Le changement climatique, son impact sur les faunes, les flores et habitantEs me fait peur.
Et je me sens démunie.
Concrètement, je ne sais pas quoi faire. Bien sûr j’essaye d’agir à mon humble niveau, d’adopter les éco-gestes mais… Est-ce suffisant ? Comment garder confiance en l’avenir ?
Alors je commence à me documenter (oui, c’est peu être un peu tardif, j’en conviens).
J’ai lu beaucoup de bien de ce petit (<120 pages) bouquin sur BlueSky, je me le suis donc procuré. Surtout que le sous-titre, « quelle espérance pour ne pas sombrer ? », me parlait. J’avais / j’ai besoin de lire des choses à ce sujet.

Une chose à savoir sur ce livre, qui m’a un peu surprise mais pas dérangée, c’est que l’auteur fait de nombreuses références à sa foi chrétienne et cite ou fait référence régulièrement à la Bible ou autre textes en lien avec sa foi.
Qu’attendre ? Vers qui crier ? Voici qu’à Draguignan (en mai 2023) s’organise une procession pour demander la pluie. Mais après ? Venir prier et rentrer chez soi en SUV ? Le climat ne s’apaisera que si nous cessons de l’enivrer de carbone. S’il faut prier, c’est pour la conversion écologique de tous. Mais aussi, Seigneur, pourquoi ne vient-elle pas cette conversion ? N’avons-nous pas tout fait pour ? Combien serons-nous à dire comme Marthe : « Seigneur, si tu avais été ici ! » (Jn 11,21).
L’autre chose, c’est que ce livre n’est pas la lecture « paisible » que j’imaginais, c’est même plutôt stressant pour qui est un peu préoccupé par le sujet.
La poésie, elle aussi, a disparu. Je ne sais plus rêver. Devant moi peut bien se déployer un paysage automnal de hêtres couleur d’or au chant mélancolique des rougegorges, ou bien une de ces vieilles fermes à cour carrée qui se dressent là depuis des siècles et feraient se pâmer cent écrivains, une seule pensée me hante : « Tout cela est en train de se vider, de griller, de mourir. » L’inquiétude écologique si légitime emplit tout, accapare tout le cerveau disponible, asphyxie ma pensée. Par elle, je sais qu’il n’y a pas de paix, rien de stable, rien de durable désormais, car tout ce que nous connaissons de doux et de beau est est conduit à l’abîme par son tapis roulant diabolique.
Plutôt anxiogène même, j’ai envie de dire…
Les espoirs raisonnables se sont envolés. Ne nous mentons pas : la catastrophe écologique est l’issue la plus probable, à ce jour, pour nos sociétés de technologie. Elles y vont comme la pierre tombe quand on la lâche.
Reste alors cette folie qu’est l’espérance.

Alors quoi ?
Alors, j’ai pas eu beaucoup de réponses concrètes sur « quoi faire », sans doute parce que à moi seule je ne peux bien sur pas renverser la vapeur. Mon action qui aura le plus d’impact, c’est la voie / voix politique.
J’ai appris sur le métier d’ornithologue, quelques fragments de vécu terrain.
C’était intéressant, mais je n’ai pas réussi à ressentir cette espérance tant attendue. Dommage.