Si mes souvenirs sont bons, je me suis achetée la BD Jolis souvenirs de Sid (aux éditions Exemplaire) dans le cadre de la campagne de financement de la BD Des gens qui regardent des gens (toujours de Sid). Il y avait un bundle, que j’ai pris.
Ou alors c’était pas du tout ça, j’ai pris le bundle et après j’ai rajouté la BD Jolis souvenirs parce que j’aime bien avoir le maximum d’œuvres pour un.e même auteurice.
Ce qui était quand même assez surprenant de ma part, parce que je ne « connais » Sid que via ses posts sur BlueSky, donc autant dire que je ne connaissais pas grand chose d’ellui et je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre d’autre que ce que je pouvais imaginer avec le titre.
Dans Jolis souvenirs, Sid illustre 40 histoires ou souvenirs, sous forme de BD plus ou moins longues. On retrouve le style de Sid, ce dessin dynamique, franc, libre et expressif, que j’aime bien.
Je sais pas si j’ai raté quelque chose avec le titre, s’il y avait du second degré ou quoi, mais j’ai pas trouvé que toutes les histoires qui soient présentées soient des « jolis souvenirs », du moins pas dans le sens classique de l’adjectif « joli » (« très agréable à voir » dixit Le Robert). Je suis donc un peu décontenancée par certains souvenirs présentés.
Autre chose, je me suis rendue compte (et ça franchement l’auteurice n’y peut absolument rien) que je suis très gênée par les représentations graphiques de l’intimité (personnes qui s’embrassent, nudité, etc.). Ces aspects ne représentent qu’une fraction de la BD, donc c’était pas un gros malaise pour moi, mais j’ai quelques fois été surprise de l’arrivée d’une vignette qui en contenait (et ça m’a un peu cassée dans mon élan).
Au final, je ne m’attendais pas du tout à ce que j’ai lu quand je m’imaginais ce dont allait parler Jolis souvenirs et je suis un peu biaisée dans mon opinion. Vraiment j’ai l’impression d’avoir raté quelque chose et que, si je l’avais compris, peut être que je me serais rendue compte que je faisais fausse route.
Je suis pas sure d’avoir été le bon public pour cette BD : le style graphique m’a plu, mais c’était pas mon style d’histoires.
Le changement climatique, son impact sur les faunes, les flores et habitantEs me fait peur.
Et je me sens démunie.
Concrètement, je ne sais pas quoi faire. Bien sûr j’essaye d’agir à mon humble niveau, d’adopter les éco-gestes mais… Est-ce suffisant ? Comment garder confiance en l’avenir ?
Alors je commence à me documenter (oui, c’est peu être un peu tardif, j’en conviens).
J’ai lu beaucoup de bien de ce petit (<120 pages) bouquin sur BlueSky, je me le suis donc procuré. Surtout que le sous-titre, « quelle espérance pour ne pas sombrer ? », me parlait. J’avais / j’ai besoin de lire des choses à ce sujet.
Une chose à savoir sur ce livre, qui m’a un peu surprise mais pas dérangée, c’est que l’auteur fait de nombreuses références à sa foi chrétienne et cite ou fait référence régulièrement à la Bible ou autre textes en lien avec sa foi.
Qu’attendre ? Vers qui crier ? Voici qu’à Draguignan (en mai 2023) s’organise une procession pour demander la pluie. Mais après ? Venir prier et rentrer chez soi en SUV ? Le climat ne s’apaisera que si nous cessons de l’enivrer de carbone. S’il faut prier, c’est pour la conversion écologique de tous. Mais aussi, Seigneur, pourquoi ne vient-elle pas cette conversion ? N’avons-nous pas tout fait pour ? Combien serons-nous à dire comme Marthe : « Seigneur, si tu avais été ici ! » (Jn 11,21).
L’autre chose, c’est que ce livre n’est pas la lecture « paisible » que j’imaginais, c’est même plutôt stressant pour qui est un peu préoccupé par le sujet.
La poésie, elle aussi, a disparu. Je ne sais plus rêver. Devant moi peut bien se déployer un paysage automnal de hêtres couleur d’or au chant mélancolique des rougegorges, ou bien une de ces vieilles fermes à cour carrée qui se dressent là depuis des siècles et feraient se pâmer cent écrivains, une seule pensée me hante : « Tout cela est en train de se vider, de griller, de mourir. » L’inquiétude écologique si légitime emplit tout, accapare tout le cerveau disponible, asphyxie ma pensée. Par elle, je sais qu’il n’y a pas de paix, rien de stable, rien de durable désormais, car tout ce que nous connaissons de doux et de beau est est conduit à l’abîme par son tapis roulant diabolique.
Plutôt anxiogène même, j’ai envie de dire…
Les espoirs raisonnables se sont envolés. Ne nous mentons pas : la catastrophe écologique est l’issue la plus probable, à ce jour, pour nos sociétés de technologie. Elles y vont comme la pierre tombe quand on la lâche.
Reste alors cette folie qu’est l’espérance.
Alors quoi ?
Alors, j’ai pas eu beaucoup de réponses concrètes sur « quoi faire », sans doute parce que à moi seule je ne peux bien sur pas renverser la vapeur. Mon action qui aura le plus d’impact, c’est la voie / voix politique.
J’ai appris sur le métier d’ornithologue, quelques fragments de vécu terrain.
C’était intéressant, mais je n’ai pas réussi à ressentir cette espérance tant attendue. Dommage.
J’ai acheté ce roman, pleine d’attentes et d’espoirs, suite à plusieurs articles très enthousiastes dans la presse et posts plein d’éloges sur X.
Je l’ai mis dans mon calendrier de l’avent en 2024, j’étais impatiente de le lire : j’avais eu déjà deux chiens et un chat dans ma vie, j’étais sure de m’y retrouver.
Je l’ai mis de côté en 2025, j’avais déjà des livres qui attendaient depuis longtemps, alors je ne l’ai ouvert qu’en janvier 2026.
Et là patatras : j’arrive pas à rentrer dans l’histoire.
Pourtant l’histoire est assez simple et universelle : l’auteur raconte dans le roman ses 13 années de vie commune avec son chien Ubac, un bouvier bernois avec un caractère bien à lui.
On découvre avec Cédric les chiots de l’élevage, leur vie à deux puis en famille, leurs balades, les visites chez le vétérinaire, les habitudes, le caractère de chacun.
C’est à la fois du quotidien, du rituel et en même temps de l’exceptionnel, du spécifique… Mais j’accroche pas.
Le style de l’auteur, à la fois ampoulé et légèrement vaniteux, gâche tout à mes yeux : j’aurais aimé une écriture plus simple, plus pragmatique, plus brute.
Les vétérinaires sont des êtres supérieurs. Je ne le dis pas, flagorneur, pour que le sort nous cajole, tout est trop tard. C’est une simple réalité. Ils opèrent un ligament croisé à 8 heures, une tumeur intestinale à neuf, aident à une mise bas à dix, détectent un insondable parasite à onze, soignent un glaucome à douze et sauvent entre-temps un écrasé, les pattes à angle droit, hurlant et gouttant de sang. L’après-midi sera semblable en ce qu’elle ne ressemblera en rien au matin et demain encore. Ils sont spécialistes de tout, font chacun ce qu’une cohorte de dix médecins peinerait à honorer, au milieu de patients infoutus de dire où ils ont mal. Ils baladent leurs compétences scintillantes au travers d’un joli désordre qui miaule, aboie, pue, chante, crie et jamais ne remercie. Le soir, ils saluent leurs aides vétérinaires, montent dans leur voiture qui n’est pas grosse, qui n’est pas noire et qui n’a pas sa place réservée au professeur trucmuche et ils rentrent chez eux le plus à la campagne possible. Demain, leurs patients muets seront à nouveau là, alors il faudra remettre sur le métier cette curiosité humble et diverse, ce qui ressemble à l’intelligence même.
La fin du roman est plus accessible, c’est trop tard et bien dommage, parce que je crois que même si elle est banale cette relation, elle est aussi singulière et elle aurait pu (du ?) être mieux mise en valeur.
Cette première lecture de l’année me laisse un sentiment d’inachevé, à suivre pour les prochaines !
J’ai acheté ce bouquin alors que j’ai une liste de livres que j’aimerais lire absolument gargantuesque et qu’il n’apparaît pas dedans.
Le titre m’a intéressé, la couverture colorée est jolie. Et puis je connaissais déjà l’autrice et j’avais aimé le précédent livre d’elle que j’avais lu.
J’étais dans ma librairie de quartier favorite, pourquoi ne pas se laisser tenter ?
L’histoire
C’est l’histoire du jeune Arnljótur, que son père surnomme affectueusement Lobbi, que l’on suit au fil des pages.
Il a 22 ans et une passion pour les plantes, comme sa défunte mère, et les roses en particulier.
Alors il quitte la maison familiale, laissant derrière lui son père octogénaire et son frère jumeau handicapé, pour aller travailler dans une ancienne roseraie qui jouxte un monastère.
Le roman raconte son voyage, les premiers jours de Lobbi à la roseraie, mais aussi sa vie dans la maison familiale, la relation avec sa famille, sa passion pour les fleurs, Anna et sa petite fille, et tant d’autres sujets qui font la vie d’un jeune de 22 ans.
Le roman est raconté du point de vue d’Arnljótur.
Mon avis
Ce roman est une jolie et douce tranche de vie.
Au début j’étais décontenancée de ne pas avoir de nom de pays ou de ville auquel me raccrocher, pour mieux me situer et mieux imaginer le cadre de vie d’Arnljótur.
Mais en fait cela n’a aucune importance.
Au fil des chapitres, on apprends à découvrir le jeune Lobbi, la relation qu’il entretenait avec son cercle familial, celle qu’il entretien aujourd’hui. On apprend sa passion pour les fleurs, les roses, en particulier la rose à huit pétale, Rosa Candida, qui est centrale au roman, un vrai fil conducteur, une ancre délicate à chaque page ou presque. Le périple vers la roseraie, au départ aux motivations un peu brumeuses, se révèle au fil de l’histoire, des souvenirs du protagoniste principal, de ses pensées.
Il y a des moments cocasses, certaines avec plus de sentiments et d’émotion(s), mais le résultat est léger, comme un pétale de rose qui volète au gré du vent.
Conclusion
Rosa Candida est un super roman pour qui a envie de légèreté un peu candide et maladroite. Points bonus pour les amateurices de voyages et de plantes / fleurs.
Je ne me rappelle plus précisément comment je suis arrivée à acheter ce livre, sans doute une recommandation sur X (anciennement Twitter) ou sur Bluesky. Je suis quasi certaine que la recommandation vient soit de Dr David Masson, soit de Dr Hugo Baup.
D’un point de vue pratique, le livre fait 189 pages (hors bibliographie) et l’édition que j’ai lue est celle des éditions érès. A noter, beaucoup de références aux années 90 dans l’ouvrage, des mises à jour / compléments sont peut être nécessaires.
De quoi ça parle ?
La compétence des familles, écrit par Guy Ausloos, est un condensé d’écrits, de retranscriptions de conférences et de sessions de travail avec les familles de l’auteur dans le cadre de sa pratique en tant que psychiatre et pédopsychiatre.
Le livre, qui peut être lu (comme l’auteur le souligne lui-même) dans n’importe quel ordre, permet au Dr Ausloos de formaliser sa méthode de travail pour collaborer avec les familles en crise qui le consultent, dans le cadre de thérapies familiales systémiques.
Il est découpé en trois parties : le temps (temporalité des familles, de la thérapie familiale, etc.), le chaos (chaos familial qui permet l’activation thérapeutique, chaos comme moteur de changement) et le processus (mode de fonctionnement de la famille, mise en place des dysfonctionnements, approche collaborative thérapeutique). Chacune de ces parties se complètent et éclairent la méthode de travail et les postulats de manière différente.
Pour sa méthode de travail, Dr Guy Ausloos part de deux postulats :
la compétence de la famille : « une famille ne peut se poser que des problèmes qu’elle est capable de résoudre ».
l’information pertinente : « l’information pertinente est celle qui vient de la famille et y retourne ».
Ces deux postulats, qui forment la colonne vertébrale de la méthode de travail présentée dans La compétence des familles, repositionnent les acteurs comme des collaborateurs : le psychiatre et les familles travaillent ensemble pour permettre la circularisation de l’information et l’auto solution. Il n’est pas question ici d’une forme de « suprématie » du psychiatre qui détiendrait le savoir, au contraire : la famille dispose des compétences nécessaires à la résolution du problème, c’est elle qui est actrice du changement. Celui-ci nécessite une diffusion de l’information pertinente pour que chacun puisse comprendre la dynamique qui se joue et pouvoir, via son action, permettre la correction de la situation problématique.
Dit plus simplement, la thérapie familiale systémique ainsi mise en œuvre ne cherche pas à comprendre et verbaliser la cause, mais bien de permettre à la famille de refaire circuler des informations nécessaires à l’homéostasie de ses systèmes (celui de la famille et ceux de ses membres).
Dr Guy Ausloos illustre ses propos tout au long du livre avec des exemples réels, qui permettent de bien appréhender la méthode de travail et la posture du psychiatre lors des entretiens avec les familles.
Mon avis
C’est un livre qui dit s’adresser à toustes, pourtant si je vois bien son intérêt pour les psychiatres / psychologues / professionnels du secteur, il me semble qu’il ne conviendrait pas aux personnes en début de thérapie, certains éléments ne prenant leur sens que lorsqu’ils peuvent être comparés avec un vécu.
Le ton m’a semblé parfois un peu trop « mâle blanc cis hétéro qui s’écoute parler », avec beaucoup de références à son propre travail, ce qui est très paradoxal au vu de la posture très humble du psychiatre présentée dans le cadre de la thérapie familiale systémique. En particulier, l’introduction est indigeste mais pourtant capitale puisqu’elle pose les bases qui sont développées plus tard. Le format du livre, comme un recueil de textes et retranscriptions de conférences, joue sans doute un rôle dans cet aspect redondant.
La compétence des familles est un bouquin très prenant avec des pépites qui mériteraient sans doute un peu plus que quelques lignes : je n’ai pas encore parcouru la bibliographie, mais il me semble que c’est nécessaire après avoir lu ce livre que d’approfondir. Je pense notamment au chapitre 8 sur les processus pathogènes, qui pose des éléments intéressants qui permettrait d’approfondir la partie « processus » mais qui ne va pas plus loin : un peu frustrant !
Conclusion
Ce livre a captivé mon attention et me paraît être une lecture de choix pour quiconque avec un peu de pratique et qui s’intéresse au sujet de la thérapie familiale et dispose d’un peu de temps pour approfondir les éléments présentés.
En préambule, un petit peu de contexte sur ce livre et comment il est arrivé entre mes mains. C’est un de mes collègues, fervent lecteur de Robert Van Gulik, qui me l’a offert parce qu’il pensait qu’il me plairait vu ma « passion » pour la littérature asiatique.
Le livre
Le livre recueille de manière chronologique les affaires qu’a eu a résoudre le juge Ti en début de carrière. Ainsi, on retrouve six histoires :
Traffic d’or sous les T’ang (roman)
Cinq nuages de félicité (nouvelle)
Une affaire de ruban rouge (nouvelle)
Le passager de la pluie (nouvelle)
Le paravent de laque (roman)
Meurtre sur un bateau de fleurs (roman)
A noter que, contrairement au système judiciaire que l’on connaît, le juge s’occupe de toute l’enquête et aussi du jugement des affaires, ce qui permet d’avoir une vue complète de ce qu’il se passe depuis le moment où l’affaire est portée à la connaissance du magistrat jusqu’à sa résolution et à la condamnation des fauteurs de troubles.
Et enfin, pour finir de situer un petit peu les histoires et la spécificité du récit, chaque roman et nouvelle du recueil se déroule en Chine, à l’époque de la dynastie T’ang et est écrite de manière traditionnelle pour les récits de l’époque. Sans rentrer dans des détails que je ne maîtrise pas bien, chaque histoire commence par une introduction des protagonistes avec une mise en situation (un peu comme au début des pièces de théâtre).
Mon avis
En toute honnêteté, je suis un peu partagée pour ce recueil.
J’ai eu un peu du mal à m’habituer au format traditionnel de présenter les histoires et au rythme très lent pour un roman policier (sauf, de façon mécanique, pour les nouvelles qui sont plus courtes).
Pour autant, les enquêtes sont plaisantes et les descriptions agréables. Les personnages, même ceux d’arrière plan, sont très bien décrits, ils sont fouillés et ont une belle consistance.
Malgré tout, je n’étais pas impatiente de retrouver le juge Ti et de poursuivre les récits de Robert Van Gulik, sauf pour les nouvelles auxquelles j’ai bien accroché.
Peut être que lire le recueil sans pause entre chaque enquête n’était pas une bonne idée ?
Au final, c’est une lecture agréable, mais pas transcendante à mes yeux, voire même avec un arrière goût de déception : peut être avais-je trop d’attentes ?
En résumé
Un recueil qui plaira aux amateurs de Chine antique, de rythmes lents , d’enquêtes à tiroirs et de longues descriptions !
Petits contes de printemps n’est pas tout à fait un recueil de contes tel qu’on pourrait les imaginer (ex : les contes d’Andersen), ni même totalement en accord avec la définition du Larousse (conte n.m. Récit, en général assez court, de faits imaginaires).
Ici il s’agit de 25 courtes histoires, certaines étant des tranches de la vie de Sôseki (ex : ses récits de jeunesse en Angleterre).
Pas de « morale » à proprement parler à la fin de chaque récit, chacun d’entre eux ouvrant un espace sur un fait, une situation, une expérience.
Mon avis
Petits contes de printemps est comme une petite promenade qui réserve son lot d’inconnues. Chacune des histoires a son rythme, ses spécificités, son ambiance et ses protagonistes.
Je l’ai lu comme on picore des framboises à l’ombre dans un jardin, c’est-à-dire que j’ai pris mon temps, celui de bien savourer chaque mot, chaque fait, chaque histoire du début à la fin.
Sôseki est un auteur que j’aime beaucoup, avec un style épuré, que je qualifierais même de cristallin. Son écriture est fluide et juste, rien de superflu, rien qui ne manque. L’écriture de Sôseki, c’est une évidence.
En résumé
Petits contes de printemps est un petit format (moins de 140 pages !) ce qui permet de prendre son temps, d’apprécier chaque histoire sans forcément vouloir tourner frénétiquement les pages pour savoir ce qu’il va se passer ensuite, chaque conte étant plutôt indépendant des autres.
Amatrices et amateurs de courtes histoires variées propices à la visualisation des scènes, ce livre est pour vous !
Si vous êtes intéressés par d’autres livres de Sôseki et que vous souhaitez en savoir plus, voici quelques articles qui parlent de ceux que j’ai déjà lus et qui pourraient vous intéresser :
En préambule, j’aimerais tout d’abord préciser que j’ai acheté ce livre pour les deux raisons suivantes :
Je trouvais la couverture jolie, le motif me plaisait.
Je trouvais le titre poétique.
Je n’ai pas lu la quatrième de couverture, je l’ai pris sans être sûre des sujets qui y seraient abordés.
Le livre
Contrairement à ce que son titre laisse entendre, le livre ne parle absolument pas de botanique, ni de légumes. Bien au contraire !
Propos sur la racine des légumes est un ensemble de courts paragraphes qui exposent la position de l’auteur sur des sujets divers, notamment la conduite à tenir pour une personne qui souhaiterait vivre en accord avec les principes (néo) confucianistes, taoïstes et bouddhistes.
Mon avis
Propos sur la racine des légumes de Hong Zicheng est un ouvrage plutôt facile d’accès, malgré l’écart de culture et d’époque entre nous et l’auteur. A ce titre, les notes qui expliquent différents points de divergence sont précieuses pour mieux apprécier les écrits et la pensée de l’auteur.
Je trouve que l’ouvrage fait un peu penser, dans l’esprit, aux Pensées pour moi-même de Marc-Aurèle : un ensemble de préceptes pour mener sa barque sur le fleuve de la vie.
Les deux ouvrages ont cependant une finalité différente : celui de Marc-Aurèle est à vocation personnelle alors que celui de Hong Zicheng me semble plus tourné vers ses contemporains. Pourtant, les deux se rejoignent sur des valeurs communes : la tempérance, l’humilité, la discipline.
Le livre est découpé en deux sections, mais en toute franchise je suis pas sure d’avoir parfaitement saisi la différence entre les deux : il me semble que la première section comporte des préceptes orientés vers la personne, alors que la seconde aborde les interactions avec le monde.
En résumé
Propos sur la racine des légumes est une lecture agréable et inspirante. A lire comme on utilise les épices en cuisine : petit à petit et en laissant bien les différentes composantes infuser.
Si vous êtes amateur / amatrice de philosophie, notamment de philosophie asiatique, je ne peux que vous le conseiller !
Si vous aimez ce genre de lecture, voici quelques autres ouvrages philosophiques pour lesquels j’ai fait une revue et qui pourraient vous intéresser :
Maëlle, célibataire de 35 ans, est une workaholic et businesswoman accomplie, à courir de rends-vous en réunions d’équipe, ce qui lui laisse peu de temps pour autre chose. A la demande de sa meilleure amie, Romane, elle part faire un trek au Népal. L’objectif ? Ramener les résultats d’études scientifiques qui pourraient aider Romane à guérir du cancer contre lequel elle se bat.
Le voyage dans les montagnes est jalonné d’étapes, comme autant de paliers dans la prise de conscience de Maëlle, la déconstruction de schémas de pensée nocifs, la (re)connexion à soi et à ses valeurs et dans la construction de nouvelles habitudes et façons d’appréhender le monde.
Mon avis
Dans Kilomètre zéro, Maud Ankaoua n’est pas très subtile dans le récit, on voit directement les (grosses) ficelles et pourtant : 1) il est agréable à lire (les descriptions des paysages font vraiment rêver et donnent envie d’aller au Népal !) et 2) on a envie de savoir ce qu’il va se passer à la prochaine étape.
Comme pour beaucoup de livres de type « roman initiatique », tous les enseignements / techniques / exercices ne « parlent » pas forcément au lecteur, toutefois pour cette première lecture (car oui, je pense le relire), je retiens deux exercices : 1) celui des cailloux et 2) celui sur l’observation des pensées et du flux d’amour sur 24h.
Je regrette beaucoup la quantité de clichés qui jalonnent le récit (est-ce qu’on peut, une bonne fois pour toutes, arrêter à chaque fois qu’un homme et une femme font l’amour pour la première fois dans un roman de parler d’osmose et de jouissance simultanée ?) et que les personnages ne soient pas plus approfondis (on en sait finalement très peu sur les protagonistes du roman) pour autant c’est une lecture plaisante.
Par contre, je m’interroge sur le parallèle entre le trek et le cheminement personnel : est-ce que cela ne risque pas, sans que cela soit voulu, de mettre de coté un pan du lectorat ? Je comprends la métaphore filée (voyage, dépassement de soi, perte et création de repères…) pour autant je me demande si elle n’aurait pas un effet contre productif sur certains lecteurs, en situation de handicap ou de maladie longue et éprouvante par exemple, et qui ne seraient pas en capacité de faire un tel trek et qui pourraient inconsciemment en déduire que cela serait la même chose pour le cheminement introspectif qui lui est associé dans le livre.
Bien entendu, ma réflexion n’est pertinente que si on part du principe que l’objectif des romans initiatiques est d’insuffler un impulsion de changement chez le lecteur !
En résumé
Kilomètre zéro de Maud Ankaoua est une lecture agréable, intéressante mais malheureusement sans plus d’éclat à mes yeux. C’est particulièrement dommage parce que l’auteure a du potentiel et qu’il ne manquait pas grand chose pour que le roman soit très bon : des personnages plus fouillés et moins stéréotypés, des transitions plus fluides.
Je pense que c’est un bon premier roman initiatique pour celles et ceux qui souhaiteraient mettre le pied à l’étrier et qui aiment les récits de voyages / treks.
Si vous aimez ce genre de lecture, voici quelques autres romans initiatiques pour lesquels j’ai fait une revue et qui pourraient vous intéresser :
Je ne lis pas forcément tout le temps, ni énormément, mais j’aime beaucoup me plonger dans un bouquin, dans l’univers d’une histoire, apprendre quelque chose de nouveau, m’évader.
C’est un peu familial d’ailleurs j’ai l’impression. Mon papa lisait énormément et on avait je ne sais combien de bibliothèques dans la maison de famille. Ma grand mère paternelle allait toutes les semaines à la bibliothèque parce que sa maison ne pouvait plus accueillir plus de pensionnaires. Ma grand mère maternelle lit encore beaucoup (en ce moment elle lit Sur la route de Madison si vous voulez tout savoir) (elle aime beaucoup les histoires d’amour) et pourtant elle est presque aveugle.
Je ne déroge donc pas vraiment à la règle et j’ai moi aussi beaucoup de livres, même si j’essaye d’être la plus raisonnable possible (mon appartement n’est pas extensible !), et j’en achète régulièrement (deux la semaine dernière…).
Sauf que même si je fais en sorte de ne pas avoir de PAL (Pile à Lire) qui comporte une cinquantaine de livres, j’en ai quand même quelques uns qui attendent leur heure de gloire (?).
Et si vous aussi vous lisez beaucoup, vous vous êtes sans doute vous aussi posé la sempiternelle question « je l’ai déjà lu celui-là, non ? ».
A ce sujet, ma grand mère paternelle, qui donc allait toutes les semaines à la bibliothèque, s’est retrouvée à emprunter 5 fois un livre qu’elle avait déjà lu les années précédentes… Et à chaque fois elle s’en rendait compte dans les 10 dernières pages grâce au rebondissement final, ce qui nous faisait beaucoup rire (elle aussi d’ailleurs).
Avec les années qui passent la collection de livres lus et à lire s’agrandit et il fallait donc bien trouver un moyen de garder une trace de tout cela !
Les tentatives ratées
Je vais commencer par les méthodes qui n’ont pas fonctionné pour moi, parce que je crois que c’est important aussi de parler des tâtonnements avant de parler du système qui a répondu au besoin.
Le cahier de lecture
Franchement, j’étais persuadée que cette méthode serait celle qui fonctionnerait : j’aime beaucoup la papeterie, j’avais d’ailleurs à l’époque un stock assez impressionnant de carnets qui n’attendaient que d’être remplis, alors pourquoi ne pas en utiliser un pour justement y consigner mes lectures ?
Une page multi thématique : expositions, livres, boutiques, recettes…
J’ai donc attrapé le premier que j’ai trouvé (c’était un cahier) et j’ai commencé à y coller des images des livres que je voulais lire que je trouvais dans des magazines et aussi quelques notes à côté des livres que j’avais lus.
Plus qu’un carnet de lecture, c’était devenu un cahier d’inspiration. Je n’ai pas maintenu ce cahier (en fait il y en a eu deux, peut être trois, il faudrait que je vérifie) parce que j’ai petit à petit fortement réduit le nombre de magazines que je lisais… Et donc je n’avais plus rien à coller !
Les collections dans le bullet journal
Cette idée là, c’était un peu comme pour le cahier de lecture, j’étais persuadée que cela allait marcher : je commençais à tenir un bullet journal et toute inspirée que j’étais après avoir regardé des tonnes de vidéos et lu je ne sais combien d’articles sur le sujet, il me semblait indispensable d’avoir une liste de livres à lire et une autre des livres lus.
A vrai dire, la collection des livres lus est celle que j’ai le plus facilement maintenue et utilisée, la modifiant d’ailleurs pour pouvoir y noter la date à laquelle j’avais commencé et fini la lecture concernée.
La collection des livres à lire par contre…
C’était plus une liste d’envie de livres qu’une « vraie » liste des livres que j’avais chez moi sans jamais les avoir feuilletés. Alors les livres non lus n’avaient pas forcément plus d’attention qu’avant, et ceux qui étaient dans la liste d’envies étaient souvent oubliés eux aussi, parce que c’est un fait, je ne regarde pas mes pages de collections qui ne sont pas mises à jour quotidiennement (mais ça, il m’a fallu quelques années avant de m’en rendre compte !).
Le « système » que j’utilise aujourd’hui
Je mets « système » entre guillemets parce que ce n’est pas quelque chose qui a été réfléchi à vrai dire, c’est une expérimentation qui s’est bien passée si je peux l’exprimer ainsi !
Les listes de PAL et de livres lus
Ces feuillets je les ai eus dans un des bundles lors de l’achat des Powersheets. Je ne saurais dire avec lequel des achats je les ai eus (Powersheets de 6 mois ou Powersheets 2020 ?) (peut être les deux d’ailleurs ?!), toujours est-il que je me rappelle que lorsque je les ai vus, je me suis dit que cela pourrait peut être aider pour faire le suivi de mes lectures passées et à venir.
Alors il n’y a rien de révolutionnaire avec ces deux feuillets, on est d’accord. C’est d’ailleurs globalement le même contenu et format que ce que j’avais pu faire dans mon bullet journal par exemple (et je pense me les faire moi même plutôt que de les acheter).
Mais ce sont des feuillets libres !
Et cela n’a l’air de rien, mais en fait c’est beaucoup plus pratique pour moi que de les avoir dans mon bullet journal. Parce que je peux les mettre où bon me semble : autant j’ai essayé de les mettre sur le réfrigérateur pour voir et cela n’a pas été concluant (au bout d’un moment je ne les « voyais » plus), autant les mettre avec mes Powersheeets s’est avéré être beaucoup plus efficace !
Sur la liste des lectures à venir, mis à part avoir positionné quelques livres que je voulais relire à certains moments de l’année, il n’y a que des livres que j’ai en ma possession et que je n’ai pas encore lus. Quand je les ai lus, je mets une coche à côté, des fois que j’oublie entre temps…
Et sur l’autre liste, je renseigne le titre de l’ouvrage, je le note avec les étoiles et j’ajoute la date à laquelle j’ai fini ma lecture (vous remarquerez d’ailleurs que 2020 est une bonne année côté lecture) (il fallait bien qu’il y ait quelque chose de positif dans cette année quand même !).
Le blog
Eh oui, ce blog !
Je m’en sers principalement pour faire une revue des livres que je lis. Tous n’y sont pas, les livres de développement personnel par exemple n’y sont pas tous parce que je confesse avoir un peu peur du jugement en ce qui concerne certaines de mes lectures, en tout cas tout ce qui relève de la fiction ou de la biographie est ici.
D’ailleurs, les revues de livres font partie des articles que je relis de temps en temps, quand je cherche une lecture particulière : par exemple si je cherche un roman doux, quelque chose qui au contraire soit plus haletant, etc. Je m’y suis replongée aussi pour offrir un livre de la littérature japonaise à un ami, pour bien choisir le titre en question.
Parfois je me dis que je pourrais mieux les classer dans le blog, mais en général je parcours la catégorie Culture et cela va très bien comme cela, je finis le plus souvent par trouver ce que je cherche.
Alors bien sûr, le blog c’est un peu plus consommateur de temps que les autres formats, mais j’aime beaucoup me (re)plonger dans mes lectures pour voir ce qui m’a plu dans tel ouvrage ou pas. Dans le même genre, il y a aussi Babelio, que je n’utilise pas, mais qui est peut être moins consommateur en temps que le blog (ou un bon complément ? Il faudrait que j’y jette un œil…)
Voilà pour les « outils » que j’utilise pour faire le suivi des lectures terminées et à venir : ce n’est pas parfait, il y a quelques ratés (par exemple, je n’ai pas – encore ! – mis toutes les revues des livres que j’ai lus pendant mon hiatus sans blogging), mais c’est un système qui me correspond plutôt bien.
Et vous, quelles sont vos méthodes pour garder une trace de vos lectures ?