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Tag Archives: livre

La marche de Mina – Yoko Ogawa

6 juillet 2012

Ce livre, je me suis décidée à l’acheter après avoir lu un article à son sujet dans Psychologies magazine. Je ne me rappelle plus du sujet de l’article (je pense que cela s’inscrivait dans une thématique particulière, mais je ne me rappelle plus laquelle), mais j’avais découpé le petit encart pour le coller dans mon cahier d’inspirations.

la marche de minaCe roman est une pure merveille !

C’est l’histoire de la petite Tomoko, 12 ans, qui part vivre chez son oncle : son père est décédé et sa mère reprend ses études et ne peut donc pas s’en occuper. C’est ainsi que la petite fille découvre la famille de son oncle avec des personnes hautes en couleur (Pochiko l’hippopotame nain, Grand mère Rosa une exilée d’Allemagne, Mina asthmatique qui collectionne les boites d’allumettes) , leur cadre de vie particulier (une maison de type occidental, anciennement zoo), les us et coutumes de la maison.

Le livre raconte l’année que Tomoko passe chez son oncle, et on y perçoit les questions d’une pré-adolescente: les premiers émois amoureux, les liens familiaux, la quête d’une place dans la famille, la volonté de faire bonne figure…

J’ai beaucoup aimé la sensibilité de ce livre, sa poésie, la douceur du récit, la justesse et la simplicité des termes employés (p14):

Je n’oublierai jamais la maison d’Ashiya dans laquelle j’ai vécu entre 1972 et 1973. L’ombre du porche d’entrée en forme d’arche, les murs crème qui se fondaient dans le vert de la montagne, les pampres de la rambarde de la véranda, les deux tourelles à fenêtres ornementées. Cela, c’est pour l’aspect extérieur bien sûr, mais l’odeur de chacune des dix-sept pièces, leur luminosité, et jusqu’à la sensation froide des poignées de porte au creux de la main, tout est resté gravé en mon cœur.

C’est un roman passionnant, on découvre les personnages au fur et à mesure et à la fin on a presque l’impression de les avoir rencontré. On s’émeut des liens entre Tomoko et Mina, on s’interroge avec les petites filles sur les questions de la vie, on sourit quand elles se passionnent pour une activité particulière et on se retrouve dans ces deux petites filles.

Une petite perle, une bulle de douceur que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire, tellement absorbée dans le récit que je prenais mon livre partout. Je le conseille fortement en cas de coup de mou, quand on a envie de voyager dans les paysages sucrés de l’enfance…

Un excellent livre pour la plage (ou pas, d’ailleurs…).

Bonne lecture !

 

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Ca n’a pas l’air d’aller du tout ! – Olivia Hagimont

4 juillet 20124 juillet 2012

Commençons par le commencement, si vous le voulez bien.

Il y a bientôt 4 ans, j’ai ma première attaque de panique. C’était le matin, je m’étais rendue au travail et je commençais à m’atteler à mes diverses tâches.
J’ai commencé à avoir des suées, la nausée. J’ai pensé à de l’hypoglycémie. Alors j’ai mangé des clémentines.
Mais ça passait pas. Ça passait tellement pas que je suis allée aux toilettes. 3 fois.
Les autres employés commençaient à arriver (moi j’étais responsable du bureau à l’époque). L’une d’entre elles me dit que j’ai pas l’air bien. A ce moment là, je me dis que c’est un petit coup de fatigue, que ça allait passer.
Et puis j’ai commencé à trembler. D’abord des mains, puis des bras, puis les jambes et en fait je tremblais de partout. Je faisais des allers-retours entre mon bureau et les toilettes. Ça faisait même pas 2 heures que j’étais là que déjà je commençais à me poser des questions, à envisager une maladie (je suis hypocondriaque et j’ai une peur panique de faire des malaises) (j’y pense environ 12 fois par jour, c’est dire l’obsession que c’est chez moi) (j’ai oublié de préciser que je n’ai jamais fait de malaise).
La collègue qui m’avait dit quelques minutes avant que j’avais pas l’air bien, m’a conseillé de rentrer après m’avoir trouvée tremblante et sanglotante dans le couloir. Elle a eu la gentillesse de me raccompagner chez moi : presque 30 minutes de trajet (dont la moitié de métro, le reste à pied) (je vivais à Montréal à ce moment là) dans un état pareil, seule, ça aurait été impossible pour moi.
Une fois rentrée chez moi, ma collègue (et amie depuis) m’a calmée et m’a conseillé du repos. Je me suis donc couchée. J’ai dormi (tenez-vous bien)  de 10h jusque 15h le lendemain. 29 heures d’affilée (ou presque) ! (et en me levant j’étais décalquée…)

Cette crise a été la première d’une longue série de crises qui a duré un certain moment.6 mois quoi. Pendant ce temps, on m’a suspecté des trucs pourris (un cancer notamment) (dont je n’ai parlé qu’une fois, et où l’on m’a répondu « ouais mais c’est rien ça) (ça vaccine de parler de ses craintes) (mais bref, et heureusement, c’était une fausse alerte), j’ai du quitter mon travail, quitter ma vie, mes amis et mes habitudes, j’ai dû affronter le chômage, j’ai refusé une demande en mariage, je me suis fait larguer et mettre à la porte et j’ai eu un accident de voiture. En 6 mois, non seulement j’ai tout perdu, tout ce que j’avais difficilement construit, mais en plus j’ai du affronter cette maladie qu’est la crise de panique.

Oui c’est une maladie. C’est une maladie paralysante, une maladie qui était (et est toujours) peu connue et dont on a honte. C’est une maladie dont il est difficile de parler et c’est surtout une maladie que les proches ont du mal à appréhender. Difficile de se faire une idée de ce que c’est, de la douleur que c’est (physique et morale), des traitements (phytothérapie pour moi) et du suivi (psychothérapie par hypnose dans mon cas…) que cela nécessite*.

Ca n'a pas l'air d'aller du tout !

Tout ça pour vous dire que le livre/BD d’Olivia Hagimont (elle-même atteinte des troubles paniques) sur le sujet est très bien.
Déjà parce que c’est un livre dans lequel elle explique comment les troubles paniques lui sont tombés dessus, comment elle a essayé d’y faire face seule, son séjour à l’hôpital psychiatrique, les efforts qu’elle a du faire et comment, aujourd’hui, elle vit avec cela.

crises de panique - BD Olivia HagimontLe tout est présenté sous forme de BD, avec beaucoup d’humour. Car si c’est une maladie dont on ne guérit pas vraiment (on arrive à vivre avec, à calmer les crises), avec le recul, c’est vrai qu’il vaut mieux en voir les bons côtés, car il y en a !

C’est vrai que la première partie du livre (sous forme de BD) s’adresse sans doute plus aux personnes qui ont un proche qui vit cette maladie, parce qu’elle explique bien ce qui se passe, ce que l’on ressent, les épreuves à traverser. Ce qui ne m’a pas empêchée de beaucoup me retrouver dans certains passages (cf. page photographiée ci-dessus). Il y a aussi quelques petits conseils pour bien accompagner quelqu’un qui traverse une passe comme celle là.

crises de paniques - que faire ?La seconde partie du livre s’adresse surtout à ceux qui sont atteint des troubles paniques, en prodiguant des conseils. Elle est particulièrement bien faite, bien illustrée et bien argumentée. Elle peut d’ailleurs aider les proches à comprendre les outils et méthodes que doivent appliquer les personnes qui sont atteints de troubles paniques. Par exemple, on me regarde souvent avec des yeux ronds quand je fais mes exercices de respiration. Et pourtant, les exercices de respiration sont importants (et il n’y a rien de vraiment incroyable là dedans, il faut juste se poser 5 minutes pour respirer calmement quoi) !

Bref, un très chouette livre pour comprendre les troubles paniques et comment s’en sortir ou aider quelqu’un à s’en sortir. Limite je me tâte pour en offrir, c’est dire !

* Loin de moi l’idée de dire que mes proches n’ont pas su m’écouter ou m’épauler. Seulement, je pense qu’il est en effet très difficile de faire face à une maladie pareille quand elle touche une personne de son entourage. Je sais que certains ont été désemparés dans la mesure où j’étais incapable de parler, d’exprimer ce qu’il se passait. Cette passe a vraiment été difficile pour moi et mes proches, j’étais vraiment renfermée presque apathique. Et si j’en parle aujourd’hui (certes difficilement) c’est parce que je suis suivie. Ce n’est ni de la mauvaise foi, ni du caprice, c’est un vrai problème. Dont il est difficile de parler sans avoir honte, sans se sentir boulet, sans se dévaloriser. Voilà.

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Samedi, j’ai fait les soldes…

2 juillet 20121 juillet 2012

… Avec Gazelle.

A la base, le programme de la journée c’était « cuisine, miam, soldes, piscine ».

Par la suite, on a dit qu’on se retrouverait à 13h en centre ville (pas cuisine donc).

Finalement, on s’est retrouvées à 14h49 (parce que Gazelle devait aller à la laverie et que mon bus est pas passé à l’heure prévue, donc elle a eu du retard, moi aussi, on était quittes) (de toute façon il y en a toujours une de nous deux qui est en retard, je suis sure que ça s’équilibre).

Une fois toutes les deux, on a attaqué en se disant qu’on n’avait pas grand chose à voir, qu’on ferait pas vraiment les soldes, blablabla…

Mouais…

butin des soldes
Photo de groupe (et après je m’étonne d’avoir le dos en compote) (#mamie)

Raté.

Pourtant ça partait bien. 1er magasin : Zara. Temps écoulé: 5 minutes et demie, juste le temps de voir qu’il n’y avait que des slims (et que si je restais là, j’allais sans aucun doute acheter une veste rose ou jaune fluo que j’allais jamais mettre) (ou une jupe plissée vert émeraude) (mais là Gazelle veillait au grain, elle a hurlé « Non ! » avant même que je décroche le cintre) (je t’aime copine, tu sais ?).

2ème magasin : Orcanta. C’est moi qui avait demandé. Il est hors de question que je fasse les soldes sans passer là bas, c’est une question de principes (et de remplissage du tiroir à sous-vêtements) (on sait jamais, des fois qu’il y aurait la guerre) (ou pas d’ailleurs).

Soldes été 2012 - Orcanta
Un maillot de bain bandeau bleu et un ensemble blanc (même pas mal)

L’avantage d’avoir une collection de sous-vêtements conséquente, c’est que tu as déjà plein de modèles en stock, souvent parfois le même modèle dans plusieurs coloris. L’inconvénient, c’est que tu as l’œil vachement affûté et une idée bien précise de ce que tu veux. Le plus d’avoir Gazelle avec toi, c’est que si c’est moche elle te le dit, mais si c’est bien, de suite, tu passes au niveau « je suis la plus belle » (pour aller danseeeeeeeeeeeer). La preuve, je suis persuadée que je suis méga canon dans mon maillot de bain (alors que j’ai 10 ou 15kgs en trop par rapport à mon moi idéal).

Ensuite H&M, rebaptisé Horreur et Malédiction par mes soins (et quand tu vois le monde là dedans, tu sais pourquoi je l’appelle comme cela). J’ai rien trouvé. Gazelle si. Alors je l’ai accompagnée aux cabines d’essayages, histoire de donner mon avis quoi. Il y avait une queue de 23kms, bizarrement je crois que c’est le magasin où on a le moins attendu pour essayer. Bien entendu j’ai donné mon avis sur tout, bien entendu au moment de payer on s’est mises sur la file où la caissière elle discute avec une copine mais elle encaisse personne, bien entendu on a dû bifurquer et bien entendu on a été toutes contentes d’avoir grillé 3 nanas parce qu’elles ont pas compris pourquoi on avait changé de file (la femme peut avoir des plaisirs très simples, qu’on se le dise).

On continue avec Camaïeu, on prend la même configuration que pour H&M et on recommence (sauf que Camaïeu c’est vachement plus clair comme magasin). Je crois qu’à ce moment là, avec Gazelle, on a commencé à envisager sérieusement l’idée du goûter.

Sauf qu’on est passé devant Sud Express. Le genre de boutique où je ne rentre que pendant les soldes. Et pourtant c’est petit (vraiment) tout le monde est comme un bulldozer à pousser tout le monde, du coup j’avais envie de mordre. N’empêche…

Soldes été 2012 - Sud Express
2 petits débardeurs. 1 beige, 1 gris foncé. Du basique efficace et discret.

Je suis donc repartie avec deux débardeurs (une jupe pour Gazelle).

Ensuite on est allées goûter au Jardin des Thés, parce qu’avec tout ça, on avait faim un peu. Une carafe d’eau plus tard, j’avais mangé mon sorbet litchi-framboise et Gazelle sa Dame blanche. On se sentait d’attaque.

Alors on est allées à la Fnac.

soldes été 2012 - Fnac
Trish Deseine (8€ au lieu de 25 !)- Livre sur le crochet

Je ne sais pas pourquoi on persiste à aller là bas (ou à Virgin, enfin vous avez compris). A chaque fois, on ressort avec un truc (et 5 kilos de plus au bout des bras). A ce moment là, je crois que c’était la 5ème fois (une fois à chaque magasin donc) que Gazelle me disait qu’elle faisait du repérage, mais qu’elle achetait pas. Je sais pas qui elle essayait de convaincre, mais à voir à quel point on était déjà chargées toutes les deux c’était évident que c’était pas crédible. Mais je crois sincèrement qu’elle avait encore un peu d’espoir.

Et puis on est allées à Séphora.
Comment dire…?

Soldes été 2012 - Séphora
Plein de trucs pour le bain, et un vernis OPI (parce qu’à 4€ et des poussières, ça se laisse pas passer ça).

Aller là bas quand on cherche rien déjà ça ne présage rien de bon quant à l’issue. Mais quand on cherche quelque chose (des trucs pour le bain dans mon cas) (ah bon ?), c’est encore pire. Là, le glas a sonné (3 fois) (ah non, ça c’est le train).
On a bien essayé de poursuivre, elle avec sa hanche en vrac, moi avec les cervicales qui voulaient voir jusqu’où elles pouvaient se vriller (#mamies), mais finalement, on s’est assises sur le trottoir pour goûter (oui, encore) (en fait j’ai mangé un biscuit, le sorbet il était loin, mais loin !) (Gazelle, elle, elle a pas goûté bizarrement). On s’est regardées, et on a vite compris à nos regards un brin bovins que la piscine, ça allait pas être possible (sauf si on arrivait à se téléporter, mais ça n’a pas marché).

Alors on est rentrées, chacune chez soi. Le premier truc que j’ai fait en arrivant, c’est m’affaler sur le canapé.
Et puis après, je me suis dit : « Et dire que t’as déjà acheté sur le net un maillot de bain, 2 jeans, 2 pantalons, 2 robes, 3 hauts et 3 paires de chaussures ».

2012 va être un bon cru pour les soldes, je le sens. Par contre, si le soleil revient, le week end prochain, c’est piscine.

Voilà.

PS : Le compte-rendu de Gazelle est disponible là.

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Le caveau de famille – Katarina Mazetti

26 juin 201225 juin 2012

Le caveau de famille, c’est la suite du mec de la tombe d’à côté que j’ai acheté après avoir lu certains commentaires qui me le conseillaient.

Le caveau de familleDans ce roman, on retrouve donc Benny et Désirée, leurs univers respectifs discordants, leur verbe parfois acerbe mais toujours pétillant.

** A partir d’ici, je révèle la fin du premier opus, ne lisez pas si vous ne l’avez pas encore lu ! **

Dans le caveau de famille, Désirée et Benny se « séparent » mais se font une promesse. Désirée veut un enfant de Benny et lui propose 3 essais. Si à l’issue de ces trois essais elle n’est pas enceinte, alors l’histoire se termine là. Bien entendu, ils ont un enfant, et là c’est un changement à tous les plans, surtout pour Désirée qui vient s’installer à la ferme de Benny.

L’auteure évoque la maternité, l’adaptation à un quotidien différent de ce que l’on a connu, le quotidien d’un couple avec ses hauts, ses bas, ses disputes, ses joies.

Le roman est toujours organisé de la même manière: un chapitre est raconté par Désirée, l’autre chapitre par Benny, les deux racontant à peu près la même situation, chacun avec son point de vue et ses caractéristiques.

Je ne vous en dévoile pas plus sur l’histoire, sachez qu’il y a des rebondissements, que c’est un roman dynamique et rigolo. Comme le précédent opus, c’est un bon moment que l’on passe en se plongeant dans les pages de l’ouvrage, même si je l’ai trouvé un peu moins coloré que l’autre.

Une bonne lecture sans prise de tête et bonne pour les zygomatiques !

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Seins et oeufs – Mieko Kawakami

22 juin 2012

Ce roman, cela fait un moment qu’il est dans la liste des livres que je veux lire. D’ailleurs, il est dans mon cahier d’inspirations, entouré de plein d’autres. Et puis un jour, on m’a offert un peu d’argent, je suis partie avec à la Fnac et je l’ai tout naturellement pris avec quelques congénères.

Seins et oeufsCe roman, c’est un instantané de la vie de trois femmes. Makiko, qui veut se faire refaire la poitrine, vient rendre visite à sa sœur Natsu à Tokyo avec sa fille, Midoriko. Ce petit morceau de vie est raconté à deux voix: tour à tour Natsu raconte se qui se passe, puis Midoriko, via son journal intime. Chacune raconte avec ses mots et sa sensibilité ce qui se passe, ses états d’âme, son analyse de la situation.

Car la situation est un peu complexe : Midoriko est en pleine crise d’adolescence et a cessé de parler. Chacune des trois femmes a ses lubies (Natsu compte les marches des escaliers qu’elle emprunte), ses obsessions (Makiko parle sans interruption de son intervention à venir) et tout ceci se positionne sur fond de conflits familiaux, de l’absence de l’homme (Midoriko ne connaît pas son père).

Dit comme cela, le livre pourrait paraître triste mais en fait pas du tout, car chacun des sons de cloche de l’instant est raconté avec une sensibilité, une analyse qui lui est propre. D’ailleurs, le roman est léger, parfois drôle, parfois interrogateur, mais toujours divertissant. La part belle est laissée à l’imagination, on se surprend à se croire spectateur de la scène… On part pendant quelques instants à Tokyo, partager un moment de vie avec 3 hôtesses farfelues et dynamiques et on s’éclate !

Bonne lecture !

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Descente à la Fnac

11 juin 201210 juin 2012

Pour atteindre ses objectifs, il faut déjà s’en donner les moyens…

Achats à la Fnac - juin 2012J’ai donc opéré samedi dernier, armée d’une liste (oui, quand même), une petite expédition à la Fnac et j’en suis repartie avec les 7 livres ci-dessus.

Sur les 7, 3 ne font pas partie de ma sélection de mon cahier d’inspiration (les 3 du haut). Sur ces 3 là, deux m’ont été conseillés (celui du milieu par des personnes ayant commenté ici, celui de droite c’est ma psy qui me l’a conseillé) (il y a 2 mois, certes, mais quand même), un (celui de gauche donc) remplace un de ma sélection du cahier d’inspiration que je n’ai pas trouvé, mais j’aime beaucoup ce que fait Olivia (et je vais vous en reparler de ce livre, billet fleuve à prévoir).

Sur les 7, il y en a deux que j’ai déjà lus (alors que je les ai achetés samedi): celui en haut à gauche et celui en bas à droite (on y reviendra vite, ne vous en faites pas) et un que j’ai entamé au moment où j’écris l’article (dimanche soir), c’est celui en haut à droite, très intéressant (on y reviendra sans doute aussi).

Sur les 7, il y en a un qui sera avec moi quand vous lirez l’article, c’est celui du milieu en haut (je suis en déplacement jusque mardi soir). S’il est aussi bon que le précédent, je pense que je l’aurai fini en rentrant.

Avec tout ça, on ne va pas manquer de billets littérature/culture. Tiens d’ailleurs, d’autres lectures à me conseiller ? Vous avez préparé une liste de bouquins pour cet été ?

PS : Alors certes ces achats vont m’aider à lire les 10 livres du cahier d’inspirations, mais pour ce qui est de trouver une solution pour ranger mes livres, cela ne va pas me faciliter la tâche…

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Eva Luna – Isabel Allende

27 mai 2012

Ce livre fait partie des cadeaux que j’ai reçu pour mes 28 ans. Il m’a été offert par mon papa et ma belle-mère (merci !).

C’est suite à la lecture de Paula que j’ai eu envie de lire un autre roman d’Isabel Allende, mais qui soit plus dans sa veine de conteuse en fait. D’où le choix d’Eva Luna.

Eva Luna - Isabel AllendeL’histoire se passe quelque part en Amérique du Sud, dans un pays qui ressemble à la fois au Chili et au Venezuela sans que l’on sache très bien où l’on se trouve. Le roman raconte, bien entendu, la vie, plus que rocambolesque, d’Eva Luna, depuis sa conception jusqu’à son dernier nouveau départ. Mais il raconte aussi la vie de Rolf Carlé, elle aussi assez mouvementée.

Les deux histoires sont racontées par Eva Luna, inutile donc de vous cacher que ces deux là vont finalement voir leurs chemins se croiser, dans des circonstances complètement incongrues, liées à la guérilla. Un chapitre sur deux est consacré à la vie d’Eva, l’autre étant destiné à raconter celle de Rolf Carlé. Vers la fin, bien entendu, la distinction n’est plus aussi claire puisque leurs destins se mêlent, mais j’aime bien cette façon de raconter les histoires, avec deux personnes complètement différentes qui se croisent.

Le roman est parsemé de personnages hauts en couleurs qui donnent beaucoup de rythme et de folie au récit : il y a notamment une femme née dans un corps d’homme (= un travesti quoi) Melecio (qui vers la moitié du récit devient Mimi), le professeur Jones et sa technique d’embaumement ou encore Riad Halabi gentil tenancier de boutique avec un bec de lièvre. Tous ces personnages colorés n’iraient pas sans un cadre assez mouvementé, l’histoire se passe donc entre coups d’états, manifestations, guérilla, etc. sujets chers à l’auteure.

C’est un roman plutôt divertissant, bien ficelé, qui fait sourire malgré les moments difficiles que relate Eva Luna tant certaines situations sont cocasses et racontées avec humour. Ne cherchez pas à être pris aux tripes comme avec Paula, ce n’est pas le cas ici, mais pour ce qui est du voyage, vous ne serez pas déçus, il y a du rebondissement, plein de personnages attachants et une histoire pas commune.

Bonne lecture !

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Le mec de la tombe d’à côté – Katarina Mazetti

10 mai 20129 mai 2012

Ce livre, c’est un des cadeaux de Gazelle pour mon pré-anniversaire. Elle me l’a vanté en me disant qu’elle l’avait beaucoup aimé, qu’elle avait beaucoup ri en le lisant. Elle ne m’en a pas dit plus, sans doute pour me laisser la surprise de découvrir ce roman. Et quelle bonne idée !

Le mec de la tombe d'à côtéCe roman, c’est l’histoire d’une veuve et d’un vieux garçon que tout oppose : elle est citadine et travaille à la bibliothèque; lui est agriculteur. Ils se rencontrent au cimetière où elle vient visiter son défunt mari et lui s’occuper de la tombe de ses parents. C’est un sourire qui va tout changer… Mais je ne vous en dis pas plus pour l’histoire, à vous de découvrir en parcourant ses pages !

J’ai beaucoup aimé la structure du livre, où l’on découvre tour à tour le point de vue de Désirée et celui de Benny, chacun racontant à sa manière, avec ses mots, chaque rencontre, chaque événement, mais aussi leurs tourments, leurs interrogations, leurs certitudes mais aussi leurs délires parfois (p52).

Horloges biologiques. Je me les imagine comme d’énormes réveils, avec un petit marteau qui frappe frénétiquement sur deux cloches rondes jusqu’à ce qu’on se réveille toute paniquée avec une folle envie de se reproduire, ou au moins de procréer. Je me demande si cette horloge biologique a aussi une fonction snooze qui permet de se rendormir et d’être réveillée de nouveau plus tard ? Dans ce cas, mille mercis !

(J’adore l’idée de la fonction snooze pour l’horloge biologique, ça me fait beaucoup rire !)

C’est un bouquin très dynamique, avec beaucoup d’humour et plein de bons sentiments. Vraiment étonnant, c’est une histoire qui surprend, qui interroge et surtout… qui divertit !

Si vous ne l’avez pas lu, foncez !

Merci Gazelle pour ce chouette cadeau, j’ai a-do-ré !

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Noël en mai ?

8 mai 2012

L’an dernier, à Noël, ma société a offert a chacun de ses collaborateurs une carte cadeau. C’est le genre de choses que je n’aime pas offrir parce que c’est impersonnel je trouve, mais venant d’une entreprise je trouve ça plutôt pas mal puisque cela permet à chacun de se faire un ou plusieurs cadeaux, à son goût. Bien entendu, certains de mes collègues ont râlé et l’ont utilisé pour acheter leurs cadeaux de Noël, mais moi cela me convenait.

En rentrant, j’avais donc déposé la carte à côté de l’ordinateur en me disant que je pouvais me faire une petite sélection tranquille à la maison. Tellement tranquille que des mois plus tard la carte cadeau était toujours à côté de l’ordinateur sans que je n’ai rien acheté avec. Oh, bien sûr, ce ne sont pas les idées qui manquaient : mais comment l’utiliser au mieux, pour quelque chose qui me fasse vraiment plaisir, qui durerait dans le temps ?

Il y a peu, j’ai encore une fois vu la carte à côté de l’ordinateur, je me suis encore dit qu’il serait temps de l’utiliser, que ce serait trop bête qu’elle se perde. Alors je me suis posée. Et j’ai réfléchi.

J’avais toujours autant d’idées en tête, mais finalement, je me suis tournée vers deux valeurs sûres pour moi : l’art et la cuisine.

Noël en MaiA gauche, un bouquin sur l’histoire de l’art, fortement conseillé par Gazelle. Et elle avait bien raison ! Je l’ai commencé il y a peu et j’avoue que j’aime beaucoup ce livre. Il trace l’histoire de l’art sans fioritures, sans mots compliqués, sans être rébarbatif. J’ai encore pas mal de lecture devant moi (j’en suis au chapitre 3, qui aborde l’art en Grèce, et j’ai donc lu le premier chapitre sur l’art préhistorique et le deuxième sur l’art égyptien), et pourtant j’ai déjà appris plein de choses, découvert de nouvelles œuvres, regardé les détails de certaines, souri parfois.

A droite, le livre de cuisine de Rose Bakery. J’en avais entendu parler, surtout en bien, et je me demandais bien ce qu’il avait de différent. Je m’attendais à un livre bien plus petit, mais je suis assez contente de la sélection de recettes, de leur simplicité (je n’aime pas passer 20 minutes à essayer de comprendre un patron de tricot, et c’est pareil pour les recettes de cuisine). Je n’ai pas encore essayé de recette, je le lis consciencieusement pour m’imprégner de l’esprit de l’auteure. Il y a de bien belles images, mais il n’y en a pas pour chaque recette, ce qui est assez dommage (j’aime bien avoir un visuel pour les recettes, ça me « motive »). Je me suis aussi rendue compte qu’il y avait des variantes de proposées pour certaines recettes, j’aime bien l’idée !

Je vous reparle très vite de ces deux livres dès que j’ai un peu plus avancé dans mes lectures, mais je suis d’ores et déjà très contente de mes choix. Si ça c’est pas une carte cadeau bien utilisée, je ne sais pas ce que c’est !

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Le jour où Lacan m’a adopté – Gérard Haddad

7 mai 2012

Lorsque j’ai commencé ce livre, je ne connaissais illustrement rien aux différentes théories, idées ou pratiques en termes de psychanalyse. Je ne m’y suis jamais vraiment intéressée à vrai dire. J’ai seulement commencé à appréhender la psychanalyse lorsque j’ai moi-même poussé la porte du cabinet d’un thérapeute, qui me suit depuis 3 ans maintenant. Autant confesser tout de suite que mon savoir dans le domaine est plus que limité.

Inutile donc de préciser que je ne connaissais Lacan que de nom et que je ne savais rien des débats sulfureux qui entourent l’homme, ses théories ou la manière dont il conduisait ses analyses.

Le jour où Lacan m'a adopté
Ce livre, c’est l’histoire de Gérard Haddad, de son mal être qui l’habite depuis sa plus tendre enfance, de son parcours professionnel et privé, et, bien entendu, de son analyse avec le docteur Lacan, qui durera 11 ans et à l’issue de laquelle Haddad deviendra lui-même analyste.

Le récit est assez frais, un peu comme une auto-biographie que l’on aurait déguindée (p211).

L’agitation du vieil homme, blanchi sous le harnais de cet étrange métier, me surprenait une fois de plus. Jamais, jusqu’à son dernier jour, sa pratique ne devint routine. Il y était si totalement impliqué, identifié. De tels souvenirs, aujourd’hui encore, soulèvent en moi le pénible sentiment de ma radicale insuffisance.

Lacan, cette fois, m’avait franchement ouvert la porte tout en allumant le feu orange de la prudence. J’en étais plus embarrassé que satisfait. Peut être aussi avais-je le pressentiment que j’allais,  partir de ce moment, connaître les plus violentes tempêtes de mon existence, auprès desquelles celles que je venais de traverser n’étaient que simples giboulées. Mon univers mental se trouvera bientôt bouleversé de fond en comble.  J’entrai de plain-pied, et sans le savoir, dans ce moment que Lacan a défini comme la passe, goulet qui conduit l’analysant à abandonner sa plainte pour occuper la place d’analyste.

A la fin du livre, je n’en sais pas vraiment plus sur Lacan et sa pratique psychanalytique (ou si peu…), par contre j’en sais un peu plus sur comment Haddad, cet ingénieur agronome a vu sa vie changer en même temps qu’il suivait sa psychanalyse. Comment à 30 ans il a repris des études de médecine et lâché son travail d’ingénieur, comment la psychanalyse lui a permis de trouver sa voie et de devenir psychanalyste.

C’est un récit qui peut nous faire sourire, nous interpeller, mous émouvoir. Un livre assez simple, sans fioritures qui permet de se divertir sans trop nous remuer. Et la principale chose que j’en retiens, c’est qu’à tout instant la vie peut nous montrer qu’il est encore temps de changer, de suivre une autre voie, de prendre des risques.

Je le savais déjà, mais un rappel ne fait pas de mal de temps en temps…

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Bonjour ! Je suis Mnêmosunê, croqueuse de chocolat noir, lectrice invétérée, créatrice curieuse et artiste dans l'âme. Depuis 2021, j'ai deux minettes noires adorables, deux sœurs, Orphée et Cassiopée. Sur ce blog je partage mes expérimentations et états d'âme : on en parle ensemble ? ♥

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