Son odeur après la pluie – Cédric Sapin-Defour

J’ai acheté ce roman, pleine d’attentes et d’espoirs, suite à plusieurs articles très enthousiastes dans la presse et posts plein d’éloges sur X.

Je l’ai mis dans mon calendrier de l’avent en 2024, j’étais impatiente de le lire : j’avais eu déjà deux chiens et un chat dans ma vie, j’étais sure de m’y retrouver.

Première de couverture du livre "Son odeur après la pluie' de Cédric Sapin-Defour, aux éditions Stock. La couverture est noire et la police de caractère bleue. Il y a un ruban en papier avec la photo en noir et blanc d'un chien de la race bouvier bernois. Il est écit "préface de Jean-Paul Dubois".

Je l’ai mis de côté en 2025, j’avais déjà des livres qui attendaient depuis longtemps, alors je ne l’ai ouvert qu’en janvier 2026.

Et là patatras : j’arrive pas à rentrer dans l’histoire.

Pourtant l’histoire est assez simple et universelle : l’auteur raconte dans le roman ses 13 années de vie commune avec son chien Ubac, un bouvier bernois avec un caractère bien à lui.

On découvre avec Cédric les chiots de l’élevage, leur vie à deux puis en famille, leurs balades, les visites chez le vétérinaire, les habitudes, le caractère de chacun.

Quatrième de couverture du livre. Elle est noire et il y est écrit, en bleu : "C'est une histoire d'amour, de vie et de mort entre un homme et son chien. Un bouvier bernois, Ubac, qui, en même temps qu'il grandit, prend une place toujours plus centrale dans les jours du narrateur. Certaines pages, UBac pue le chien, les suivante, on oublie qu'il en est un, et l'on observe ces deux êtres s'aimant tout simplement. Un amour mystérieux qui, se passant de mots, nous tient en haleine. Une vie intense, inquiète et rieuse où tout va plus vite et qu'il s'agit de retenir. Et la mort dont on ne voudrait pas mais qui donne à l'existence toute sa substance. 
Reste ce fichu manque. Ces griffes que l'on croit entendre sur le plancher et cette odeur, malgré la pluie, à jamais disparue.
Nul besoin d'être converti pour partager ces treize années d'une vie commune. Cette histoire est universelle.

C’est à la fois du quotidien, du rituel et en même temps de l’exceptionnel, du spécifique… Mais j’accroche pas.

Le style de l’auteur, à la fois ampoulé et légèrement vaniteux, gâche tout à mes yeux : j’aurais aimé une écriture plus simple, plus pragmatique, plus brute.

Les vétérinaires sont des êtres supérieurs. Je ne le dis pas, flagorneur, pour que le sort nous cajole, tout est trop tard. C’est une simple réalité.
Ils opèrent un ligament croisé à 8 heures, une tumeur intestinale à neuf, aident à une mise bas à dix, détectent un insondable parasite à onze, soignent un glaucome à douze et sauvent entre-temps un écrasé, les pattes à angle droit, hurlant et gouttant de sang. L’après-midi sera semblable en ce qu’elle ne ressemblera en rien au matin et demain encore. Ils sont spécialistes de tout, font chacun ce qu’une cohorte de dix médecins peinerait à honorer, au milieu de patients infoutus de dire où ils ont mal. Ils baladent leurs compétences scintillantes au travers d’un joli désordre qui miaule, aboie, pue, chante, crie et jamais ne remercie. Le soir, ils saluent leurs aides vétérinaires, montent dans leur voiture qui n’est pas grosse, qui n’est pas noire et qui n’a pas sa place réservée au professeur trucmuche et ils rentrent chez eux le plus à la campagne possible. Demain, leurs patients muets seront à nouveau là, alors il faudra remettre sur le métier cette curiosité humble et diverse, ce qui ressemble à l’intelligence même.

La fin du roman est plus accessible, c’est trop tard et bien dommage, parce que je crois que même si elle est banale cette relation, elle est aussi singulière et elle aurait pu (du ?) être mieux mise en valeur.

Cette première lecture de l’année me laisse un sentiment d’inachevé, à suivre pour les prochaines !

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