas réussi à ressentir cette espérance tant attendue. Dommage.

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Bonjour ! Je suis Mnêmosunê, croqueuse de chocolat noir, lectrice invétérée, créatrice curieuse et artiste dans l'âme. Depuis 2021, j'ai deux minettes noires adorables, deux sœurs, Orphée et Cassiopée. Sur ce blog je partage mes expérimentations et états d'âme : on en parle ensemble ? ♥

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