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Tag Archives: livre

En savoir plus sur le régime Seignalet

16 avril 201415 avril 2014

Je suis, je crois, quelqu’un d’assez curieux. Pas dans le mauvais sens du terme (j’espère !), c’est plutôt que j’aime bien comprendre de quoi on me parle, comment les choses fonctionnent, comment les gens en sont arrivés à penser cela, comment telle chose s’est produite, etc.

Bien entendu, comme tout le monde, j’ai mes sujets de prédilection : autant je peux me passionner pour les habitudes des gens organisés, leurs petits trucs, comment ils font durer cette organisation dans le temps par exemple, autant les petits trucs pour avoir une pelouse bien verte comme un terrain de golf me laissent un peu plus de marbre (mais c’est peut être juste parce que j’ai un balcon et donc pas de terrain à entretenir).
Mon exemple est un peu caricatural, j’en conviens, mais je pense que vous avez compris ce que je voulais dire. En tout cas, dans le lot des sujets qui m’intéressent et sur lesquels je me documente sans cesse, c’est l’alimentation (je vous avais d’ailleurs déjà parlé de livres qui avaient orienté mes pratiques et ma réflexion sur ce sujet).

Ce n’est pas pour me vanter d’avoir une « bonne alimentation » ou pour donner la leçon : je suis suivie par une naturopathe et par une psychothérapeute, j’ai un passif (parfois encore d’actualité) certain de troubles du comportement alimentaire, je ne suis donc pas la mieux placée pour étaler « ma science » (et j’espère ne pas en venir à me croire suffisamment documentée pour dire à quelqu’un comment il doit manger, même si je ne suis pas dupe et que je me doute bien que cela m’est déjà arrivé). En fait, c’est peut être justement pour nourrir ma réflexion personnelle, pour mieux comprendre certaines choses, pour en appliquer certaines parce qu’elles me parlent et laisser le reste qui me semble incongru.

C’est quelque chose que j’ai commencé à aborder en discutant avec Ophélie et que j’ai compris (j’allais dire assimilé) depuis que je suis suivie par Mély : l’alimentation, finalement, c’est très personnel. Bien loin des recommandations que l’on donne pour tous, notre alimentation doit s’adapter à nous, nos goûts, notre mode de vie, nos valeurs, etc. Et pas l’inverse (enfin je crois) (mais c’est un autre pan du sujet alimentation, on y reviendra si ça vous intéresse).

Voilà donc plusieurs mois que j’entends parler des régimes Paléolithique, Kousmine, Seignalet, ou encore ancestral, dans des newsletters, des articles de blog ou encore des vidéos Youtube (par exemple la vidéo Vlog santé n°1 de cette chaîne)… Et j’étais frustrée.
Frustrée de ne pas comprendre de quoi il s’agissait, de connaître les fondements, les allégations, de ne pas arriver à savoir ce que j’en pensais. Bien sûr j’ai fait quelques recherches, mais je tournais un peu en rond, alors je suis allée chercher des livres sur le sujet.

seignaletJ’ai donc pris deux livres  afin d’en savoir plus sur les bases mais aussi pour trouver un témoignage (et vous verrez que ce n’est pas tout à fait ce que j’ai récolté 😉 ).

Le premier (à gauche), L’alimentation ou la troisième médecine – Comprendre et pratiquer le régime Seignalet du Dr Dominique Seignalet et Anne Seignalet est une synthèse de l’énorme ouvrage écrit par le Dr Jean Seignalet, le fondateur du régime en question. C’est un petit livre (126 pages) qui se lit facilement (et rapidement, je l’ai lu, je crois, en 2 jours) et permet d’avoir accès à la base, aux fondamentaux du régime Seignalet. Il est donc très accessible (pas de vocabulaire trop compliqué, l’ensemble des notions de bases sont expliquées) et, grâce à ses nombreuses références sur l’ouvrage du Dr Jean Seignalet, permet d’aller chercher de l’information plutôt rapidement.

Il se compose de 3 parties : la première concerne la pratique du régime (les principes diététiques, comment préparer les aliments, etc.), la deuxième est plus axée sur la compréhension de son moyen d’action (quels sont les différents types de facteurs qui conduisent à la maladie, les hypothèses du régime) et enfin une foire aux questions.

Avec ce livre, j’ai pu avoir une vision d’ensemble du régime, sans pour autant rentrer dans le détail médical. Néanmoins, je trouve que c’est un bon début pour comprendre ce qu’est le régime, quelles sont les hypothèses, les vérifications qui ont été faites (le Dr Seignalet a effectué un suivi et mesuré les résultats de son régime pendant environ 25 ans !), comment il est possible de l’appliquer, etc.

En gros, si vous êtes intrigués par le régime et que vous voulez savoir de quoi on parle, il est très bien.

Le second (à droite donc), Comment j’ai vaincu la douleur et l’inflammation chronique par l’alimentation de Jacqueline Lagacé n’est pas seulement le témoignage de quelqu’un qui a appliqué le régime Seignalet en l’adaptant suite aux résultats des recherches qui ont été publiés après le décès du Dr Seignalet. Il va beaucoup plus loin que le précédent dans l’explication des différents moyens d’action des maladies, des facteurs et des effets du régime. C’est donc un livre plus conséquent (environ 300 pages).

Pour vous donner une idée, le livre comporte en gros 13 chapitres, et seulement 2 sont réellement dédiés au témoignage de l’auteure, soit environ 15 pages, ce qui m’a laissée sur ma faim pour l’aspect « retour d’expérience », il faut bien le dire. Si je devais faire un découpage plus simplifié, je dirais qu’il y a une courte partie de témoignage en début d’ouvrage, puis une explication des principes du régime (4 chapitres, environ 120 pages) et en dernier une explication des différentes maladies (la pathogénèse quoi, 7 chapitres, 150 pages environ). La dernière partie représente donc la moitié du livre.

Néanmoins, il permet d’aller plus en profondeur et décortique plus les fondamentaux du régime, qu’on va plus loin dans la compréhension de l’apparition de certaines maladies et des effets du régimes sur celles-ci. L’avantage c’est qu’il est quand même très illustré (tableaux récapitulatifs, planches) et qu’il y a beaucoup de références à des publications. L’inconvénient c’est que, fatalement, on sort du registre du vocabulaire de M. Tout-le-monde et que parfois il est un peu difficile à appréhender.

Au final, si vous êtes curieux et que vous souhaitez aller un peu plus en profondeur sur le sujet, il sera très bien, en permettant d’avoir un aperçu de ce que le régime a donné sur Jacqueline Lagacé.

Et si les deux vous intéressent, je vous conseille de les lire dans cet ordre-là : le premier apportera des fondamentaux clairs que le second approfondira. Et après toutes ces pages lues, vous devriez être au point sur le sujet !

Bonne journée !

PS : J’ai volontairement choisi de ne pas donner mon avis sur ce régime, et je ne le donnerai pas, pour la bonne et simple raison que je crois que tout le monde peut se faire son opinion et que c’est ça le plus important. A travers cet article, je souhaite simplement aiguiller les personnes qui rechercheraient de l’information à ce sujet et qui auraient croisé le chemin de ces livres sans savoir lequel choisir.

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Les fêtes japonaises – Mme Mo

15 mars 201413 mars 2014

Il y a quelques temps, pour l’anniversaire d’un ami, je suis allée me balader en ville en quête d’un cadeau. A la base je lui cherchais un chouette mug vu que les années précédentes je lui avais offert du thé et une boule à thé, mais je n’ai pas trouvé ce que je cherchais.

C’est ainsi que je suis allée dans la papeterie Trait, que je lui ai trouvé des stickers space invaders (c’est un geek, ai-je besoin de le préciser ?) et bien entendu, comme à chaque fois que je rentre dans cette boutique, j’ai été attirée par tout un tas de jolies choses, et notamment le livre que je vous présente aujourd’hui, Les fêtes japonaises de Mme Mo.

fetes-jap-mme-mo-1Mon attrait pour le Japon n’est sans doute plus un secret pour personne, en revanche ce que vous ne devez pas savoir, c’est que j’aime beaucoup l’univers de Madame Mo. J’aime sa manière d’interpréter les traditions japonaises et de les transposer dans son univers créatif, coloré, et joyeusement enfantin.

Ce livre sur les fêtes japonaises ne pouvait donc que me plaire…

fetes-jap-mme-mo-2Ce livre présente donc de manière plutôt ludique les différentes fêtes japonaises de l’année, avec beaucoup d’illustrations. Pour chaque fête, une petite histoire courte est racontée, expliquant succinctement les différentes traditions ou comment pourrait l’appréhender une famille japonaise.

fêtes-jap-mme-mo-3A la suite de chaque section présentant une fête ou cérémonie, l’auteure nous propose des recettes à essayer. Certaines me semblent plus japonaises que d’autres (l’oyako don illustré ci-dessus me paraît plus de tradition japonaise que le cheesecake par exemple), et même s’il y en a peu que je suivrai à la lettre, il y a quelques idées à glaner ici et là. Par exemple, pour la recette de mes nouilles sautées, je me suis inspirée d’une sauce présentée dans ce livre pour faire la mienne, à ma façon.

fetes-jap-mme-mo-4Et juste après la ou les recettes, il y a une petite activité à faire. Il y en a de plein de sortes différentes, beaucoup tournent autour du papier. Il me semble que ce sont des activités parfaites pour une après midi avec les enfants, mais comme j’ai gardé mon âme de petite fille, je pense que j’en essaierai moi-même, il faut savoir jouer de temps en temps !

Voilà donc pour ce petit bouquin qui me plait beaucoup : les petites histoires sont simples mais font voyager, les activités me plaisent beaucoup. Les recettes sont un peu moins ma tasse de thé, mais il y a quand même de bonnes idées à s’approprier. C’est un chouette livre pour les amateurs du Japon, petits ou grands, mais tous avec une âme d’enfant…

Bonne journée !

PS : Vous pouvez retrouver l’univers de Mme Mo sur son site internet.

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Bilan des soldes d’hiver 2014

17 février 201416 février 2014

Je ne suis pas trop une fille à soldes. Ce n’est pas tellement que je n’aime pas faire de bonnes affaires, c’est plutôt que jusqu’à présent je n’avais pas d’autres options que soit me déplacer en centre-ville le samedi, soit faire les soldes sur le net. Les années précédentes, mis à part quelques exceptions, j’ai surtout fait les soldes sur le net, avec un résultat plus que mitigé : en général, le colis commandé repartait aussi sec de là où il venait, les produits ne me plaisaient pas ou ne m’allaient pas.

Depuis peu, j’ai la chance de travailler quelques jours par semaine en centre-ville, ce qui me permet de me balader et de faire du shopping. En règle générale, je suis quelqu’un d’assez raisonnable, mais là j’avais besoin de quelques petites choses et de renouveau alors je me suis laissée tenter…

Voici donc ce que je me suis trouvé !

soldes-hiver-2014-4Premier arrêt soldes : Sud Express.
J’aime beaucoup cette marque, j’y ai notamment acheté un pull en cachemire gris de folie (qui malheureusement a fini à la poubelle a cause d’un vilain trou inrattrapable au niveau du coude, mais après des années de bons et loyaux services il a été plus qu’amorti) et un gilet bleu en cachemire aussi. Là, je me suis trouvé deux petit pulls : celui de gauche est un pull d’hiver gris en coton et en laine, avec de petites étoiles noires. Celui de de droite, c’est un joli pull plus fin en laine et soie dégradé bleu-gris vers écru.

soldes-hiver-2014-5Toujours à Sud Express, j’ai trouvé un pantalon noir droit. Alors ça a l’air de rien dit comme ça, mais trouver des pantalons droits alors que nous sommes en plein dans l’ère du slim, c’est un peu compliqué. La forme est bien donc, la matière se tient bien, j’ai hâte de voir s’il vieillira bien.
A Orcanta (comment ne pas passer à Orcanta pendant les soldes ?!), je me suis trouvé un joli ensemble rouge Chantal Thomass super bien soldé et super beau (il a l’air de rien comme ça, mais il est vraiment, vraiment joli) (sens de la mesure bonjour !). Il y a quelques années, j’avais vu à la télévision que les Italiens offraient des sous-vêtements rouges en Janvier pour attirer / garder l’amour. Je ne sais pas si c’est vrai, mais j’aime bien l’idée, ça me donnait un prétexte pour ajouter un nouveau pensionnaire à mon tiroir !
En dessous, une petite razzia à Douglas de fards Une. Alors oui, vous voyez bien, il y en a 6 (mais sinon je suis une fille raisonnable) : un blanc, un beige clair, un marron, un taupe, un kaki et un marron très foncé, presque noir. J’ai hâte de les utiliser, si ça vous intéresse je vous montrerai quelques maquillages que j’aurai réalisé avec.

soldes-hiver-2014-3Cela faisait des années que je n’avais plus mis les pieds dans un Naf-Naf (depuis le collège ?), et finalement je suis assez contente de mess trouvailles. A gauche c’est un T-shirt manches courtes avec une petite bande transparente et pailletée qui court sur le côté du T-shirt, y compris sur les bras. A droite, c’est un haut avec des manches trois-quart, un peu chauve souris, qui a une jolie couleur vert de gris. Il y a une bande sur les épaules qui est un peu transparente (cette année j’ai un truc avec les bandes un peu transparentes) avec des petits clous, je trouve ça vraiment joli. Voilà de quoi mettre un peu de couleur et de fantaisie dans mon dressing.

soldes-hiver-2014-2Ce ne sont pas vraiment les soldes, mais à la Fnac il y avait une opération deux livres de poche achetés, un livre de poche offert. Du coup je suis repartie avec Nos séparations de David Foenkinos, Mémoires d’Hadrien de Marguerite Yourcenar et Robin des Bois d’Alexandre Dumas. En ce moment je lis l’Iliade (et c’est passionnant), mais je pense qu’ils vont bien vite m’accompagner dans mes trajets en bus (ou peut être pendant mes vacances, à voir).

soldes-hiver-2014-1Pour finir, deux paires de baskets trouvées sur Sarenza : la paire de gauche sont des runnings (on sait jamais, des fois que je voudrais me mettre à courir…) et celles de droite sont pour le fitness. Celles que j’avais (des Reebok EasyTone) sont trop abimées et me font mal au tendon d’Achille, alors je les remplace. Et du coup, je vais pouvoir retourner à la Zumba (yeah !).

J’ai oublié de prendre en photo un autre pull que j’ai déniché à Comptoir des Cotonniers (le même que Walinette, sauf que le sien est noir, le mien écru) et je n’ai pas trouvé le jean de mes rêves, mais je suis assez contente de mon butin des soldes : que des choses utiles, basiques et qui vont être vite rentabilisées !

Et vous qu’avez-vous trouvé en soldes ?

Bonne journée !

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Pensées pour moi-même – Marc-Aurèle

24 janvier 20142 août 2016

Alors je sais très bien qu’avec ce billet je vais en perdre quelques uns, mais j’ai très envie de vous parler de ce livre. Mais d’abord, il faut que je vous dise quelque chose : j’adore la philosophie.

Voilà (ça, c’est fait comme dirait l’autre).

Depuis que j’ai commencé à étudier la philosophie au lycée et que j’ai eu la chance de l’approfondir en classe préparatoire, je lis régulièrement des ouvrages de philosophie. Je me rappelle que quand j’étais en prépa, on a eu pendant les deux ans des listes d’ouvrages assez monumentales, que je donnais à mon père (je faisais une sélection quand même hein, parce que je n’allais pas tout lire pendant l’été) qui allait les commander à la librairie où il allait régulièrement (sinon j’allais chez Mollat, et je revenais avec 23 tonnes de livres en plus que ce que j’avais prévu, mais ça c’est pas le sujet). Et à chaque fois la libraire savait que c’était pour moi, ça la faisait rire (sans doute que mon père qui transportait et payait la tonne de bouquins il rigolait moins) (merci Papa), et moi j’étais complètement euphorique avec mes bouquins. A 20 ans, je pense que j’avais déjà lu avec passion l’intégrale des œuvres de Kant et de Spinoza, et même si je n’adhérais pas avec tout, j’étais fascinée par ces personnes qui avaient autant pris le temps de penser, de décortiquer la vie, de chercher un sens, un art de vie, un schéma de pensée. A 25 ans j’avais lu l’intégrale de Nietzsche (dont je ne sais toujours pas orthographier correctement le nom du premier coup) (damned), après j’ai voulu m’attaquer à Sartre, mais l’Être et le Néant m’a bien freinée (je n’ai pas réussi à lire les 3 premières pages sans dictionnaire à côté, c’était un brin décourageant pour moi).

Donc la philosophie et moi c’est une grande histoire d’amour, au moins autant que les bouquins de développement personnel que je boulotte dès que je peux.

pensees_marc-aurele
crédit image : amazon.fr

Ce bouquin de Marc-Aurèle, j’en ai entendu parler pour la première fois dans L’Art de la simplicité, de Dominique Loreau. La citation qu’elle en faisait m’avait énormément plu, je m’étais noté de le lire…

Et puis j’ai oublié (comme plein de choses, même en les notant).

Cela m’est revenu en mémoire en écoutant les Podcasts Chemin de Sagesse de France Culture, alors que Frédéric Lenoir listait des livres accessibles de Philosophie (j’en ai d’ailleurs lu un bon nombre, comme peut en témoigner l’article 29 by 30). Là encore, j’ai noté. Et cette fois-ci j’ai lu, pendant mes trajets en bus, avec mon fidèle Kindle (merci Papa et Laura).

Je sais qu’il y a des personnes qui ne s’intéressent pas à la philosophie pour deux raisons : 1/ parce que ce n’est pas forcément facile d’accès (et oui, Kant par exemple, ce n’est pas facile d’accès) et 2/ parce que c’est trop éloigné de leur quotidien. Bon après il y a des gens que ça rebute (ce que je peux comprendre, mais là je ne peux rien faire).

Et ce qui m’a fascinée, c’est que ce bouquin, qui de prime abord n’était qu’un journal que Marc-Aurèle (qui était quand même empereur, c’est pas rien de le rappeler) écrivait pour sa mémoire personnelle (et qui donc n’avait aucune vocation à être publié un jour), c’est que non seulement il est très accessible, mais en plus je le trouve très contemporain.

Je ne vais pas vous mentir, il y a des choses pour lesquelles ont se sent moins concernés, mais il y en a d’autres, en revanche, qui me semblent très actuelles. Par exemple :

Si la chose n’est pas convenable, ne la fais pas ; si elle n’est pas vraie, ne la dis point. Que ce soit toujours là tes motifs d’agir.

Et puis une dernière chose que j’ai aimé, qui relève plus de la forme que du fond mais qui me paraît intéressante, c’est que l’œuvre est organisée en livres et que chaque livre est découpé par fragments : il n’y a aucun besoin de lire des pages entières, on peut très bien picorer quelques épigrammes et passer à autre chose.

Alors voilà, c’est peut être un cycle sur la philosophie antique qui s’amorce, mais je vous conseille cet ouvrage si le cœur vous en dit. Je l’ai vraiment aimé.

Pendant que tu vis, pendant que tu le peux encore, deviens homme de bien.

Bonne journée !

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Anthologie – Moto Hagio

4 janvier 2014

En Décembre, j’ai beaucoup arpenté le centre-ville de Toulouse. Avec un collègue, après le déjeuner, on partait marcher, en papotant un peu. Des fois on allait à un endroit précis, parfois non. Des fois il cherchait quelque chose pour son fils, d’autres on se laissait juste porter par nos pas et on entrait dans les boutiques qui nous plaisaient.

C’est ainsi qu’un midi nous avons atterri à la librairie Bédéciné, rue Romiguières. Je ne connaissais pas cet endroit, et j’ai été agréablement surprise par le personnel absolument charmant. Et alors que mon collègue est allé en quête d’un ouvrage pour son fils dans la partie BD, moi j’ai fouiné de mon côté dans la partie manga. A la base je me suis dit que j’allais m’acheter un tome de Chi, et puis mes yeux ont été happés par la table centrale où il y avait plein de jolies choses.

moto-hagio-1J’y ai vu l’Anthologie de Moto Hagio, j’ai regardé le coffret et rien que les noms des deux tomes (De l’humain et De la rêverie) m’ont plu. Il n’y avait que de petits dessins sur le dessus du coffret et pourtant je me suis dit que le dessin me plairait. C’était l’occasion de découvrir quelque chose, alors j’ai pris le coffret, j’ai demandé un paquet cadeau, et en rentrant chez moi je l’ai mis sur le buffet, puis, lorsque je l’ai eu, sous le sapin.

C’est notamment une indigestion (ou un virus du genre) qui m’a permis de passer ma journée au lit à bouquiner tranquillement. Je ne connaissais pas du tout l’œuvre de Moto Hagio, je l’ai donc abordée avec un oeil complètement neuf, libéré de toutes les idées que l’on peut avoir, parfois, sur un auteur que l’on connait bien.

moto-hagio-2Chacun des deux tomes commence par quelques pages écrites par des mangakas qui évoquent comment ils ont connu l’œuvre de Moto Hagio, les thèmes qu’elle aborde, les différents courants dans lesquels elle s’inscrit. Dit comme cela, ça peut sonner un brin rébarbatif, mais je suis toujours intéressée de savoir comment les gens ont découvert un auteur, quelle œuvre les a marqué et pourquoi. Dis-moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es !

J’ai commencé par lire le tome « De l’humain », qui est celui que j’ai trouvé le plus « remuant » : les thèmes sont assez durs, la mort est omniprésente, même si elle est un peu « atténué » par le côté science-fiction des histoires. Car il n’y a pas une histoire par tome, mais bien plusieurs. Dans « De l’humain », les histoires que j’ai préférée sont la princesse iguane et le pensionnat de novembre. Toutes les histoires parlent de la famille, de l’identité, de la fratrie et du rôle de la mère, mais aussi des impacts des paroles et des non-dits. Ce sont vraiment des histoires qui m’ont interrogée. Les sentiments humains et les contradictions y sont tellement bien dépeintes !

moto-hagio-4Pendant ma convalescence, j’ai principalement lu le tome « De la rêverie ». Ici le côté science-fiction est particulièrement présent. Il y a toujours des questions d’identité en filigrane dans les histoires, mais le ton est beaucoup plus léger que dans l’autre tome.L’histoire que j’ai préférée c’est « Nous sommes onze » (cf. photo ci-dessus) : le trait et certaines facettes de l’histoire m’ont rappelé les dessins animé de mon enfance, mais surtout je l’ai trouvé drôle ! La suite est pas mal non plus, même si je l’ai trouvée plus alambiquée, avec un peu moins de suspense.

moto-hagio-3Ce que j’ai bien aimé aussi dans cette Anthologie, c’est qu’il n’y a pas que des planches en noir et blanc, il y en a quelques unes en couleur. Ces planches ont un effet dramatique certain, mais qu’est-ce quelles sont belles ! Je trouve vraiment qu’elles mettent bien en valeur la justesse du trait et la vigueur du propos.

Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé cette Anthologie. Je ne me considère pas comme une connaisseuse en termes de manga (j’en ai lu très peu, beaucoup de Shôjo, pratiquement rien dans les autres catégories), ce qui me laisse croire que ces histoires pourraient plaire au plus grand nombre.

Est-ce que vous connaissiez cet auteur ? Auriez-vous des mangas à me conseiller ?

Bonne journée !

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L’histoire de l’art – Gombrich

17 novembre 2013

Ce livre, cela fait pratiquement deux ans que je l’ai acheté avec une carte cadeau que j’avais reçu au Noël de ma société. Depuis, je l’ai lu à mon rythme.

Au début, je lisais un chapitre ou quelques pages tous les matins. Et puis les paragraphes sont devenus plus étoffés, j’ai trouvé d’autres lectures plus faciles, alors je l’ai un peu laissé de côté. Et puis parfois je me replongeais dedans, pour le plaisir. Je l’ai souvent emporté avec moi en voyage, parce que je trouve que c’est un support intéressant pour laisser voyager son esprit…

gombrich
Crédit image : Amazon

Ce livre, même si j’ai mis très longtemps à le lire, je l’ai adoré.

Déjà parce que ce n’est pas un catalogue sans vie d’œuvres répertoriées par époques ou courants. Au contraire, chaque époque est racontée, les évolutions sont bien amenées avec les problèmes que les artistes essayaient de résoudre, etc.

Et puis il n’y a pas que de la peinture dans ce livre, il y a aussi de la sculpture , de l’architecture, du collage, des bas-reliefs, bref, c’est varié.

Enfin, je le trouve pratique : d’un côté on a « l’histoire » et de l’autre on a les reproductions d’œuvres. Le texte fait régulièrement référence aux planches, parfois dans le désordre (on revient dans le passé pour faire des comparaisons quoi), et moi j’aime bien.

Néanmoins, pour être tout à fait franche, deux petites choses m’ont un peu déplu. La première, mais c’est un peu ma faute, c’est que dans la version poche les reproductions d’œuvres sont petites, ce qui n’est pas forcément très pratique pour voir les détails. La seconde, et là j’y suis pour rien, c’est que les deux derniers chapitres, sur l’art contemporain va-t-on dire, sont moins bons, je trouve, que les autres. Alors certes, on a moins de recul sur l’art contemporain, mais je les trouve un peu bâclés, je suis restée sur ma faim et je trouve qu’il y a une grosse cassure avec le reste du livre, c’est dommage.

En résumé, c’est une bonne introduction à tous ceux qui cherchent à en savoir plus sur l’histoire de l’art en général mais pas le contemporain en particulier, et la seule précaution à prendre c’est de l’acheter en grand format.

J’ai tout dit ? J’ai tout dit.

Bonne journée !

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Wishlist #4

17 juillet 201314 juillet 2013

Pour cette quatrième wishlist, on part du côté des livres ! Et pas n’importe lesquels, on va parler des livres de blogueuses que j’apprécie particulièrement, sur des thèmes qui m’intéressent.

LivreABM
Crédit photo : A Beautiful Mess

1/ Le livre sur la photographie du blog A beautiful mess, un blog que j’adore plein d’idées créatives et de jolies photos.

LivreCupillard2/ Ce livre de Valérie Cupillard me tente beaucoup aussi. Il rentre complètement dans mon cheminement actuel…

LivreDecor8
Crédit photo : Holly Becker

3/ Le livre de décoration d’Holly Becker, l’auteure de Decor8

LivreGP4/ On en a parlé il y a peu de Gwyneth, alors forcément son livre de cuisine m’intéresse !

LivreMML5/ Et enfin le livre multi thématique de la talentueuse Lisa du blog Make my lemonade

Je ne saurais pas encore où les mettre tous, mais comme il y a des versions Kindle…

Et vous, vos dernières envies livres ?

Bonne journée !

 

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Petit bonheur du matin #14

6 avril 2013

Cette semaine a été courte mais néanmoins chargée, il faut profiter du week-end pour recharger ses batteries ! Alors pour commencer, un petit passage à la Fnac histoire d’utiliser une carte cadeau et de se donner un coup de pied au derrière pour penser à ses vacances (mais pas que) !

guide-voyagesPetit butin raisonnable donc, un guide pour Barcelone et un pour Londres. En bonus, un livre de couture pour faire ses vêtements : ça fait un moment que ça me titille… Je ne sais pas quand je m’y mettrai, mais il est là, je l’ai feuilleté et plein de modèles me plaisent !

Et puis ce midi, avec un ami, nous sommes allés déjeuner à la Maison Drôle. Il n’était jamais venu, c’était l’occasion d’y aller (enfin d’y retourner pour moi…) !

burger_maison-droleL’ami en question a choisi le burger maison, et apparemment il a trouvé ça très bon ! Je n’ai goûté qu’une frite de ce burger (et un peu de la sauce) et effectivement, ça valait le coup de le commander. En dessert, il a choisi le cheesecake soufflé à la pistache avec un coulis de fruits rouges, je crois qu’il était content d’être venu…

De mon côté, j’avais choisi le risotto à la roquette et au jambon cru et je me suis régalée ! Et en dessert, je n’ai pas résisté au moelleux au chocolat, servi tiède avec un peu de chantilly…

moelleux_maison-droleEt je n’en ai pas laissé une miette presque !

Je vous redonne l’adresse (au cas où)…

La Maison Drôle
2 rue Jouxt Aigues, Toulouse
Tél : 09 51 81 24 62

Un week-end qui s’annonce bien…

Bonne journée !

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Une légende russe – Elisabeth Barillé

19 décembre 201226 janvier 2013

Depuis toute petite, je suis fascinée par la Russie, sans bien savoir pourquoi. Peut être parce qu’un de mes grands pères, que j’ai malheureusement peu connu, y a vécu, je ne sais pas. Toujours est-il que je me rappelle avoir lu une quantité astronomique de livres dont les auteurs avaient un nom à consonance russe ou qui parlaient de ce pays.

Et puis les années ont passé, d’autres pays ou contrées ont pris le relai et la Russie est un peu passée au second plan, je suis partie un peu plus à l’est encore, un peu plus profondément en Asie.

Mais quand quelque chose ou quelqu’un nous passionne, il en faut souvent peu pour que cela nous revienne en mémoire. Dans mon cas, c’est un article dans un magazine qui m’a donné envie de lire ce livre…

legende-russeCe livre, c’est l’histoire de la quête d’Elisabeth Barillé pour en savoir plus sur son grand-père et aussi sur Lou Andréas-Salomé. C’est ainsi que l’auteure parcourt la Russie pendant plusieurs semaine. Son voyage l’emmène d’abord à Saint-Pétersbourg, Moscou, puis elle fait une croisière sur la Volga et enfin visite Koursk.

Beaucoup de passages de ce livre m’ont parlé, m’ont intéressée ou émue. Les réflexions de l’auteure sur le voyage, le souvenir ou bien la vie sont passionnantes (p25):

Résister contre pour exister. Simone Weil me bouleverse, Simone de Beauvoir m’en impose, Colette Peignot me trouble. Lou Andréas-Salomé m’encourage à lâcher la peur. Que m’apprend Ma vie quand s’ouvre la mienne ? Que vivre est une chance offerte à chacun, une fois, une fois seulement, une occasion unique qu’il s’agit d’investir, avec audace, jusqu’à l’aveuglement s’il le faut. Perdre l’habitude de la demi-mesure, pour vivre résolument, dans la totalité, la plénitude et la beauté. Au diable, l’abnégation, la modestie, la sagesse ! Une vie ne vaut que dans la mesure où on la risque. Oser être soi-même, persévérer dans son être, suivre cette boussole intérieure où s’allient conscience et confiance.

Après avoir lu ce livre, j’ai envie de crapahuter en Russie, de me perdre dans ces rues où tout m’est inconnu, d’essayer de voir ce que mon grand-père a peut être vu, de me reconnecter avec mon vrai moi, d’enfin vivre rien que pour moi et pas pour faire plaisir aux autres…

Un bien chouette livre, avec du rythme, une vraie réflexion, plein de choses que je ne connaissais pas et que j’ai envie de découvrir. Si vous avec envie d’un petit périple en Russie, une introspection ou d’une réflexion sur la vie, vous pouvez vous plonger dans ce bouquin, dépaysement garanti !

Bonne lecture et bonne journée !

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Avancer – Maria Pourchet

4 décembre 20122 décembre 2012

Avancer est le premier roman de Maria Pourchet. Je ne sais plus bien où j’ai trouvé l’article qui a été découpé et positionné gentiment dans le cahier d’inspiration (le Elle peut être ?), toujours est-il que ce livre a fait un petit passage chez moi, non sans l’avoir cherché dans les méandres de la médiathèque (un jour, je vous raconterai à quel point j’ai un sens de l’orientation capricieux, dont l’apogée se manifeste vraisemblablement dans les lieux de culture tels que les musées ou bibliothèque).

Le roman raconte une petite tranche de vie dont le personnage central (et narrateur) est Victoria, une jeune femme au chômage qui vit avec un sociologue divorcé (bien entendu dans le livre ça parle de Pierre Bourdieu, et bien entendu j’ai pensé à Anaïk) qui s’occupe de ses enfants (le Petit et sa sœur) une semaine par mois. Jusque là, rien de bien transcendant me direz-vous.

Certes. Tout le monde est à sa place, jusqu’à ce que l’équilibre change quelque peu (euphémisme).

Les personnages sont très caricaturaux (Victoria, dans le genre maladroite réfléchie, elle est quand même gratinée par exemple) (et le Petit est délicieux), les rebondissements assez nombreux (mais on ne s’y perd pas) et surtout, surtout, le style est très drôle, enfin personnellement il m’a fait beaucoup rire.

Avancer - Maria Pourchet

Pour illustrer un peu la chose, le passage sur l’appareil à raclette qui m’a beaucoup (mais alors beaucoup) fait rire (dans mon bain, j’en ai mis partout, c’était charmant) (oui, je lis dans mon bain), à la page 207:

Ce qui fut le dressing de Victoria l’est toujours. La non-pièce n’est habitée par personne, hormis l’appareil à raclette qui a des excuses : à l’instar de la sœur du Petit, il n’a jamais eu de place à lui. L’appareil à raclette est toujours un cadeau de famille, de laquelle on a déjà dit l’essentiel, mais qui est pire à Noël. L’appareil à raclette ne sert à rien en milieu urbain parce qu’on n’a pas idée. Toutefois Victoria aimait le regarder de temps à autre, il lui rappelait que la famille, ce n’était pas la peine de téléphoner.

Au début du livre, je me demandais bien pourquoi je l’avais pris (à cause de l’article découpé) mais au fur et à mesure de la lecture, finalement, c’est un bon roman, qui se lit bien, qui divertit. Cela ne vrille pas les neurones, on sourit, on rit, on se demande ce que les personnages (enfin l’auteure surtout) vont bien pouvoir inventer, il n’y a pas d’accroc ni de longueurs, le style est assez marqué, j’aime bien.

Un bon premier roman quoi, une bonne surprise / découverte. Vous connaissez ?

Bonne lecture et bonne journée !

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Bonjour ! Je suis Mnêmosunê, croqueuse de chocolat noir, lectrice invétérée, créatrice curieuse et artiste dans l'âme. Depuis 2021, j'ai deux minettes noires adorables, deux sœurs, Orphée et Cassiopée. Sur ce blog je partage mes expérimentations et états d'âme : on en parle ensemble ? ♥

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