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Tag Archives: Lectures 2026

Cat Café – Linnea Sterte

26 août 202623 août 2026

Ce que j’apprécie avec le fait d’aller à la médiathèque, c’est que je peux choisir des livres à découvrir complètement au hasard sans que cela ait un quelconque impact : pas de place prise dans ma bibliothèque à cause d’un mauvais choix, ni d’argent dépensé « pour rien ».

Et donc je sélectionne les livres que je vais prendre avec moi de manière très impulsive, des fois je sais même pas de quoi ça parle.

C’est le cas de cette BD, que j’ai prise parce que j’aimais bien le style de la couverture. Je n’ai même pas lu la quatrième de couverture avant, je me suis dit « oh ça a l’air sympa et doudou » et je l’ai prise.

Photo de la couverture de la BD Cat Café. On y voit un chat blanc et noir vêtu d'une robe rose à carreaux bleus et des froufrous assis et en train de déguster une pâtisserie. Le chat est assis dehors et dans le ciel bleu un hydravion vole.

Et, ma foi, je me suis pas trompée.

L’histoire de la BD Cat café est assez simple : on y suit principalement Ophélie, qui prend la suite de sa soeur Miranda en cuisine parce que cette dernière s’est blessée au bras et ne peut donc plus réaliser les douceurs de cet endroit très apprécié de cette île du pacifique.

Photo de la quatrième de couverture de la BD Cat Café de Linnea Sterte. On peut y lire : "Sur une île perdue du Pacifique, Ophélia et sa sœur Miranda gèrent le salon de thé CAT CAFE. Ce dernier a la réputation non usurpée d'offrir les meilleures pâtisseries de la région. Blessée au bras, Miranda doit laisser seule sa jeune sœur aux fourneaux. Ophélia saisit cette opportunité pour enfin montrer de quoi elle est capable : elle réalise de véritables petits miracles culinaires qui émerveillent les habitués comme les clients de passage. Mais il n'y a pas que le travail dans la vie, surtout quand on ne peut pas tout prévoir... Encore moins l'arrivée d'un séduisant chat joueur de guitare, d'un pilote et son hydravion ou d'une élégante inconnue venue lui remettre une mystérieuse lettre d'amour ! Scènes de vie savoureuses, love story et douceurs à peine sorties du four, voilà le menu qui vous attend au CAT CAFE !"

Au fur et à mesure des pages, quelques petits éléments additionnels se profilent, ajoutant un peu plus de dimension à ce récit de vie. On y découvre également les différentes recettes que réalise Ophélie selon les occasions et les inspirations.

C’est une histoire douce, sans grand rebondissement, qui fait un peu penser aux après midi d’été simples, où le temps s’écoule lentement, au gré des amourettes et des sucreries estivales.

Photo d'une double page de la BD Cat Café. Sur la page de gauche, on voit un dessin de pâtisserie, la "tasse de thé patissière" avec quelques explications sur ce qu'elle contient. Sur la page de droite, des cases de la BD avec plusieurs chats qui parlent de la pâtisserie et de la météo qui annonce de la pluie.

J’ai beaucoup aimé cette lecture qui m’a fait beaucoup de bien pendant une période de santé mentale compliqué. C’est pas l’intrigue du siècle, en tout cas c’est une parenthèse réconfortante que j’ai appréciée.

Les amateurices de chats et de pâtisserie seront particulièrement gâtées avec cette lecture, de même que les cœurs tendres qui apprécient les petites histoires d’amour.

Et les dessins sont magnifiques, avec une palette de couleurs très sympa !

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Eloge de l’énergie vagabonde – Sylvain Tesson

22 août 202621 août 2026

Je suis tombée sur les livres de Sylvain Tesson, complètement par hasard, dans la médiathèque de ma ville, dans la section récits de voyage.

Je ne connaissais pas cet auteur, j’étais très surprise de voir qu’il avait autant écrit sur ses voyages. Il m’était complètement inconnu, sans doute parce que j’ai assez peu lu de récits de voyage auparavant.

Photo prise de dessus montrant, posés sur une table de couleur crème : le livre de Sylvain Tesson intitulé Eloge de l'énergie vagabonde, un matcha latté glacé et un cookie aux pépites de chocolat.

Bref, j’ai parcouru les titres disponibles rapidement et puis j’aimais bien le titre de celui-ci alors je l’ai pris avec moi.

Dans ce livre, Sylvain Tesson raconte le voyage qu’il a réalisé, principalement à vélo, de l’Ouzbékistan à la Turquie, en suivant des oléoducs.

Autant dire que cela n’est pas du tout le genre de voyage que je serais susceptible de réaliser, ce qui le rend d’autant plus intéressant : quelle est la motivation ? qu’est-ce qu’il a vécu ? qui a t’il rencontré ?

Le récit est un vrai dépaysement pour moi : je ne connais pas du tout cette région du globe autrement que sur des cartes lors de mes études, une connaissance très scolaire donc. Et le dynamisme de Sylvain Tesson, de son écriture, fait que je ne me suis pas ennuyée, c’est suffisamment varié et rythmé pour qu’on ne se lasse pas.

Devant ce décor, le fatalisme d’un ministre d’Eltsine, Tchernomyrdine, me revient à la mémoire. Un journaliste lui demandait de résumer son bilan. Réponse du ministre, si triste et tellement russe : « Nous avons voulu faire pour le mieux, mais cela a été comme d’habitude. »

Photo de la couverture du livre de Sylvain Tesson intitulé Eloge de l'énergie vagabonde.

Ce qui est dommage, c’est que les cartes en annexe sont absolument illisibles, sans doute du fait du format poche. Elles sont donc inutilisables et n’apportent rien au récit, car elles ne permettent pas de visualiser la route correctement.

L’autre chose qui m’a déplu, c’est qu’il y a régulièrement des propos qui ne sont pas alignés avec mes valeurs personnelles. Des jugements de peuples, de coutumes, religions ou autres qui ne me semblent ni intéressantes, ni importantes et encore moins justifiés.

Bakou, vieille traînée. Entre les jambes de sa baie grande ouverte, elle reçoit sans rien y redire tout ce qui vient du large – déchets, aventuriers, rafiots d’Iran, barcasses de pêcheurs d’esturgeon, flaques d’huile kazakhe et marins russes descendus d’Astrakhan pour se dorer la couenne.

Ce point m’a tellement rebutée que je ne relirai pas d’ouvrage de cet auteur.

La nostalgie est une paresse. Elle autorise à ne pas traquer dans l’époque des raisons de se réjouir. Elle permet de se contenter d’effeuiller les pages des grimoires au lieu d’écrire les propres lignes du temps présent. La nostalgie, fauteuil spongieux qui vous engloutit par le cul, comme si on s’asseyait dans une mangrove. Il est plus facile de cueillir des souvenirs dans le panier du passé que de ramasser les champignons du présent poussés à ses pieds. La nostalgie est un agent désénergisant. Une suceuse.

Photo de la quatrième de couverture du livre de Sylvain Tesson intitulé Eloge de l'énergie vagabonde. On peut y lire : "J'irai de l'Aral à la Caspienne. Je gagnerai l'Azerbaïdjan a bord d'un ferry. De Bakou, je cheminerai vers la Turquie par la Géorgie. A pied, à vélo, je ne sais pas encore, mais loyalement, sans propulsion motorisée. Au bout de ma route, j'aurai relié trois mers, abattant le même trajet que celui d'une larme d'or noir de la haute Asie convoyée à travers steppes et monts pour que le monde poursuive sa marche folle. Profitant de cette traversée de terres à haute valeur pétrolifère, je consacrerai mon temps d'avancée solitaire à réfléchir au mystère de l'énergie. Pétrole et force vitale procèdent du même principe : l'être humain recèle un gisement d'énergie que des forages propices peuvent faire jaillir."

En résumé, Eloge de l’énergie vagabonde est une lecture en demi-teinte : autant le sujet était très intéressant, autant la forme ne me convient pas du tout.

Au moins, je sais à quoi m’en tenir maintenant !

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Ada ou la beauté des nombres – Catherine Dufour

20 août 202619 août 2026

En travaillant dans l’informatique, souvent, on connaît Ada Lovelace, ne serait-ce que de nom et sa qualité de pionnière de l’informatique.

De là à savoir qui elle était réellement, quel a été son cheminement et quelle a été sa contribution précise, c’est une autre histoire.

Bizarrement, mon côté curieux ne m’avait pas amenée jusque ici à rechercher ces informations. Pourquoi ? Mystère. Sans doute que je trouvais d’autres sujets à explorer avant. Pourtant j’en savais vraiment très peu (pour ne pas dire rien) sur elle.

C’est en croisant ce petit (182 pages en comptant l’appendice) ouvrage à la médiathèque de ma ville que ma curiosité a été piquée. Tellement piquée que je l’ai lu d’une traite, en quelques heures, toute captivée que j’étais.

Photo du livre intitulé Ada ou la beauté des nombres de Catherine Dufour, en édition poche. Le livre est jaune avec un portrait d'Ada Lovelace en bleu. Le livre est posé sur un tissu gris texturé, ma main gauche est posée sur le coin en bas à droite du livre

Le livre commence par le commencement, à savoir une explication des lignées maternelle et paternelle d’Ava : les différentes figures qui la composent, leurs lubies et traits de caractère (pas toujours glorieux, c’est le moins qu’on puisse dire). Cela permet d’inscrire Ava dans son temps et de comprendre les héritages et influences des uns et des autres, ce qui est bien pratique (et intéressant, cela va sans dire).

Une fois cette exploration des origines d’Ava Lovelace effectuée, l’autrice évoque, avec un style punchy et sans langue de bois fort agréable, la courte vie d’Ava. On ne peut clairement pas dire qu’elle ait été épargnée : un père absent, une mère tyrannique, un mariage faiblard, une maternité peu épanouissante et une santé fragile. S’y ajoute un contexte social et politique peu favorable aux femmes et encore moins à leur éducation / curiosité scientifique.

Autant dire que l’expression du génie d’Ava Lovelace, c’était pas gagné.

Aussi, Catherine Dufour nous explique comment et quand Ava a fait la rencontre de ses contemporains, tels Somerville, Babbage, Morgan, Faraday ou Crosse pour ne citer qu’elleux. De bonnes rencontres en recommandations, de salons dans le « monde » en missives, voilà Ava qui se lance dans une collaboration de 20 ans avec Charles Babbage, qui va lui permettre une contribution majeure.

Photo de la quatrième de couverture sur laquelle on peut lire : "Ada ou la beauté des nombres
La pionnière de l'informatique
Ada Lovelace, fille du poète Lord Byron, est une lady anglaise perdue dans les brumes du XIXème siècle. Nous voilà cent ans avant le premier ordinateur, et personne ne se doute que cette jeune femme, maladive, emprisonnée dans un corset, étouffant entre un mari maltraitant et une mère abusive, s'apprête à écrire le premier programme informatique au monde.
A vingt-cinq ans, déjà mère de trois enfants, Ada Lovelace se prend de passion pour les mathématiques.
Elle rencontre Charles Babbage, qui vient de concevoir une machine à calculer révolutionnaire pour l'époque. C'est en la voyant qu'Ada a soudain l'intuition de ce qui deviendra l'informatique. Sans elle, pas d'Internet, pas de réseaux sociaux, pas de conquête de l'espace.
Dans cette biographie truculente - la première consacrée à Ada Lovelace en français -, Catherine Dufour met en lumière le destin méconnu d'une pionnière qui a marqué notre civilisation par son génie et son audace."

J’ai apprécié découvrir le contexte qui amène à la fameuse note G, premier programme informatique publié de l’histoire (100 ans avant le premier ordinateur !). La note G est un algorithme qui permet de calculer les nombre de Bernoulli sur la machine analytique de Charles Babbage (qui ne verra jamais le jour d’ailleurs).

Précurseur des loop utilisés en programmation informatique, l’algorithme est publié dans le cadre de la traduction que réalise Ava d’un article de Menobrea sur la machine analytique de Babbage : outre la traduction, elle ajoute sept notes étiquetées de A à G, qui permettent d’aller plus loin que la vision qu’à Babbage de la machine analytique.

Les suites de cette collaboration ne sont malheureusement pas aussi flamboyantes qu’on aurait pu l’imaginer et la fin de vie d’Ava est plutôt triste, ce que l’autrice raconte factuellement.

L’appendice du livre permet d’en savoir plus quant à certaines figures qu’Ava a croisé de son vivant, et ce qu’iels sont devenuEs. C’est concis et cela apporte encore plus de contexte à la vie d’Ava Lovelace, en l’inscrivant encore plus dans son époque.

Au final, c’est un petit bouquin fort plaisant, rempli d’informations sans être rabat-joie, ce qui le rend facile à lire et son contenu aisé à comprendre. A mettre dans les mains des personnes curieuses de l’histoire de l’informatique, c’est une bonne introduction pour aller creuser le sujet si l’envie se fait sentir.

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Jolis souvenirs – Sid

27 avril 202620 avril 2026

Si mes souvenirs sont bons, je me suis achetée la BD Jolis souvenirs de Sid (aux éditions Exemplaire) dans le cadre de la campagne de financement de la BD Des gens qui regardent des gens (toujours de Sid). Il y avait un bundle, que j’ai pris.

Ou alors c’était pas du tout ça, j’ai pris le bundle et après j’ai rajouté la BD Jolis souvenirs parce que j’aime bien avoir le maximum d’œuvres pour un.e même auteurice.

Photo de la BD intitulée Jolis souvenirs de Sid. On y voir un petit personnage dans une rue, la nuit, avec des bâtiments incendiés.

Ce qui était quand même assez surprenant de ma part, parce que je ne « connais » Sid que via ses posts sur BlueSky, donc autant dire que je ne connaissais pas grand chose d’ellui et je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre d’autre que ce que je pouvais imaginer avec le titre.

Dans Jolis souvenirs, Sid illustre 40 histoires ou souvenirs, sous forme de BD plus ou moins longues. On retrouve le style de Sid, ce dessin dynamique, franc, libre et expressif, que j’aime bien.

Je sais pas si j’ai raté quelque chose avec le titre, s’il y avait du second degré ou quoi, mais j’ai pas trouvé que toutes les histoires qui soient présentées soient des « jolis souvenirs », du moins pas dans le sens classique de l’adjectif « joli » (« très agréable à voir » dixit Le Robert). Je suis donc un peu décontenancée par certains souvenirs présentés.

Autre chose, je me suis rendue compte (et ça franchement l’auteurice n’y peut absolument rien) que je suis très gênée par les représentations graphiques de l’intimité (personnes qui s’embrassent, nudité, etc.). Ces aspects ne représentent qu’une fraction de la BD, donc c’était pas un gros malaise pour moi, mais j’ai quelques fois été surprise de l’arrivée d’une vignette qui en contenait (et ça m’a un peu cassée dans mon élan).

Photo du dos de la BD. Il y est écrit : "Pourquoi t'as jamais tenté de faire de la BD ? C'est bête ! Après moi je dis ça pour toi."

Au final, je ne m’attendais pas du tout à ce que j’ai lu quand je m’imaginais ce dont allait parler Jolis souvenirs et je suis un peu biaisée dans mon opinion. Vraiment j’ai l’impression d’avoir raté quelque chose et que, si je l’avais compris, peut être que je me serais rendue compte que je faisais fausse route.

Je suis pas sure d’avoir été le bon public pour cette BD : le style graphique m’a plu, mais c’était pas mon style d’histoires.

Dommage.

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Face à l’éco-anxiété – Johannes Herrmann

20 avril 2026

Le changement climatique, son impact sur les faunes, les flores et habitantEs me fait peur.

Et je me sens démunie.

Concrètement, je ne sais pas quoi faire. Bien sûr j’essaye d’agir à mon humble niveau, d’adopter les éco-gestes mais… Est-ce suffisant ? Comment garder confiance en l’avenir ?

Alors je commence à me documenter (oui, c’est peu être un peu tardif, j’en conviens).

J’ai lu beaucoup de bien de ce petit (<120 pages) bouquin sur BlueSky, je me le suis donc procuré. Surtout que le sous-titre, « quelle espérance pour ne pas sombrer ? », me parlait. J’avais / j’ai besoin de lire des choses à ce sujet.

Photo de la couverture du livre de Johannes Herrmann intitulé "Face à l'éco anxiété". On y voit un dessin d'une femme en robe rouge, capeline rouge et lunettes de soleil qui est accroupie sur la plage à côté d'un côté d'un manchot. Elle prend un selfie avec son téléphone portable en faisant le signe V de victoire derrière la tête du manchot.

Une chose à savoir sur ce livre, qui m’a un peu surprise mais pas dérangée, c’est que l’auteur fait de nombreuses références à sa foi chrétienne et cite ou fait référence régulièrement à la Bible ou autre textes en lien avec sa foi.

Qu’attendre ? Vers qui crier ? Voici qu’à Draguignan (en mai 2023) s’organise une procession pour demander la pluie. Mais après ? Venir prier et rentrer chez soi en SUV ? Le climat ne s’apaisera que si nous cessons de l’enivrer de carbone. S’il faut prier, c’est pour la conversion écologique de tous. Mais aussi, Seigneur, pourquoi ne vient-elle pas cette conversion ? N’avons-nous pas tout fait pour ? Combien serons-nous à dire comme Marthe : « Seigneur, si tu avais été ici ! » (Jn 11,21).

L’autre chose, c’est que ce livre n’est pas la lecture « paisible » que j’imaginais, c’est même plutôt stressant pour qui est un peu préoccupé par le sujet.

La poésie, elle aussi, a disparu. Je ne sais plus rêver. Devant moi peut bien se déployer un paysage automnal de hêtres couleur d’or au chant mélancolique des rougegorges, ou bien une de ces vieilles fermes à cour carrée qui se dressent là depuis des siècles et feraient se pâmer cent écrivains, une seule pensée me hante : « Tout cela est en train de se vider, de griller, de mourir. » L’inquiétude écologique si légitime emplit tout, accapare tout le cerveau disponible, asphyxie ma pensée. Par elle, je sais qu’il n’y a pas de paix, rien de stable, rien de durable désormais, car tout ce que nous connaissons de doux et de beau est est conduit à l’abîme par son tapis roulant diabolique.

Plutôt anxiogène même, j’ai envie de dire…

Les espoirs raisonnables se sont envolés. Ne nous mentons pas : la catastrophe écologique est l’issue la plus probable, à ce jour, pour nos sociétés de technologie. Elles y vont comme la pierre tombe quand on la lâche.

Reste alors cette folie qu’est l’espérance.

Photo de la quatrième de couverture du livre. Il y est écrit : "Je suis né le 10 juillet 1976. En ce temps-là, il n'y avait pratiquement plus de poissons dans la Seine et la cigogne avait presque disparu de France. la vie sauvage se retirait à vue d'oeil pendant qu'une poignée de personnes se battaient pour sauver les derniers hérons et les dernières loutres. Les premiers protecteurs de la nature étaient déjà éco-anxieux.
Une cinquantaine d'années plus tard, le sujet fait davantage parler, mais peu agir. Contrairement au changement climatique, la disparition de la vie sauvage n'inquiète pas nos sociétés. Pourquoi venir vous en parler ?
Je peux témoigner que l'éco-anxiété n'est pas un vague à l'âme de bobo. C'est un "retex", comme on dit en langage militaire : un retour d'expérience de routard de terrain. L'éco-anxiétécolle aux bottes et aux trépieds de longue vue comme la boue des marais.
Ce livre est un aperçu de ce qui se passe là-bas, au front. Car j'ai tout de même encore une espérance fichée en moi. Celle que quelqu'un moissonnera ce que je sème."

Alors quoi ?

Alors, j’ai pas eu beaucoup de réponses concrètes sur « quoi faire », sans doute parce que à moi seule je ne peux bien sur pas renverser la vapeur. Mon action qui aura le plus d’impact, c’est la voie / voix politique.

J’ai appris sur le métier d’ornithologue, quelques fragments de vécu terrain.

C’était intéressant, mais je n’ai pas réussi à ressentir cette espérance tant attendue. Dommage.

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Son odeur après la pluie – Cédric Sapin-Defour

21 mars 202620 mars 2026

J’ai acheté ce roman, pleine d’attentes et d’espoirs, suite à plusieurs articles très enthousiastes dans la presse et posts plein d’éloges sur X.

Je l’ai mis dans mon calendrier de l’avent en 2024, j’étais impatiente de le lire : j’avais eu déjà deux chiens et un chat dans ma vie, j’étais sure de m’y retrouver.

Première de couverture du livre "Son odeur après la pluie' de Cédric Sapin-Defour, aux éditions Stock. La couverture est noire et la police de caractère bleue. Il y a un ruban en papier avec la photo en noir et blanc d'un chien de la race bouvier bernois. Il est écit "préface de Jean-Paul Dubois".

Je l’ai mis de côté en 2025, j’avais déjà des livres qui attendaient depuis longtemps, alors je ne l’ai ouvert qu’en janvier 2026.

Et là patatras : j’arrive pas à rentrer dans l’histoire.

Pourtant l’histoire est assez simple et universelle : l’auteur raconte dans le roman ses 13 années de vie commune avec son chien Ubac, un bouvier bernois avec un caractère bien à lui.

On découvre avec Cédric les chiots de l’élevage, leur vie à deux puis en famille, leurs balades, les visites chez le vétérinaire, les habitudes, le caractère de chacun.

Quatrième de couverture du livre. Elle est noire et il y est écrit, en bleu : "C'est une histoire d'amour, de vie et de mort entre un homme et son chien. Un bouvier bernois, Ubac, qui, en même temps qu'il grandit, prend une place toujours plus centrale dans les jours du narrateur. Certaines pages, UBac pue le chien, les suivante, on oublie qu'il en est un, et l'on observe ces deux êtres s'aimant tout simplement. Un amour mystérieux qui, se passant de mots, nous tient en haleine. Une vie intense, inquiète et rieuse où tout va plus vite et qu'il s'agit de retenir. Et la mort dont on ne voudrait pas mais qui donne à l'existence toute sa substance. 
Reste ce fichu manque. Ces griffes que l'on croit entendre sur le plancher et cette odeur, malgré la pluie, à jamais disparue.
Nul besoin d'être converti pour partager ces treize années d'une vie commune. Cette histoire est universelle.

C’est à la fois du quotidien, du rituel et en même temps de l’exceptionnel, du spécifique… Mais j’accroche pas.

Le style de l’auteur, à la fois ampoulé et légèrement vaniteux, gâche tout à mes yeux : j’aurais aimé une écriture plus simple, plus pragmatique, plus brute.

Les vétérinaires sont des êtres supérieurs. Je ne le dis pas, flagorneur, pour que le sort nous cajole, tout est trop tard. C’est une simple réalité.
Ils opèrent un ligament croisé à 8 heures, une tumeur intestinale à neuf, aident à une mise bas à dix, détectent un insondable parasite à onze, soignent un glaucome à douze et sauvent entre-temps un écrasé, les pattes à angle droit, hurlant et gouttant de sang. L’après-midi sera semblable en ce qu’elle ne ressemblera en rien au matin et demain encore. Ils sont spécialistes de tout, font chacun ce qu’une cohorte de dix médecins peinerait à honorer, au milieu de patients infoutus de dire où ils ont mal. Ils baladent leurs compétences scintillantes au travers d’un joli désordre qui miaule, aboie, pue, chante, crie et jamais ne remercie. Le soir, ils saluent leurs aides vétérinaires, montent dans leur voiture qui n’est pas grosse, qui n’est pas noire et qui n’a pas sa place réservée au professeur trucmuche et ils rentrent chez eux le plus à la campagne possible. Demain, leurs patients muets seront à nouveau là, alors il faudra remettre sur le métier cette curiosité humble et diverse, ce qui ressemble à l’intelligence même.

La fin du roman est plus accessible, c’est trop tard et bien dommage, parce que je crois que même si elle est banale cette relation, elle est aussi singulière et elle aurait pu (du ?) être mieux mise en valeur.

Cette première lecture de l’année me laisse un sentiment d’inachevé, à suivre pour les prochaines !

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Bienvenue !

Bonjour ! Je suis Mnêmosunê, croqueuse de chocolat noir, lectrice invétérée, créatrice curieuse et artiste dans l'âme. Depuis 2021, j'ai deux minettes noires adorables, deux sœurs, Orphée et Cassiopée. Sur ce blog je partage mes expérimentations et états d'âme : on en parle ensemble ? ♥

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