Ce projet au crochet de wonder bunny (un lapin avec un costume de Wonder Woman) aura testé ma patience et ma volonté de terminer ce que j’entame.
Rendez-vous compte, j’ai commencé à le crocheter en septembre 2023. A l’époque je trainais encore sur Twitter, et je papotais avec plusieurs personnes dont une jeune femme qui rêvait de ce doudou pour un enfant futur.
J’appréciais la jeune femme, j’aime le crochet et je pensais me débrouiller plutôt bien d’ailleurs, je me dis que ça ne devrait pas être si compliqué.
Outre ma tendance naturelle à avoir beaucoup de mal à finir les projets que je commence, ma difficulté principale a été que certains passages du modèle me semblaient complètement obscurs.
Ainsi j’ai du refaire 2 fois la tête, et alors la couronne je crois que je m’y suis reprise une bonne dizaine de fois (et je ne suis même pas sure d’avoir fait ce qu’il fallait faire, mais ça ressemble à ce qui est attendu donc…).
Peut être que le modèle était trop compliqué pour mon niveau de pratique. Vu le volume de commentaires très positifs, mes difficultés viennent sans doute de mes compétences (soit à comprendre le modèle, soit à le mettre en pratique).
Au final un peu triste pour ce modèle : déjà parce que je ne suis plus en contact avec cette jeune femme alors je ne sais pas trop quoi faire du lapin, ensuite parce que je trouve qu’il ne ressemble pas aux photos du modèle (mais je ne sais pas dire où sont mes erreurs !).
Si mes souvenirs sont bons, je me suis achetée la BD Jolis souvenirs de Sid (aux éditions Exemplaire) dans le cadre de la campagne de financement de la BD Des gens qui regardent des gens (toujours de Sid). Il y avait un bundle, que j’ai pris.
Ou alors c’était pas du tout ça, j’ai pris le bundle et après j’ai rajouté la BD Jolis souvenirs parce que j’aime bien avoir le maximum d’œuvres pour un.e même auteurice.
Ce qui était quand même assez surprenant de ma part, parce que je ne « connais » Sid que via ses posts sur BlueSky, donc autant dire que je ne connaissais pas grand chose d’ellui et je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre d’autre que ce que je pouvais imaginer avec le titre.
Dans Jolis souvenirs, Sid illustre 40 histoires ou souvenirs, sous forme de BD plus ou moins longues. On retrouve le style de Sid, ce dessin dynamique, franc, libre et expressif, que j’aime bien.
Je sais pas si j’ai raté quelque chose avec le titre, s’il y avait du second degré ou quoi, mais j’ai pas trouvé que toutes les histoires qui soient présentées soient des « jolis souvenirs », du moins pas dans le sens classique de l’adjectif « joli » (« très agréable à voir » dixit Le Robert). Je suis donc un peu décontenancée par certains souvenirs présentés.
Autre chose, je me suis rendue compte (et ça franchement l’auteurice n’y peut absolument rien) que je suis très gênée par les représentations graphiques de l’intimité (personnes qui s’embrassent, nudité, etc.). Ces aspects ne représentent qu’une fraction de la BD, donc c’était pas un gros malaise pour moi, mais j’ai quelques fois été surprise de l’arrivée d’une vignette qui en contenait (et ça m’a un peu cassée dans mon élan).
Au final, je ne m’attendais pas du tout à ce que j’ai lu quand je m’imaginais ce dont allait parler Jolis souvenirs et je suis un peu biaisée dans mon opinion. Vraiment j’ai l’impression d’avoir raté quelque chose et que, si je l’avais compris, peut être que je me serais rendue compte que je faisais fausse route.
Je suis pas sure d’avoir été le bon public pour cette BD : le style graphique m’a plu, mais c’était pas mon style d’histoires.
Le changement climatique, son impact sur les faunes, les flores et habitantEs me fait peur.
Et je me sens démunie.
Concrètement, je ne sais pas quoi faire. Bien sûr j’essaye d’agir à mon humble niveau, d’adopter les éco-gestes mais… Est-ce suffisant ? Comment garder confiance en l’avenir ?
Alors je commence à me documenter (oui, c’est peu être un peu tardif, j’en conviens).
J’ai lu beaucoup de bien de ce petit (<120 pages) bouquin sur BlueSky, je me le suis donc procuré. Surtout que le sous-titre, « quelle espérance pour ne pas sombrer ? », me parlait. J’avais / j’ai besoin de lire des choses à ce sujet.
Une chose à savoir sur ce livre, qui m’a un peu surprise mais pas dérangée, c’est que l’auteur fait de nombreuses références à sa foi chrétienne et cite ou fait référence régulièrement à la Bible ou autre textes en lien avec sa foi.
Qu’attendre ? Vers qui crier ? Voici qu’à Draguignan (en mai 2023) s’organise une procession pour demander la pluie. Mais après ? Venir prier et rentrer chez soi en SUV ? Le climat ne s’apaisera que si nous cessons de l’enivrer de carbone. S’il faut prier, c’est pour la conversion écologique de tous. Mais aussi, Seigneur, pourquoi ne vient-elle pas cette conversion ? N’avons-nous pas tout fait pour ? Combien serons-nous à dire comme Marthe : « Seigneur, si tu avais été ici ! » (Jn 11,21).
L’autre chose, c’est que ce livre n’est pas la lecture « paisible » que j’imaginais, c’est même plutôt stressant pour qui est un peu préoccupé par le sujet.
La poésie, elle aussi, a disparu. Je ne sais plus rêver. Devant moi peut bien se déployer un paysage automnal de hêtres couleur d’or au chant mélancolique des rougegorges, ou bien une de ces vieilles fermes à cour carrée qui se dressent là depuis des siècles et feraient se pâmer cent écrivains, une seule pensée me hante : « Tout cela est en train de se vider, de griller, de mourir. » L’inquiétude écologique si légitime emplit tout, accapare tout le cerveau disponible, asphyxie ma pensée. Par elle, je sais qu’il n’y a pas de paix, rien de stable, rien de durable désormais, car tout ce que nous connaissons de doux et de beau est est conduit à l’abîme par son tapis roulant diabolique.
Plutôt anxiogène même, j’ai envie de dire…
Les espoirs raisonnables se sont envolés. Ne nous mentons pas : la catastrophe écologique est l’issue la plus probable, à ce jour, pour nos sociétés de technologie. Elles y vont comme la pierre tombe quand on la lâche.
Reste alors cette folie qu’est l’espérance.
Alors quoi ?
Alors, j’ai pas eu beaucoup de réponses concrètes sur « quoi faire », sans doute parce que à moi seule je ne peux bien sur pas renverser la vapeur. Mon action qui aura le plus d’impact, c’est la voie / voix politique.
J’ai appris sur le métier d’ornithologue, quelques fragments de vécu terrain.
C’était intéressant, mais je n’ai pas réussi à ressentir cette espérance tant attendue. Dommage.
J’ai acheté ce roman, pleine d’attentes et d’espoirs, suite à plusieurs articles très enthousiastes dans la presse et posts plein d’éloges sur X.
Je l’ai mis dans mon calendrier de l’avent en 2024, j’étais impatiente de le lire : j’avais eu déjà deux chiens et un chat dans ma vie, j’étais sure de m’y retrouver.
Je l’ai mis de côté en 2025, j’avais déjà des livres qui attendaient depuis longtemps, alors je ne l’ai ouvert qu’en janvier 2026.
Et là patatras : j’arrive pas à rentrer dans l’histoire.
Pourtant l’histoire est assez simple et universelle : l’auteur raconte dans le roman ses 13 années de vie commune avec son chien Ubac, un bouvier bernois avec un caractère bien à lui.
On découvre avec Cédric les chiots de l’élevage, leur vie à deux puis en famille, leurs balades, les visites chez le vétérinaire, les habitudes, le caractère de chacun.
C’est à la fois du quotidien, du rituel et en même temps de l’exceptionnel, du spécifique… Mais j’accroche pas.
Le style de l’auteur, à la fois ampoulé et légèrement vaniteux, gâche tout à mes yeux : j’aurais aimé une écriture plus simple, plus pragmatique, plus brute.
Les vétérinaires sont des êtres supérieurs. Je ne le dis pas, flagorneur, pour que le sort nous cajole, tout est trop tard. C’est une simple réalité. Ils opèrent un ligament croisé à 8 heures, une tumeur intestinale à neuf, aident à une mise bas à dix, détectent un insondable parasite à onze, soignent un glaucome à douze et sauvent entre-temps un écrasé, les pattes à angle droit, hurlant et gouttant de sang. L’après-midi sera semblable en ce qu’elle ne ressemblera en rien au matin et demain encore. Ils sont spécialistes de tout, font chacun ce qu’une cohorte de dix médecins peinerait à honorer, au milieu de patients infoutus de dire où ils ont mal. Ils baladent leurs compétences scintillantes au travers d’un joli désordre qui miaule, aboie, pue, chante, crie et jamais ne remercie. Le soir, ils saluent leurs aides vétérinaires, montent dans leur voiture qui n’est pas grosse, qui n’est pas noire et qui n’a pas sa place réservée au professeur trucmuche et ils rentrent chez eux le plus à la campagne possible. Demain, leurs patients muets seront à nouveau là, alors il faudra remettre sur le métier cette curiosité humble et diverse, ce qui ressemble à l’intelligence même.
La fin du roman est plus accessible, c’est trop tard et bien dommage, parce que je crois que même si elle est banale cette relation, elle est aussi singulière et elle aurait pu (du ?) être mieux mise en valeur.
Cette première lecture de l’année me laisse un sentiment d’inachevé, à suivre pour les prochaines !
Saint-Malo fait partie des endroits dans le monde où je me sens bien et où j’aime aller pour me ressourcer. J’en suis à ma 6ème escapade si je ne me trompe pas : inutile de dire que j’y ai mes habitudes (peut être trop d’ailleurs ?) et que c’est une escapade facile pour moi, rassurante.
Parmi mes habitudes, il y a l’hébergement : je vais quasi tout le temps au même endroit, à l’hôtel Le Nouveau Monde. C’est un hôtel qui est super bien placé : il donne sur la plage du Sillon et il se situe non loin de la gare SNCF, à 800m des Thermes Marins de Saint-Malo et à quelques minutes à pieds de Saint-Malo intramuros.
Cette fois-ci je m’étais fait un (gros) plaisir avec la chambre Premium Mer, parce que je venais pendant les grandes marées. D’habitude je prends une chambre échappée mer si ce sont les grandes marées ou une standard sud s’il ne se passe rien de spécial.
J’aime beaucoup l’hôtel parce que le personnel est adorable et c’est un hébergement avec du charme, bien entretenu. Quand je prends un forfait thalasso (comme cette fois-ci), je pends la demi-pension au restaurant les 7 Mers qui est à tomber.
Comme je viens souvent en voiture pour me donner la liberté de pouvoir crapahuter ailleurs que dans la cité corsaire, j’arrive en général en début voire milieu d’après midi. Je commence systématiquement mon séjour par arpenter le front de mer et regarder à quel point l’endroit est magnifique : j’ai vu le front de mer par presque tous les temps et à toutes les saisons, pourtant je ne me lasse pas de m’y promener et de l’admirer.
J’en ai profité pour passer aux Thermes pour récupérer mon planning de soins qui commençaient le lendemain, histoire de ne pas avoir à patienter trop avant de pouvoir entamer la partie détente.
Le soir j’ai donc dîné au restaurant les 7 Mers et j’ai profité de mon avantage fidélité pour avoir droit à un menu de gamme supérieure pour un repas. Il va sans dire que je me suis régalée, aussi bien visuellement que gustativement !
Avec tout ça j’étais prête pour me reposer avant de commencer le lendemain matin les soins et d’aller crapahuter l’après-midi…
J’ai acheté ce bouquin alors que j’ai une liste de livres que j’aimerais lire absolument gargantuesque et qu’il n’apparaît pas dedans.
Le titre m’a intéressé, la couverture colorée est jolie. Et puis je connaissais déjà l’autrice et j’avais aimé le précédent livre d’elle que j’avais lu.
J’étais dans ma librairie de quartier favorite, pourquoi ne pas se laisser tenter ?
L’histoire
C’est l’histoire du jeune Arnljótur, que son père surnomme affectueusement Lobbi, que l’on suit au fil des pages.
Il a 22 ans et une passion pour les plantes, comme sa défunte mère, et les roses en particulier.
Alors il quitte la maison familiale, laissant derrière lui son père octogénaire et son frère jumeau handicapé, pour aller travailler dans une ancienne roseraie qui jouxte un monastère.
Le roman raconte son voyage, les premiers jours de Lobbi à la roseraie, mais aussi sa vie dans la maison familiale, la relation avec sa famille, sa passion pour les fleurs, Anna et sa petite fille, et tant d’autres sujets qui font la vie d’un jeune de 22 ans.
Le roman est raconté du point de vue d’Arnljótur.
Mon avis
Ce roman est une jolie et douce tranche de vie.
Au début j’étais décontenancée de ne pas avoir de nom de pays ou de ville auquel me raccrocher, pour mieux me situer et mieux imaginer le cadre de vie d’Arnljótur.
Mais en fait cela n’a aucune importance.
Au fil des chapitres, on apprends à découvrir le jeune Lobbi, la relation qu’il entretenait avec son cercle familial, celle qu’il entretien aujourd’hui. On apprend sa passion pour les fleurs, les roses, en particulier la rose à huit pétale, Rosa Candida, qui est centrale au roman, un vrai fil conducteur, une ancre délicate à chaque page ou presque. Le périple vers la roseraie, au départ aux motivations un peu brumeuses, se révèle au fil de l’histoire, des souvenirs du protagoniste principal, de ses pensées.
Il y a des moments cocasses, certaines avec plus de sentiments et d’émotion(s), mais le résultat est léger, comme un pétale de rose qui volète au gré du vent.
Conclusion
Rosa Candida est un super roman pour qui a envie de légèreté un peu candide et maladroite. Points bonus pour les amateurices de voyages et de plantes / fleurs.
Je ne me rappelle plus précisément comment je suis arrivée à acheter ce livre, sans doute une recommandation sur X (anciennement Twitter) ou sur Bluesky. Je suis quasi certaine que la recommandation vient soit de Dr David Masson, soit de Dr Hugo Baup.
D’un point de vue pratique, le livre fait 189 pages (hors bibliographie) et l’édition que j’ai lue est celle des éditions érès. A noter, beaucoup de références aux années 90 dans l’ouvrage, des mises à jour / compléments sont peut être nécessaires.
De quoi ça parle ?
La compétence des familles, écrit par Guy Ausloos, est un condensé d’écrits, de retranscriptions de conférences et de sessions de travail avec les familles de l’auteur dans le cadre de sa pratique en tant que psychiatre et pédopsychiatre.
Le livre, qui peut être lu (comme l’auteur le souligne lui-même) dans n’importe quel ordre, permet au Dr Ausloos de formaliser sa méthode de travail pour collaborer avec les familles en crise qui le consultent, dans le cadre de thérapies familiales systémiques.
Il est découpé en trois parties : le temps (temporalité des familles, de la thérapie familiale, etc.), le chaos (chaos familial qui permet l’activation thérapeutique, chaos comme moteur de changement) et le processus (mode de fonctionnement de la famille, mise en place des dysfonctionnements, approche collaborative thérapeutique). Chacune de ces parties se complètent et éclairent la méthode de travail et les postulats de manière différente.
Pour sa méthode de travail, Dr Guy Ausloos part de deux postulats :
la compétence de la famille : « une famille ne peut se poser que des problèmes qu’elle est capable de résoudre ».
l’information pertinente : « l’information pertinente est celle qui vient de la famille et y retourne ».
Ces deux postulats, qui forment la colonne vertébrale de la méthode de travail présentée dans La compétence des familles, repositionnent les acteurs comme des collaborateurs : le psychiatre et les familles travaillent ensemble pour permettre la circularisation de l’information et l’auto solution. Il n’est pas question ici d’une forme de « suprématie » du psychiatre qui détiendrait le savoir, au contraire : la famille dispose des compétences nécessaires à la résolution du problème, c’est elle qui est actrice du changement. Celui-ci nécessite une diffusion de l’information pertinente pour que chacun puisse comprendre la dynamique qui se joue et pouvoir, via son action, permettre la correction de la situation problématique.
Dit plus simplement, la thérapie familiale systémique ainsi mise en œuvre ne cherche pas à comprendre et verbaliser la cause, mais bien de permettre à la famille de refaire circuler des informations nécessaires à l’homéostasie de ses systèmes (celui de la famille et ceux de ses membres).
Dr Guy Ausloos illustre ses propos tout au long du livre avec des exemples réels, qui permettent de bien appréhender la méthode de travail et la posture du psychiatre lors des entretiens avec les familles.
Mon avis
C’est un livre qui dit s’adresser à toustes, pourtant si je vois bien son intérêt pour les psychiatres / psychologues / professionnels du secteur, il me semble qu’il ne conviendrait pas aux personnes en début de thérapie, certains éléments ne prenant leur sens que lorsqu’ils peuvent être comparés avec un vécu.
Le ton m’a semblé parfois un peu trop « mâle blanc cis hétéro qui s’écoute parler », avec beaucoup de références à son propre travail, ce qui est très paradoxal au vu de la posture très humble du psychiatre présentée dans le cadre de la thérapie familiale systémique. En particulier, l’introduction est indigeste mais pourtant capitale puisqu’elle pose les bases qui sont développées plus tard. Le format du livre, comme un recueil de textes et retranscriptions de conférences, joue sans doute un rôle dans cet aspect redondant.
La compétence des familles est un bouquin très prenant avec des pépites qui mériteraient sans doute un peu plus que quelques lignes : je n’ai pas encore parcouru la bibliographie, mais il me semble que c’est nécessaire après avoir lu ce livre que d’approfondir. Je pense notamment au chapitre 8 sur les processus pathogènes, qui pose des éléments intéressants qui permettrait d’approfondir la partie « processus » mais qui ne va pas plus loin : un peu frustrant !
Conclusion
Ce livre a captivé mon attention et me paraît être une lecture de choix pour quiconque avec un peu de pratique et qui s’intéresse au sujet de la thérapie familiale et dispose d’un peu de temps pour approfondir les éléments présentés.
J’avais le château de l’Epinay dans le collimateur depuis des années. Éléonore Bridge avait fait un article à propos d’un séjour (un long week end peut être ?) qu’elle avait fait là-bas. J’étais charmée, je voulais y aller.
A l’époque j’habitais à Toulouse et ce n’était pas forcément très pratique pour moi de me rendre au château pour quelques jours, alors j’ai attendu la bonne occasion.
Depuis 2018 je vis en région parisienne, y aller est donc plus facile.
Je m’y suis rendue à la mi-novembre 2021. Je traversais une période un peu compliquée à ce moment-là. J’étais en plein conflit avec ma propriétaire d’appartement : la chaudière était en panne pour la deuxième fois de l’année, depuis plus de deux semaines , sans qu’aucune piste de résolution ne soit en vue.
Un petit break était donc plus que nécessaire et j’avais de grandes attentes pour ce séjour auquel je pensais depuis des années.
L’arrière du château avec la roseraieLe sol du hall d’entréeMerveilles d’automneLe parc devant le châteauUn tout petit aperçu du petit déjeunerLes couleurs d’automne dans le parc du châteauTagliatelloni à la putanescaChevaux par matin brumeux
Le séjour
La formule que j’ai choisi
Vu l’état d’esprit dans lequel j’étais au moment de réserver, je voulais :
être au calme et faire des activités relaxantes ;
avoir le moins de déplacements ou décisions à prendre.
Grosso modo, je voulais me laisser porter dans une bulle cocon et récupérer un peu d’énergie.
Le château de l’Epinay propose quelques formules en tout compris hébergement et activités, sous le libellé Programmes « forme et santé » (pas forcément évidentes à trouver sur le site d’ailleurs) ce qui me semblait être une bonne option.
J’ai choisi le programme mindfulness en formule Reboot 4 jours / 3 nuits avec 3 soins et 3 activités à réaliser durant le séjour.
Pour les soins, j’ai été classique, j’ai opté pour un massage du corps complet, un soin visage et un soin des mains.
Pour les activités, j’ai opté pour celles qui mêlent recentrage et bienveillance : yoga, sophrologie (une première pour moi !) et un bain de forêt (pareil).
Le château depuis le lacLa salle du petit déjeunerTagliatelles à la truffeLes poules !Le parc, son cours d’eau et les couleurs d’automneLa trouvaille du matin, encore pleine de roséeOn dirait un rassemblement de gnomesAu bord de la piscine
Comment j’ai vécu tout cela
Je me suis laissée porter, un moment après l’autre.
Je n’ai pas bougé du tout du château et de l’enceinte du parc, que j’ai arpenté en long, en large et en travers, au calme avec moi même.
J’ai cherché à apprécier chaque expérience, chaque moment avec gratitude et en pleine conscience.
Rien de plus, rien de moins. Une parenthèse simple et calme pour me retrouver.
A noter, j’ai été surclassée à mon arrivée dans une chambre prestige, attention très agréable !
Mon avis
A qui s’adresse cette formule ?
Le château de l’Epinay, et notamment le programme Mindfulness, est parfait pour faire un break au calme, se recentrer sur soi et retrouver énergie et sérénité.
Vu que Angers est à proximité, le château me paraît être une option d’hébergement de charme intéressante pour recharger les batteries entre les journées de visites et autres crapahutages.
Et puis c’est quand même très agréable de passer quelques jours dans un château !
L’arrière du château par matin brumeuxLa superbe lumière d’automneL’âne du châteauIl n’y a pas que des pâtes au restaurant, promis !Jolies portes d’armoireLe chat du château, curieux et affectueuxPissenlit du soir, espoir
Ce que j’ai aimé
Tout. J’ai a-do-ré mon séjour là-bas et je ne rêve que d’y retourner.
3 favoris :
Le personnel. Le personnel est dé-men-tiel. J’ai séjourné dans plein d’endroits haut de gamme et le service du château de l’Epinay est de très loin le meilleur que j’ai eu. Tout le monde est charmant et souriant, agréable et de bon conseil sans être envahissant. Une équipe vraiment formidable. J’ai pas assez de superlatifs pour vous dire à quel point le personnel du château est top. Allez-y, vous ne serez pas déçus.
Le château et le domaine sont superbes. Bien entretenus avec des initiatives éco-friendly, une décoration vraiment soignée. Le château est cosy, accueillant sans mettre mal à l’aise : c’est chic mais tellement chaleureux ! Le parc est très agréable : je l’ai arpenté en long, en large et en travers, à toutes les heures de la journée, inlassablement. Ami(e)s de la nature, vous serez comblés !
Je ne peux pas ne pas citer le restaurant, l’Orangeraie, ce serait péché. A tester absolument, tout y est délicieux. C’est frais, c’est fin, les portions et proportions sont justes. Zéro fausse note. Le restaurant est super cosy, une ambiance intimiste très agréable. Bien entendu service impeccable. Côté douceurs, ne ratez pas le tiramisu : il est encensé par les clients et le personnel, et c’est plus que mérité. Et si pendant votre séjour vous avez la possibilité de déguster les tagliatelles à la truffe, foncez ! Tout est bon, donc peu de risques de faire un mauvais choix…
Ce que je changerais
Je ne changerais rien à mon séjour, il a rempli ses objectifs et bien plus.
Par contre, j’ai très envie de retourner au château de l’Epinay à d’autres saisons, pour profiter de la piscine naturelle et aussi pour voir la roseraie fleurie !
Bref, le château de l’Epinay devrait refaire une apparition sur le blog dans le futur, si ce n’est plus.
Avez-vous des bonnes adresses pour des séjours cosy et au calme ?
Pour mon anniversaire, mon frère et ma belle sœur m’ont offert un bon cadeau pour participer à un atelier de maroquinerie, « Créez votre pochette en cuir« , sur Wecandoo (mais vous pouvez aussi le réserver directement sur le site de l’atelier La Patine, ici !).
J’étais bien entendu super excitée d’y aller, vu que j’aime bien tout ce qui est manuel et essayer de nouvelles choses. Alors j’ai posé mon vendredi 15 juillet, j’ai réservé le créneau et à 10h j’étais à l’atelier La Patine, prête pour 2h30 d’initiation !
L’atelier
L’atelier a lieu dans les locaux de l’Atelier La Patine, 63 rue Daguerre à Paris. Je ne connaissais pas cette rue, elle est ravissante, plein de jolies boutiques et restaurants vous y attendent si vous voulez prolonger un peu votre parenthèse enchantée !
Pour ces quelques heures d’initiation à la maroquinerie, j’ai été accueillie et guidée par Anne-Claire, charmante jeune femme, à la fois pédagogue et drôle, généreuse et dynamique : le mentor rêvé pour une première dans une discipline !
L’objectif de l’atelier c’est, bien entendu, de créer sa pochette en cuir. Il y a plein d’options de personnalisation possibles et c’est d’ailleurs par cela que l’on commence : choisir les cuirs qui vont composer la pochette, le fermoir, la forme du rabat, etc.
Ne croyez pas que c’est une étape simple, il y a tellement de choix possibles que c’en devient cornélien cette affaire, aussi j’étais bien contente d’avoir Anne-Claire à mes côtés pour me suggérer des options.
J’ai jeté mon dévolu sur ce superbe fermoir oiseau en premier, puis pour les couleurs je voulais du rose parce que c’est ma couleur préférée. Anne-Claire a suggéré ce magnifique cuir bordeaux pour le corps de la pochette et j’ai suivi son conseil, ce duo de couleurs fonctionne super bien !
Les petites « pattes » sur les côtés pour accrocher la chaîne bandoulière sont personnalisables aussi, là encore je me suis appuyée sur Anne-Claire pour choisir, et ce framboise écrasé (?) apporte juste ce qu’il faut de peps girly à l’ensemble, j’adore.
Pour la forme du rabat, j’ai opté pour de l’arrondi, les formes douces s’associant bien avec les coloris et types de cuir.
Et ensuite ? Hé bien ensuite il est temps de s’y mettre et d’apprendre les bases de la maroquinerie !
J’ai oublié les 3/4 des outils et des techniques utilisées parce que j’ai une très mauvaise mémoire pour les noms, mais j’ai adoré apprendre comment mesurer le fil (les brassées !)), le préparer (avec la cire), coudre en point sellier, etc.
J’ai pu prendre mon temps et m’appliquer à chaque étape et avoir l’aide d’Anne-Claire quand cela était nécessaire (coudre avec les mains qui transpirent n’est pas chose facile) : il faut dire que j’ai été extra chanceuse pour cet atelier vu que j’étais la seule participante pour ce créneau, c’était donc un atelier particulier !
Bref, au bout de 2h30 j’avais fabriqué une pochette, bu 2 cafés, ri de nombreuses fois et appris plein de choses au passage.
Cassiopée ne sait pas quoi penser de cet oiseau qui brille et n’est même pas comestible…
Mon avis
J’ai adoré cet atelier.
Sincèrement.
Il n’était même pas terminé que je pensais déjà que je pourrais prendre un atelier pour me faire un sac la prochaine fois !
Alors bien sûr que le fait de fabriquer sa pochette soi-même est gratifiant, mais je trouve qu’avoir appris quelque chose et me rendre compte que j’ai compris (et que je suis capable !) en expérimentant dans la bienveillance c’est ce qui fait que cet atelier a été un coup de cœur pour moi.
Bref, c’était vraiment chouette, je le recommande à 200% si vous êtes dans le coin et que vous appréciez les activités manuelles. Et si vous êtes du côté de Bordeaux, c’est possible aussi, La Patine y a un autre atelier (et les réservations, c’est par là !) !
Arrivé(e) jusqu’au bout de l’article ? Félicitations ! En commentaire, dites-moi quel est l’atelier que vous avez fait récemment et que vous recommandez (ou celui que vous aimeriez faire !) ?
En préambule, un petit peu de contexte sur ce livre et comment il est arrivé entre mes mains. C’est un de mes collègues, fervent lecteur de Robert Van Gulik, qui me l’a offert parce qu’il pensait qu’il me plairait vu ma « passion » pour la littérature asiatique.
Le livre
Le livre recueille de manière chronologique les affaires qu’a eu a résoudre le juge Ti en début de carrière. Ainsi, on retrouve six histoires :
Traffic d’or sous les T’ang (roman)
Cinq nuages de félicité (nouvelle)
Une affaire de ruban rouge (nouvelle)
Le passager de la pluie (nouvelle)
Le paravent de laque (roman)
Meurtre sur un bateau de fleurs (roman)
A noter que, contrairement au système judiciaire que l’on connaît, le juge s’occupe de toute l’enquête et aussi du jugement des affaires, ce qui permet d’avoir une vue complète de ce qu’il se passe depuis le moment où l’affaire est portée à la connaissance du magistrat jusqu’à sa résolution et à la condamnation des fauteurs de troubles.
Et enfin, pour finir de situer un petit peu les histoires et la spécificité du récit, chaque roman et nouvelle du recueil se déroule en Chine, à l’époque de la dynastie T’ang et est écrite de manière traditionnelle pour les récits de l’époque. Sans rentrer dans des détails que je ne maîtrise pas bien, chaque histoire commence par une introduction des protagonistes avec une mise en situation (un peu comme au début des pièces de théâtre).
Mon avis
En toute honnêteté, je suis un peu partagée pour ce recueil.
J’ai eu un peu du mal à m’habituer au format traditionnel de présenter les histoires et au rythme très lent pour un roman policier (sauf, de façon mécanique, pour les nouvelles qui sont plus courtes).
Pour autant, les enquêtes sont plaisantes et les descriptions agréables. Les personnages, même ceux d’arrière plan, sont très bien décrits, ils sont fouillés et ont une belle consistance.
Malgré tout, je n’étais pas impatiente de retrouver le juge Ti et de poursuivre les récits de Robert Van Gulik, sauf pour les nouvelles auxquelles j’ai bien accroché.
Peut être que lire le recueil sans pause entre chaque enquête n’était pas une bonne idée ?
Au final, c’est une lecture agréable, mais pas transcendante à mes yeux, voire même avec un arrière goût de déception : peut être avais-je trop d’attentes ?
En résumé
Un recueil qui plaira aux amateurs de Chine antique, de rythmes lents , d’enquêtes à tiroirs et de longues descriptions !