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Tag Archives: Lectures 2026

Jolis souvenirs – Sid

27 avril 202620 avril 2026

Si mes souvenirs sont bons, je me suis achetée la BD Jolis souvenirs de Sid (aux éditions Exemplaire) dans le cadre de la campagne de financement de la BD Des gens qui regardent des gens (toujours de Sid). Il y avait un bundle, que j’ai pris.

Ou alors c’était pas du tout ça, j’ai pris le bundle et après j’ai rajouté la BD Jolis souvenirs parce que j’aime bien avoir le maximum d’œuvres pour un.e même auteurice.

Photo de la BD intitulée Jolis souvenirs de Sid. On y voir un petit personnage dans une rue, la nuit, avec des bâtiments incendiés.

Ce qui était quand même assez surprenant de ma part, parce que je ne « connais » Sid que via ses posts sur BlueSky, donc autant dire que je ne connaissais pas grand chose d’ellui et je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre d’autre que ce que je pouvais imaginer avec le titre.

Dans Jolis souvenirs, Sid illustre 40 histoires ou souvenirs, sous forme de BD plus ou moins longues. On retrouve le style de Sid, ce dessin dynamique, franc, libre et expressif, que j’aime bien.

Je sais pas si j’ai raté quelque chose avec le titre, s’il y avait du second degré ou quoi, mais j’ai pas trouvé que toutes les histoires qui soient présentées soient des « jolis souvenirs », du moins pas dans le sens classique de l’adjectif « joli » (« très agréable à voir » dixit Le Robert). Je suis donc un peu décontenancée par certains souvenirs présentés.

Autre chose, je me suis rendue compte (et ça franchement l’auteurice n’y peut absolument rien) que je suis très gênée par les représentations graphiques de l’intimité (personnes qui s’embrassent, nudité, etc.). Ces aspects ne représentent qu’une fraction de la BD, donc c’était pas un gros malaise pour moi, mais j’ai quelques fois été surprise de l’arrivée d’une vignette qui en contenait (et ça m’a un peu cassée dans mon élan).

Photo du dos de la BD. Il y est écrit : "Pourquoi t'as jamais tenté de faire de la BD ? C'est bête ! Après moi je dis ça pour toi."

Au final, je ne m’attendais pas du tout à ce que j’ai lu quand je m’imaginais ce dont allait parler Jolis souvenirs et je suis un peu biaisée dans mon opinion. Vraiment j’ai l’impression d’avoir raté quelque chose et que, si je l’avais compris, peut être que je me serais rendue compte que je faisais fausse route.

Je suis pas sure d’avoir été le bon public pour cette BD : le style graphique m’a plu, mais c’était pas mon style d’histoires.

Dommage.

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Face à l’éco-anxiété – Johannes Herrmann

20 avril 2026

Le changement climatique, son impact sur les faunes, les flores et habitantEs me fait peur.

Et je me sens démunie.

Concrètement, je ne sais pas quoi faire. Bien sûr j’essaye d’agir à mon humble niveau, d’adopter les éco-gestes mais… Est-ce suffisant ? Comment garder confiance en l’avenir ?

Alors je commence à me documenter (oui, c’est peu être un peu tardif, j’en conviens).

J’ai lu beaucoup de bien de ce petit (<120 pages) bouquin sur BlueSky, je me le suis donc procuré. Surtout que le sous-titre, « quelle espérance pour ne pas sombrer ? », me parlait. J’avais / j’ai besoin de lire des choses à ce sujet.

Photo de la couverture du livre de Johannes Herrmann intitulé "Face à l'éco anxiété". On y voit un dessin d'une femme en robe rouge, capeline rouge et lunettes de soleil qui est accroupie sur la plage à côté d'un côté d'un manchot. Elle prend un selfie avec son téléphone portable en faisant le signe V de victoire derrière la tête du manchot.

Une chose à savoir sur ce livre, qui m’a un peu surprise mais pas dérangée, c’est que l’auteur fait de nombreuses références à sa foi chrétienne et cite ou fait référence régulièrement à la Bible ou autre textes en lien avec sa foi.

Qu’attendre ? Vers qui crier ? Voici qu’à Draguignan (en mai 2023) s’organise une procession pour demander la pluie. Mais après ? Venir prier et rentrer chez soi en SUV ? Le climat ne s’apaisera que si nous cessons de l’enivrer de carbone. S’il faut prier, c’est pour la conversion écologique de tous. Mais aussi, Seigneur, pourquoi ne vient-elle pas cette conversion ? N’avons-nous pas tout fait pour ? Combien serons-nous à dire comme Marthe : « Seigneur, si tu avais été ici ! » (Jn 11,21).

L’autre chose, c’est que ce livre n’est pas la lecture « paisible » que j’imaginais, c’est même plutôt stressant pour qui est un peu préoccupé par le sujet.

La poésie, elle aussi, a disparu. Je ne sais plus rêver. Devant moi peut bien se déployer un paysage automnal de hêtres couleur d’or au chant mélancolique des rougegorges, ou bien une de ces vieilles fermes à cour carrée qui se dressent là depuis des siècles et feraient se pâmer cent écrivains, une seule pensée me hante : « Tout cela est en train de se vider, de griller, de mourir. » L’inquiétude écologique si légitime emplit tout, accapare tout le cerveau disponible, asphyxie ma pensée. Par elle, je sais qu’il n’y a pas de paix, rien de stable, rien de durable désormais, car tout ce que nous connaissons de doux et de beau est est conduit à l’abîme par son tapis roulant diabolique.

Plutôt anxiogène même, j’ai envie de dire…

Les espoirs raisonnables se sont envolés. Ne nous mentons pas : la catastrophe écologique est l’issue la plus probable, à ce jour, pour nos sociétés de technologie. Elles y vont comme la pierre tombe quand on la lâche.

Reste alors cette folie qu’est l’espérance.

Photo de la quatrième de couverture du livre. Il y est écrit : "Je suis né le 10 juillet 1976. En ce temps-là, il n'y avait pratiquement plus de poissons dans la Seine et la cigogne avait presque disparu de France. la vie sauvage se retirait à vue d'oeil pendant qu'une poignée de personnes se battaient pour sauver les derniers hérons et les dernières loutres. Les premiers protecteurs de la nature étaient déjà éco-anxieux.
Une cinquantaine d'années plus tard, le sujet fait davantage parler, mais peu agir. Contrairement au changement climatique, la disparition de la vie sauvage n'inquiète pas nos sociétés. Pourquoi venir vous en parler ?
Je peux témoigner que l'éco-anxiété n'est pas un vague à l'âme de bobo. C'est un "retex", comme on dit en langage militaire : un retour d'expérience de routard de terrain. L'éco-anxiétécolle aux bottes et aux trépieds de longue vue comme la boue des marais.
Ce livre est un aperçu de ce qui se passe là-bas, au front. Car j'ai tout de même encore une espérance fichée en moi. Celle que quelqu'un moissonnera ce que je sème."

Alors quoi ?

Alors, j’ai pas eu beaucoup de réponses concrètes sur « quoi faire », sans doute parce que à moi seule je ne peux bien sur pas renverser la vapeur. Mon action qui aura le plus d’impact, c’est la voie / voix politique.

J’ai appris sur le métier d’ornithologue, quelques fragments de vécu terrain.

C’était intéressant, mais je n’ai pas réussi à ressentir cette espérance tant attendue. Dommage.

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Son odeur après la pluie – Cédric Sapin-Defour

21 mars 202620 mars 2026

J’ai acheté ce roman, pleine d’attentes et d’espoirs, suite à plusieurs articles très enthousiastes dans la presse et posts plein d’éloges sur X.

Je l’ai mis dans mon calendrier de l’avent en 2024, j’étais impatiente de le lire : j’avais eu déjà deux chiens et un chat dans ma vie, j’étais sure de m’y retrouver.

Première de couverture du livre "Son odeur après la pluie' de Cédric Sapin-Defour, aux éditions Stock. La couverture est noire et la police de caractère bleue. Il y a un ruban en papier avec la photo en noir et blanc d'un chien de la race bouvier bernois. Il est écit "préface de Jean-Paul Dubois".

Je l’ai mis de côté en 2025, j’avais déjà des livres qui attendaient depuis longtemps, alors je ne l’ai ouvert qu’en janvier 2026.

Et là patatras : j’arrive pas à rentrer dans l’histoire.

Pourtant l’histoire est assez simple et universelle : l’auteur raconte dans le roman ses 13 années de vie commune avec son chien Ubac, un bouvier bernois avec un caractère bien à lui.

On découvre avec Cédric les chiots de l’élevage, leur vie à deux puis en famille, leurs balades, les visites chez le vétérinaire, les habitudes, le caractère de chacun.

Quatrième de couverture du livre. Elle est noire et il y est écrit, en bleu : "C'est une histoire d'amour, de vie et de mort entre un homme et son chien. Un bouvier bernois, Ubac, qui, en même temps qu'il grandit, prend une place toujours plus centrale dans les jours du narrateur. Certaines pages, UBac pue le chien, les suivante, on oublie qu'il en est un, et l'on observe ces deux êtres s'aimant tout simplement. Un amour mystérieux qui, se passant de mots, nous tient en haleine. Une vie intense, inquiète et rieuse où tout va plus vite et qu'il s'agit de retenir. Et la mort dont on ne voudrait pas mais qui donne à l'existence toute sa substance. 
Reste ce fichu manque. Ces griffes que l'on croit entendre sur le plancher et cette odeur, malgré la pluie, à jamais disparue.
Nul besoin d'être converti pour partager ces treize années d'une vie commune. Cette histoire est universelle.

C’est à la fois du quotidien, du rituel et en même temps de l’exceptionnel, du spécifique… Mais j’accroche pas.

Le style de l’auteur, à la fois ampoulé et légèrement vaniteux, gâche tout à mes yeux : j’aurais aimé une écriture plus simple, plus pragmatique, plus brute.

Les vétérinaires sont des êtres supérieurs. Je ne le dis pas, flagorneur, pour que le sort nous cajole, tout est trop tard. C’est une simple réalité.
Ils opèrent un ligament croisé à 8 heures, une tumeur intestinale à neuf, aident à une mise bas à dix, détectent un insondable parasite à onze, soignent un glaucome à douze et sauvent entre-temps un écrasé, les pattes à angle droit, hurlant et gouttant de sang. L’après-midi sera semblable en ce qu’elle ne ressemblera en rien au matin et demain encore. Ils sont spécialistes de tout, font chacun ce qu’une cohorte de dix médecins peinerait à honorer, au milieu de patients infoutus de dire où ils ont mal. Ils baladent leurs compétences scintillantes au travers d’un joli désordre qui miaule, aboie, pue, chante, crie et jamais ne remercie. Le soir, ils saluent leurs aides vétérinaires, montent dans leur voiture qui n’est pas grosse, qui n’est pas noire et qui n’a pas sa place réservée au professeur trucmuche et ils rentrent chez eux le plus à la campagne possible. Demain, leurs patients muets seront à nouveau là, alors il faudra remettre sur le métier cette curiosité humble et diverse, ce qui ressemble à l’intelligence même.

La fin du roman est plus accessible, c’est trop tard et bien dommage, parce que je crois que même si elle est banale cette relation, elle est aussi singulière et elle aurait pu (du ?) être mieux mise en valeur.

Cette première lecture de l’année me laisse un sentiment d’inachevé, à suivre pour les prochaines !

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Bienvenue !

Bonjour ! Je suis Mnêmosunê, croqueuse de chocolat noir, lectrice invétérée, créatrice curieuse et artiste dans l'âme. Depuis 2021, j'ai deux minettes noires adorables, deux sœurs, Orphée et Cassiopée. Sur ce blog je partage mes expérimentations et états d'âme : on en parle ensemble ? ♥

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