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Tag Archives: livre

The Happiness Project – Gretchen Rubin

27 août 20142 août 2016

La semaine dernière j’ai profité de quelques jours de vacances pour faire ce que je faisais peu : me reposer, prendre du temps pour moi, tricoter (le projet boulet avance !) et lire. Car même si j’ai l’habitude de lire dans les transports et un peu avant de me coucher, finalement je ne lis pas beaucoup je trouve, alors que c’est une activité que j’aime.

C’est ainsi qu’après avoir fini Les frères Karamazov de Dostoïevski, je suis partie en quête d’un livre divertissant pour occuper mes vacances, quelque chose de gai tant qu’a faire, qui me donne de l’énergie.

Qui dit vacances dit livre en VO, alors je me suis tournée vers The happiness project de Gretchen Rubin (Opération bonheur en VF), livre que j’ai depuis un certain temps dans ma liste à lire. Et puis quoi de mieux qu’un ouvrage sur le bonheur pour les vacances ?

Le pourquoi du livre et du projet, le voici.
Un après midi pluvieux, alors qu’elle prend le bus, Gretchen Rubin s’interroge sur ce qu’elle veut dans la vie, et en arrive à la conclusion qu’elle veut être heureuse, et décide de se lancer dans un projet sur un an à se concentrer sur son bonheur : à chaque mois une « ligne de conduite » avec des résolutions mesurables, qui se cumulent au fur et à mesure. Ainsi en Février, la ligne de conduite et les résolutions de ce mois-ci sont à remplir, mais aussi celles de Janvier. Le livre présente les choix faits par Gretchen et ce qu’elle a mis en place. A la fin, bien entendu, elle fait le bilan de son « happiness project ».

source : amazon.fr
source : amazon.fr

Ce livre j’en avais entendu beaucoup de bien, peut être que je m’attendais à quelque chose dans la même veine que Mange, prie, aime d’Elizabeth Gilbert, à savoir un genre de récit initiatique, un livre qui présenterait de manière romancée la démarche de Gretchen Rubin.

En fait je suis un peu partagée, je l’apprécie sans vraiment l’aimer vous voyez ?

En premier lieu, contrairement à ce que je croyais, ce n’est pas un récit romancé. Chaque mois sont présentées la ligne directrice et les résolutions, et pour chacune d’entre elles quelques pages viennent expliquer comment elles ont été mises en place. Il n’y a pas de continuité dans le récit qui est fragmenté par résolutions et c’est un peu dommage, parce que du coup j’ai trouvé le livre un peu « froid ».

Ensuite, à la lecture, j’ai trouvé que certes l’auteur appuyait ses propos de moult références bibliographiques et d’extraits d’études (la liste des références est d’ailleurs disponible à la fin du livre), pourtant les résolutions ou les lignes de conduites sont abordées trop rapidement à mon goût. On a peu de détails sur les démarches, sur les tentatives (réussies et avortées), et je trouve que c’est un peu dommage, ça aurait mérité un peu plus d’approfondissement, d’explications, parce que finalement c’est ce qui fait la richesse du témoignage je trouve (non ?).

Autre chose qui me refroidit un peu, c’est que je n’ai pas réussi à m’identifier ou à avoir vraiment envie « de faire comme elle », quand bien même je me suis trouvée des points communs (pas forcément très glorieux, comme le fait d’être envieux, et d’autres plus acceptables, comme mon côté « underbuyer »), je ne me suis pas attachée à l’auteure, à son histoire, à son ressenti, à ses expériences.

En dépit de tout cela, à mes yeux, l’idée d’un happiness project est bonne, la méthode est bien structurée (la revue des résolutions à intervalles réguliers, ne sélectionner que des résolutions « mesurables » pour voir les efforts) et il y a de très bonnes idées pour améliorer sa qualité de vie (j’ai par exemple bien aimé le mois consacré aux relations sociales) et il y a des pistes intéressantes que j’aimerais explorer.

Finalement, si je fais un parallèle avec une recette de cuisine, il y a de bons ingrédients, la marche à suivre me semble bien et donner de bons résultats, mais malgré tout à la fin de la lecture, je n’ai pas envie de m’y mettre moi aussi, il manque un petit quelque chose, une petite étincelle, un je-ne-sais-quoi. En fait, j’aurais aimé lire un témoignage appuyé de détails pratiques plutôt qu’une méthode illustrée d’exemples réels.

Dommage, l’idée était prometteuse, mais, définitivement, le récit est trop froid pour qu’il me passionne.

Et vous, l’avez-vous lu ? Qu’en pensez-vous ?

Bonne journée !

PS : Pour ceux qui disposent d’un kindle et que l’anglais ne rebute pas, sachez que le livre en VO dans ce format est bien moins cher que pour tous les autres disponibles. A bon entendeur…

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Les frères Karamazov – Fiodor Mikhaïlovitch Dostoïevski

21 août 20142 août 2016

(A vos souhaits !)

Habituellement, j’évite de parler des livres qu’on appelle des classiques que je peux lire, quand bien même ils m’auraient plu. La raison en est toute simple, presque facile : si ce sont des classiques, qu’est-ce que mon avis apporterait en plus alors que l’œuvre jouit déjà d’une réputation monumentale ?

Jusqu’aux 80% des frères Karamazov de Dostoïevski, je pensais que je ferais comme d’habitude, je n’en parlerais pas. Ce sont les dernières pages qui m’ont décidée : tant pis, même si ça n’apporte rien de plus à la réputation du roman (considéré comme un des plus grands chefs d’œuvre de la littérature mondiale quand même), si j’arrive à convaincre, ne serait-ce qu’une personne de lire ce livre et qu’elle l’apprécie, ce sera une belle victoire.

Les frères Karamazov c’est l’histoire d’un père, Fiodor Pavlovitch Karamazov, homme sans principes, dur, vulgaire, marié deux fois et aujourd’hui veuf, qui a trois enfants légitimes (Dmitri, Ivan et Alexei) et probablement un illégitime (Smerdiakov, qui est domestique et cuisinier de Fiodor Pavlovitch).

Chacun des trois fils est une incarnation des idéaux types de la Russie de l’époque : Dmitri est un homme passionné, voire impétueux, constamment tiraillé entre le vice et la vertu (représentation de « l’homme russe » selon Dostoïevski) ; Ivan est un intellectuel, philosophe, matérialiste aussi, qui ne croit pas en l’existence de Dieu ; Alexei, quant à lui, est un homme de foi, qui fait son apprentissage dans un premier temps auprès du starets Zosime qui l’enverra peu avant sa mort « se mêler au monde ».

L’ensemble de l’œuvre tourne autour d’un événement : le parricide. En effet, alors que les relations entre Fiodor Pavlovitch et ses fils sont compliquées, il est un soir retrouvé mort, vraisemblablement tué par un de ses fils pour une présumée affaire d’argent et de rivalité amoureuse…

source : le livre de poche
source : le livre de poche

Je n’en dirai pas plus sur l’histoire pour ne pas trop en dévoiler et vous laisser découvrir toutes les pièces du puzzle, En tout cas, vous devez vous en douter, j’ai trouvé ce roman absolument passionnant. Les protagonistes sont bien fouillés, leurs relations sont parfois étonnantes, chacun a sa manière propre de s’exprimer (les polonais sont assez rigolos dans ce registre), le rythme de l’histoire est plaisant, il y a aussi des histoires dans l’histoire et pas une seule fois je ne me suis ennuyée. Pourtant, quand même, il faut bien l’avouer, il n’y a pas un suspense insoutenable (on se doute de qui va se faire accuser du parricide rapidement), mais je sais pas, je me suis prise au jeu, au fur et à mesure des pages il y a des zones de flou qui apparaissent dont on attend l’éclaircissement. J’ai bien aimé le narrateur omniscient, qui relate à la fois les événements et commente régulièrement avec ses idées et états d’âmes qui viennent apporter encore plus de profondeur au récit, comme par exemple dans cet extrait :

Le bourbier où il s’était enlisé volontairement lui faisait horreur et, comme beaucoup en pareil cas, il comptait surtout sur le changement de milieu : échapper à ces gens, aux circonstances, s’envoler de ce lieu maudit, ce serait la rénovation complète, l’existence transformée.

Et puis cette vivacité dans le discours, le lyrisme presque, ces personnages fougueux sont à la fois intéressants et pour certains attachants, tout cela concourt à tout le bien que je pense de ce livre.

N’écoutez pas votre première impression qui pourrait vous faire croire que c’est un gros pavé rébarbatif voire difficile d’accès : au contraire, c’est une épopée dans une famille russe, un déchirement entre la folie, le vice, la vertu, la raison, la foi, l’athéisme, une bataille familiale, un combat d’orateurs, un rythme saisissant.

Un chef d’œuvre, incontestablement, que je conseille aux amateurs du genre.

Bonne journée !

PS : Pour ceux que cela intéresse, j’ai lu l’oeuvre sur Kindle, et c’est très confortable pour lire, même un ouvrage de cette taille (mais je suis entraînée, j’avais déjà lu Guerre et Paix sur le Kindle) ! Et puis qu’est-ce que c’est pratique dans les transports en commun !

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De bric et de broc #10 (partie 2)

23 juillet 201422 juillet 2014

Previously on 24 on Mnêmosunê…

Et donc, la suite des petits riens qui finalement prennent beaucoup de place…

ingredients-aromazone-creme-visage5/ J’ai reçu une commande Aroma-Zone et du coup je me suis mise à la tambouille. Là il n’y a qu’une petite partie de ce que j’ai acheté, tout simplement parce que je me suis fournie pour plusieurs choses : faire une crème de jour (la recette de la crème bonne mine d’Ophélie), une crème pour le corps au chocolat (toujours Ophélie), un soin pour les cheveux (parce que les cheveux en dessous des omoplates ça peut s’abîmer vite) et du rhassoul pour espacer mes shampoings (depuis je me dis que j’aurais dû prendre du henné neutre pour les cheveux toujours, mais bon, ce sera pour une autre fois).

creme-visage-bonne-mine

Du coup j’ai réalisé la crème bonne mine, je pense qu’elle est un peu trop grasse / pas assez matifiante pour la journée, mais c’est pas grave, je l’utilise le soir et elle fait bien son boulot. Et le matin, une pression de gel d’aloé vera, quelques gouttes d’huile, je mélange et voilà, impeccable.

6/ Dimanche j’ai fini de lire Justine ou les malheurs de la vertu du Marquis de Sade, que je m’étais décidée à lire pour la culture, histoire de voir si c’était aussi sulfureux que ce qu’on en dit. J’hésite encore entre convenir que je le trouve parfaitement ridicule (la fin, non mais la fin, j’ai ri tellement elle ne tient pas debout) ou juste admettre que ce genre de lecture n’est pas pour moi. Quoi qu’il en soit, je ne le recommande pas, et c’est sur que je ne ferai pas un article dessus.

lentilles-papates-epinards7/ J’ai fait un peu la cuisine aussi, je cherche sans cesse à me renouveler tout en m’écoutant, ce qui est parfois un brin contradictoire puisque je marche par périodes. Là, il y a une déclinaison d’une recette que j’ai publiée précédemment, à base de lentilles corail, patates et épinards et plus bas c’est une espèce de grosse salade aux saveurs qui ressemblent à l’Italie (il y a du linge étendu sur la terrasse) (et c’est joli) (on dirait le Suuuuuud) (pardon).

salade-italienneJe ne sais pas si ces recettes vous intéressent ? Peut être que je vais les publier, je ne sais pas, en tout cas si l’une ou l’autre (ou les deux) vous tentent, faites-moi signe !

8/ J’avais prévu des craft days, mais ça fait deux fois d’affilée que je ne suis pas du tout dans les dispositions d’esprit qu’il faut pour créer. La première fois j’ai fini par passer mon après midi en regardant le film Nosso Lar (si vous ne croyez pas à la vie après la mort passez votre chemin, sinon préparez les mouchoirs) en tricotant un peu et la seconde j’ai fait la cuisine, du sport (je me suis remise aux vidéos coach club, quand j’ai pas le moral, un peu d’Urban Dance ou d’aérobic me remettent d’aplomb), des cosmétiques, bref tout sauf des loisirs créatifs, mais pour ma défense, la seule fois où j’ai attrapé des crayons j’ai fait un truc complètement affreux et j’avais pas envie de continuer. Donc le week end prochain je m’y remets (je suis un peu têtue comme fille) (mais je le vis très bien).

9/ Sinon, je regarde la dernière saison de 24h chrono. J’ai beau être une fan (une des très rares séries que j’ai vu en entier et en attendant fébrilement la suite), là, je crois qu’ils auraient mieux fait de s’abstenir. Mais comme il me reste encore 3 épisodes à regarder, je vais m’abstenir de donner un avis tranché de suite. Enfin, quand même, elle me semble très en dessous des précédentes (ou alors c’est qu’à force j’anticipe ce qu’il va se passer et que j’ai déjà vu tellement de rebondissements dans cette série que ça ne m’étonne plus ?).

Finalement, pour quelqu’un qui n’avait pas grand chose à dire sur ces sujets, ça aura quand même pris 2 articles…

Bonne journée !

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I am a cat – Natsume Sôseki

18 juillet 201426 mai 2022

Lorsque je suis allée à San Francisco, j’ai de nombreuses fois arpenté les rangées de la librairie Kinokuniya et c’est ainsi que, quelques jours avant de rentrer à Toulouse, je me suis offert quelques livres dont I am a cat de Natsume Sōseki.

J’avoue, je n’ai pas pris de grands risques en choisissant cet auteur puisque j’avais déjà lu 2 de ses romans : Bôtchan (ou Le jeune homme), qui parle d’un professeur de mathématiques qui prend son premier poste dans un collège de province, et Le pauvre cœur des hommes, qui raconte la rencontre entre un étudiant et celui qu’il appelle le maître, un livre émouvant sur le soi et sa relation aux autres.

Je garde un excellent souvenir de ces deux livres, je n’ai pas trop eu à réfléchir pour I am a cat (sauf que, bon sang, il est gros quand même).

I-am-a-catL’histoire commence par ces deux lignes « I am a cat. And yet, I have no name ». Le livre est donc entièrement raconté depuis le point de vue d’un chat errant qui se trouve « adopté » dans la famille d’un professeur d’anglais désabusé, un brin fantasque et dyspeptique. Le chat raconte l’ensemble des expériences qu’il vit telles que sa rencontre avec les humains, découvre les relations avec ses pairs et analyse le fonctionnement de la société. Après avoir relaté certaines de ses expériences propres, le chat se fait plus rapporteur des événements qui touchent son maître, en y ajoutant des commentaires plutôt ironiques et piquants.

Si la première partie du livre est une critique assez marquée de la société et des humains, au fur et à mesure des pages elle se fait plus mesurée : le chat recentre sa satire sur l’évolution de la société japonaise, l’arrivée des influences occidentales et leurs effets sur la culture japonaise plutôt que sur le comportement des humains, et n’hésite pas à rapporter les discussions et situations cocasses que vit son maître, M. Sneaze, et ses proches (sa femme, sa nièce, ses amis Waverhouse et Avalon Coldmoon entre autres). 

Ce roman, qui n’en est pas tout à fait un dans la mesure où, à la base il est composé de plusieurs nouvelles qui ont été publiées dans un journal et qui forment 3 volumes, est divertissant et dynamique, même s’il manque de constance. Ce que j’entends par là, c’est que le point de vue du chat, son ressenti et son analyse sont beaucoup plus présents au début du livre, dans les premiers chapitres, que par la suite. Ça ne veut pas dire que l’ensemble du texte est inégal dans sa qualité, au contraire, c’est simplement que l’opinion du chat est concentrée plutôt dans le début de l’ouvrage, ce qui est un peu dommage pour un livre qui s’appelle I am a cat.

Malgré tout, c’est un bon gros livre, agréable à lire et comme je le disais plus haut, drôle et divertissant. Ma version est en anglais et je l’ai trouvée plutôt accessible : il y a certes quelques subtilités que j’ai sans doute manqué sans que cela gène ma compréhension de l’histoire (ou des histoires).

Pour finir un petit extrait qui vous donnera peut être envie de le lire (p188)…

Why, for instance, do they use two legs when they all have four available ? Such waste of natural resources ! If they used four legs to get about, they’d all be a great deal nippier; nevetheless, they persist un the folly of using only two and leave the other pair just hanging from their shoulders like a couple of dried coldfish that someone brought around as a present.

Bonne journée !

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Making art a practice – Cat Bennett

27 juin 20142 août 2016

Je vous en avais brièvement parlé puisque j’étais en train de le lire lors de mon premier craft day et j’étais déjà enthousiaste à son propos, alors aujourd’hui je vous propose une petite revue du livre Making art a practice de Cat Bennett.

Déjà, je tiens à dire que des livres sur la pratique artistique, j’en ai lu beaucoup et si certes j’aimais bien le côté pas à pas, je trouvais qu’il manquait quelque chose à chaque fois : c’était très pragmatique (la perspective, les couleurs, préparer son dessin, tout ça), mais finalement il n’y avait pas tant de développement que cela sur comment entretenir sa créativité et trouver son style, son expression, ce qui nous parle.

Si ce livre est sous titré « 30 ways to paint a pipe » (30 façons de peindre une pipe), finalement c’est la phrase juste en dessous qui résume le mieux le livre « How to be the artist you are » (comment être/devenir l’artiste que vous êtes).

craft-day-1-3Car véritablement il s’agit de cela : trouver sa voie, sa manière de pratiquer, ses medium, etc.

Le livre est franchement très bien fait : après une petite introduction sur le voyage au cœur de soi même que représente la pratique artistique, l’auteure (elle-même artiste), vient exposer 11 réflexions à propos de la pratique artistique en tant que processus perpétuel, depuis l’acceptation de là où nous en sommes (que l’on soit débutant, confirmé, que l’on se lance dans quelque chose de nouveau) jusqu’au point final consistant à être l’artiste que nous sommes, en passant par les petits rituels pour se mettre dans la pratique, l’acceptation que la pratique artistique est un processus sans fin (il y a toujours des perspectives d’amélioration, d’enrichissement), et aussi propose 30 exercices-réflexions pour progresser.
Les annexes sont aussi très intéressantes, notamment celles qui proposent des exercices (exercices pour le sketchbook, le journal créatif ou de dessin rapide).

Ce qui m’a particulièrement plu dans ce livre, c’est qu’il y a un fort parallèle entre la pratique artistique et celle du yoga : l’idée ce n’est pas d’atteindre la perfection ou de devenir un artiste qui gagne des millions grâce à ses œuvres, mais plutôt d’apprécier les étapes, de les travailler, d’ouvrir son esprit, de décaler sa pratique pour savoir qui nous sommes vraiment, et surtout, surtout, de renouer avec l’enfant artiste que nous étions.

C’est un manuel de créativité qui propose des pistes de jeu, que l’on peut picorer selon ce qui nous intéresse ou bien lire d’un bloc. Je l’ai d’abord lu d’une traite, puis je suis revenue sur certains points dans le désordre, au fur et à mesure de ma réflexion. Il y a beaucoup de choses intéressantes, vraiment, et notamment la première pratique (« Letter of Commitment ») qui permet de poser sur le papier le sujet, le problème sur lequel on va travailler dans les jours, semaines, mois ou années à venir : au fur et à mesure de la pratique on peut en réécrire une autre ou bien la garder au choix.

Ce n’est pas, à mon sens, un livre qu’on lit une fois et qu’on range dans sa bibliothèque, mais bel et bien un compagnon pendant ce très agréable voyage dans la pratique artistique, que l’on feuillette et redécouvre au fur et à mesure.

Le livre n’est pas traduit en français, c’est bien dommage. Pour ceux comprenant l’anglais qui cherchent un bon livre, à la fois pragmatique, déculpabilisant et qui propose des pistes pour développer sa pratique artistique, n’allez pas plus loin, celui-là devrait vous plaire.

De mon côté, je pense que je vais me procurer le premier livre de l’auteure, The confident creative (traduit en français celui là, traduit sous le nom Créativité – le dessin pour libérer la main et l’esprit), tant celui-ci m’a plu.

Bonne journée !

 

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Blog Inc. – Joy Deangdeelert Cho

10 juin 20142 août 2016

Blog Inc. est un des livres que j’ai acheté à San Francisco dans la boutique Chronicle Books. Car bien que cela fasse des années que je blogue (depuis 2006, avant sur un autre blog, et depuis le 10 septembre 2011 pour celui-ci) et que je blogue plus par passion que pour le profit, je crois qu’il y a toujours des choses à apprendre.

Je lis beaucoup d’articles sur le blogging, j’ai même pris un cours en ligne chez Red Velvet et je ne cesse de me documenter sur le sujet, parce que la blogosphère évolue vite et que c’est parfois pas mal de se mettre à la page, ou tout simplement pour grapiller des bonnes idées, se remémorer des choses que l’on avait envie de faire et qu’on a mis de côté.

Blog-inc-1

Et des bonnes idées justement, ce petit livre en regorge ! Même si je le trouve beaucoup plus axé sur le blogging en temps qu’activité rémunératrice, je le trouve très bien fait.

Tout au long du livre par exemple, l’auteure a disséminé des interviews d’autres bloggeurs (par exemple : Color Collective, The Purl Bee ou Geninne’s Art blog) (j’avoue, je n’ai pas encore pris le temps de les parcourir) ce qui permet d’avoir leur point de vue sur des sujets très variés, depuis le choix de leur nom jusqu’à l’éthique, en passant par l’étude de leur niche, etc.

Les chapitres 3 (Powering your blog) et 4 (Blogging community etiquette) sont ceux pour lesquels j’ai coché le plus de pages (oui, je fais partie des gens qui cochent les pages des livres avec des passages intéressants) parce que ce sont les chapitres qui regorgent de petits trucs tout simple pour mon niveau de blogging (le blogging par passion et pour le partage, même s’il m’est arrivé de faire des articles sponsorisés).

Blog-inc-2La mise en page est très chouette, bien aérée, les typographies sont très jolies et l’ensemble est à la fois très fluide et pratique : si je l’ai lu une première fois d’une traite, je m’y réfère de temps en temps pour quelques points précis et il est vraiment facile de s’y retrouver. J’en ai partagé des extraits à ma copine Marion qui était en quête de conseils pour son blog, je les trouve à la fois suffisamment pragmatiques pour qu’on sache s’y mettre sans être trop directifs (et puis parfois c’est du rappel de bon sens, mais ça ne fait pas de mal).

Donc en résumé, si vous cherchez un livre sur le blogging, que vous soyez débutant ou avancé, je pense que ce livre peut vous apporter quelque chose.

Bonne journée !

 

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Mémoires d’Hadrien – Marguerite Yourcenar

28 mai 20142 août 2016

Ce livre, je l’ai acheté pendant les soldes d’hiver 2014 pour deux raisons : la première, c’est que je n’avais pas lu de livres de Marguerite Yourcenar et que je pensais que cela manquait à ma culture ; la seconde étant le titre accrocheur et mon amour de la Grèce et de la Rome antique.

Comme je m’attendais à quelque chose de compliqué (je ne sais pas vraiment pourquoi d’ailleurs), je l’ai laissé de côté pour des lectures plus faciles à mes yeux.

Je l’ai commencé peu avant mon voyage à San Francisco et je l’ai terminé en rentrant, tranquillement, en savourant chaque page, peu après mes 30 ans, ravie.

Memoires-d-HadrienLes mémoires d’Hadrien sont, comme le titre de ce roman historique le laisse deviner, une lettre d’Hadrien adresse à Marc-Aurèle et qui reprend les réalisations de sa vie, depuis sa carrière militaire à son titre d’empereur, en passant par quelques aspects de sa vie privée.

Je l’ai trouvé absolument captivant dans la mesure où c’est un livre qui permet d’avoir un aperçu de ce qu’a pu être la vie d’un empereur, les questions qu’il se posait, pourquoi il a pris telle ou telle décision, comment il a vécu certains événements.

J’ai aussi beaucoup aimé le style, à la fois très vivant et avec une très belle qualité de langue, lire ce roman historique a été vraiment plaisant.

Je croyais ne pas aimer ce genre de littérature et pourtant je m’y suis plongée avec plaisir, imaginant les scènes dans ma tête, cochant les pages qui m’inspiraient.

Un très beau roman.

Pour finir, un des nombreux passages qui m’ont plu (p136 -137):

Sur vingt ans de pouvoir, j’en ai passé douze sans domicile fixe. J’occupais à tour de rôle les palais des marchands d’Asie, les sages maisons grecques, les belles villas munies de bains et de calorifères des résidents romains de la Gaule, les huttes ou les fermes. La tente légère, l’architecture de toile et de cordes, était encore la préférée. Les navires n’étaient pas moins variés que les logis terrestres : j’eus le mien, pourvu d’un gymnase et d’une bibliothèque, mais je me défiais trop de toute fixité pour m’attacher à aucune demeure, même mouvante. La barque de plaisance d’un millionnaire syrien, les vaisseaux de haut bord de la flotte, ou le caïque d’un pécheur grec convenaient tout aussi bien. Le seul luxe était la vitesse et tout ce qui la favorise, les meilleurs chevaux, les voitures les mieux suspendues, les bagages les moins encombrants, les vêtements et les accessoires les mieux adaptés au climat. Mais la grande ressource état avant tout l’état parfait du corps : une marche forcée de vingt lieues n’était rien, une nuit sans sommeil n’était considérée que comme une invitation à penser. Peu d’hommes aiment longtemps le voyage, ce bris perpétuel de toutes les habitudes, cette secousse sans cesse donnée à tous les préjugés. Mais je travaillais à n’avoir nul préjugé et peu d’habitudes. J’appréciais la profondeur délicieuse des lits, mais aussi le contact et l’odeur de la terre nue, les inégalités de chaque segment de la circonférence du monde.

Bonne journée !

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Committed – Elizabeth Gilbert

2 mai 20142 août 2016

Quand je suis en vacances, j’aime bien des livres en VO. J’aime bien lire des livres en VO quand je peux, mais je ne sais pas pourquoi, en vacances ils ont un goût différent. Peut-être que tous les livres ont une saveur différente en vacances ? Allez savoir…

Toujours est-il qu’un jour que je faisais du shopping à Malte, je suis rentrée dans une librairie, je me suis achetée une carte à m’envoyer à la fin du voyage (j’ai lu ça je ne sais plus trop où, et j’ai trouvé l’idée marrante, alors j’ai fait pareil. Voilà. J’ai vachement de personnalité des fois) et j’ai parcouru toutes les couvertures de livres (vous avez jamais remarqué que les livres en anglais ont de super chouettes couvertures, très colorées ?), et je suis tombée sur ce livre, c’était celui qui me plaisait le plus (en termes de jolie couverture s’entend) alors je l’ai embarqué.

committedCommitted c’est un peu la suite de Mange, Prie, Aime (Eat, Pay, Love en VO).
Si vous vous rappelez bien, à la fin du précédent opus, Elizabeth avait rencontré un brésilien, Felipe, et ils étaient amoureux. On retrouve donc nos deux amoureux, qui décident de se poser après tant de voyages et ils optent pour les USA, où Elizabeth a toute sa famille. Grand chambardement, valises, Felipe vend sa société d’import de pierres précieuses, tout le monde direction le pays, et que ça saute. Sauf que, Felipe n’a pas de visa pour rester aux USA : pas grave, ils décident qu’il reste 3 mois au pays, et que tous les trois mois ils bougent pour qu’ils puissent rentrer tranquille. C’est aussi simple que ça.

Bien entendu, tout ne se passe pas comme prévu, puisqu’un jour, aux douanes, Felipe est arrêté : c’est suspect tous ces allers-retours (je ne sais pas trop où on les met les « s »…), ça ne peut plus durer, Felipe doit régulariser sa situation ou alors il ne pourra plus rentrer aux USA. Damned.

Et pour compliquer le tout, le seul moyen de régulariser la chose, c’est qu’Elizabeth et Felipe se marient. Sauf que les deux sont plus que réfractaires au mariage, ayant déjà goûté à la chose et ayant terriblement souffert de leurs divorces respectifs.

Committed raconte donc comment ils en sont arrivés à se dire qu’ils allaient se marier (je ne spoile pas, c’est écrit dès le début du livre), les événement auxquels ils ont du faire face et surtout les différentes recherches qu’a effectué Elizabeth Gilbert pour ne plus avoir peur du mariage, l’envisager sereinement.

En ce sens, c’est un bouquin un peu moins personnel que Mange, Prie, Aime puisqu’il y a beaucoup d’explications sur le mariage, ce qu’il représente un peu partout (surtout dans les pays occidentaux). Franchement j’ai trouvé ça super intéressant, et puis j’ai bien aimé les différents témoignages qu’elle raconte (sa mère, différentes personnes croisées au cours de leurs voyages) (oui parce qu’ils voyagent ensemble du coup, le temps que tout se calme un peu et se remette d’aplomb). Et puis il y a toujours cet humour que j’aime tant, j’ai de nombreuses fois souri et ri en lisant ce livre (ce qui n’a pas arrangé ma réputation auprès de certains voyageurs qui étaient dans le même hôtel que moi, mais au point où j’en étais ce n’était plus bien grave).

Bref, un bon livre, aussi bien pour la détente que pour rassurer les flippés du mariage. Et si vous n’avez pas d’amoureux, ça n’est même pas rébarbatif, promis. Enfin moi je l’ai trouvé bien, ça m’a permis de me détendre et d’y voir plus clair sur l’institution en question, et puis ça m’a soulevé des questions sur la féminité, la place de la femme, et ça, j’aime bien.

Pour finir sur ce livre, un des petits extraits qui m’ont plu (p46) :

Compulsive comparing, of course, only leads to debilitating cases of what Nietzsche called Lebensneid, or “life envy”: the certainty that somebody else is much luckier than you, and that if only you had her body, her husband, her children, her job, everything would be easy, wonderful and happy. (A therapist friend of mine defines this problem simply as “the condition by which all my single patients secretly long to be married, and all of my married patients secretly long to be single.”) Which certainty is so difficult to achieve, everyone’s decisions become an indictment of everyone else’s decisions, and because there’s no universal model anymore of what makes “a good man” or “a good woman” one must almost earn a personal merit badge in emotional orientation and navigation in order to find one’s way through life anymore.

Bonne journée !

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Malta Hanina – Daniel Rondeau

26 avril 201416 avril 2014

Ce livre, je l’ai eu en cadeau de Voyageurs du Monde. Il était dans la petite pochette qui contenait l’ensemble des documents qui composent mon carnet de voyage pour Malte et Gozo.

Je dois bien dire qu’au début, ce livre ne m’attirait pas des masses. Et puis pendant mon voyage, j’ai eu la fameuse journée « coup de mou » (j’ai toujours une journée comme ça en voyage, peut-être que vous aussi ?) et je me suis dit que je pouvais bien le commencer (c’était ça ou les mémoires d’Hadrien ou encore l’Iliade) (autant dire que l’Iliade si vous avez un coup de mou, entre les 23 milliards de noms de personnes et la quantité astronomique de morts, c’est un peu difficile à absorber, il vaut mieux être en forme quoi) et que, au pire, si vraiment (je n’aime pas ne pas finir un livre, ça a dû m’arriver deux fois) (L’Être et le Néant de Sartre – mas j’y reviendrai, c’est sûr-  et the 4-hour body de Timothy Ferriss) je n’aimais pas je pourrais lire autre chose.

En fait j’ai lu le livre dans la journée ou presque, entre quelques crises de larmes, un papotage via Gtalk avec Marco (Love sur toi) et une promenade sur le front de mer (parce qu’il n’y a rien de mieux qu’une promenade sur le front de mer, qu’on se le dise) (et prendre un bain, un bon thé et un carré de chocolat) (et les paillettes aussi).

Sauf que je ne sais pas du tout comment vous parler de ce livre, parce que c’est tellement différent de ce que je lis d’habitude que je ne sais pas trop bien comment l’aborder vous voyez…

Ce n’est pas un roman, c’est plutôt un mémoire de vie entrecoupé d’explications historiques sur l’archipel de Malte (ou l’inverse, allez savoir). Autant je suis très mémoires (j’ai un souvenir enthousiaste de la biographie de Bill Clinton ou de la princesse Rania de Jordanie par exemple), autant je ne suis pas vraiment histoire : je ne retiens ni les périodes, ni les dates, ni le nom des personnages, ça me désole mais c’est comme ça. Un jour en discutant avec un ami, il m’a dit que lui sont truc c’était plus les histoires que l’Histoire : savoir le pourquoi du comment, comprendre les déclencheurs et les implications, etc.
Je suis tout à fait en phase avec ça. D’où mon appréhension quand j’ai ouvert le livre de prime abord : est-ce que j’allais avoir du mal à suivre ? Est-ce que ça allait m’intéresser ?

malta-haninaEt en fait, oui, ça m’a intéressé. Parce que l’auteur parle un peu de sa vie, beaucoup de l’histoire, mais de manière romancée. Ce jour-là de moyen-moins, j’avais beaucoup de mal à me positionner sur mon voyage, à savoir si j’aimais ou pas, ce que je voulais en faire, ce que je voulais voir. J’étais un peu perdue sur cette petite île avec toutes ces influences, cet alphabet que je connais mais dont je ne comprends aucun des termes.

Ce livre, bizarrement (oui je dis bizarrement, parce que je ne sais pas trop bien comment ça s’est fait cette affaire), m’a réconciliée avec toutes ces influences, ces mots d’anglais, d’italien, quelques-uns de français (eh oui !) que j’attrapais par-ci par-là, ces intonations arabes qui me rappelaient mon premier petit ami (mode « souvenirs-souvenirs »), cette communauté de britanniques qu’on ne peut pas rater et pourtant cette architecture, cette gastronomie, cette histoire qui ne ressemble à aucun autre pays. J’entrevoyais des choses qui appartenaient à des catégories dans ma tête mais qui ne s’associaient pas ensemble, qui ne ressemblaient à rien de ce que je connaissais auparavant.

À trop vouloir catégoriser l’archipel je sentais bien que quelque chose m’échappait, que je n’arrivais pas à me signifier. Et c’est Malta Hanina qui m’a permis de changer mon regard sur mon voyage, de plus m’ouvrir (je suis plus que contente de l’avoir lu avant de visiter l’hypogée, une expérience qui restera à jamais gravée dans mon esprit !), de lâcher prise sur ce que je ne comprenais pas, de vivre à l’heure maltaise finalement, sans chercher à tout faire rentrer dans des cases (et dire que c’est quelque chose dont j’ai horreur, de catégoriser les gens, les pays, les coutumes, etc. C’est exactement ce que je faisais !).

J’aimerais en dire plus sur ce livre tout en ne dévoilant pas trop son contenu, c’est bien difficile. Alors du coup, je vais seulement dire que c’est un chouette livre si vous aimez les histoires et aussi si vous allez à Malte (ou que vous y êtes allé(e)(s)). Je crois qu’il permet vraiment de voir l’archipel différemment.  Si vous ne connaissez pas ce pays, je ne sais pas si vous allez aimer, c’est sans doute le genre de livre qu’on rattache à un voyage. À vous de me dire si vous vous lancez.

Et pour finir, comme d’habitude, une petite citation parmi les innombrables passages que j’ai relevé et qui m’ont parlé ou émue (p218) :

Le musée n’est pas celui d’un terroir, mais d’une audace. Avec des fenêtres ouvertes de front sur la terre entière. Encore enfant, c’est allongé dans un rayon de vignes que j’étais entré en relation avec des horizons lointains. Le pays natal est un don, une clef d’or pour l’univers, pas une prison.

Bonne journée !

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Nos séparations – David Foenkinos

24 avril 201416 avril 2014

Ce livre c’est l’histoire d’amour de Fritz et d’Alice. Ils se rencontrent à une soirée avec des amis, et ces deux-là sont faits pour s’entendre, ils se plaisent. Alors forcément, ce qui devait arriver arriva : ils se mettent en couple, et confrontent ainsi, un peu malgré eux, leurs univers, leurs origines bien différents. D’une idylle naissante avec ses promesses, Fritz relate la vie de couple, les tensions qui arrivent, les évolutions qu’ils ont chacun de leur côté, qui parfois les rapprochent, parfois les éloigne. Car ici, c’est bien de l’histoire, du point de vue de Fritz dont il s’agit, depuis la rencontre avec les différentes femmes qu’il nomme (il n’y a pas qu’Alice, même si celle-ci a une place prépondérante dans le roman), les différentes « routines » (je n’aime pas ce mot, je le trouve un peu péjoratif) ou plutôt vies de couple qui s’installent, puis le petit grain de sable qui fait que la machine se rouille, s’encrasse et puis finalement ça ne marche plus aussi bien, peut-être faudrait-il passer à autre chose ? Mais l’autre n’a-t-il pas laissé une empreinte bien plus profonde que prévu dans notre esprit ? Qui peut le dire avant d’y être, de l’avoir vécu ?

Comme le titre de l’ouvrage le présage, ce roman parle d’amour bien sûr, mais aussi de séparations : comment on les gère, on les vit, on les supporte, on les sent arriver… ou pas.

nos-separationsJ’avais adoré le premier livre de David Foenkinos que j’avais lu (La Délicatesse) : j’aimais le style vivant, vif, dynamique et drôle. Dans celui-là, c’est pareil, il y a toujours ce rythme, cette vie, ces pointes d’humour et ces références assez drôles. Chaque personnage a son caractère, mais au fil du livre (et du déroulement de l’histoire) il évolue, il murît (ou pas !) et avance sur son chemin. Il suit son chemin de vie on va dire.

C’est un livre assez court, qui se lit facilement. Je l’ai lu en deux heures dans mon bain après une grosse journée à marcher sur la promenade de front de mer à Malte, c’était exactement ce dont j’avais besoin avant de me coucher : une petite tranche de vie dynamique, tendre et drôle. Il y aura sans doute des passages qui vous feront sourire, des passages qui vous parleront, des passages que vous vivrez sans doute un peu trop fort parce que ça résonne dans les blessures personnelles (ou bien cela n’arrive qu’à moi ?) (trop de sensibilité … ?). Ce livre c’est un patchwork de passages plus ou moins émouvants, mais toujours divertissants.

Nos séparations est un roman assez loin des livres « sérieux » que je peux lire, mais en vacances c’est un excellent compagnon !

Un petit extrait pour le plaisir (p176):

J’ai souffert. Je me suis accroché à quelque chose qui fuyait, dérapait sous mes baisers, ma tendresse et mes tentatives de trouver le vrai. Il y a tant d’enfance dans nos amours : tant de notre enfance. Le mécanisme de mon cœur était parfois si simple, presque humiliant dans sa névrose translucide. Ma vie était, de ce point de vue, une machine à économiser des séances chez le psy. Car je voulais vivre enfin ce que je n’avais pas vécu.

Bonne journée !

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Bonjour ! Je suis Mnêmosunê, croqueuse de chocolat noir, lectrice invétérée, créatrice curieuse et artiste dans l'âme. Depuis 2021, j'ai deux minettes noires adorables, deux sœurs, Orphée et Cassiopée. Sur ce blog je partage mes expérimentations et états d'âme : on en parle ensemble ? ♥

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