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Author: Mnêmosunê

Jolis souvenirs – Sid

27 avril 202620 avril 2026

Si mes souvenirs sont bons, je me suis achetée la BD Jolis souvenirs de Sid (aux éditions Exemplaire) dans le cadre de la campagne de financement de la BD Des gens qui regardent des gens (toujours de Sid). Il y avait un bundle, que j’ai pris.

Ou alors c’était pas du tout ça, j’ai pris le bundle et après j’ai rajouté la BD Jolis souvenirs parce que j’aime bien avoir le maximum d’œuvres pour un.e même auteurice.

Photo de la BD intitulée Jolis souvenirs de Sid. On y voir un petit personnage dans une rue, la nuit, avec des bâtiments incendiés.

Ce qui était quand même assez surprenant de ma part, parce que je ne « connais » Sid que via ses posts sur BlueSky, donc autant dire que je ne connaissais pas grand chose d’ellui et je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre d’autre que ce que je pouvais imaginer avec le titre.

Dans Jolis souvenirs, Sid illustre 40 histoires ou souvenirs, sous forme de BD plus ou moins longues. On retrouve le style de Sid, ce dessin dynamique, franc, libre et expressif, que j’aime bien.

Je sais pas si j’ai raté quelque chose avec le titre, s’il y avait du second degré ou quoi, mais j’ai pas trouvé que toutes les histoires qui soient présentées soient des « jolis souvenirs », du moins pas dans le sens classique de l’adjectif « joli » (« très agréable à voir » dixit Le Robert). Je suis donc un peu décontenancée par certains souvenirs présentés.

Autre chose, je me suis rendue compte (et ça franchement l’auteurice n’y peut absolument rien) que je suis très gênée par les représentations graphiques de l’intimité (personnes qui s’embrassent, nudité, etc.). Ces aspects ne représentent qu’une fraction de la BD, donc c’était pas un gros malaise pour moi, mais j’ai quelques fois été surprise de l’arrivée d’une vignette qui en contenait (et ça m’a un peu cassée dans mon élan).

Photo du dos de la BD. Il y est écrit : "Pourquoi t'as jamais tenté de faire de la BD ? C'est bête ! Après moi je dis ça pour toi."

Au final, je ne m’attendais pas du tout à ce que j’ai lu quand je m’imaginais ce dont allait parler Jolis souvenirs et je suis un peu biaisée dans mon opinion. Vraiment j’ai l’impression d’avoir raté quelque chose et que, si je l’avais compris, peut être que je me serais rendue compte que je faisais fausse route.

Je suis pas sure d’avoir été le bon public pour cette BD : le style graphique m’a plu, mais c’était pas mon style d’histoires.

Dommage.

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Face à l’éco-anxiété – Johannes Herrmann

20 avril 2026

Le changement climatique, son impact sur les faunes, les flores et habitantEs me fait peur.

Et je me sens démunie.

Concrètement, je ne sais pas quoi faire. Bien sûr j’essaye d’agir à mon humble niveau, d’adopter les éco-gestes mais… Est-ce suffisant ? Comment garder confiance en l’avenir ?

Alors je commence à me documenter (oui, c’est peu être un peu tardif, j’en conviens).

J’ai lu beaucoup de bien de ce petit (<120 pages) bouquin sur BlueSky, je me le suis donc procuré. Surtout que le sous-titre, « quelle espérance pour ne pas sombrer ? », me parlait. J’avais / j’ai besoin de lire des choses à ce sujet.

Photo de la couverture du livre de Johannes Herrmann intitulé "Face à l'éco anxiété". On y voit un dessin d'une femme en robe rouge, capeline rouge et lunettes de soleil qui est accroupie sur la plage à côté d'un côté d'un manchot. Elle prend un selfie avec son téléphone portable en faisant le signe V de victoire derrière la tête du manchot.

Une chose à savoir sur ce livre, qui m’a un peu surprise mais pas dérangée, c’est que l’auteur fait de nombreuses références à sa foi chrétienne et cite ou fait référence régulièrement à la Bible ou autre textes en lien avec sa foi.

Qu’attendre ? Vers qui crier ? Voici qu’à Draguignan (en mai 2023) s’organise une procession pour demander la pluie. Mais après ? Venir prier et rentrer chez soi en SUV ? Le climat ne s’apaisera que si nous cessons de l’enivrer de carbone. S’il faut prier, c’est pour la conversion écologique de tous. Mais aussi, Seigneur, pourquoi ne vient-elle pas cette conversion ? N’avons-nous pas tout fait pour ? Combien serons-nous à dire comme Marthe : « Seigneur, si tu avais été ici ! » (Jn 11,21).

L’autre chose, c’est que ce livre n’est pas la lecture « paisible » que j’imaginais, c’est même plutôt stressant pour qui est un peu préoccupé par le sujet.

La poésie, elle aussi, a disparu. Je ne sais plus rêver. Devant moi peut bien se déployer un paysage automnal de hêtres couleur d’or au chant mélancolique des rougegorges, ou bien une de ces vieilles fermes à cour carrée qui se dressent là depuis des siècles et feraient se pâmer cent écrivains, une seule pensée me hante : « Tout cela est en train de se vider, de griller, de mourir. » L’inquiétude écologique si légitime emplit tout, accapare tout le cerveau disponible, asphyxie ma pensée. Par elle, je sais qu’il n’y a pas de paix, rien de stable, rien de durable désormais, car tout ce que nous connaissons de doux et de beau est est conduit à l’abîme par son tapis roulant diabolique.

Plutôt anxiogène même, j’ai envie de dire…

Les espoirs raisonnables se sont envolés. Ne nous mentons pas : la catastrophe écologique est l’issue la plus probable, à ce jour, pour nos sociétés de technologie. Elles y vont comme la pierre tombe quand on la lâche.

Reste alors cette folie qu’est l’espérance.

Photo de la quatrième de couverture du livre. Il y est écrit : "Je suis né le 10 juillet 1976. En ce temps-là, il n'y avait pratiquement plus de poissons dans la Seine et la cigogne avait presque disparu de France. la vie sauvage se retirait à vue d'oeil pendant qu'une poignée de personnes se battaient pour sauver les derniers hérons et les dernières loutres. Les premiers protecteurs de la nature étaient déjà éco-anxieux.
Une cinquantaine d'années plus tard, le sujet fait davantage parler, mais peu agir. Contrairement au changement climatique, la disparition de la vie sauvage n'inquiète pas nos sociétés. Pourquoi venir vous en parler ?
Je peux témoigner que l'éco-anxiété n'est pas un vague à l'âme de bobo. C'est un "retex", comme on dit en langage militaire : un retour d'expérience de routard de terrain. L'éco-anxiétécolle aux bottes et aux trépieds de longue vue comme la boue des marais.
Ce livre est un aperçu de ce qui se passe là-bas, au front. Car j'ai tout de même encore une espérance fichée en moi. Celle que quelqu'un moissonnera ce que je sème."

Alors quoi ?

Alors, j’ai pas eu beaucoup de réponses concrètes sur « quoi faire », sans doute parce que à moi seule je ne peux bien sur pas renverser la vapeur. Mon action qui aura le plus d’impact, c’est la voie / voix politique.

J’ai appris sur le métier d’ornithologue, quelques fragments de vécu terrain.

C’était intéressant, mais je n’ai pas réussi à ressentir cette espérance tant attendue. Dommage.

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Son odeur après la pluie – Cédric Sapin-Defour

21 mars 202620 mars 2026

J’ai acheté ce roman, pleine d’attentes et d’espoirs, suite à plusieurs articles très enthousiastes dans la presse et posts plein d’éloges sur X.

Je l’ai mis dans mon calendrier de l’avent en 2024, j’étais impatiente de le lire : j’avais eu déjà deux chiens et un chat dans ma vie, j’étais sure de m’y retrouver.

Première de couverture du livre "Son odeur après la pluie' de Cédric Sapin-Defour, aux éditions Stock. La couverture est noire et la police de caractère bleue. Il y a un ruban en papier avec la photo en noir et blanc d'un chien de la race bouvier bernois. Il est écit "préface de Jean-Paul Dubois".

Je l’ai mis de côté en 2025, j’avais déjà des livres qui attendaient depuis longtemps, alors je ne l’ai ouvert qu’en janvier 2026.

Et là patatras : j’arrive pas à rentrer dans l’histoire.

Pourtant l’histoire est assez simple et universelle : l’auteur raconte dans le roman ses 13 années de vie commune avec son chien Ubac, un bouvier bernois avec un caractère bien à lui.

On découvre avec Cédric les chiots de l’élevage, leur vie à deux puis en famille, leurs balades, les visites chez le vétérinaire, les habitudes, le caractère de chacun.

Quatrième de couverture du livre. Elle est noire et il y est écrit, en bleu : "C'est une histoire d'amour, de vie et de mort entre un homme et son chien. Un bouvier bernois, Ubac, qui, en même temps qu'il grandit, prend une place toujours plus centrale dans les jours du narrateur. Certaines pages, UBac pue le chien, les suivante, on oublie qu'il en est un, et l'on observe ces deux êtres s'aimant tout simplement. Un amour mystérieux qui, se passant de mots, nous tient en haleine. Une vie intense, inquiète et rieuse où tout va plus vite et qu'il s'agit de retenir. Et la mort dont on ne voudrait pas mais qui donne à l'existence toute sa substance. 
Reste ce fichu manque. Ces griffes que l'on croit entendre sur le plancher et cette odeur, malgré la pluie, à jamais disparue.
Nul besoin d'être converti pour partager ces treize années d'une vie commune. Cette histoire est universelle.

C’est à la fois du quotidien, du rituel et en même temps de l’exceptionnel, du spécifique… Mais j’accroche pas.

Le style de l’auteur, à la fois ampoulé et légèrement vaniteux, gâche tout à mes yeux : j’aurais aimé une écriture plus simple, plus pragmatique, plus brute.

Les vétérinaires sont des êtres supérieurs. Je ne le dis pas, flagorneur, pour que le sort nous cajole, tout est trop tard. C’est une simple réalité.
Ils opèrent un ligament croisé à 8 heures, une tumeur intestinale à neuf, aident à une mise bas à dix, détectent un insondable parasite à onze, soignent un glaucome à douze et sauvent entre-temps un écrasé, les pattes à angle droit, hurlant et gouttant de sang. L’après-midi sera semblable en ce qu’elle ne ressemblera en rien au matin et demain encore. Ils sont spécialistes de tout, font chacun ce qu’une cohorte de dix médecins peinerait à honorer, au milieu de patients infoutus de dire où ils ont mal. Ils baladent leurs compétences scintillantes au travers d’un joli désordre qui miaule, aboie, pue, chante, crie et jamais ne remercie. Le soir, ils saluent leurs aides vétérinaires, montent dans leur voiture qui n’est pas grosse, qui n’est pas noire et qui n’a pas sa place réservée au professeur trucmuche et ils rentrent chez eux le plus à la campagne possible. Demain, leurs patients muets seront à nouveau là, alors il faudra remettre sur le métier cette curiosité humble et diverse, ce qui ressemble à l’intelligence même.

La fin du roman est plus accessible, c’est trop tard et bien dommage, parce que je crois que même si elle est banale cette relation, elle est aussi singulière et elle aurait pu (du ?) être mieux mise en valeur.

Cette première lecture de l’année me laisse un sentiment d’inachevé, à suivre pour les prochaines !

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Escapade à Saint-Malo – Novembre 2025 – Jour 1

10 novembre 202510 novembre 2025

Saint-Malo fait partie des endroits dans le monde où je me sens bien et où j’aime aller pour me ressourcer. J’en suis à ma 6ème escapade si je ne me trompe pas : inutile de dire que j’y ai mes habitudes (peut être trop d’ailleurs ?) et que c’est une escapade facile pour moi, rassurante.

Photo de la plage du Sillon de Saint-Malo, en direction de Saint-Malo intramuros à l'arrière plan. Le ciel est bleu parsemé de nuages cotonneux, la mer est en train de monter.

Parmi mes habitudes, il y a l’hébergement : je vais quasi tout le temps au même endroit, à l’hôtel Le Nouveau Monde. C’est un hôtel qui est super bien placé : il donne sur la plage du Sillon et il se situe non loin de la gare SNCF, à 800m des Thermes Marins de Saint-Malo et à quelques minutes à pieds de Saint-Malo intramuros.

Photo de l'intérieur d'une chambre d'hôtel Premium Mer de l'hôtel Le Nouveau Monde à Saint-Malo. On voit le grand lit double, sur lequel est posé un peignoir. Au fond, une petite table avec deux fauteuils donnent sur une alcôve vitrée. Sur la gauche, on voit un bout du bureau avec le fauteuil et au-dessus, montée au mur, la télévision.

Cette fois-ci je m’étais fait un (gros) plaisir avec la chambre Premium Mer, parce que je venais pendant les grandes marées. D’habitude je prends une chambre échappée mer si ce sont les grandes marées ou une standard sud s’il ne se passe rien de spécial.

Photo prise depuis le côté gauche du lit. On voit en face la baie vitrée qui s'ouvre sur un petit balcon avec deux fauteuils face à la mer. A gauche, les placards et la machine à café.

J’aime beaucoup l’hôtel parce que le personnel est adorable et c’est un hébergement avec du charme, bien entretenu. Quand je prends un forfait thalasso (comme cette fois-ci), je pends la demi-pension au restaurant les 7 Mers qui est à tomber.

Photo de la plage du Sillon à Saint-Malo, la ville intra-muros se trouve dans notre dos et on fait face à la baie en direction des Thermes Marins. Le ciel est bleu parsemé de nuages cotonneux, la marée est montante. On voit les maisons typiques de Saint-Malo sur la droite de la photo, la première étant beige avec des menuiseries rouge vif et un toit bleuté.

Comme je viens souvent en voiture pour me donner la liberté de pouvoir crapahuter ailleurs que dans la cité corsaire, j’arrive en général en début voire milieu d’après midi. Je commence systématiquement mon séjour par arpenter le front de mer et regarder à quel point l’endroit est magnifique : j’ai vu le front de mer par presque tous les temps et à toutes les saisons, pourtant je ne me lasse pas de m’y promener et de l’admirer.

Photo de la façade sud du Grand Hôtel des Thermes de Saint-Malo, du côté de l'entrée des Thermes Marins. Il s'agit d'un beau bâtiment d'époque, avec des colonnes, un toit en ardoise et une architecture globalement classique.

J’en ai profité pour passer aux Thermes pour récupérer mon planning de soins qui commençaient le lendemain, histoire de ne pas avoir à patienter trop avant de pouvoir entamer la partie détente.

Photo de la façade nord du Grand Hôtel des Thermes de Saint-Malo, qui donne sur la baie. On y voit notamment une sculpture d'un gros ours doré. La façade est dans la tradition des maisons malouines.

Le soir j’ai donc dîné au restaurant les 7 Mers et j’ai profité de mon avantage fidélité pour avoir droit à un menu de gamme supérieure pour un repas. Il va sans dire que je me suis régalée, aussi bien visuellement que gustativement !

Photo de l'amuse bouche : capuccino de homard avec sa tuile en forme de pince
Entrée : œuf meurette en sous bois. il s'agit d'un œuf 64°C sur un nuage de noisettes, Sajor-caju et Black-pearl rôtis, pickles d'oignons, poitrine confite au miel
Plat : cocotte de bretagne contisée aux feuilles d'épinards, laquée de jus de volaille, sauce suprême au vin jaune, risotto à l'os à moelle et champignons sauvages
Fromages  : chèvre, bleu d'auvergne et fromage au lait de bufflone, pâte de coings.
Mignardises : sablé à la pistache et mousse de pomelo.

Avec tout ça j’étais prête pour me reposer avant de commencer le lendemain matin les soins et d’aller crapahuter l’après-midi…

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Rosa Candida – Auður Ava Ólafsdóttir

8 octobre 2025

Préambule

J’ai acheté ce bouquin alors que j’ai une liste de livres que j’aimerais lire absolument gargantuesque et qu’il n’apparaît pas dedans.

Le titre m’a intéressé, la couverture colorée est jolie. Et puis je connaissais déjà l’autrice et j’avais aimé le précédent livre d’elle que j’avais lu.

J’étais dans ma librairie de quartier favorite, pourquoi ne pas se laisser tenter ?

Photo du livre Rosa Candida de Auður Ava Ólafsdóttir. La couverture est vert foncé avec des cercles de couleur orange, vert pomme, gris clair et gris foncé. Il y a un bandeau rouge qui dit "Rosa Candida plus de 350 000 lecteurs déjà conquis".

L’histoire

C’est l’histoire du jeune Arnljótur, que son père surnomme affectueusement Lobbi, que l’on suit au fil des pages.

Il a 22 ans et une passion pour les plantes, comme sa défunte mère, et les roses en particulier.

Alors il quitte la maison familiale, laissant derrière lui son père octogénaire et son frère jumeau handicapé, pour aller travailler dans une ancienne roseraie qui jouxte un monastère.

Le roman raconte son voyage, les premiers jours de Lobbi à la roseraie, mais aussi sa vie dans la maison familiale, la relation avec sa famille, sa passion pour les fleurs, Anna et sa petite fille, et tant d’autres sujets qui font la vie d’un jeune de 22 ans.

Le roman est raconté du point de vue d’Arnljótur.

Photo de la quatrième de couverture du livre. On peut y lire le texte suivant : "En route pour une ancienne roseraie du continent, avec dans ses bagages deux ou trois boutures de Rosa Candida, Arnljótur part sans le savoir à la rencontre d'Anna et sa petite fille, là-bas, dans un autre éden, oublié du monde et gardé par un moine cinéphile."
Il y a aussi deux critiques de journaux : "Un humour baroque et léger irradie tout au long de cette histoire où rien décidément ne se passe comme il faut, ni comme on s'y attend." par Anne Crignon, du journal l'Obs.
"Tant de délicatesse à chaque page confine au miracle de cette Rosa Candida, qu'on effeuille croyant rêver, mais non. Ce livre existe Auður Ava Ólafsdóttir l'a écrit et il faut le lire. " par Valérie Marin La Meslée du journal Le Point.

Mon avis

Ce roman est une jolie et douce tranche de vie.

Au début j’étais décontenancée de ne pas avoir de nom de pays ou de ville auquel me raccrocher, pour mieux me situer et mieux imaginer le cadre de vie d’Arnljótur.

Mais en fait cela n’a aucune importance.

Au fil des chapitres, on apprends à découvrir le jeune Lobbi, la relation qu’il entretenait avec son cercle familial, celle qu’il entretien aujourd’hui. On apprend sa passion pour les fleurs, les roses, en particulier la rose à huit pétale, Rosa Candida, qui est centrale au roman, un vrai fil conducteur, une ancre délicate à chaque page ou presque. Le périple vers la roseraie, au départ aux motivations un peu brumeuses, se révèle au fil de l’histoire, des souvenirs du protagoniste principal, de ses pensées.

Il y a des moments cocasses, certaines avec plus de sentiments et d’émotion(s), mais le résultat est léger, comme un pétale de rose qui volète au gré du vent.

Conclusion

Rosa Candida est un super roman pour qui a envie de légèreté un peu candide et maladroite. Points bonus pour les amateurices de voyages et de plantes / fleurs.

Une lecture qui fait du bien, et ça, on aime !

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La compétence des familles – Guy Ausloos

18 septembre 202518 septembre 2025

Je ne me rappelle plus précisément comment je suis arrivée à acheter ce livre, sans doute une recommandation sur X (anciennement Twitter) ou sur Bluesky. Je suis quasi certaine que la recommandation vient soit de Dr David Masson, soit de Dr Hugo Baup.

D’un point de vue pratique, le livre fait 189 pages (hors bibliographie) et l’édition que j’ai lue est celle des éditions érès. A noter, beaucoup de références aux années 90 dans l’ouvrage, des mises à jour / compléments sont peut être nécessaires.

Photo du livre La compétence des familles de Guy Ausloos. Le sous-titre est  : temps, chaos, processus.
Sur la couverture blanche du livre, une illustration réalisée en peinture représente des individus de tous âges, sans visages, tous blancs de peau, avec des vêtements colorés.

De quoi ça parle ?

La compétence des familles, écrit par Guy Ausloos, est un condensé d’écrits, de retranscriptions de conférences et de sessions de travail avec les familles de l’auteur dans le cadre de sa pratique en tant que psychiatre et pédopsychiatre.

Le livre, qui peut être lu (comme l’auteur le souligne lui-même) dans n’importe quel ordre, permet au Dr Ausloos de formaliser sa méthode de travail pour collaborer avec les familles en crise qui le consultent, dans le cadre de thérapies familiales systémiques.

Il est découpé en trois parties : le temps (temporalité des familles, de la thérapie familiale, etc.), le chaos (chaos familial qui permet l’activation thérapeutique, chaos comme moteur de changement) et le processus (mode de fonctionnement de la famille, mise en place des dysfonctionnements, approche collaborative thérapeutique). Chacune de ces parties se complètent et éclairent la méthode de travail et les postulats de manière différente.

Pour sa méthode de travail, Dr Guy Ausloos part de deux postulats :

  1. la compétence de la famille : « une famille ne peut se poser que des problèmes qu’elle est capable de résoudre ».
  2. l’information pertinente : « l’information pertinente est celle qui vient de la famille et y retourne ».

Ces deux postulats, qui forment la colonne vertébrale de la méthode de travail présentée dans La compétence des familles, repositionnent les acteurs comme des collaborateurs : le psychiatre et les familles travaillent ensemble pour permettre la circularisation de l’information et l’auto solution. Il n’est pas question ici d’une forme de « suprématie » du psychiatre qui détiendrait le savoir, au contraire : la famille dispose des compétences nécessaires à la résolution du problème, c’est elle qui est actrice du changement. Celui-ci nécessite une diffusion de l’information pertinente pour que chacun puisse comprendre la dynamique qui se joue et pouvoir, via son action, permettre la correction de la situation problématique.

Dit plus simplement, la thérapie familiale systémique ainsi mise en œuvre ne cherche pas à comprendre et verbaliser la cause, mais bien de permettre à la famille de refaire circuler des informations nécessaires à l’homéostasie de ses systèmes (celui de la famille et ceux de ses membres).

Dr Guy Ausloos illustre ses propos tout au long du livre avec des exemples réels, qui permettent de bien appréhender la méthode de travail et la posture du psychiatre lors des entretiens avec les familles.

Quatrième de couverture du livre, sur laquelle on peut lire ceci : "Faire de la thérapie n'est pas résoudre des problèmes ou corriger des erreurs mais se plonger dans le mystère des familles et de leur rencontre. Cecil implique de passer d'une thérapie où le thérapeute observe à une thérapie où le thérapeute s'observe pour refléter à la famille compétente cette perception qui permet de laisser émerger "l'autosolution"."
Ainsi dans ce livre qui reflète sa carrière déjà longue de praticien et de théoricien systémique, Guy Ausloos exhorte le lecteur à se laisser pénétrer par le mystère de la famille compétente plutôt qu'à rechercher des recettes pour traiter la famille dysfonctionnelle. Les difficultés et les mutations des statuts parentaux, la perte des valeurs traditionnelles, la violence sociale, l'incertitude quant à l'avenir devant le chômage et la maladie, l'évolution des modèles professionnels, etc., déstabilisent les familles qui ont aujourd'hui besoin d'être confortées dans leur parentalité pour accompagner leurs enfants vers l'âge adulte.
Par ses récits cliniques vivants issus de son expérience auprès d'adolescents et de jeunes adultes, dans le champ de la déviance et de la psychiatrie, ainsi que par une réflexion théorique constamment réactualisée et élargie, Guy Ausloos nous guide dans cette passionnante aventure du soin direct apporté lors des crises familiales et institutionnelles.
Né à Bruxelles en 1940, Guy Ausloos commence en Belgique des études philosophiques puis médicales. Sa formation en psychiatrie adulte et en pédopsychiatrie, ainsi que les compléments psychanalytiques et psychothérapeutiques, se réalise en Suisse romande. Il y acquiert une réputation de premier plan dans la thérapie des adolescents, en particulier de jeunes déviants, comme par les nombreuses formations qu'il assure ou par ses textes scientifiques. En 1986, il s'installe au Québec comme psychiatre en milieu minier puis à Montréal. Il a été professeur agrégé de clinique à l'université de Montréal et intervenant dans des institutions psychiatriques et sociales. Participant depuis 1970 au mouvement systémique, sa carrière professionnelle est marquée par son dynamisme de praticien et de théoricien en thérapie familiale systémique. Formateur dans de nombreux contextes, brillant conférencier, auteur d'une centaine d'articles, Guy Ausloos est membre fondateur de la revue Thérapie familiale et de la collection "Relations".

Mon avis

C’est un livre qui dit s’adresser à toustes, pourtant si je vois bien son intérêt pour les psychiatres / psychologues / professionnels du secteur, il me semble qu’il ne conviendrait pas aux personnes en début de thérapie, certains éléments ne prenant leur sens que lorsqu’ils peuvent être comparés avec un vécu.

Le ton m’a semblé parfois un peu trop « mâle blanc cis hétéro qui s’écoute parler », avec beaucoup de références à son propre travail, ce qui est très paradoxal au vu de la posture très humble du psychiatre présentée dans le cadre de la thérapie familiale systémique. En particulier, l’introduction est indigeste mais pourtant capitale puisqu’elle pose les bases qui sont développées plus tard. Le format du livre, comme un recueil de textes et retranscriptions de conférences, joue sans doute un rôle dans cet aspect redondant.

La compétence des familles est un bouquin très prenant avec des pépites qui mériteraient sans doute un peu plus que quelques lignes : je n’ai pas encore parcouru la bibliographie, mais il me semble que c’est nécessaire après avoir lu ce livre que d’approfondir. Je pense notamment au chapitre 8 sur les processus pathogènes, qui pose des éléments intéressants qui permettrait d’approfondir la partie « processus » mais qui ne va pas plus loin : un peu frustrant !

Conclusion

Ce livre a captivé mon attention et me paraît être une lecture de choix pour quiconque avec un peu de pratique et qui s’intéresse au sujet de la thérapie familiale et dispose d’un peu de temps pour approfondir les éléments présentés.

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Séjourner au Château de l’Epinay : mon avis

22 août 202220 août 2022

Préambule

J’avais le château de l’Epinay dans le collimateur depuis des années. Éléonore Bridge avait fait un article à propos d’un séjour (un long week end peut être ?) qu’elle avait fait là-bas. J’étais charmée, je voulais y aller.

A l’époque j’habitais à Toulouse et ce n’était pas forcément très pratique pour moi de me rendre au château pour quelques jours, alors j’ai attendu la bonne occasion.

Depuis 2018 je vis en région parisienne, y aller est donc plus facile.

Je m’y suis rendue à la mi-novembre 2021. Je traversais une période un peu compliquée à ce moment-là. J’étais en plein conflit avec ma propriétaire d’appartement : la chaudière était en panne pour la deuxième fois de l’année, depuis plus de deux semaines , sans qu’aucune piste de résolution ne soit en vue.

Un petit break était donc plus que nécessaire et j’avais de grandes attentes pour ce séjour auquel je pensais depuis des années.

Roseraie et château par temps voilé
L’arrière du château avec la roseraie
Sol de l'entrée du hall du château
Le sol du hall d’entrée
Grosse feuille d'érable en camaïeu de brun et ocre
Merveilles d’automne
Parc devant le château de l'Epinay
Le parc devant le château
Aperçu du petit déjeuner : pain frais, viennoiseries, thé, confiture et pâte à tartiner
Un tout petit aperçu du petit déjeuner
Cours d'eau dans la forêt en automne
Les couleurs d’automne dans le parc du château
Tagliatelloni à la putanesca (ail, tomates et olives)
Tagliatelloni à la putanesca
Chevaux du château par matin brumeux
Chevaux par matin brumeux

Le séjour

La formule que j’ai choisi

Vu l’état d’esprit dans lequel j’étais au moment de réserver, je voulais :

  • être au calme et faire des activités relaxantes ;
  • avoir le moins de déplacements ou décisions à prendre.

Grosso modo, je voulais me laisser porter dans une bulle cocon et récupérer un peu d’énergie.

Le château de l’Epinay propose quelques formules en tout compris hébergement et activités, sous le libellé Programmes « forme et santé » (pas forcément évidentes à trouver sur le site d’ailleurs) ce qui me semblait être une bonne option.

J’ai choisi le programme mindfulness en formule Reboot 4 jours / 3 nuits avec 3 soins et 3 activités à réaliser durant le séjour.

Pour les soins, j’ai été classique, j’ai opté pour un massage du corps complet, un soin visage et un soin des mains.

Pour les activités, j’ai opté pour celles qui mêlent recentrage et bienveillance : yoga, sophrologie (une première pour moi !) et un bain de forêt (pareil).

Vue de la façade du château depuis le lac par temps clair
Le château depuis le lac
Salle du petit déjeuner en tons pastels
La salle du petit déjeuner
Tagliatelles à la truffe
Tagliatelles à la truffe
Les poules du château qui gambadent en extérieur
Les poules !
Cours d'eau de forêt en automne par temps clair
Le parc, son cours d’eau et les couleurs d’automne
Plume d'oiseau avec de la rosée sur sol de forêt
La trouvaille du matin, encore pleine de rosée
Comme un rassemblement de gnomes
On dirait un rassemblement de gnomes
Pause journal au bord de la piscine naturelle du château
Au bord de la piscine

Comment j’ai vécu tout cela

Je me suis laissée porter, un moment après l’autre.

Je n’ai pas bougé du tout du château et de l’enceinte du parc, que j’ai arpenté en long, en large et en travers, au calme avec moi même.

J’ai cherché à apprécier chaque expérience, chaque moment avec gratitude et en pleine conscience.

Rien de plus, rien de moins. Une parenthèse simple et calme pour me retrouver.

A noter, j’ai été surclassée à mon arrivée dans une chambre prestige, attention très agréable !

Mon avis

A qui s’adresse cette formule ?

Le château de l’Epinay, et notamment le programme Mindfulness, est parfait pour faire un break au calme, se recentrer sur soi et retrouver énergie et sérénité.

Vu que Angers est à proximité, le château me paraît être une option d’hébergement de charme intéressante pour recharger les batteries entre les journées de visites et autres crapahutages.

Et puis c’est quand même très agréable de passer quelques jours dans un château !

La roseraie par matin brumeux
L’arrière du château par matin brumeux
Cours d'eau de forêt en automne
La superbe lumière d’automne
Âne du château
L’âne du château
Spaghettis au poulpe et à la tomate
Il n’y a pas que des pâtes au restaurant, promis !
Porte d'armoire en bois travaillée
Jolies portes d’armoire
Boop sur la truffe du chat du château
Le chat du château, curieux et affectueux
Fleur de pissenlit
Pissenlit du soir, espoir

Ce que j’ai aimé

Tout. J’ai a-do-ré mon séjour là-bas et je ne rêve que d’y retourner.

3 favoris :

  • Le personnel. Le personnel est dé-men-tiel. J’ai séjourné dans plein d’endroits haut de gamme et le service du château de l’Epinay est de très loin le meilleur que j’ai eu. Tout le monde est charmant et souriant, agréable et de bon conseil sans être envahissant. Une équipe vraiment formidable. J’ai pas assez de superlatifs pour vous dire à quel point le personnel du château est top. Allez-y, vous ne serez pas déçus.
  • Le château et le domaine sont superbes. Bien entretenus avec des initiatives éco-friendly, une décoration vraiment soignée. Le château est cosy, accueillant sans mettre mal à l’aise : c’est chic mais tellement chaleureux ! Le parc est très agréable : je l’ai arpenté en long, en large et en travers, à toutes les heures de la journée, inlassablement. Ami(e)s de la nature, vous serez comblés !
  • Je ne peux pas ne pas citer le restaurant, l’Orangeraie, ce serait péché. A tester absolument, tout y est délicieux. C’est frais, c’est fin, les portions et proportions sont justes. Zéro fausse note. Le restaurant est super cosy, une ambiance intimiste très agréable. Bien entendu service impeccable. Côté douceurs, ne ratez pas le tiramisu : il est encensé par les clients et le personnel, et c’est plus que mérité. Et si pendant votre séjour vous avez la possibilité de déguster les tagliatelles à la truffe, foncez ! Tout est bon, donc peu de risques de faire un mauvais choix…

Ce que je changerais

Je ne changerais rien à mon séjour, il a rempli ses objectifs et bien plus.

Par contre, j’ai très envie de retourner au château de l’Epinay à d’autres saisons, pour profiter de la piscine naturelle et aussi pour voir la roseraie fleurie !

Bref, le château de l’Epinay devrait refaire une apparition sur le blog dans le futur, si ce n’est plus.

Avez-vous des bonnes adresses pour des séjours cosy et au calme ?

Bonne journée !

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J’ai fabriqué une pochette en cuir bicolore

18 juillet 202217 juillet 2022

Pour mon anniversaire, mon frère et ma belle sœur m’ont offert un bon cadeau pour participer à un atelier de maroquinerie, « Créez votre pochette en cuir« , sur Wecandoo (mais vous pouvez aussi le réserver directement sur le site de l’atelier La Patine, ici !).

J’étais bien entendu super excitée d’y aller, vu que j’aime bien tout ce qui est manuel et essayer de nouvelles choses. Alors j’ai posé mon vendredi 15 juillet, j’ai réservé le créneau et à 10h j’étais à l’atelier La Patine, prête pour 2h30 d’initiation !

Pochette en cuir bicolore fabriquée à l'atelier La Patine

L’atelier

L’atelier a lieu dans les locaux de l’Atelier La Patine, 63 rue Daguerre à Paris. Je ne connaissais pas cette rue, elle est ravissante, plein de jolies boutiques et restaurants vous y attendent si vous voulez prolonger un peu votre parenthèse enchantée !

Pour ces quelques heures d’initiation à la maroquinerie, j’ai été accueillie et guidée par Anne-Claire, charmante jeune femme, à la fois pédagogue et drôle, généreuse et dynamique : le mentor rêvé pour une première dans une discipline !

L’objectif de l’atelier c’est, bien entendu, de créer sa pochette en cuir. Il y a plein d’options de personnalisation possibles et c’est d’ailleurs par cela que l’on commence : choisir les cuirs qui vont composer la pochette, le fermoir, la forme du rabat, etc.

Ne croyez pas que c’est une étape simple, il y a tellement de choix possibles que c’en devient cornélien cette affaire, aussi j’étais bien contente d’avoir Anne-Claire à mes côtés pour me suggérer des options.

J’ai jeté mon dévolu sur ce superbe fermoir oiseau en premier, puis pour les couleurs je voulais du rose parce que c’est ma couleur préférée. Anne-Claire a suggéré ce magnifique cuir bordeaux pour le corps de la pochette et j’ai suivi son conseil, ce duo de couleurs fonctionne super bien !

Pochette en cuir bicolore fabriquée à l'atelier La Patine sous l’œil de mon chat Cassiopée

Les petites « pattes » sur les côtés pour accrocher la chaîne bandoulière sont personnalisables aussi, là encore je me suis appuyée sur Anne-Claire pour choisir, et ce framboise écrasé (?) apporte juste ce qu’il faut de peps girly à l’ensemble, j’adore.

Pour la forme du rabat, j’ai opté pour de l’arrondi, les formes douces s’associant bien avec les coloris et types de cuir.

Et ensuite ? Hé bien ensuite il est temps de s’y mettre et d’apprendre les bases de la maroquinerie !

J’ai oublié les 3/4 des outils et des techniques utilisées parce que j’ai une très mauvaise mémoire pour les noms, mais j’ai adoré apprendre comment mesurer le fil (les brassées !)), le préparer (avec la cire), coudre en point sellier, etc.

J’ai pu prendre mon temps et m’appliquer à chaque étape et avoir l’aide d’Anne-Claire quand cela était nécessaire (coudre avec les mains qui transpirent n’est pas chose facile) : il faut dire que j’ai été extra chanceuse pour cet atelier vu que j’étais la seule participante pour ce créneau, c’était donc un atelier particulier !

Bref, au bout de 2h30 j’avais fabriqué une pochette, bu 2 cafés, ri de nombreuses fois et appris plein de choses au passage.

Pochette en cuir bicolore fabriquée à l'atelier La Patine sous l’œil de mon chat Cassiopée
Cassiopée ne sait pas quoi penser de cet oiseau qui brille et n’est même pas comestible…

Mon avis

J’ai adoré cet atelier.

Sincèrement.

Il n’était même pas terminé que je pensais déjà que je pourrais prendre un atelier pour me faire un sac la prochaine fois !

Alors bien sûr que le fait de fabriquer sa pochette soi-même est gratifiant, mais je trouve qu’avoir appris quelque chose et me rendre compte que j’ai compris (et que je suis capable !) en expérimentant dans la bienveillance c’est ce qui fait que cet atelier a été un coup de cœur pour moi.

Bref, c’était vraiment chouette, je le recommande à 200% si vous êtes dans le coin et que vous appréciez les activités manuelles. Et si vous êtes du côté de Bordeaux, c’est possible aussi, La Patine y a un autre atelier (et les réservations, c’est par là !) !

Arrivé(e) jusqu’au bout de l’article ? Félicitations ! En commentaire, dites-moi quel est l’atelier que vous avez fait récemment et que vous recommandez (ou celui que vous aimeriez faire !) ?

Bonne journée !

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Les débuts du juge Ti – Robert Van Gulik

26 juin 20223 juillet 2022

En préambule, un petit peu de contexte sur ce livre et comment il est arrivé entre mes mains. C’est un de mes collègues, fervent lecteur de Robert Van Gulik, qui me l’a offert parce qu’il pensait qu’il me plairait vu ma « passion » pour la littérature asiatique.

Le livre

Couverture Les débuts du juge Ti de Robert Van Gulik

Le livre recueille de manière chronologique les affaires qu’a eu a résoudre le juge Ti en début de carrière. Ainsi, on retrouve six histoires :

  • Traffic d’or sous les T’ang (roman)
  • Cinq nuages de félicité (nouvelle)
  • Une affaire de ruban rouge (nouvelle)
  • Le passager de la pluie (nouvelle)
  • Le paravent de laque (roman)
  • Meurtre sur un bateau de fleurs (roman)

A noter que, contrairement au système judiciaire que l’on connaît, le juge s’occupe de toute l’enquête et aussi du jugement des affaires, ce qui permet d’avoir une vue complète de ce qu’il se passe depuis le moment où l’affaire est portée à la connaissance du magistrat jusqu’à sa résolution et à la condamnation des fauteurs de troubles.

Et enfin, pour finir de situer un petit peu les histoires et la spécificité du récit, chaque roman et nouvelle du recueil se déroule en Chine, à l’époque de la dynastie T’ang et est écrite de manière traditionnelle pour les récits de l’époque. Sans rentrer dans des détails que je ne maîtrise pas bien, chaque histoire commence par une introduction des protagonistes avec une mise en situation (un peu comme au début des pièces de théâtre).

Mon avis

Quatrième de couverture du livre Les débuts du juge Ti de Robert Van Gulik

En toute honnêteté, je suis un peu partagée pour ce recueil.

J’ai eu un peu du mal à m’habituer au format traditionnel de présenter les histoires et au rythme très lent pour un roman policier (sauf, de façon mécanique, pour les nouvelles qui sont plus courtes).

Pour autant, les enquêtes sont plaisantes et les descriptions agréables. Les personnages, même ceux d’arrière plan, sont très bien décrits, ils sont fouillés et ont une belle consistance.

Malgré tout, je n’étais pas impatiente de retrouver le juge Ti et de poursuivre les récits de Robert Van Gulik, sauf pour les nouvelles auxquelles j’ai bien accroché.

Peut être que lire le recueil sans pause entre chaque enquête n’était pas une bonne idée ?

Au final, c’est une lecture agréable, mais pas transcendante à mes yeux, voire même avec un arrière goût de déception : peut être avais-je trop d’attentes ?

En résumé

Un recueil qui plaira aux amateurs de Chine antique, de rythmes lents , d’enquêtes à tiroirs et de longues descriptions !

Avez-vous un roman policier à conseiller ?

Bonne journée !

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Petits contes de printemps – Natsume Sôseki

29 mai 202226 mai 2022

Le livre

Petits contes de printemps n’est pas tout à fait un recueil de contes tel qu’on pourrait les imaginer (ex : les contes d’Andersen), ni même totalement en accord avec la définition du Larousse (conte n.m. Récit, en général assez court, de faits imaginaires).

Ici il s’agit de 25 courtes histoires, certaines étant des tranches de la vie de Sôseki (ex : ses récits de jeunesse en Angleterre).

Pas de « morale » à proprement parler à la fin de chaque récit, chacun d’entre eux ouvrant un espace sur un fait, une situation, une expérience.

couverture du livre Petits contes de printemps de Sôseki

Mon avis

Petits contes de printemps est comme une petite promenade qui réserve son lot d’inconnues. Chacune des histoires a son rythme, ses spécificités, son ambiance et ses protagonistes.

Je l’ai lu comme on picore des framboises à l’ombre dans un jardin, c’est-à-dire que j’ai pris mon temps, celui de bien savourer chaque mot, chaque fait, chaque histoire du début à la fin.

Sôseki est un auteur que j’aime beaucoup, avec un style épuré, que je qualifierais même de cristallin. Son écriture est fluide et juste, rien de superflu, rien qui ne manque. L’écriture de Sôseki, c’est une évidence.

Quatrième de couverture du livre Petits contes de printemps de Sôseki

En résumé

Petits contes de printemps est un petit format (moins de 140 pages !) ce qui permet de prendre son temps, d’apprécier chaque histoire sans forcément vouloir tourner frénétiquement les pages pour savoir ce qu’il va se passer ensuite, chaque conte étant plutôt indépendant des autres.

Amatrices et amateurs de courtes histoires variées propices à la visualisation des scènes, ce livre est pour vous !

Si vous êtes intéressés par d’autres livres de Sôseki et que vous souhaitez en savoir plus, voici quelques articles qui parlent de ceux que j’ai déjà lus et qui pourraient vous intéresser :

  • I am a cat – Natsume Sôseki
  • Le pauvre cœur des hommes – Natsume Sôseki

Quel est le livre de Sôseki qui vous a le plus plu ?

Bonne journée !

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Bienvenue !

Bonjour ! Je suis Mnêmosunê, croqueuse de chocolat noir, lectrice invétérée, créatrice curieuse et artiste dans l'âme. Depuis 2021, j'ai deux minettes noires adorables, deux sœurs, Orphée et Cassiopée. Sur ce blog je partage mes expérimentations et états d'âme : on en parle ensemble ? ♥

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