En escarpins dans les neiges de Sibérie – Sandra Kalniete

Récit autobiographique du vécu des grands-parents et parents de Sandra pendant la période de tensions, occupations et guerres entre la Lettonie, l’URSS et l’Allemagne. L’autrice a elle-même passé un peu plus de 4 ans en Sibérie.

Photo de la couverture du livre de Sandra Kalniete intitulé "En escarpins dans les neiges de Sibérie". La couverture est de couleur verte avec une photo de l'autrice enfant qui tient un poupon dans ses bras.

L’histoire se concentre particulièrement sur la période 1941-1957, c’est à dire entre « l’année terrible » (1941, avec la déportation d’un peu moins de 35 000 lettons, dont des aïeux de Sandra Kalniete) et le retour en Lettonie de Sandra et ses parents. A noter, les citoyens déportés ne seront réhabilités qu’en 1989 et la Lettonie reconnue indépendante qu’en 1991.

Le récit s’appuie sur les différents dossiers des personnes déportées, des lettres et aussi de la mémoire des personnes encore en vie au moment de l’écriture du livre (2001). Il évoque les conditions de vie atroces infligées aux déportéEs, depuis leur arrestation jusqu’à leur départ (qu’iels soient vivants ou non) et permet de mieux apprécier les conditions d’exercice du pouvoir soviétique, la bureaucratie, les manigances, etc.

Photo de la quatrième de couverture du livre de Sandra Kalniete intitulé "En escarpins dans les neiges de Sibérie". On peut notamment y lire le texte suivant : Juin 1941 : les autorités soviétiques, qui occupent le territoire de Lettonie depuis un an, organisent l'une des plus meurtrières vagues de répression dans le pays en déportant par convois entiers la population civile. C'est le début de l'horreur pour des dizaines de milliers d'innocents qui disparaissent sans laisser de traces dans les immenses étendues glacées de Sibérie. La famille de Sandra Kalniete ne sera pas épargnée. Sa mère, Ligita, a quatorze ans et demi lorsque, le 14 juin 1941, elle et ses parents sont emmenés. Son grand-père Janis est séparé des siens dès leur arrivée en Russie ; il mourra dans l'enfer des camps. La famille de son père Aivars connaîtra le même sort des années plus tard. Sandra est rentrée dans son pays en 1957. Elle n'avait que cinq ans mais jamais elle n'a oublié le regard de sa mère quand celle-ci a pu à nouveau sentir et fouler le sol letton. En escarpins dans les neiges de Sibérie raconte l'histoire bouleversante de sa famille et, à travers elle, celle de tout un peuple qui ne retrouvera sa liberté qu'en 1991.

J’ai trouvé le livre très intéressant parce que je connais peu ce pan de l’histoire, et assez peu la réalité du régime soviétique et de l’URSS. Peut être ai-je oublié mes cours d’histoire, mais il me semble qu’on avait une version très édulcorée de la période. Peut être que cela était encore « trop frais » pour que nous soit enseignée la vérité, je ne sais pas.

En tout cas, En escarpins dans les neiges de Sibérie est un ouvrage très intéressant, accessible, bien écrit et argumenté, qui ravira les personnes qui voudraient un témoignage du vécu d’une famille lettonne à cette période.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.