Kilomètre zéro – Maud Ankaoua

L’histoire

Maëlle, célibataire de 35 ans, est une workaholic et businesswoman accomplie, à courir de rends-vous en réunions d’équipe, ce qui lui laisse peu de temps pour autre chose. A la demande de sa meilleure amie, Romane, elle part faire un trek au Népal. L’objectif ? Ramener les résultats d’études scientifiques qui pourraient aider Romane à guérir du cancer contre lequel elle se bat.

Le voyage dans les montagnes est jalonné d’étapes, comme autant de paliers dans la prise de conscience de Maëlle, la déconstruction de schémas de pensée nocifs, la (re)connexion à soi et à ses valeurs et dans la construction de nouvelles habitudes et façons d’appréhender le monde.

Kilomètre zéro couverture

Mon avis

Dans Kilomètre zéro, Maud Ankaoua n’est pas très subtile dans le récit, on voit directement les (grosses) ficelles et pourtant : 1) il est agréable à lire (les descriptions des paysages font vraiment rêver et donnent envie d’aller au Népal !) et 2) on a envie de savoir ce qu’il va se passer à la prochaine étape.

Comme pour beaucoup de livres de type « roman initiatique », tous les enseignements / techniques / exercices ne « parlent » pas forcément au lecteur, toutefois pour cette première lecture (car oui, je pense le relire), je retiens deux exercices : 1) celui des cailloux et 2) celui sur l’observation des pensées et du flux d’amour sur 24h.

Je regrette beaucoup la quantité de clichés qui jalonnent le récit (est-ce qu’on peut, une bonne fois pour toutes, arrêter à chaque fois qu’un homme et une femme font l’amour pour la première fois dans un roman de parler d’osmose et de jouissance simultanée ?) et que les personnages ne soient pas plus approfondis (on en sait finalement très peu sur les protagonistes du roman) pour autant c’est une lecture plaisante.

Par contre, je m’interroge sur le parallèle entre le trek et le cheminement personnel : est-ce que cela ne risque pas, sans que cela soit voulu, de mettre de coté un pan du lectorat ? Je comprends la métaphore filée (voyage, dépassement de soi, perte et création de repères…) pour autant je me demande si elle n’aurait pas un effet contre productif sur certains lecteurs, en situation de handicap ou de maladie longue et éprouvante par exemple, et qui ne seraient pas en capacité de faire un tel trek et qui pourraient inconsciemment en déduire que cela serait la même chose pour le cheminement introspectif qui lui est associé dans le livre.

Bien entendu, ma réflexion n’est pertinente que si on part du principe que l’objectif des romans initiatiques est d’insuffler un impulsion de changement chez le lecteur !

Kilomètre zéro quatrième couverture

En résumé

Kilomètre zéro de Maud Ankaoua est une lecture agréable, intéressante mais malheureusement sans plus d’éclat à mes yeux. C’est particulièrement dommage parce que l’auteure a du potentiel et qu’il ne manquait pas grand chose pour que le roman soit très bon : des personnages plus fouillés et moins stéréotypés, des transitions plus fluides.

Je pense que c’est un bon premier roman initiatique pour celles et ceux qui souhaiteraient mettre le pied à l’étrier et qui aiment les récits de voyages / treks.

Si vous aimez ce genre de lecture, voici quelques autres romans initiatiques pour lesquels j’ai fait une revue et qui pourraient vous intéresser :

Quel est le roman initiatique que vous recommanderiez ?

Bonne journée !

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