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Tag Archives: livre

Eloge de l’énergie vagabonde – Sylvain Tesson

22 août 202621 août 2026

Je suis tombée sur les livres de Sylvain Tesson, complètement par hasard, dans la médiathèque de ma ville, dans la section récits de voyage.

Je ne connaissais pas cet auteur, j’étais très surprise de voir qu’il avait autant écrit sur ses voyages. Il m’était complètement inconnu, sans doute parce que j’ai assez peu lu de récits de voyage auparavant.

Photo prise de dessus montrant, posés sur une table de couleur crème : le livre de Sylvain Tesson intitulé Eloge de l'énergie vagabonde, un matcha latté glacé et un cookie aux pépites de chocolat.

Bref, j’ai parcouru les titres disponibles rapidement et puis j’aimais bien le titre de celui-ci alors je l’ai pris avec moi.

Dans ce livre, Sylvain Tesson raconte le voyage qu’il a réalisé, principalement à vélo, de l’Ouzbékistan à la Turquie, en suivant des oléoducs.

Autant dire que cela n’est pas du tout le genre de voyage que je serais susceptible de réaliser, ce qui le rend d’autant plus intéressant : quelle est la motivation ? qu’est-ce qu’il a vécu ? qui a t’il rencontré ?

Le récit est un vrai dépaysement pour moi : je ne connais pas du tout cette région du globe autrement que sur des cartes lors de mes études, une connaissance très scolaire donc. Et le dynamisme de Sylvain Tesson, de son écriture, fait que je ne me suis pas ennuyée, c’est suffisamment varié et rythmé pour qu’on ne se lasse pas.

Devant ce décor, le fatalisme d’un ministre d’Eltsine, Tchernomyrdine, me revient à la mémoire. Un journaliste lui demandait de résumer son bilan. Réponse du ministre, si triste et tellement russe : « Nous avons voulu faire pour le mieux, mais cela a été comme d’habitude. »

Photo de la couverture du livre de Sylvain Tesson intitulé Eloge de l'énergie vagabonde.

Ce qui est dommage, c’est que les cartes en annexe sont absolument illisibles, sans doute du fait du format poche. Elles sont donc inutilisables et n’apportent rien au récit, car elles ne permettent pas de visualiser la route correctement.

L’autre chose qui m’a déplu, c’est qu’il y a régulièrement des propos qui ne sont pas alignés avec mes valeurs personnelles. Des jugements de peuples, de coutumes, religions ou autres qui ne me semblent ni intéressantes, ni importantes et encore moins justifiés.

Bakou, vieille traînée. Entre les jambes de sa baie grande ouverte, elle reçoit sans rien y redire tout ce qui vient du large – déchets, aventuriers, rafiots d’Iran, barcasses de pêcheurs d’esturgeon, flaques d’huile kazakhe et marins russes descendus d’Astrakhan pour se dorer la couenne.

Ce point m’a tellement rebutée que je ne relirai pas d’ouvrage de cet auteur.

La nostalgie est une paresse. Elle autorise à ne pas traquer dans l’époque des raisons de se réjouir. Elle permet de se contenter d’effeuiller les pages des grimoires au lieu d’écrire les propres lignes du temps présent. La nostalgie, fauteuil spongieux qui vous engloutit par le cul, comme si on s’asseyait dans une mangrove. Il est plus facile de cueillir des souvenirs dans le panier du passé que de ramasser les champignons du présent poussés à ses pieds. La nostalgie est un agent désénergisant. Une suceuse.

Photo de la quatrième de couverture du livre de Sylvain Tesson intitulé Eloge de l'énergie vagabonde. On peut y lire : "J'irai de l'Aral à la Caspienne. Je gagnerai l'Azerbaïdjan a bord d'un ferry. De Bakou, je cheminerai vers la Turquie par la Géorgie. A pied, à vélo, je ne sais pas encore, mais loyalement, sans propulsion motorisée. Au bout de ma route, j'aurai relié trois mers, abattant le même trajet que celui d'une larme d'or noir de la haute Asie convoyée à travers steppes et monts pour que le monde poursuive sa marche folle. Profitant de cette traversée de terres à haute valeur pétrolifère, je consacrerai mon temps d'avancée solitaire à réfléchir au mystère de l'énergie. Pétrole et force vitale procèdent du même principe : l'être humain recèle un gisement d'énergie que des forages propices peuvent faire jaillir."

En résumé, Eloge de l’énergie vagabonde est une lecture en demi-teinte : autant le sujet était très intéressant, autant la forme ne me convient pas du tout.

Au moins, je sais à quoi m’en tenir maintenant !

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Ada ou la beauté des nombres – Catherine Dufour

20 août 202619 août 2026

En travaillant dans l’informatique, souvent, on connaît Ada Lovelace, ne serait-ce que de nom et sa qualité de pionnière de l’informatique.

De là à savoir qui elle était réellement, quel a été son cheminement et quelle a été sa contribution précise, c’est une autre histoire.

Bizarrement, mon côté curieux ne m’avait pas amenée jusque ici à rechercher ces informations. Pourquoi ? Mystère. Sans doute que je trouvais d’autres sujets à explorer avant. Pourtant j’en savais vraiment très peu (pour ne pas dire rien) sur elle.

C’est en croisant ce petit (182 pages en comptant l’appendice) ouvrage à la médiathèque de ma ville que ma curiosité a été piquée. Tellement piquée que je l’ai lu d’une traite, en quelques heures, toute captivée que j’étais.

Photo du livre intitulé Ada ou la beauté des nombres de Catherine Dufour, en édition poche. Le livre est jaune avec un portrait d'Ada Lovelace en bleu. Le livre est posé sur un tissu gris texturé, ma main gauche est posée sur le coin en bas à droite du livre

Le livre commence par le commencement, à savoir une explication des lignées maternelle et paternelle d’Ava : les différentes figures qui la composent, leurs lubies et traits de caractère (pas toujours glorieux, c’est le moins qu’on puisse dire). Cela permet d’inscrire Ava dans son temps et de comprendre les héritages et influences des uns et des autres, ce qui est bien pratique (et intéressant, cela va sans dire).

Une fois cette exploration des origines d’Ava Lovelace effectuée, l’autrice évoque, avec un style punchy et sans langue de bois fort agréable, la courte vie d’Ava. On ne peut clairement pas dire qu’elle ait été épargnée : un père absent, une mère tyrannique, un mariage faiblard, une maternité peu épanouissante et une santé fragile. S’y ajoute un contexte social et politique peu favorable aux femmes et encore moins à leur éducation / curiosité scientifique.

Autant dire que l’expression du génie d’Ava Lovelace, c’était pas gagné.

Aussi, Catherine Dufour nous explique comment et quand Ava a fait la rencontre de ses contemporains, tels Somerville, Babbage, Morgan, Faraday ou Crosse pour ne citer qu’elleux. De bonnes rencontres en recommandations, de salons dans le « monde » en missives, voilà Ava qui se lance dans une collaboration de 20 ans avec Charles Babbage, qui va lui permettre une contribution majeure.

Photo de la quatrième de couverture sur laquelle on peut lire : "Ada ou la beauté des nombres
La pionnière de l'informatique
Ada Lovelace, fille du poète Lord Byron, est une lady anglaise perdue dans les brumes du XIXème siècle. Nous voilà cent ans avant le premier ordinateur, et personne ne se doute que cette jeune femme, maladive, emprisonnée dans un corset, étouffant entre un mari maltraitant et une mère abusive, s'apprête à écrire le premier programme informatique au monde.
A vingt-cinq ans, déjà mère de trois enfants, Ada Lovelace se prend de passion pour les mathématiques.
Elle rencontre Charles Babbage, qui vient de concevoir une machine à calculer révolutionnaire pour l'époque. C'est en la voyant qu'Ada a soudain l'intuition de ce qui deviendra l'informatique. Sans elle, pas d'Internet, pas de réseaux sociaux, pas de conquête de l'espace.
Dans cette biographie truculente - la première consacrée à Ada Lovelace en français -, Catherine Dufour met en lumière le destin méconnu d'une pionnière qui a marqué notre civilisation par son génie et son audace."

J’ai apprécié découvrir le contexte qui amène à la fameuse note G, premier programme informatique publié de l’histoire (100 ans avant le premier ordinateur !). La note G est un algorithme qui permet de calculer les nombre de Bernoulli sur la machine analytique de Charles Babbage (qui ne verra jamais le jour d’ailleurs).

Précurseur des loop utilisés en programmation informatique, l’algorithme est publié dans le cadre de la traduction que réalise Ava d’un article de Menobrea sur la machine analytique de Babbage : outre la traduction, elle ajoute sept notes étiquetées de A à G, qui permettent d’aller plus loin que la vision qu’à Babbage de la machine analytique.

Les suites de cette collaboration ne sont malheureusement pas aussi flamboyantes qu’on aurait pu l’imaginer et la fin de vie d’Ava est plutôt triste, ce que l’autrice raconte factuellement.

L’appendice du livre permet d’en savoir plus quant à certaines figures qu’Ava a croisé de son vivant, et ce qu’iels sont devenuEs. C’est concis et cela apporte encore plus de contexte à la vie d’Ava Lovelace, en l’inscrivant encore plus dans son époque.

Au final, c’est un petit bouquin fort plaisant, rempli d’informations sans être rabat-joie, ce qui le rend facile à lire et son contenu aisé à comprendre. A mettre dans les mains des personnes curieuses de l’histoire de l’informatique, c’est une bonne introduction pour aller creuser le sujet si l’envie se fait sentir.

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Jolis souvenirs – Sid

27 avril 202620 avril 2026

Si mes souvenirs sont bons, je me suis achetée la BD Jolis souvenirs de Sid (aux éditions Exemplaire) dans le cadre de la campagne de financement de la BD Des gens qui regardent des gens (toujours de Sid). Il y avait un bundle, que j’ai pris.

Ou alors c’était pas du tout ça, j’ai pris le bundle et après j’ai rajouté la BD Jolis souvenirs parce que j’aime bien avoir le maximum d’œuvres pour un.e même auteurice.

Photo de la BD intitulée Jolis souvenirs de Sid. On y voir un petit personnage dans une rue, la nuit, avec des bâtiments incendiés.

Ce qui était quand même assez surprenant de ma part, parce que je ne « connais » Sid que via ses posts sur BlueSky, donc autant dire que je ne connaissais pas grand chose d’ellui et je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre d’autre que ce que je pouvais imaginer avec le titre.

Dans Jolis souvenirs, Sid illustre 40 histoires ou souvenirs, sous forme de BD plus ou moins longues. On retrouve le style de Sid, ce dessin dynamique, franc, libre et expressif, que j’aime bien.

Je sais pas si j’ai raté quelque chose avec le titre, s’il y avait du second degré ou quoi, mais j’ai pas trouvé que toutes les histoires qui soient présentées soient des « jolis souvenirs », du moins pas dans le sens classique de l’adjectif « joli » (« très agréable à voir » dixit Le Robert). Je suis donc un peu décontenancée par certains souvenirs présentés.

Autre chose, je me suis rendue compte (et ça franchement l’auteurice n’y peut absolument rien) que je suis très gênée par les représentations graphiques de l’intimité (personnes qui s’embrassent, nudité, etc.). Ces aspects ne représentent qu’une fraction de la BD, donc c’était pas un gros malaise pour moi, mais j’ai quelques fois été surprise de l’arrivée d’une vignette qui en contenait (et ça m’a un peu cassée dans mon élan).

Photo du dos de la BD. Il y est écrit : "Pourquoi t'as jamais tenté de faire de la BD ? C'est bête ! Après moi je dis ça pour toi."

Au final, je ne m’attendais pas du tout à ce que j’ai lu quand je m’imaginais ce dont allait parler Jolis souvenirs et je suis un peu biaisée dans mon opinion. Vraiment j’ai l’impression d’avoir raté quelque chose et que, si je l’avais compris, peut être que je me serais rendue compte que je faisais fausse route.

Je suis pas sure d’avoir été le bon public pour cette BD : le style graphique m’a plu, mais c’était pas mon style d’histoires.

Dommage.

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Face à l’éco-anxiété – Johannes Herrmann

20 avril 2026

Le changement climatique, son impact sur les faunes, les flores et habitantEs me fait peur.

Et je me sens démunie.

Concrètement, je ne sais pas quoi faire. Bien sûr j’essaye d’agir à mon humble niveau, d’adopter les éco-gestes mais… Est-ce suffisant ? Comment garder confiance en l’avenir ?

Alors je commence à me documenter (oui, c’est peu être un peu tardif, j’en conviens).

J’ai lu beaucoup de bien de ce petit (<120 pages) bouquin sur BlueSky, je me le suis donc procuré. Surtout que le sous-titre, « quelle espérance pour ne pas sombrer ? », me parlait. J’avais / j’ai besoin de lire des choses à ce sujet.

Photo de la couverture du livre de Johannes Herrmann intitulé "Face à l'éco anxiété". On y voit un dessin d'une femme en robe rouge, capeline rouge et lunettes de soleil qui est accroupie sur la plage à côté d'un côté d'un manchot. Elle prend un selfie avec son téléphone portable en faisant le signe V de victoire derrière la tête du manchot.

Une chose à savoir sur ce livre, qui m’a un peu surprise mais pas dérangée, c’est que l’auteur fait de nombreuses références à sa foi chrétienne et cite ou fait référence régulièrement à la Bible ou autre textes en lien avec sa foi.

Qu’attendre ? Vers qui crier ? Voici qu’à Draguignan (en mai 2023) s’organise une procession pour demander la pluie. Mais après ? Venir prier et rentrer chez soi en SUV ? Le climat ne s’apaisera que si nous cessons de l’enivrer de carbone. S’il faut prier, c’est pour la conversion écologique de tous. Mais aussi, Seigneur, pourquoi ne vient-elle pas cette conversion ? N’avons-nous pas tout fait pour ? Combien serons-nous à dire comme Marthe : « Seigneur, si tu avais été ici ! » (Jn 11,21).

L’autre chose, c’est que ce livre n’est pas la lecture « paisible » que j’imaginais, c’est même plutôt stressant pour qui est un peu préoccupé par le sujet.

La poésie, elle aussi, a disparu. Je ne sais plus rêver. Devant moi peut bien se déployer un paysage automnal de hêtres couleur d’or au chant mélancolique des rougegorges, ou bien une de ces vieilles fermes à cour carrée qui se dressent là depuis des siècles et feraient se pâmer cent écrivains, une seule pensée me hante : « Tout cela est en train de se vider, de griller, de mourir. » L’inquiétude écologique si légitime emplit tout, accapare tout le cerveau disponible, asphyxie ma pensée. Par elle, je sais qu’il n’y a pas de paix, rien de stable, rien de durable désormais, car tout ce que nous connaissons de doux et de beau est est conduit à l’abîme par son tapis roulant diabolique.

Plutôt anxiogène même, j’ai envie de dire…

Les espoirs raisonnables se sont envolés. Ne nous mentons pas : la catastrophe écologique est l’issue la plus probable, à ce jour, pour nos sociétés de technologie. Elles y vont comme la pierre tombe quand on la lâche.

Reste alors cette folie qu’est l’espérance.

Photo de la quatrième de couverture du livre. Il y est écrit : "Je suis né le 10 juillet 1976. En ce temps-là, il n'y avait pratiquement plus de poissons dans la Seine et la cigogne avait presque disparu de France. la vie sauvage se retirait à vue d'oeil pendant qu'une poignée de personnes se battaient pour sauver les derniers hérons et les dernières loutres. Les premiers protecteurs de la nature étaient déjà éco-anxieux.
Une cinquantaine d'années plus tard, le sujet fait davantage parler, mais peu agir. Contrairement au changement climatique, la disparition de la vie sauvage n'inquiète pas nos sociétés. Pourquoi venir vous en parler ?
Je peux témoigner que l'éco-anxiété n'est pas un vague à l'âme de bobo. C'est un "retex", comme on dit en langage militaire : un retour d'expérience de routard de terrain. L'éco-anxiétécolle aux bottes et aux trépieds de longue vue comme la boue des marais.
Ce livre est un aperçu de ce qui se passe là-bas, au front. Car j'ai tout de même encore une espérance fichée en moi. Celle que quelqu'un moissonnera ce que je sème."

Alors quoi ?

Alors, j’ai pas eu beaucoup de réponses concrètes sur « quoi faire », sans doute parce que à moi seule je ne peux bien sur pas renverser la vapeur. Mon action qui aura le plus d’impact, c’est la voie / voix politique.

J’ai appris sur le métier d’ornithologue, quelques fragments de vécu terrain.

C’était intéressant, mais je n’ai pas réussi à ressentir cette espérance tant attendue. Dommage.

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Son odeur après la pluie – Cédric Sapin-Defour

21 mars 202620 mars 2026

J’ai acheté ce roman, pleine d’attentes et d’espoirs, suite à plusieurs articles très enthousiastes dans la presse et posts plein d’éloges sur X.

Je l’ai mis dans mon calendrier de l’avent en 2024, j’étais impatiente de le lire : j’avais eu déjà deux chiens et un chat dans ma vie, j’étais sure de m’y retrouver.

Première de couverture du livre "Son odeur après la pluie' de Cédric Sapin-Defour, aux éditions Stock. La couverture est noire et la police de caractère bleue. Il y a un ruban en papier avec la photo en noir et blanc d'un chien de la race bouvier bernois. Il est écit "préface de Jean-Paul Dubois".

Je l’ai mis de côté en 2025, j’avais déjà des livres qui attendaient depuis longtemps, alors je ne l’ai ouvert qu’en janvier 2026.

Et là patatras : j’arrive pas à rentrer dans l’histoire.

Pourtant l’histoire est assez simple et universelle : l’auteur raconte dans le roman ses 13 années de vie commune avec son chien Ubac, un bouvier bernois avec un caractère bien à lui.

On découvre avec Cédric les chiots de l’élevage, leur vie à deux puis en famille, leurs balades, les visites chez le vétérinaire, les habitudes, le caractère de chacun.

Quatrième de couverture du livre. Elle est noire et il y est écrit, en bleu : "C'est une histoire d'amour, de vie et de mort entre un homme et son chien. Un bouvier bernois, Ubac, qui, en même temps qu'il grandit, prend une place toujours plus centrale dans les jours du narrateur. Certaines pages, UBac pue le chien, les suivante, on oublie qu'il en est un, et l'on observe ces deux êtres s'aimant tout simplement. Un amour mystérieux qui, se passant de mots, nous tient en haleine. Une vie intense, inquiète et rieuse où tout va plus vite et qu'il s'agit de retenir. Et la mort dont on ne voudrait pas mais qui donne à l'existence toute sa substance. 
Reste ce fichu manque. Ces griffes que l'on croit entendre sur le plancher et cette odeur, malgré la pluie, à jamais disparue.
Nul besoin d'être converti pour partager ces treize années d'une vie commune. Cette histoire est universelle.

C’est à la fois du quotidien, du rituel et en même temps de l’exceptionnel, du spécifique… Mais j’accroche pas.

Le style de l’auteur, à la fois ampoulé et légèrement vaniteux, gâche tout à mes yeux : j’aurais aimé une écriture plus simple, plus pragmatique, plus brute.

Les vétérinaires sont des êtres supérieurs. Je ne le dis pas, flagorneur, pour que le sort nous cajole, tout est trop tard. C’est une simple réalité.
Ils opèrent un ligament croisé à 8 heures, une tumeur intestinale à neuf, aident à une mise bas à dix, détectent un insondable parasite à onze, soignent un glaucome à douze et sauvent entre-temps un écrasé, les pattes à angle droit, hurlant et gouttant de sang. L’après-midi sera semblable en ce qu’elle ne ressemblera en rien au matin et demain encore. Ils sont spécialistes de tout, font chacun ce qu’une cohorte de dix médecins peinerait à honorer, au milieu de patients infoutus de dire où ils ont mal. Ils baladent leurs compétences scintillantes au travers d’un joli désordre qui miaule, aboie, pue, chante, crie et jamais ne remercie. Le soir, ils saluent leurs aides vétérinaires, montent dans leur voiture qui n’est pas grosse, qui n’est pas noire et qui n’a pas sa place réservée au professeur trucmuche et ils rentrent chez eux le plus à la campagne possible. Demain, leurs patients muets seront à nouveau là, alors il faudra remettre sur le métier cette curiosité humble et diverse, ce qui ressemble à l’intelligence même.

La fin du roman est plus accessible, c’est trop tard et bien dommage, parce que je crois que même si elle est banale cette relation, elle est aussi singulière et elle aurait pu (du ?) être mieux mise en valeur.

Cette première lecture de l’année me laisse un sentiment d’inachevé, à suivre pour les prochaines !

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Rosa Candida – Auður Ava Ólafsdóttir

8 octobre 2025

Préambule

J’ai acheté ce bouquin alors que j’ai une liste de livres que j’aimerais lire absolument gargantuesque et qu’il n’apparaît pas dedans.

Le titre m’a intéressé, la couverture colorée est jolie. Et puis je connaissais déjà l’autrice et j’avais aimé le précédent livre d’elle que j’avais lu.

J’étais dans ma librairie de quartier favorite, pourquoi ne pas se laisser tenter ?

Photo du livre Rosa Candida de Auður Ava Ólafsdóttir. La couverture est vert foncé avec des cercles de couleur orange, vert pomme, gris clair et gris foncé. Il y a un bandeau rouge qui dit "Rosa Candida plus de 350 000 lecteurs déjà conquis".

L’histoire

C’est l’histoire du jeune Arnljótur, que son père surnomme affectueusement Lobbi, que l’on suit au fil des pages.

Il a 22 ans et une passion pour les plantes, comme sa défunte mère, et les roses en particulier.

Alors il quitte la maison familiale, laissant derrière lui son père octogénaire et son frère jumeau handicapé, pour aller travailler dans une ancienne roseraie qui jouxte un monastère.

Le roman raconte son voyage, les premiers jours de Lobbi à la roseraie, mais aussi sa vie dans la maison familiale, la relation avec sa famille, sa passion pour les fleurs, Anna et sa petite fille, et tant d’autres sujets qui font la vie d’un jeune de 22 ans.

Le roman est raconté du point de vue d’Arnljótur.

Photo de la quatrième de couverture du livre. On peut y lire le texte suivant : "En route pour une ancienne roseraie du continent, avec dans ses bagages deux ou trois boutures de Rosa Candida, Arnljótur part sans le savoir à la rencontre d'Anna et sa petite fille, là-bas, dans un autre éden, oublié du monde et gardé par un moine cinéphile."
Il y a aussi deux critiques de journaux : "Un humour baroque et léger irradie tout au long de cette histoire où rien décidément ne se passe comme il faut, ni comme on s'y attend." par Anne Crignon, du journal l'Obs.
"Tant de délicatesse à chaque page confine au miracle de cette Rosa Candida, qu'on effeuille croyant rêver, mais non. Ce livre existe Auður Ava Ólafsdóttir l'a écrit et il faut le lire. " par Valérie Marin La Meslée du journal Le Point.

Mon avis

Ce roman est une jolie et douce tranche de vie.

Au début j’étais décontenancée de ne pas avoir de nom de pays ou de ville auquel me raccrocher, pour mieux me situer et mieux imaginer le cadre de vie d’Arnljótur.

Mais en fait cela n’a aucune importance.

Au fil des chapitres, on apprends à découvrir le jeune Lobbi, la relation qu’il entretenait avec son cercle familial, celle qu’il entretien aujourd’hui. On apprend sa passion pour les fleurs, les roses, en particulier la rose à huit pétale, Rosa Candida, qui est centrale au roman, un vrai fil conducteur, une ancre délicate à chaque page ou presque. Le périple vers la roseraie, au départ aux motivations un peu brumeuses, se révèle au fil de l’histoire, des souvenirs du protagoniste principal, de ses pensées.

Il y a des moments cocasses, certaines avec plus de sentiments et d’émotion(s), mais le résultat est léger, comme un pétale de rose qui volète au gré du vent.

Conclusion

Rosa Candida est un super roman pour qui a envie de légèreté un peu candide et maladroite. Points bonus pour les amateurices de voyages et de plantes / fleurs.

Une lecture qui fait du bien, et ça, on aime !

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La compétence des familles – Guy Ausloos

18 septembre 202518 septembre 2025

Je ne me rappelle plus précisément comment je suis arrivée à acheter ce livre, sans doute une recommandation sur X (anciennement Twitter) ou sur Bluesky. Je suis quasi certaine que la recommandation vient soit de Dr David Masson, soit de Dr Hugo Baup.

D’un point de vue pratique, le livre fait 189 pages (hors bibliographie) et l’édition que j’ai lue est celle des éditions érès. A noter, beaucoup de références aux années 90 dans l’ouvrage, des mises à jour / compléments sont peut être nécessaires.

Photo du livre La compétence des familles de Guy Ausloos. Le sous-titre est  : temps, chaos, processus.
Sur la couverture blanche du livre, une illustration réalisée en peinture représente des individus de tous âges, sans visages, tous blancs de peau, avec des vêtements colorés.

De quoi ça parle ?

La compétence des familles, écrit par Guy Ausloos, est un condensé d’écrits, de retranscriptions de conférences et de sessions de travail avec les familles de l’auteur dans le cadre de sa pratique en tant que psychiatre et pédopsychiatre.

Le livre, qui peut être lu (comme l’auteur le souligne lui-même) dans n’importe quel ordre, permet au Dr Ausloos de formaliser sa méthode de travail pour collaborer avec les familles en crise qui le consultent, dans le cadre de thérapies familiales systémiques.

Il est découpé en trois parties : le temps (temporalité des familles, de la thérapie familiale, etc.), le chaos (chaos familial qui permet l’activation thérapeutique, chaos comme moteur de changement) et le processus (mode de fonctionnement de la famille, mise en place des dysfonctionnements, approche collaborative thérapeutique). Chacune de ces parties se complètent et éclairent la méthode de travail et les postulats de manière différente.

Pour sa méthode de travail, Dr Guy Ausloos part de deux postulats :

  1. la compétence de la famille : « une famille ne peut se poser que des problèmes qu’elle est capable de résoudre ».
  2. l’information pertinente : « l’information pertinente est celle qui vient de la famille et y retourne ».

Ces deux postulats, qui forment la colonne vertébrale de la méthode de travail présentée dans La compétence des familles, repositionnent les acteurs comme des collaborateurs : le psychiatre et les familles travaillent ensemble pour permettre la circularisation de l’information et l’auto solution. Il n’est pas question ici d’une forme de « suprématie » du psychiatre qui détiendrait le savoir, au contraire : la famille dispose des compétences nécessaires à la résolution du problème, c’est elle qui est actrice du changement. Celui-ci nécessite une diffusion de l’information pertinente pour que chacun puisse comprendre la dynamique qui se joue et pouvoir, via son action, permettre la correction de la situation problématique.

Dit plus simplement, la thérapie familiale systémique ainsi mise en œuvre ne cherche pas à comprendre et verbaliser la cause, mais bien de permettre à la famille de refaire circuler des informations nécessaires à l’homéostasie de ses systèmes (celui de la famille et ceux de ses membres).

Dr Guy Ausloos illustre ses propos tout au long du livre avec des exemples réels, qui permettent de bien appréhender la méthode de travail et la posture du psychiatre lors des entretiens avec les familles.

Quatrième de couverture du livre, sur laquelle on peut lire ceci : "Faire de la thérapie n'est pas résoudre des problèmes ou corriger des erreurs mais se plonger dans le mystère des familles et de leur rencontre. Cecil implique de passer d'une thérapie où le thérapeute observe à une thérapie où le thérapeute s'observe pour refléter à la famille compétente cette perception qui permet de laisser émerger "l'autosolution"."
Ainsi dans ce livre qui reflète sa carrière déjà longue de praticien et de théoricien systémique, Guy Ausloos exhorte le lecteur à se laisser pénétrer par le mystère de la famille compétente plutôt qu'à rechercher des recettes pour traiter la famille dysfonctionnelle. Les difficultés et les mutations des statuts parentaux, la perte des valeurs traditionnelles, la violence sociale, l'incertitude quant à l'avenir devant le chômage et la maladie, l'évolution des modèles professionnels, etc., déstabilisent les familles qui ont aujourd'hui besoin d'être confortées dans leur parentalité pour accompagner leurs enfants vers l'âge adulte.
Par ses récits cliniques vivants issus de son expérience auprès d'adolescents et de jeunes adultes, dans le champ de la déviance et de la psychiatrie, ainsi que par une réflexion théorique constamment réactualisée et élargie, Guy Ausloos nous guide dans cette passionnante aventure du soin direct apporté lors des crises familiales et institutionnelles.
Né à Bruxelles en 1940, Guy Ausloos commence en Belgique des études philosophiques puis médicales. Sa formation en psychiatrie adulte et en pédopsychiatrie, ainsi que les compléments psychanalytiques et psychothérapeutiques, se réalise en Suisse romande. Il y acquiert une réputation de premier plan dans la thérapie des adolescents, en particulier de jeunes déviants, comme par les nombreuses formations qu'il assure ou par ses textes scientifiques. En 1986, il s'installe au Québec comme psychiatre en milieu minier puis à Montréal. Il a été professeur agrégé de clinique à l'université de Montréal et intervenant dans des institutions psychiatriques et sociales. Participant depuis 1970 au mouvement systémique, sa carrière professionnelle est marquée par son dynamisme de praticien et de théoricien en thérapie familiale systémique. Formateur dans de nombreux contextes, brillant conférencier, auteur d'une centaine d'articles, Guy Ausloos est membre fondateur de la revue Thérapie familiale et de la collection "Relations".

Mon avis

C’est un livre qui dit s’adresser à toustes, pourtant si je vois bien son intérêt pour les psychiatres / psychologues / professionnels du secteur, il me semble qu’il ne conviendrait pas aux personnes en début de thérapie, certains éléments ne prenant leur sens que lorsqu’ils peuvent être comparés avec un vécu.

Le ton m’a semblé parfois un peu trop « mâle blanc cis hétéro qui s’écoute parler », avec beaucoup de références à son propre travail, ce qui est très paradoxal au vu de la posture très humble du psychiatre présentée dans le cadre de la thérapie familiale systémique. En particulier, l’introduction est indigeste mais pourtant capitale puisqu’elle pose les bases qui sont développées plus tard. Le format du livre, comme un recueil de textes et retranscriptions de conférences, joue sans doute un rôle dans cet aspect redondant.

La compétence des familles est un bouquin très prenant avec des pépites qui mériteraient sans doute un peu plus que quelques lignes : je n’ai pas encore parcouru la bibliographie, mais il me semble que c’est nécessaire après avoir lu ce livre que d’approfondir. Je pense notamment au chapitre 8 sur les processus pathogènes, qui pose des éléments intéressants qui permettrait d’approfondir la partie « processus » mais qui ne va pas plus loin : un peu frustrant !

Conclusion

Ce livre a captivé mon attention et me paraît être une lecture de choix pour quiconque avec un peu de pratique et qui s’intéresse au sujet de la thérapie familiale et dispose d’un peu de temps pour approfondir les éléments présentés.

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Les débuts du juge Ti – Robert Van Gulik

26 juin 20223 juillet 2022

En préambule, un petit peu de contexte sur ce livre et comment il est arrivé entre mes mains. C’est un de mes collègues, fervent lecteur de Robert Van Gulik, qui me l’a offert parce qu’il pensait qu’il me plairait vu ma « passion » pour la littérature asiatique.

Le livre

Couverture Les débuts du juge Ti de Robert Van Gulik

Le livre recueille de manière chronologique les affaires qu’a eu a résoudre le juge Ti en début de carrière. Ainsi, on retrouve six histoires :

  • Traffic d’or sous les T’ang (roman)
  • Cinq nuages de félicité (nouvelle)
  • Une affaire de ruban rouge (nouvelle)
  • Le passager de la pluie (nouvelle)
  • Le paravent de laque (roman)
  • Meurtre sur un bateau de fleurs (roman)

A noter que, contrairement au système judiciaire que l’on connaît, le juge s’occupe de toute l’enquête et aussi du jugement des affaires, ce qui permet d’avoir une vue complète de ce qu’il se passe depuis le moment où l’affaire est portée à la connaissance du magistrat jusqu’à sa résolution et à la condamnation des fauteurs de troubles.

Et enfin, pour finir de situer un petit peu les histoires et la spécificité du récit, chaque roman et nouvelle du recueil se déroule en Chine, à l’époque de la dynastie T’ang et est écrite de manière traditionnelle pour les récits de l’époque. Sans rentrer dans des détails que je ne maîtrise pas bien, chaque histoire commence par une introduction des protagonistes avec une mise en situation (un peu comme au début des pièces de théâtre).

Mon avis

Quatrième de couverture du livre Les débuts du juge Ti de Robert Van Gulik

En toute honnêteté, je suis un peu partagée pour ce recueil.

J’ai eu un peu du mal à m’habituer au format traditionnel de présenter les histoires et au rythme très lent pour un roman policier (sauf, de façon mécanique, pour les nouvelles qui sont plus courtes).

Pour autant, les enquêtes sont plaisantes et les descriptions agréables. Les personnages, même ceux d’arrière plan, sont très bien décrits, ils sont fouillés et ont une belle consistance.

Malgré tout, je n’étais pas impatiente de retrouver le juge Ti et de poursuivre les récits de Robert Van Gulik, sauf pour les nouvelles auxquelles j’ai bien accroché.

Peut être que lire le recueil sans pause entre chaque enquête n’était pas une bonne idée ?

Au final, c’est une lecture agréable, mais pas transcendante à mes yeux, voire même avec un arrière goût de déception : peut être avais-je trop d’attentes ?

En résumé

Un recueil qui plaira aux amateurs de Chine antique, de rythmes lents , d’enquêtes à tiroirs et de longues descriptions !

Avez-vous un roman policier à conseiller ?

Bonne journée !

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Petits contes de printemps – Natsume Sôseki

29 mai 202226 mai 2022

Le livre

Petits contes de printemps n’est pas tout à fait un recueil de contes tel qu’on pourrait les imaginer (ex : les contes d’Andersen), ni même totalement en accord avec la définition du Larousse (conte n.m. Récit, en général assez court, de faits imaginaires).

Ici il s’agit de 25 courtes histoires, certaines étant des tranches de la vie de Sôseki (ex : ses récits de jeunesse en Angleterre).

Pas de « morale » à proprement parler à la fin de chaque récit, chacun d’entre eux ouvrant un espace sur un fait, une situation, une expérience.

couverture du livre Petits contes de printemps de Sôseki

Mon avis

Petits contes de printemps est comme une petite promenade qui réserve son lot d’inconnues. Chacune des histoires a son rythme, ses spécificités, son ambiance et ses protagonistes.

Je l’ai lu comme on picore des framboises à l’ombre dans un jardin, c’est-à-dire que j’ai pris mon temps, celui de bien savourer chaque mot, chaque fait, chaque histoire du début à la fin.

Sôseki est un auteur que j’aime beaucoup, avec un style épuré, que je qualifierais même de cristallin. Son écriture est fluide et juste, rien de superflu, rien qui ne manque. L’écriture de Sôseki, c’est une évidence.

Quatrième de couverture du livre Petits contes de printemps de Sôseki

En résumé

Petits contes de printemps est un petit format (moins de 140 pages !) ce qui permet de prendre son temps, d’apprécier chaque histoire sans forcément vouloir tourner frénétiquement les pages pour savoir ce qu’il va se passer ensuite, chaque conte étant plutôt indépendant des autres.

Amatrices et amateurs de courtes histoires variées propices à la visualisation des scènes, ce livre est pour vous !

Si vous êtes intéressés par d’autres livres de Sôseki et que vous souhaitez en savoir plus, voici quelques articles qui parlent de ceux que j’ai déjà lus et qui pourraient vous intéresser :

  • I am a cat – Natsume Sôseki
  • Le pauvre cœur des hommes – Natsume Sôseki

Quel est le livre de Sôseki qui vous a le plus plu ?

Bonne journée !

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Propos sur la racine des légumes – Hong Zicheng

25 avril 202226 mai 2022

En préambule, j’aimerais tout d’abord préciser que j’ai acheté ce livre pour les deux raisons suivantes :

  1. Je trouvais la couverture jolie, le motif me plaisait.
  2. Je trouvais le titre poétique.

Je n’ai pas lu la quatrième de couverture, je l’ai pris sans être sûre des sujets qui y seraient abordés.

couverture du livre Propos sur la racine des légumes de Hong Zicheng

Le livre

Contrairement à ce que son titre laisse entendre, le livre ne parle absolument pas de botanique, ni de légumes. Bien au contraire !

Propos sur la racine des légumes est un ensemble de courts paragraphes qui exposent la position de l’auteur sur des sujets divers, notamment la conduite à tenir pour une personne qui souhaiterait vivre en accord avec les principes (néo) confucianistes, taoïstes et bouddhistes.

Mon avis

Propos sur la racine des légumes de Hong Zicheng est un ouvrage plutôt facile d’accès, malgré l’écart de culture et d’époque entre nous et l’auteur. A ce titre, les notes qui expliquent différents points de divergence sont précieuses pour mieux apprécier les écrits et la pensée de l’auteur.

Je trouve que l’ouvrage fait un peu penser, dans l’esprit, aux Pensées pour moi-même de Marc-Aurèle : un ensemble de préceptes pour mener sa barque sur le fleuve de la vie.

Les deux ouvrages ont cependant une finalité différente : celui de Marc-Aurèle est à vocation personnelle alors que celui de Hong Zicheng me semble plus tourné vers ses contemporains. Pourtant, les deux se rejoignent sur des valeurs communes : la tempérance, l’humilité, la discipline.

Le livre est découpé en deux sections, mais en toute franchise je suis pas sure d’avoir parfaitement saisi la différence entre les deux : il me semble que la première section comporte des préceptes orientés vers la personne, alors que la seconde aborde les interactions avec le monde.

quatrième de couverture du livre Propos sur la racine des légumes de Hong Zicheng

En résumé

Propos sur la racine des légumes est une lecture agréable et inspirante. A lire comme on utilise les épices en cuisine : petit à petit et en laissant bien les différentes composantes infuser.

Si vous êtes amateur / amatrice de philosophie, notamment de philosophie asiatique, je ne peux que vous le conseiller !

Si vous aimez ce genre de lecture, voici quelques autres ouvrages philosophiques pour lesquels j’ai fait une revue et qui pourraient vous intéresser :

  • Pensées pour moi-même – Marc-Aurèle
  • Qu’est-ce qu’une vie réussie ? – Luc Ferry

Quels sont les ouvrages de philosophie que vous conseillez ?

Bonne journée !

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Bienvenue !

Bonjour ! Je suis Mnêmosunê, croqueuse de chocolat noir, lectrice invétérée, créatrice curieuse et artiste dans l'âme. Depuis 2021, j'ai deux minettes noires adorables, deux sœurs, Orphée et Cassiopée. Sur ce blog je partage mes expérimentations et états d'âme : on en parle ensemble ? ♥

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