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Category Archives: Culture

Le vent se lève

5 mars 20142 août 2016

Il y a quelques temps, je suis allée voir Le vent se lève d’Hayao Miyazaki avec la copine au manteau orange. A la base on devait aller le voir bien avant, et puis il y a eu des soucis d’agenda, à force de lire des critiques peu élogieuses je n’étais plus vraiment sûre d’avoir envie de le voir, et puis en fait je me suis dit que la meilleure chose à faire, c’était encore de me faire mon opinion par moi-même, et comme par magie on a trouvé un créneau qui nous allait à toutes les deux.

source : Allociné
source : Allociné

Alors, je ne vais pas vous réexpliquer l’histoire, puisque vous pouvez la lire un peu partout (par exemple sur le site d’Allociné), je vais plutôt vous donner mon avis.

Déjà, j’ai été surprise par deux choses que j’avais lues dans les critiques et que je n’ai pas trouvé si flagrantes que ça. La première, c’est la référence à un vers de Paul Valéry « le vent se lève, il faut vivre ». J’avais lu que c’était un peu le mantra de l’anime. Je ne l’ai entendu que deux fois.
La seconde, c’est le fait qu’il y a beaucoup de scènes avec des gens qui fument des cigarettes. Oui, il y en a. Mais si on se remet dans le contexte de l’époque et si on regarde bien je n’ai pas trouvé qu’il y en ai tant que ça. Enfin cela ne m’a pas choqué.

Ensuite, c’est un animé que je trouve sensiblement différent de tous les autres que j’avais vus d’Hayao Miyazaki. Je ne les ai pas tous vus, mais je trouve que Le vent se lève, c’est un animé… de départ à la retraite. Il y a moins de magie et de féérie que dans les autres animés que je connais, mais il y a beaucoup de rêverie, d’espoir, il y a quand même de belles valeurs, je trouve. C’est sans doute un peu plus terre à terre comme œuvre (et encore…), mais je l’ai trouvé poétique malgré tout, j’y ai perçu de la tendresse. Ce n’est pas un animé drôle même s’il y a des moments qui m’ont fait sourire, c’est même parfois triste, mais c’est beau, je trouve. Je crois qu’Hayao Miyazaki a voulu faire un dernier anime sur des sujets et thématiques qui lui tiennent à cœur, et ça se ressent (enfin moi c’est ce que j’ai perçu).

Bien entendu les dessins sont splendides, les paysages somptueux, les personnages fouillés, chacun avec ses particularités. Je ne suis pas spécialement une grande amatrice d’avion ou d’aéronautique, et pourtant j’ai bien aimé les différentes scènes qui permettent de voir comment Jiro imagine et construit son avion, les doutes, les espoirs, les essais ratés, la persévérance, les différents chamboulements…

Le seul petit point noir, c’est que je l’ai trouvé un peu long, surtout dans la première heure où on ne sait pas bien où on va, pourquoi on nous montre ça. Finalement tout a une utilité, bien sûr, mais sur le coup on s’ennuie un peu.

Au final, je trouve qu’il est aussi bon que les autres que j’avais vu précédemment, bien qu’il soit à part. Le ton est différent mais je trouve que le charme opère. Mon amie par contre n’a pas aimé, je crois qu’elle voulait y retrouver de la magie et de la féérie comme il peut y en avoir dans Mon voisin Totoro et, forcément, elle a été déçue.

A vous de vous faire votre idée. Personnellement, j’ai aimé, je trouve qu’il vaut le coup.

Bonne journée !

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Pensées pour moi-même – Marc-Aurèle

24 janvier 20142 août 2016

Alors je sais très bien qu’avec ce billet je vais en perdre quelques uns, mais j’ai très envie de vous parler de ce livre. Mais d’abord, il faut que je vous dise quelque chose : j’adore la philosophie.

Voilà (ça, c’est fait comme dirait l’autre).

Depuis que j’ai commencé à étudier la philosophie au lycée et que j’ai eu la chance de l’approfondir en classe préparatoire, je lis régulièrement des ouvrages de philosophie. Je me rappelle que quand j’étais en prépa, on a eu pendant les deux ans des listes d’ouvrages assez monumentales, que je donnais à mon père (je faisais une sélection quand même hein, parce que je n’allais pas tout lire pendant l’été) qui allait les commander à la librairie où il allait régulièrement (sinon j’allais chez Mollat, et je revenais avec 23 tonnes de livres en plus que ce que j’avais prévu, mais ça c’est pas le sujet). Et à chaque fois la libraire savait que c’était pour moi, ça la faisait rire (sans doute que mon père qui transportait et payait la tonne de bouquins il rigolait moins) (merci Papa), et moi j’étais complètement euphorique avec mes bouquins. A 20 ans, je pense que j’avais déjà lu avec passion l’intégrale des œuvres de Kant et de Spinoza, et même si je n’adhérais pas avec tout, j’étais fascinée par ces personnes qui avaient autant pris le temps de penser, de décortiquer la vie, de chercher un sens, un art de vie, un schéma de pensée. A 25 ans j’avais lu l’intégrale de Nietzsche (dont je ne sais toujours pas orthographier correctement le nom du premier coup) (damned), après j’ai voulu m’attaquer à Sartre, mais l’Être et le Néant m’a bien freinée (je n’ai pas réussi à lire les 3 premières pages sans dictionnaire à côté, c’était un brin décourageant pour moi).

Donc la philosophie et moi c’est une grande histoire d’amour, au moins autant que les bouquins de développement personnel que je boulotte dès que je peux.

pensees_marc-aurele
crédit image : amazon.fr

Ce bouquin de Marc-Aurèle, j’en ai entendu parler pour la première fois dans L’Art de la simplicité, de Dominique Loreau. La citation qu’elle en faisait m’avait énormément plu, je m’étais noté de le lire…

Et puis j’ai oublié (comme plein de choses, même en les notant).

Cela m’est revenu en mémoire en écoutant les Podcasts Chemin de Sagesse de France Culture, alors que Frédéric Lenoir listait des livres accessibles de Philosophie (j’en ai d’ailleurs lu un bon nombre, comme peut en témoigner l’article 29 by 30). Là encore, j’ai noté. Et cette fois-ci j’ai lu, pendant mes trajets en bus, avec mon fidèle Kindle (merci Papa et Laura).

Je sais qu’il y a des personnes qui ne s’intéressent pas à la philosophie pour deux raisons : 1/ parce que ce n’est pas forcément facile d’accès (et oui, Kant par exemple, ce n’est pas facile d’accès) et 2/ parce que c’est trop éloigné de leur quotidien. Bon après il y a des gens que ça rebute (ce que je peux comprendre, mais là je ne peux rien faire).

Et ce qui m’a fascinée, c’est que ce bouquin, qui de prime abord n’était qu’un journal que Marc-Aurèle (qui était quand même empereur, c’est pas rien de le rappeler) écrivait pour sa mémoire personnelle (et qui donc n’avait aucune vocation à être publié un jour), c’est que non seulement il est très accessible, mais en plus je le trouve très contemporain.

Je ne vais pas vous mentir, il y a des choses pour lesquelles ont se sent moins concernés, mais il y en a d’autres, en revanche, qui me semblent très actuelles. Par exemple :

Si la chose n’est pas convenable, ne la fais pas ; si elle n’est pas vraie, ne la dis point. Que ce soit toujours là tes motifs d’agir.

Et puis une dernière chose que j’ai aimé, qui relève plus de la forme que du fond mais qui me paraît intéressante, c’est que l’œuvre est organisée en livres et que chaque livre est découpé par fragments : il n’y a aucun besoin de lire des pages entières, on peut très bien picorer quelques épigrammes et passer à autre chose.

Alors voilà, c’est peut être un cycle sur la philosophie antique qui s’amorce, mais je vous conseille cet ouvrage si le cœur vous en dit. Je l’ai vraiment aimé.

Pendant que tu vis, pendant que tu le peux encore, deviens homme de bien.

Bonne journée !

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Anthologie – Moto Hagio

4 janvier 2014

En Décembre, j’ai beaucoup arpenté le centre-ville de Toulouse. Avec un collègue, après le déjeuner, on partait marcher, en papotant un peu. Des fois on allait à un endroit précis, parfois non. Des fois il cherchait quelque chose pour son fils, d’autres on se laissait juste porter par nos pas et on entrait dans les boutiques qui nous plaisaient.

C’est ainsi qu’un midi nous avons atterri à la librairie Bédéciné, rue Romiguières. Je ne connaissais pas cet endroit, et j’ai été agréablement surprise par le personnel absolument charmant. Et alors que mon collègue est allé en quête d’un ouvrage pour son fils dans la partie BD, moi j’ai fouiné de mon côté dans la partie manga. A la base je me suis dit que j’allais m’acheter un tome de Chi, et puis mes yeux ont été happés par la table centrale où il y avait plein de jolies choses.

moto-hagio-1J’y ai vu l’Anthologie de Moto Hagio, j’ai regardé le coffret et rien que les noms des deux tomes (De l’humain et De la rêverie) m’ont plu. Il n’y avait que de petits dessins sur le dessus du coffret et pourtant je me suis dit que le dessin me plairait. C’était l’occasion de découvrir quelque chose, alors j’ai pris le coffret, j’ai demandé un paquet cadeau, et en rentrant chez moi je l’ai mis sur le buffet, puis, lorsque je l’ai eu, sous le sapin.

C’est notamment une indigestion (ou un virus du genre) qui m’a permis de passer ma journée au lit à bouquiner tranquillement. Je ne connaissais pas du tout l’œuvre de Moto Hagio, je l’ai donc abordée avec un oeil complètement neuf, libéré de toutes les idées que l’on peut avoir, parfois, sur un auteur que l’on connait bien.

moto-hagio-2Chacun des deux tomes commence par quelques pages écrites par des mangakas qui évoquent comment ils ont connu l’œuvre de Moto Hagio, les thèmes qu’elle aborde, les différents courants dans lesquels elle s’inscrit. Dit comme cela, ça peut sonner un brin rébarbatif, mais je suis toujours intéressée de savoir comment les gens ont découvert un auteur, quelle œuvre les a marqué et pourquoi. Dis-moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es !

J’ai commencé par lire le tome « De l’humain », qui est celui que j’ai trouvé le plus « remuant » : les thèmes sont assez durs, la mort est omniprésente, même si elle est un peu « atténué » par le côté science-fiction des histoires. Car il n’y a pas une histoire par tome, mais bien plusieurs. Dans « De l’humain », les histoires que j’ai préférée sont la princesse iguane et le pensionnat de novembre. Toutes les histoires parlent de la famille, de l’identité, de la fratrie et du rôle de la mère, mais aussi des impacts des paroles et des non-dits. Ce sont vraiment des histoires qui m’ont interrogée. Les sentiments humains et les contradictions y sont tellement bien dépeintes !

moto-hagio-4Pendant ma convalescence, j’ai principalement lu le tome « De la rêverie ». Ici le côté science-fiction est particulièrement présent. Il y a toujours des questions d’identité en filigrane dans les histoires, mais le ton est beaucoup plus léger que dans l’autre tome.L’histoire que j’ai préférée c’est « Nous sommes onze » (cf. photo ci-dessus) : le trait et certaines facettes de l’histoire m’ont rappelé les dessins animé de mon enfance, mais surtout je l’ai trouvé drôle ! La suite est pas mal non plus, même si je l’ai trouvée plus alambiquée, avec un peu moins de suspense.

moto-hagio-3Ce que j’ai bien aimé aussi dans cette Anthologie, c’est qu’il n’y a pas que des planches en noir et blanc, il y en a quelques unes en couleur. Ces planches ont un effet dramatique certain, mais qu’est-ce quelles sont belles ! Je trouve vraiment qu’elles mettent bien en valeur la justesse du trait et la vigueur du propos.

Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé cette Anthologie. Je ne me considère pas comme une connaisseuse en termes de manga (j’en ai lu très peu, beaucoup de Shôjo, pratiquement rien dans les autres catégories), ce qui me laisse croire que ces histoires pourraient plaire au plus grand nombre.

Est-ce que vous connaissiez cet auteur ? Auriez-vous des mangas à me conseiller ?

Bonne journée !

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Suzanne

2 janvier 20142 janvier 2014

Suzanne, c’est une fille sans maman, avec un papa aimant et maladroit et surtout une petite sœur qui la suit, joue avec elle et la protège.

Suzanne c’est 25 ans d’une vie. Celle d’une fille, d’abord petite, puis adolescente, jeune mère et enfin adulte déboussolée par une passion. Mais c’est aussi celle d’une famille qui se construit et se déconstruit, qui aime et qui souffre, qui cherche et se perd, qui tâtonne et reste campée sur ses positions à la fois.

Par petites tranches de vie, ce film nous raconte les péripéties de Suzanne, ses doutes, ses convictions, ses choix et les répercussions sur la famille et la suite des événements. Mais je ne vous en dis pas plus pour vous laisser le loisir de découvrir ce film.

suzanneJ’ai pris un peu de temps pour que ce film décante avant d’écrire mon avis dessus.

Au début, je me suis dit que ce film était « lourd », un vrai drame, comme ceux qu’on porte sur nos épaules et qu’on doit digérer avant de pouvoir repartir plus léger.
Après, je me suis dit que c’était dommage toutes ces ellipses temporelles, parce qu’il y avait sans doute des choses qu’on ne voyait pas et qu’il aurait été pertinent de montrer.
Et puis, quand même la pauvre Suzanne elle cumule un peu les tuiles quoi, et en plus elle ne s’aide pas trop quand même. Si on pousse le bouchon un peu plus loin, ça fait presque cliché ces personnages.

Ça, c’est que j’ai pensé juste en sortant de la salle.

Depuis, j’y pense souvent à ce film. Je me demande ce que j’aurais fait à sa place à Suzanne, à Marie, au père. Je m’interroge sur le moment où on dérape, où la vie bascule : est-ce qu’on le voit arriver ? Est-ce qu’on peut le contrer ? Est-ce qu’on est toujours acteur ou parfois on est un spectateur qui subit une réaction en chaîne impromptue ?

Ce film c’est beaucoup de questions, d’émotions (tellement !), de choses qu’on n’aimerait pas voir et que pourtant, au fond de nous, on est capables de faire. Je ne saurais pas dire, encore, avec certitude, si je l’ai vraiment aimé ou pas. Parce que c’est pas un film facile, c’est un film qui continue sa vie alors que la projection est terminée depuis un moment. C’est un film qui secoue, qui se pense, qui resurgit, qui laisse un vide et pourtant, au fond là, il y a un trop plein.

Voilà c’est ça : ce film, il m’a touchée. Il ne m’a pas laissée indifférente. François Damiens, en père un peu déboussolé par les frasques et les peines et qui pourtant met toute son énergie pour faire un joli cocon pour sa famille, pour continuer à vire, avec les moyens du bord, son espoir et de la maladresse, il m’a fait penser au mien. Marie, cette jeune femme qui cherche à tout prix à faire sa vie tout en protégeant sa sœur, en l’entourant et en l’aidant de son mieux, elle m’a émue par son courage. Et puis Suzanne, c’est la passion avec ses bons, ses mauvais côtés, cette passion qui sait rester tapie pour mieux ressurgir après. C’est la fragilité et le flou de la limite.

Allez-y le cœur grand ouvert, sans a priori, débarrassés des schémas bien construits et politiquement corrects. Vous verrez bien ce que le film réveille en vous, comment il fait écho à votre histoire…

Bonne journée !

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Malavita

30 novembre 201328 novembre 2013

La famille d’un mafieux new-yorkais sous protection du FBI s’installe dans un village de Normandie.Le FBI met ainsi tout en place pour que la famille soit incognito et puisse couler des jours heureux.

Néanmoins, les habitudes ne se perdent pas si vite, et malgré les évidents efforts d’intégration, la famille va bien vite régler ses soucis du quotidien à l’ancienne.

affiche-malavitaJe n’ai pas lu le livre dont ce film est l’adaptation, je ne peux donc pas juger si l’adaptation est fiable ou non.

Je ne vais pas vous dire que c’est un grand film, ce serait faux. En revanche, c’est un bon divertissement. Mon amie au manteau orange disait que c’est « un bon film du dimanche » et c’est tout à fait cela.

C’est un peu caricatural, sans doute un peu trop violent parfois, mais vraiment c’est drôle si on prend le film tel qu’il est. Et puis comme j’aime bien Michelle Pfeiffer et Robert De Niro, c’était parfait. Mention spéciale à Dianna Agron qui apporte un peu de fraîcheur à ce film.

Bonne journée !

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Gabrielle

27 novembre 201327 novembre 2013

Gabrielle et Martin chantent à la chorale tous les deux. Gabrielle est le soleil de Martin, Martin est le moteur de Gabrielle.

Bref, Gabrielle et Martin sont amoureux.

Pourtant, parce qu’ils sont différents, Gabrielle et Martin se heurtent à leur entourage, aux préjugés. Gabrielle et Martin se battent pour vivre une histoire d’amour, la leur, singulière, comme toutes les histoires d’amour.

affiche_gabrielle

Je suis souvent touchée par les histoires d’amour. C’est sans doute mon côté sensible, mais l’amour c’est le sens de la vie, c’est ce qui lui donne ses couleurs, c’est ce pour quoi on vit.

Gabrielle c’est un film qui raconte à la fois des histoires individuelles (celle de Gabrielle, celle de Martin), celle de familles qui veulent accompagner leurs protégés et ont peur de les laisser prendre leur envol, celle d’un groupe uni dans la chanson en faisant fi de leur handicap, celle d’une histoire d’amour que l’on veut laisser éclore mais pas trop quand même, et si ça se compliquait ?

C’est un très beau film, très touchant, très émouvant (beaucoup de larmes d’émotions se sont accumulées dans mes yeux et dans ma gorge), très beau, tout simplement. Et puis il y a cet accent, ces images de Montréal, ville si chère à mon cœur.

Gabrielle, c’est comme un caramel fourré au chocolat : c’est à la fois doux et plein d’émotions, et en son centre il y a beaucoup d’amour, et toute la puissance qui va avec.

Bonne journée !

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9 mois ferme

24 novembre 201325 novembre 2013

Ariane Felder est une juge à la vie bien rodée et calibrée, où l’imprévu et les écarts n’ont pas de droit de cité. Dans ce contexte, comment expliquer que cette célibataire endurcie au quotidien strict soit enceinte ?

Comment est-il possible que, de surcroit, le test de parternité révèle que le père soit Bob Nolan, un cambrioleur accusé d’un méfait particulièrement scabreux ?

Désemparée, la juge Felder se lance dans une enquête pour trouver une réponse à ses questions étant donné que sa mémoire lui fait défaut. Et aussi pour savoir ce qui l’attend…

9-mois-ferme-afficheQu’on se le dise : j’adore ce que fait Albert Dupontel. Bernie fait d’ailleurs partie de mes films favoris : j’aime cet humour grinçant, cette fantaisie…

Et tout ce que j’aime dans les films de Dupontel est là : on rit, c’est rythmé, il y a du rebondissement, bref c’est un bon divertissement.

Le jeu des acteurs est très bon, que ce soit Sandrine Kimberlain, Albert Dupontel, Jean Dujardin (énorme en traducteur braille doubleur en langage des signes) (nan mais n’importe quoi, merci Betty d’avoir noté la coquille !), tous jouent bien. Mais ma mention spéciale c’est Nicolas Trolos, qui joue un avocat bègue et un brin fantasque absolument terrible.

En résumé, un bon Dupontel : si vous aimez le genre, foncez-y, vous ne serez pas déçus !

Bonne journée !

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L’histoire de l’art – Gombrich

17 novembre 2013

Ce livre, cela fait pratiquement deux ans que je l’ai acheté avec une carte cadeau que j’avais reçu au Noël de ma société. Depuis, je l’ai lu à mon rythme.

Au début, je lisais un chapitre ou quelques pages tous les matins. Et puis les paragraphes sont devenus plus étoffés, j’ai trouvé d’autres lectures plus faciles, alors je l’ai un peu laissé de côté. Et puis parfois je me replongeais dedans, pour le plaisir. Je l’ai souvent emporté avec moi en voyage, parce que je trouve que c’est un support intéressant pour laisser voyager son esprit…

gombrich
Crédit image : Amazon

Ce livre, même si j’ai mis très longtemps à le lire, je l’ai adoré.

Déjà parce que ce n’est pas un catalogue sans vie d’œuvres répertoriées par époques ou courants. Au contraire, chaque époque est racontée, les évolutions sont bien amenées avec les problèmes que les artistes essayaient de résoudre, etc.

Et puis il n’y a pas que de la peinture dans ce livre, il y a aussi de la sculpture , de l’architecture, du collage, des bas-reliefs, bref, c’est varié.

Enfin, je le trouve pratique : d’un côté on a « l’histoire » et de l’autre on a les reproductions d’œuvres. Le texte fait régulièrement référence aux planches, parfois dans le désordre (on revient dans le passé pour faire des comparaisons quoi), et moi j’aime bien.

Néanmoins, pour être tout à fait franche, deux petites choses m’ont un peu déplu. La première, mais c’est un peu ma faute, c’est que dans la version poche les reproductions d’œuvres sont petites, ce qui n’est pas forcément très pratique pour voir les détails. La seconde, et là j’y suis pour rien, c’est que les deux derniers chapitres, sur l’art contemporain va-t-on dire, sont moins bons, je trouve, que les autres. Alors certes, on a moins de recul sur l’art contemporain, mais je les trouve un peu bâclés, je suis restée sur ma faim et je trouve qu’il y a une grosse cassure avec le reste du livre, c’est dommage.

En résumé, c’est une bonne introduction à tous ceux qui cherchent à en savoir plus sur l’histoire de l’art en général mais pas le contemporain en particulier, et la seule précaution à prendre c’est de l’acheter en grand format.

J’ai tout dit ? J’ai tout dit.

Bonne journée !

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La vie d’Adèle

13 novembre 201311 novembre 2013

Voilà un petit moment que je n’avais rien publié dans la catégorie « culture ». Je n’ai pourtant pas arrêté les activités culturelles, mais je ne sais pas, d’un coup je me suis retrouvée un peu complexée, pas à ma place de donner mon avis sur des livres ou des films, alors que je ne lis pas beaucoup et que je ne vais pas plus que cela au cinéma.
Et puis finalement, comme j’ai vu et lu de jolies choses ces derniers temps, j’ai eu envie de le partager ici tant que c’était encore frais dans ma tête. Et aujourd’hui c’est cinéma donc !

affiche-vie-adeleJe suis allée voir la vie d’Adèle à l’Utopia à Bordeaux avec mon amie June, pendant mes vacances (ça commence à dater donc, il était temps que je me décide à le faire cet article !) et vraiment j’ai adoré ce film.

Adèle a 15 ans. Au lycée elle traine avec ses copines et se délecte des livres du programme de français qu’elle dévore. Adèle est une croqueuse de la vie mais aussi une souriante éponge qui se nourrit des codes de sa tribu, de son milieu. C’est ainsi que sans se poser de questions, elle sort avec Thomas, un beau terminale qui lui fait la cour.
Mais Adèle n’est pas dans son élément, elle ne vibre pas : où est donc la passion dont parlent les autres ? Où sont les papillons dans le ventre, les insomnies à rêver les yeux ouverts de l’être aimé ?
Comme souvent, l’histoire se joue à une croisée des chemins. A ce croisement, Emma, une artiste aux cheveux bleus. Adèle s’émeut, Adèle revit, Adèle la cherche.
Adèle et Emma finissent par se trouver et Adèle commence ainsi sa vie de femme, sa vie d’adulte, avec toutes les expériences que cela induit, bonnes comme mauvaises…

Ce film, c’est à la fois la découverte de l’autre et la découverte de soi, la découverte de l’homme et la découverte de la femme, la découverte de l’amour, de la passion, de la sensualité et de leurs revers. C’est aussi un choc entre des milieux très différents, un face à face avec l’intolérance et la peur, la découverte de la routine, des soupçons, des mensonges, des déchirures.

Ce n’est pas une simple histoire que l’on nous raconte, ce sont des expériences que l’on vit aux côtés d’Adèle sans pour autant tomber dans le voyeurisme.

C’est beau, c’est fort, il y a de l’émotion… A mes yeux, pour ma sensibilité, c’est une perle.

Bonne journée !

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Une légende russe – Elisabeth Barillé

19 décembre 201226 janvier 2013

Depuis toute petite, je suis fascinée par la Russie, sans bien savoir pourquoi. Peut être parce qu’un de mes grands pères, que j’ai malheureusement peu connu, y a vécu, je ne sais pas. Toujours est-il que je me rappelle avoir lu une quantité astronomique de livres dont les auteurs avaient un nom à consonance russe ou qui parlaient de ce pays.

Et puis les années ont passé, d’autres pays ou contrées ont pris le relai et la Russie est un peu passée au second plan, je suis partie un peu plus à l’est encore, un peu plus profondément en Asie.

Mais quand quelque chose ou quelqu’un nous passionne, il en faut souvent peu pour que cela nous revienne en mémoire. Dans mon cas, c’est un article dans un magazine qui m’a donné envie de lire ce livre…

legende-russeCe livre, c’est l’histoire de la quête d’Elisabeth Barillé pour en savoir plus sur son grand-père et aussi sur Lou Andréas-Salomé. C’est ainsi que l’auteure parcourt la Russie pendant plusieurs semaine. Son voyage l’emmène d’abord à Saint-Pétersbourg, Moscou, puis elle fait une croisière sur la Volga et enfin visite Koursk.

Beaucoup de passages de ce livre m’ont parlé, m’ont intéressée ou émue. Les réflexions de l’auteure sur le voyage, le souvenir ou bien la vie sont passionnantes (p25):

Résister contre pour exister. Simone Weil me bouleverse, Simone de Beauvoir m’en impose, Colette Peignot me trouble. Lou Andréas-Salomé m’encourage à lâcher la peur. Que m’apprend Ma vie quand s’ouvre la mienne ? Que vivre est une chance offerte à chacun, une fois, une fois seulement, une occasion unique qu’il s’agit d’investir, avec audace, jusqu’à l’aveuglement s’il le faut. Perdre l’habitude de la demi-mesure, pour vivre résolument, dans la totalité, la plénitude et la beauté. Au diable, l’abnégation, la modestie, la sagesse ! Une vie ne vaut que dans la mesure où on la risque. Oser être soi-même, persévérer dans son être, suivre cette boussole intérieure où s’allient conscience et confiance.

Après avoir lu ce livre, j’ai envie de crapahuter en Russie, de me perdre dans ces rues où tout m’est inconnu, d’essayer de voir ce que mon grand-père a peut être vu, de me reconnecter avec mon vrai moi, d’enfin vivre rien que pour moi et pas pour faire plaisir aux autres…

Un bien chouette livre, avec du rythme, une vraie réflexion, plein de choses que je ne connaissais pas et que j’ai envie de découvrir. Si vous avec envie d’un petit périple en Russie, une introspection ou d’une réflexion sur la vie, vous pouvez vous plonger dans ce bouquin, dépaysement garanti !

Bonne lecture et bonne journée !

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Bienvenue !

Bonjour ! Je suis Mnêmosunê, croqueuse de chocolat noir, lectrice invétérée, créatrice curieuse et artiste dans l'âme. Depuis 2021, j'ai deux minettes noires adorables, deux sœurs, Orphée et Cassiopée. Sur ce blog je partage mes expérimentations et états d'âme : on en parle ensemble ? ♥

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