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Tag Archives: roman

Son odeur après la pluie – Cédric Sapin-Defour

21 mars 202620 mars 2026

J’ai acheté ce roman, pleine d’attentes et d’espoirs, suite à plusieurs articles très enthousiastes dans la presse et posts plein d’éloges sur X.

Je l’ai mis dans mon calendrier de l’avent en 2024, j’étais impatiente de le lire : j’avais eu déjà deux chiens et un chat dans ma vie, j’étais sure de m’y retrouver.

Première de couverture du livre "Son odeur après la pluie' de Cédric Sapin-Defour, aux éditions Stock. La couverture est noire et la police de caractère bleue. Il y a un ruban en papier avec la photo en noir et blanc d'un chien de la race bouvier bernois. Il est écit "préface de Jean-Paul Dubois".

Je l’ai mis de côté en 2025, j’avais déjà des livres qui attendaient depuis longtemps, alors je ne l’ai ouvert qu’en janvier 2026.

Et là patatras : j’arrive pas à rentrer dans l’histoire.

Pourtant l’histoire est assez simple et universelle : l’auteur raconte dans le roman ses 13 années de vie commune avec son chien Ubac, un bouvier bernois avec un caractère bien à lui.

On découvre avec Cédric les chiots de l’élevage, leur vie à deux puis en famille, leurs balades, les visites chez le vétérinaire, les habitudes, le caractère de chacun.

Quatrième de couverture du livre. Elle est noire et il y est écrit, en bleu : "C'est une histoire d'amour, de vie et de mort entre un homme et son chien. Un bouvier bernois, Ubac, qui, en même temps qu'il grandit, prend une place toujours plus centrale dans les jours du narrateur. Certaines pages, UBac pue le chien, les suivante, on oublie qu'il en est un, et l'on observe ces deux êtres s'aimant tout simplement. Un amour mystérieux qui, se passant de mots, nous tient en haleine. Une vie intense, inquiète et rieuse où tout va plus vite et qu'il s'agit de retenir. Et la mort dont on ne voudrait pas mais qui donne à l'existence toute sa substance. 
Reste ce fichu manque. Ces griffes que l'on croit entendre sur le plancher et cette odeur, malgré la pluie, à jamais disparue.
Nul besoin d'être converti pour partager ces treize années d'une vie commune. Cette histoire est universelle.

C’est à la fois du quotidien, du rituel et en même temps de l’exceptionnel, du spécifique… Mais j’accroche pas.

Le style de l’auteur, à la fois ampoulé et légèrement vaniteux, gâche tout à mes yeux : j’aurais aimé une écriture plus simple, plus pragmatique, plus brute.

Les vétérinaires sont des êtres supérieurs. Je ne le dis pas, flagorneur, pour que le sort nous cajole, tout est trop tard. C’est une simple réalité.
Ils opèrent un ligament croisé à 8 heures, une tumeur intestinale à neuf, aident à une mise bas à dix, détectent un insondable parasite à onze, soignent un glaucome à douze et sauvent entre-temps un écrasé, les pattes à angle droit, hurlant et gouttant de sang. L’après-midi sera semblable en ce qu’elle ne ressemblera en rien au matin et demain encore. Ils sont spécialistes de tout, font chacun ce qu’une cohorte de dix médecins peinerait à honorer, au milieu de patients infoutus de dire où ils ont mal. Ils baladent leurs compétences scintillantes au travers d’un joli désordre qui miaule, aboie, pue, chante, crie et jamais ne remercie. Le soir, ils saluent leurs aides vétérinaires, montent dans leur voiture qui n’est pas grosse, qui n’est pas noire et qui n’a pas sa place réservée au professeur trucmuche et ils rentrent chez eux le plus à la campagne possible. Demain, leurs patients muets seront à nouveau là, alors il faudra remettre sur le métier cette curiosité humble et diverse, ce qui ressemble à l’intelligence même.

La fin du roman est plus accessible, c’est trop tard et bien dommage, parce que je crois que même si elle est banale cette relation, elle est aussi singulière et elle aurait pu (du ?) être mieux mise en valeur.

Cette première lecture de l’année me laisse un sentiment d’inachevé, à suivre pour les prochaines !

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Rosa Candida – Auður Ava Ólafsdóttir

8 octobre 2025

Préambule

J’ai acheté ce bouquin alors que j’ai une liste de livres que j’aimerais lire absolument gargantuesque et qu’il n’apparaît pas dedans.

Le titre m’a intéressé, la couverture colorée est jolie. Et puis je connaissais déjà l’autrice et j’avais aimé le précédent livre d’elle que j’avais lu.

J’étais dans ma librairie de quartier favorite, pourquoi ne pas se laisser tenter ?

Photo du livre Rosa Candida de Auður Ava Ólafsdóttir. La couverture est vert foncé avec des cercles de couleur orange, vert pomme, gris clair et gris foncé. Il y a un bandeau rouge qui dit "Rosa Candida plus de 350 000 lecteurs déjà conquis".

L’histoire

C’est l’histoire du jeune Arnljótur, que son père surnomme affectueusement Lobbi, que l’on suit au fil des pages.

Il a 22 ans et une passion pour les plantes, comme sa défunte mère, et les roses en particulier.

Alors il quitte la maison familiale, laissant derrière lui son père octogénaire et son frère jumeau handicapé, pour aller travailler dans une ancienne roseraie qui jouxte un monastère.

Le roman raconte son voyage, les premiers jours de Lobbi à la roseraie, mais aussi sa vie dans la maison familiale, la relation avec sa famille, sa passion pour les fleurs, Anna et sa petite fille, et tant d’autres sujets qui font la vie d’un jeune de 22 ans.

Le roman est raconté du point de vue d’Arnljótur.

Photo de la quatrième de couverture du livre. On peut y lire le texte suivant : "En route pour une ancienne roseraie du continent, avec dans ses bagages deux ou trois boutures de Rosa Candida, Arnljótur part sans le savoir à la rencontre d'Anna et sa petite fille, là-bas, dans un autre éden, oublié du monde et gardé par un moine cinéphile."
Il y a aussi deux critiques de journaux : "Un humour baroque et léger irradie tout au long de cette histoire où rien décidément ne se passe comme il faut, ni comme on s'y attend." par Anne Crignon, du journal l'Obs.
"Tant de délicatesse à chaque page confine au miracle de cette Rosa Candida, qu'on effeuille croyant rêver, mais non. Ce livre existe Auður Ava Ólafsdóttir l'a écrit et il faut le lire. " par Valérie Marin La Meslée du journal Le Point.

Mon avis

Ce roman est une jolie et douce tranche de vie.

Au début j’étais décontenancée de ne pas avoir de nom de pays ou de ville auquel me raccrocher, pour mieux me situer et mieux imaginer le cadre de vie d’Arnljótur.

Mais en fait cela n’a aucune importance.

Au fil des chapitres, on apprends à découvrir le jeune Lobbi, la relation qu’il entretenait avec son cercle familial, celle qu’il entretien aujourd’hui. On apprend sa passion pour les fleurs, les roses, en particulier la rose à huit pétale, Rosa Candida, qui est centrale au roman, un vrai fil conducteur, une ancre délicate à chaque page ou presque. Le périple vers la roseraie, au départ aux motivations un peu brumeuses, se révèle au fil de l’histoire, des souvenirs du protagoniste principal, de ses pensées.

Il y a des moments cocasses, certaines avec plus de sentiments et d’émotion(s), mais le résultat est léger, comme un pétale de rose qui volète au gré du vent.

Conclusion

Rosa Candida est un super roman pour qui a envie de légèreté un peu candide et maladroite. Points bonus pour les amateurices de voyages et de plantes / fleurs.

Une lecture qui fait du bien, et ça, on aime !

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Les débuts du juge Ti – Robert Van Gulik

26 juin 20223 juillet 2022

En préambule, un petit peu de contexte sur ce livre et comment il est arrivé entre mes mains. C’est un de mes collègues, fervent lecteur de Robert Van Gulik, qui me l’a offert parce qu’il pensait qu’il me plairait vu ma « passion » pour la littérature asiatique.

Le livre

Couverture Les débuts du juge Ti de Robert Van Gulik

Le livre recueille de manière chronologique les affaires qu’a eu a résoudre le juge Ti en début de carrière. Ainsi, on retrouve six histoires :

  • Traffic d’or sous les T’ang (roman)
  • Cinq nuages de félicité (nouvelle)
  • Une affaire de ruban rouge (nouvelle)
  • Le passager de la pluie (nouvelle)
  • Le paravent de laque (roman)
  • Meurtre sur un bateau de fleurs (roman)

A noter que, contrairement au système judiciaire que l’on connaît, le juge s’occupe de toute l’enquête et aussi du jugement des affaires, ce qui permet d’avoir une vue complète de ce qu’il se passe depuis le moment où l’affaire est portée à la connaissance du magistrat jusqu’à sa résolution et à la condamnation des fauteurs de troubles.

Et enfin, pour finir de situer un petit peu les histoires et la spécificité du récit, chaque roman et nouvelle du recueil se déroule en Chine, à l’époque de la dynastie T’ang et est écrite de manière traditionnelle pour les récits de l’époque. Sans rentrer dans des détails que je ne maîtrise pas bien, chaque histoire commence par une introduction des protagonistes avec une mise en situation (un peu comme au début des pièces de théâtre).

Mon avis

Quatrième de couverture du livre Les débuts du juge Ti de Robert Van Gulik

En toute honnêteté, je suis un peu partagée pour ce recueil.

J’ai eu un peu du mal à m’habituer au format traditionnel de présenter les histoires et au rythme très lent pour un roman policier (sauf, de façon mécanique, pour les nouvelles qui sont plus courtes).

Pour autant, les enquêtes sont plaisantes et les descriptions agréables. Les personnages, même ceux d’arrière plan, sont très bien décrits, ils sont fouillés et ont une belle consistance.

Malgré tout, je n’étais pas impatiente de retrouver le juge Ti et de poursuivre les récits de Robert Van Gulik, sauf pour les nouvelles auxquelles j’ai bien accroché.

Peut être que lire le recueil sans pause entre chaque enquête n’était pas une bonne idée ?

Au final, c’est une lecture agréable, mais pas transcendante à mes yeux, voire même avec un arrière goût de déception : peut être avais-je trop d’attentes ?

En résumé

Un recueil qui plaira aux amateurs de Chine antique, de rythmes lents , d’enquêtes à tiroirs et de longues descriptions !

Avez-vous un roman policier à conseiller ?

Bonne journée !

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Kilomètre zéro – Maud Ankaoua

28 mars 202226 mai 2022

Le livre

Maëlle, célibataire de 35 ans, est une workaholic et businesswoman accomplie, à courir de rends-vous en réunions d’équipe, ce qui lui laisse peu de temps pour autre chose. A la demande de sa meilleure amie, Romane, elle part faire un trek au Népal. L’objectif ? Ramener les résultats d’études scientifiques qui pourraient aider Romane à guérir du cancer contre lequel elle se bat.

Le voyage dans les montagnes est jalonné d’étapes, comme autant de paliers dans la prise de conscience de Maëlle, la déconstruction de schémas de pensée nocifs, la (re)connexion à soi et à ses valeurs et dans la construction de nouvelles habitudes et façons d’appréhender le monde.

Kilomètre zéro couverture

Mon avis

Dans Kilomètre zéro, Maud Ankaoua n’est pas très subtile dans le récit, on voit directement les (grosses) ficelles et pourtant : 1) il est agréable à lire (les descriptions des paysages font vraiment rêver et donnent envie d’aller au Népal !) et 2) on a envie de savoir ce qu’il va se passer à la prochaine étape.

Comme pour beaucoup de livres de type « roman initiatique », tous les enseignements / techniques / exercices ne « parlent » pas forcément au lecteur, toutefois pour cette première lecture (car oui, je pense le relire), je retiens deux exercices : 1) celui des cailloux et 2) celui sur l’observation des pensées et du flux d’amour sur 24h.

Je regrette beaucoup la quantité de clichés qui jalonnent le récit (est-ce qu’on peut, une bonne fois pour toutes, arrêter à chaque fois qu’un homme et une femme font l’amour pour la première fois dans un roman de parler d’osmose et de jouissance simultanée ?) et que les personnages ne soient pas plus approfondis (on en sait finalement très peu sur les protagonistes du roman) pour autant c’est une lecture plaisante.

Par contre, je m’interroge sur le parallèle entre le trek et le cheminement personnel : est-ce que cela ne risque pas, sans que cela soit voulu, de mettre de coté un pan du lectorat ? Je comprends la métaphore filée (voyage, dépassement de soi, perte et création de repères…) pour autant je me demande si elle n’aurait pas un effet contre productif sur certains lecteurs, en situation de handicap ou de maladie longue et éprouvante par exemple, et qui ne seraient pas en capacité de faire un tel trek et qui pourraient inconsciemment en déduire que cela serait la même chose pour le cheminement introspectif qui lui est associé dans le livre.

Bien entendu, ma réflexion n’est pertinente que si on part du principe que l’objectif des romans initiatiques est d’insuffler un impulsion de changement chez le lecteur !

Kilomètre zéro quatrième couverture

En résumé

Kilomètre zéro de Maud Ankaoua est une lecture agréable, intéressante mais malheureusement sans plus d’éclat à mes yeux. C’est particulièrement dommage parce que l’auteure a du potentiel et qu’il ne manquait pas grand chose pour que le roman soit très bon : des personnages plus fouillés et moins stéréotypés, des transitions plus fluides.

Je pense que c’est un bon premier roman initiatique pour celles et ceux qui souhaiteraient mettre le pied à l’étrier et qui aiment les récits de voyages / treks.

Si vous aimez ce genre de lecture, voici quelques autres romans initiatiques pour lesquels j’ai fait une revue et qui pourraient vous intéresser :

  • Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une – Raphaëlle Giordano
  • Aleph – Paulo Coelho
  • Le moine qui vendit sa Ferrari – Robin S. Sharma
  • Les dieux voyagent toujours incognito – Laurent Gounelle

Quel est le roman initiatique que vous recommanderiez ?

Bonne journée !

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Le livre de Perle – Timothée De Fombelle

27 mars 201726 mai 2022

Ce livre-là, je m’en rappelle bien, c’était Cél qui en avait parlé dans un de ses articles. En lisant les quelques mots qu’elle écrivait dessus, je me souviens avoir pensé à ma copine Nanou, qui adore les fées, et avoir senti des petits pétillements à l’intérieur quand les mots aventure et poésie se sont retrouvés côte à côte.

Après quelques mois passés dans la liste de livre à lire, il a finalement rejoint mon kindle…

Le livre

Le livre de Perle, c’est l’histoire du narrateur, blessé par l’amour, qui court à en perdre haleine, qui fuit pour expier sa souffrance, son désespoir.

Le livre de Perle, c’est aussi l’histoire de Joshua Perle, qui commence finalement en 1936 dans une fabrique de guimauves, qui connaîtra la guerre et puis la quête. Il ne vient pas d’ici, ni de cette ville, ni de ce monde en réalité et c’est pour cela qu’il rassemble un trésor.

Le livre de Perle, c’est enfin l’histoire d’Ilian, prince de là-bas, amoureux d’Olia, une fée. La vie leur met des bâtons dans les roues pour qu’ils ne se retrouvent pas ou plus, ce qui est mal appréhender la tenacité de ces deux-là…

Mais finalement, quel est le lien entre ces trois histoires ?

Mon avis

Ces trois histoires qui se répondent et se mêlent sont de jolies histoires, à la fois douces et tranchantes, paisibles et essoufflées, joyeuses et tristes. Il y a ces trois hommes énigmatiques, à la recherche de quelque chose, de leur trésor, d’un apaisement, d’une réponse.

Ce sont des quêtes qui semblent un peu farfelues, peut être à la limite de la folie (ou bien est-ce la passion ?) et pourtant c’est une histoire emplie d’amour et de féerie.

J’aurais aimé un peu plus de détails sur cette féerie, celle de là bas, celle d’ici, celle d’avant et celle d’aujourd’hui, mais peut être que cela aurait alourdi le récit, allez savoir…

En résumé

C’est un roman pour les adolescents mais je crois qu’il pourrait plaire à beaucoup, pourvu que les mots poésie et aventure mis côte à côte vous fassent venir des petites bulles pétillantes d’enthousiasme.

Vous connaissez ? Qu’en pensez-vous ?

Bonne journée !

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1Q84 – Livre 3 – Haruki Murakami

17 mars 201712 mars 2017

[Vous avez raté les précédents articles sur 1Q84 ? C’est par ici : Revue du livre 1, Revue du livre 2]

2 heures, c’est le temps que je me suis laissée entre la fin de ma lecture du livre 2 et le début de celle du livre 3.

5 jours, c’est le temps qu’il m’a fallu pour lire les 600 et quelques pages du troisième (et dernier !) livre de 1Q84.

Dois-je réellement préciser que j’étais complètement captivée par l’histoire ?

Dans le livre 3 de 1Q84, le récit prend une troisième voix : il y a bien entendu celle d’Aomamé, celle de Tengo, auxquelles se rajoutent celle d’Ushikawa.

Dans ce livre 3, l’étau se resserre, la traque qui semblait encore lointaine se rapproche dangereusement, menaçant les deux protagonistes principaux.

Comment protéger son intégrité au sein d’1Q84 ? Qui est un allié et, surtout, qui ne l’est pas ?

Aomamé et Tengo prennent chacun des risques, animés par ce qui les unit…

Réussiront-ils à honorer leurs promesses ?

Ce dernier livre, c’est l’apothéose avec un mélange de dynamisme, de lenteur, de tensions, de vérités qui éclatent au grand jour. Il y a autant d’amour étrange que de barbarie inopinée, le tout encore teinté de mystère.

La fin m’a un peu surprise au début, je m’attendais à autre chose, mais en fait, elle est parfaite.

J’ai adoré lire ces trois livres, 1Q84 fait a présent partie de mes favoris. Pour preuve, j’ai tellement aimé renouer avec l’écriture de Murakami que je me suis empressée d’acheter son dernier ouvrage, un recueil de nouvelles cette fois-ci.

Je devrais revenir vous parler sous peu de l’écriture fantastique de l’auteur !

Et vous, avez-vous lu 1Q84 ? Qu’en avez-vous pensé ? Quel est l’ouvrage de Murakami que vous préférez ?

Bonne journée !

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1Q84 – Livre 2 – Haruki Murakami

10 mars 20175 mars 2017

C’est étonnant : d’habitude, quand un tome d’une série de livres me plait, j’attaque le suivant tout de suite, frénétiquement.

Et là non.

J’ai laissé 48 heures passer avant d’attaquer le livre 2 d’1Q84. Je voulais laisser le monde, l’ambiance du livre 1 s’imprégner en moi, digérer la magie, me laisser le temps de réfléchir à ce que j’envisageais de la suite.

Une fois que tout me semblait clair dans ma tête, j’ai entrepris de lire le livre 2…

Dans le livre 2 d’1Q84, le tonnerre gronde. Aomamé et Tengo savent tous deux ce qu’est 1Q84, en font partie, et quelque chose d’essentiel se trame.

Quelque chose qui va sceller leur destin à tous les deux.

Car maintenant, on connait ce qui les unit, on l’appréhende plus précisément, les contours du lien se font plus tangibles presque.

Il y a une quête de justice, une recherche de l’autre, une interrogation sur le sens qui se fait plus pressante.

Et les Little People n’ont pas tellement l’air de vouloir faciliter les choses…

A chaque fois que je me livre à l’exercice, je trouve qu’il n’est pas facile de parler d’un tome deux, de poser son intrigue sans révéler ce qu’il se passe dans le premier.

Mais je crois pouvoir dire sans hésiter que j’ai adoré le livre 2, peut être encore plus que le livre 1 : la magie se libère, les sentiments aussi, la mélancolie est encore plus présente, et les événements pèsent sur l’histoire, sur les personnages.

On sent qu’il y a un vrai tournant qui se joue ici, que les décisions, les actes, les promesses ont un poids.

L’histoire est intense sans être trop stressante, elle est prenante, stimulante.

Le caractère et les spécificités de chacun des protagonistes se révèlent et se précisent encore, pour mon plus grand plaisir.

J’ai adoré et le livre 3 n’a qu’à bien se préparer : j’ai hâte d’en découdre avec les mystères d’1Q84…

Vous connaissez ? Qu’en pensez-vous ?

Bonne journée !

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1Q84 – Livre 1 – Haruki Murakami

27 février 201726 février 2017

Depuis leur sortie, j’ai eu très envie de lire les trois tomes du roman 1Q84 d’Haruki Murakami : déjà parce que je suis née en 1984 (et j’avoue, quelque peu honteusement, que c’est sans doute la raison principale de mon attrait pour ce roman), ensuite parce que cela me rappelait 1984 de George Orwell (qui m’a beaucoup marquée) et enfin parce que j’aime bien le style et l’univers de Murakami, à la fois réaliste, magique et mélancolique.

Pourtant, je ne sais trop comment l’expliquer d’ailleurs, je ne les avais pas achetés, ils ne faisaient même pas partie de ma liste de livres à lire : ce roman se rappelait régulièrement à moi, sans que je l’achète pour autant.

Je l’ai finalement évoqué comme idée cadeau pour Noël, on me l’a offert (merci !), et maintenant que j’ai (presque) fini ma pile à lire dans le Kindle (il me reste Le Victomte de Bragelonne de Dumas et Le livre de Perle de Timothée de Fombelle) (vous noterez, je l’espère, à quel point je suis raisonnable dans la PAL), j’ai commencé à le lire.

1Q84, c’est l’histoire d’Aomamé. Aomamé est thérapeute et professeur d’arts martiaux. C’est une femme plutôt solitaire, forte de caractère, marquée par une enfance dans la secte des « témoins » . Aomamé a des idées bien tranchées, elle est méthodique : elle n’hésite pas quand elle a pris une décision. Ces traits de caractère lui sont d’ailleurs précieux pour une autre de ses activités : en effet, Aomamé est aussi un tueur à gages, qui élimine les hommes qui violentent et violent les femmes.

1Q84, c’est aussi l’histoire de Tengo. Tengo est un professeur de mathématiques enthousiaste et un grand amateur de livres. A vrai dire, il a écrit plusieurs manuscrits lui-même, mais aucun n’a été publié pour l’instant. Cet homme solitaire, dont l’enfance a été teintée par les dimanches passés avec son père à arpenter les rues de la ville pour collecter la taxe de la NHK, a aujourd’hui, en 1984, une vie bien calibrée. Pourtant, son quotidien va être quelque peu chamboulé lorsqu’il sera mandaté pour réécrire un livre prometteur pour le prix littéraire des jeunes auteurs.

Quels sont les liens qui lient Aomamé et Tengo ?
Qu’est-ce que 1Q84 ?
Et qui sont les mystérieux Little People ?

Je ne sais pas (encore), ce que réserve la suite, mais j’ai pris beaucoup de plaisir à retrouver le style de Murakami, cette ambiance grise, un peu pesante et à faire la connaissance de ces personnages très forts chacun à leur manière, torturés voire poursuivis par leur passé, et aussi un brin enfermés dans un mutisme mystérieux.

L’histoire et l’intrigue se construisent petit à petit, au gré des chapitres alternant entre les événements qui se passent dans la vie d’Aomamé et celle de Tengo. Le plus étonnant, c’est que parfois on ne sais pas trop si les deux personnages en sont au même moment dans l’année, si les événements sont synchronisés dans le temps ou pas, et malgré cette potentielle distorsion, ce premier livre a beaucoup de rythme, une intrigue certaine.

Bref, je suis conquise et j’ai d’ores et déjà attaqué le livre 2 : j’ai hâte de savoir ce qu’il se passe pour ces deux protagonistes !

Vous connaissez ? Qu’en pensez-vous ?

Bonne journée !

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Il y aura des premiers – Jean-François Mézil

13 février 201712 février 2017

Pour une fois, on va parler d’un livre qui ne faisait pas partie de ma liste de livres à lire. A vrai dire, c’est un pur hasard qui a amené Il y aura des premiers de Jean-François Mézil dans mes mains.

J’étais partie faire quelques courses, et je me suis rappelée que je n’avais plus de pages vides dans mon carnet de croquis, aussi suis-je allée à Cultura pour m’en acheter un autre (ainsi que de l’aquarelle parce que mon set arrive à sa fin). Et Jean-François Mézil dédicaçait ses livres, on a papoté un peu, ce monsieur est très sympathique, l’illustration de la couverture est vraiment jolie je trouve, et voilà, un livre de plus.

(Et si vous voulez tout savoir, en fait, le carnet que je cherchais n’y était pas, alors j’en ai pris un autre, et c’était pareil pour l’aquarelle !)

Il y aura des premiers, c’est l’histoire de Kalem.

Kalem a été un migrant ici, il a sué sang et eau pour un travail payé une misère, sans jamais réussir à être intégré à la population locale, malgré le temps qu’il a passé sur ces terres avec ce vent qui rend fou.

Et puis cet événement entre les migrants et la population locale, le glissement et les mutations politiques vers l’abîme du totalitarisme : il fallait montrer l’exemple, afficher des résultats.

Kalem est reparti.

Pourtant, aujourd’hui, vingt ans plus tard, il est de retour.

Il y aura des premiers, c’est une histoire de vengeance, une histoire d’amour, une histoire de dignité, une quête de sens, une quête de réponses. Et puis des rencontres aussi.

Les premières pages de ce roman m’ont un peu déconcertée : il fallait apprivoiser ce nouvel auteur, son style, sa manière d’écrire.

Et ce style, justement, est assez marqué : le rythme est très varié, et le langage mêle allègrement le patois et les jurons avec du vocabulaire et des structures grammaticales plus recherchées. C’est peut être un effet pour représenter le clivage qui existe dans l’histoire entre les migrants et les locaux, mais j’avoue que cela demande un peu d’adaptation, sans toutefois être gênant (on s’y habitue assez vite, c’est même assez stimulant comme écriture à vrai dire).

J’ai aussi été marquée par le narratif au début du roman, qui semble à plusieurs voix : soit le narrateur du livre est schizophrène, soit il y en a plusieurs, mais parfois cela été un peu difficile à suivre. Je tiens quand même à préciser que j’ai ressenti cela pour le premier, voire le deuxième chapitre, mais pas pour la suite.

J’avais quelques appréhensions quant à l’histoire, notamment le côté politique, mais en fait non, l’environnement appuie l’histoire et assoit la quête de Kalem sans en prendre le dessus.

Je suis un peu partagée sur le dénouement, que j’ai trouvé un peu abrupt au départ, c’était presque frustrant, mais finalement je lui trouve du charme, je trouve que cela correspond bien au protagoniste principal, à son histoire.

En résumé, j’ai bien aimé ce roman : c’est dynamique, l’histoire tient bien la route, c’est assez différent de ce que j’ai l’habitude de lire et c’est rafraîchissant. Je vous le conseille !

Vous connaissez ? Qu’en pensez-vous ?

Bonne journée !

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Mes lectures favorites de 2016

4 janvier 20171 janvier 2017

Avant de reprendre un rythme plus standard sur le blog, j’aimerais encore prendre un peu de temps pour revenir sur ce qu’il s’est passé de chouette en 2016.

2016 est une année où j’ai beaucoup lu : pas moins de 33 livres sont passés dans mes mains, sans compter les relectures (The Desire Map, Making art a practice notamment).

Plus de la moitié d’entre eux ont été vraiment beaucoup appréciés, c’est l’objet de cette liste, qui vous donnera peut être envie d’en découvrir certains.

Je ne vais pas revenir en détail sur l’histoire ou sur pourquoi je les ai aimés, à la place je mettrai les liens vers les articles correspondants pour que vous puissiez lire ce qui vous intéresse. J’ai essayé de les classer, mais comme tout classement c’est un peu arbitraire, pardonnez-moi…

Les classiques

Ils occupent plus d’un tiers de mes lectures de l’année. Amis des romans d’aventure, de cape et d’épée ou des intrigues sentimentales, cette section est pour vous !

  • Les Trois Mousquetaires – Dumas
  • Le comte de Monte-Cristo – Dumas
  • Vingt ans après – Dumas
  • Pride and Prejudice – Austen

Le développement personnel

Un condensé de réflexions personnelles, un récit initiatique bien tourné et un éloge à la créativité et à sa magie, quoi de mieux pour commencer l’année ?

  • Trois amis en quête de sagesse – Ricard, Jollien, André
  • Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une – Giordano
  • Big Magic – Gilbert

L’épopée fantastique

Si vous n’avez pas encore compris que j’attends la suite de cette saga avec impatience, c’est soit que vous venez d’arriver ici (bienvenue), soit que vous avez soigneusement sélectionné les articles que vous lisez pour passer à côté de l’information…

  • Les Fiancés de l’Hiver – Dabos
  • Les Disparus du Clairdelune – Dabos

Les émotions

Un petit peu d’amour, beaucoup de rire, de la tendresse, une GROSSE flopée de choses qui font des zigouigouis et qui mouillent les yeux, et enfin un condensé de joies et de souvenirs colorés.

  • Chanson française – Létourneau
  • La fractale des raviolis – Raufast
  • La grand-mère de Jade – Deghelt
  • Je suis là – Avit
  • Coquelicot – Sylvestre

Et vous, quel est votre bilan de lecture de l’année dernière ? Quels sont vos livres favoris ?

Bonne journée !

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Bienvenue !

Bonjour ! Je suis Mnêmosunê, croqueuse de chocolat noir, lectrice invétérée, créatrice curieuse et artiste dans l'âme. Depuis 2021, j'ai deux minettes noires adorables, deux sœurs, Orphée et Cassiopée. Sur ce blog je partage mes expérimentations et états d'âme : on en parle ensemble ? ♥

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