Mnêmosunê

Les petits riens forgent de belles existences…

Aimer la pluie, aimer la vie – Dominique Loreau

4ème de couverture :

Dominique Loreau a une véritable fascination pour la pluie. Aussi pendant quelque dix années, elle a répertorié textes littéraires, poèmes, haïkus et musiques qui ont accompagné les différentes pluies qu’elles a aimées à travers le monde. Avec Aimer la pluie, aimer la vie, elle se propose de vous faire partager ces moments fugaces et intenses qui ont enrichi sa vie.

Grâce à ce livre, vous allez apprendre comment la pluie peut changer votre perception du monde et vous ouvrir à un univers infini de sensations.

Aimer la vieCe livre n’est ni un roman, ni un essai, ni un livre de développement personnel à proprement parler je trouve. C’est un réceptacle de références et de réflexions sur la plue que Dominique Loreau nous propose.

C’est un livre savoureux, tellement poétique et beau ! Déjà, parce que les références que propose l’auteure sont fabuleuses… Par exemple, cet haïku de Takahashi Awajijo (page 64) :

Ondées brusques
Et presque à la fin
Ton parapluie à ma rencontre.

Ensuite, son analyse des instants pluvieux est abordable, sensée, profonde et argumentée. Et puis, tout simplement, j’aime la sensibilité de son écriture (page 135) :

C’est seulement lorsque le temps s’arrête que nous pouvons accéder à un état de pure intensité. Les Japonais ont un terme pour cela : Mujo.

Mujo c’est prendre conscience que tout est instable et rien n’est constant. Tout est transitoire, mais c’est justement ce côté éphémère des choses qui fait le charme de l’existence. Que serait la mer sans les vagues, une montagne sans brumes, une personne sans défauts ? C’est toute cette beauté flottante avec ses flux et ses reflux qui font que nous sommes semblables à la pluie. […]

Ce n’est pas un livre révolutionnaire, mais c’est un livre qui m’a fait du bien, qui m’a permis de relativiser certaines choses. Sa douceur et sa sensibilité m’ont beaucoup émue, et je ne regarde plus vraiment la pluie comme avant. Maintenant, je l’apprécie, je la regarde, je l’écoute, je la sens, je m’émerveille de son contact. Je me suis sans doute ouverte à quelque chose… Et, au final, 180 pages c’était un peu court, j’aurais bien vogué sur la poésie de la pluie encore quelques temps…

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8 Comments

  1. Hé bien je l’ajoute à ma wishlist d’amazon.
    Merci pour ce partage joli & délicat. :-)

  2. J’aime énormément ce type de plume : légère et sensible… Je l’ajoute sur mon petit carnet de livre à lire très prochainement,
    Bonne journée
    Curcuma.

  3. Ah ! Merci Mnê ! Moi ça me réconcilie avec Dominique Loreau qui començait à se fourvoyer, sur le plan de la publication de livres à tort et à travers… alors qu’elle prône la simplicité.

    Quant à la pluie, j’aime depuis toujours car j’ai grandi au Moyen-Orient, dans un pays désertique, où l’eau de pluie est tout simplement un… trésor.

    BM

    • Ah où as-tu grandi, si ce n’est pas indiscret ?
      Moi j’aime beaucoup ses livres, ils m’inspirent beaucoup (même si je ne garde pas tout, beaucoup de choses me plaisent et m’invitent à réfléchir…).
      Bonne journée !

  4. Hihi, je l’ai mis en rayon today et j’ai pensé à toi… >> « J’ai une copine qui. »
    ^_^

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