Mnêmosunê
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Author: Mnêmosunê

The lovely dozen – Paquet #1

2 mai 20122 mai 2012

Je n’en avais pas parlé, mais au début de l’année, je me suis inscrite à la lovely dozen sur Oh, hello friend. Le principe est assez simple : on paye une certaine somme (un abonnement quoi) et tous les mois on reçoit un petit paquet. Un peu comme certaines box beauté, il y a un thème par mois. Ici cela peut être les accessoires, les bijoux, la papeterie, etc. L’idée me plaisait, le blog qui le propose est un de ceux que je suis et dont je lis les articles avec avidité. J’aimais le concept et j’avais envie de soutenir cette initiative.

Et puis aujourd’hui, c’était la reprise du travail après un long week end puisque j’ai fait le pont. Journée moyenne, 2 réunions dans la matinée, un travail assez rébarbatif pour l’après-midi. Jusqu’à ce que j’ouvre la boite aux lettres (je vous ai déjà dit à quel point j’adooooooooore avoir du courrier ?*).

Colis oh hello friendDonc, dans une enveloppe à bulles, un petit paquet. Je soupèse, je tâte. J’aime bien prendre mon temps pour ouvrir les paquets. Mais je tiens quand même à dire, alors que j’ai un rang à tenir sur le sujet, que je crois avoir trouvé mon maître en termes d’emballage et d’utilisation de scotch/masking tape. Danni doit aimer les poupées russes…

Paquet oh, hello friend Je récapitule : dans l’enveloppe il y a un paquet, dans ce paquet, il y a une enveloppe (mais pas à bulles celle-là). Vous noterez le soin exquis apporté au paquet : la petite breloque accrochée au « ruban » (je ne trouve pas le mot qui va bien… fil ?), le masking tape, l’enveloppe à pois, le coup de tampon avec un message positif (« passe une bonne journée » c’est pas super gentil ?)…

J’adore.

Paquet oh, hello friend Dans l’enveloppe, une petite bourse zippée. J’adore le tissu fleuri, liberty un peu kitsch et rétro. Dois-je préciser que ce n’est pas la seule chose que contient le paquet et que dans la bourse il y a quelque chose ? En tout cas, je pense que cette petite trousse serait bien proportionnée pour y mettre ma petite pharmacie ambulante.

Colis oh, hello friendEncore des paquets ? Promis, c’est la dernière photo de paquets, à la prochaine, vous verrez le contenu (même si là, vous pouvez distinguer deux choses sur trois, ce qui est quand même pas mal…). Juste une petite info, sur le petit paquet kraft avec le masking tape rouge à pois, il y a tamponné, sur le recto (mais pourquoi je n’ai pas pensé à photographier l’autre côté ?) « oh, hello friend ! You are loved ». Je suis fan. Voilà.

paquet oh, hello friendEt alors, mis à part la trousse, qu’est-ce qu’il contient ce petit paquet ? Sur la gauche, un sautoir avec un appareil photo en pendentif. Au milieu, une petite bague avec une rose. Et à droite, sur la carte de visite, une pince à cheveux avec une rose grise dessus.

En règle générale, je ne suis pas très fan des bijoux fantaisie. La raison ? Je porte toujours les mêmes bijoux et pourtant j’en ai une cargaison en stock. Mais non, je porte toujours les mêmes, ceux qui ont la plus grande valeur sentimentale (un jour, peut être, je vous les montrerai et je vous expliquerai pourquoi ceux-là) (enfin si cela vous intéresse).

Et, pourtant, ces petites choses me plaisent. Parce qu’elles sont simples. Parce qu’elles sont raffinées à mes yeux sans être too much. Ma préférence va pour la pince à cheveux qui, je le sens, va vite devenir ma meilleure amie : depuis que j’ai fait couper mes cheveux, j’ai une mèche, juste un peu trop courte (encore) pour tenir bien calée derrière mon oreille et ne pas me tomber sur les yeux. Eh bien voilà, je pense qu’elle va avoir une nouvelle copine.

Je suis contente, j’ai reçu un joli paquet avec plein de jolies choses dedans. Aujourd’hui, à 19h, j’ai eu 6 ans et je déballais mes cadeaux de Noël (ou presque). A 10 jours d’en avoir 28 (des années, pas des jours) je trouve cela cocasse.

* Parfois, je fais exprès de commander sur vente privée parce que les délais d’expédition sont affreusement longs. Le temps que le paquet arrive, j’ai oublié que j’avais commandé quelque chose et je suis toute guillerette d’avoir un colis dans ma boite aux lettres (ou, plus fréquemment, un avis de passage).

PS : A noter, en ce moment il y a plein de chouettes concours sur le blog Oh, hello friend : Giveaway#1, Giveaway#2, Giveaway#3.

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1er mai, fête du travail

1 mai 2012

Le 1er mai, en général, c’est un jour où on ne fait pas grand chose. Ce qui est paradoxal, puisqu’au final ça veut dire qu’on passe la fête du travail… à ne rien faire. Je ne vais pas vous dire que j’ai travaillé comme une forcenée (même si j’ai fait quelques bricoles pour le boulot), mais j’ai quand même fait pas mal de choses.

Je vous montre ?

Cookie GéantCe matin, je me suis lancée dans la confection d’un cookie géant. J’avais vu la recette sur Hellocoton (enfin le titre), je me suis donc rendue sur le blog Les goûters de Nanie pour y trouver la recette et je me suis lancée.

Cookie GéantRien de bien compliqué dans la recette. Les deux seuls points noirs étaient pour ma part que je n’avais pas de chocolat (alors j’ai mis des noisettes à la place) et que, personnellement, je ne sais pas comment on obtient un demi œuf (donc j’en ai mis un entier).

Cookie GéantAu final c’est bon, mais je trouve que ça sèche assez vite. Ça fait un peu comme des biscottis, c’est pas mal. Je ne sais pas combien de temps ça se garde par contre, alors du coup je l’ai coupé en carrés et j’ai mis les carrés dans une boite métallique. On verra bien.

Mais du coup, je me demande si ça n’irait pas bien avec une autre recette que j’ai préparé dimanche…

Confiture de bananeDans ce pot, de la confiture de banane (avec des morceaux de pomme certes) (mais je n’allais pas la laisser toute seule dans le panier à fruits, la pauvre !). Comme pour la recette précédente, je l’ai trouvée sur Hellocoton et je me suis rendue sur le blog La cuisine d’Ameloche pour consulter le détail de la recette. Là encore, rien de bien compliqué dans la réalisation et des ingrédients faciles à trouver.

Confiture de bananesFacile à faire, mais je suis un peu perplexe quant à la texture. C’est quelque part entre la gelée, le sirop et la confiture. J’avais mis du rhum à la place du jus de fruits (je n’en avais pas, et depuis le temps que j’essaie de me débarrasser de cette flasque de rhum…) (il faut que je refasse des canelés tiens), et je trouve le parfum assez prononcé. Peut être qu’avec un morceau de fromage, ça rendrait bien.  A voir.

Mais je n’ai pas fait que cuisiner aujourd’hui…

Boite à outilsSaurez-vous deviner ce que j’ai bien pu faire ?

(Ne me dites pas : « ranger la boite à outils* » car certes je l’ai rangée, mais je n’ai pas fait que cela)

(Je viens de m’apercevoir qu’il y a mon pied droit en guest star sur la photo)

Je ne vais pas m’éterniser sur mes autres activités du jour (lessives et autres activités ménagères diverses, un peu de boulot, écriture de lettre**…) mais la journée a été bien remplie.

Et vous, votre 1er mai ? Activité ou farniente ?

*: Spéciale dédicace à Gazelle pour la boite à outils
**: Poppy…

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Paula – Isabel Allende

30 avril 2012

Il y a des livres qui touchent notre âme, qui font vibrer les tripes et qui résonnent dans le cœur. Paula fait partie de ceux-là. C’est un livre terrible. Tellement terrible que je ne sais pas vraiment par où commencer à son sujet, tant je suis ensevelie par les émotions qui m’assaillent alors que je viens d’en lire les dernières lignes, les yeux embués de larmes.

Pourtant, je connaissais l’histoire, puisque je l’ai acheté de la même manière que ces livres. Je savais donc que ce livre est une lettre d’Isabel Allende à sa fille, Paula qui est dans le coma. Je connaissais aussi les sujets abordés, l’issue tragique du roman. Je savais, au fond de moi, qu’il me remuerait, en témoignent le nombre de fois incalculable où j’ai attrapé le bouquin dans la pile à lire, où j’ai regardé les 5 lettres du titre et où je l’ai reposé en me disant que ce n’était pas le bon moment. Je savais tout ça. Mais je ne me doutais pas qu’il me ferait autant vibrer. Pas à ce point là.

Vibrer parce que ce livre tout entier est un ode à la création littéraire. Le besoin d’écrire dans les moments d’émotions intenses, je le connais (la preuve), même si parfois on le garde pour sa sphère intime. Ce besoin de lâcher sa rage, sa colère, sa douleur, ses questions sur le papier (ou l’écran) pour s’apaiser, prendre de la distance, transmettre une émotion, chercher (trouver ?) une réponse ou laisser un souvenir transparaît tout au long des 450 pages du livre (p18-19).

L’écriture est une ample introspection, c’est un voyages dans les plus obscures anfractuosités de la conscience, une lente méditation. J’écris à tâtons dans le silence et, en chemin, découvre des parcelles de vérité, de menus cristaux qui tiennent au creux d’une main et justifient mon passage en ce monde. C’est un 8 janvier aussi que j’ai commence mon deuxième roman et, depuis, je n’ai pas osé changer cette date porte-bonheur. En partie par superstition, en partie par discipline, j’ai commencé tous mes livres un 8 janvier.

Il y a plusieurs mois que j’ai achevé Le Plan infini, mon dernier roman, et depuis j’attendais ce jour. Tout était prêt: le thème, le titre, la première phrase. Néanmoins, ce n’est pas encore cette fois que j’écrirai cette histoire. A présent, tu es malade, Paula, et je n’ai de forces que pour te tenir compagnie.

Et ces besoins, ils me parlent.

PaulaVibrer parce que ce livre raconte non pas une histoire, mais deux. Il est d’ailleurs composé de deux parties, chacune écrite différemment, même si les sujets abordés sont les mêmes.

Dans la première partie, Isabel Allende écrit une lettre à sa fille, pour lui (re)transmettre son histoire familiale lorsqu’elle sortira du coma. On y découvre Isabel Allende petite, les personnages de sa famille, le Chili, le coup d’état, l’exil, le Venezuela, les mariages, les naissances, les divorces, les souffrances, les doutes, les morts, les illusions, la perte de l’innocence, la fuite, les jeux, bref tout ce qui fait la richesse d’une vie. Le récit de l’histoire familiale est parfois entrecoupé de « dialogues » entre l’auteur et sa fille, parfois de réflexions sur sa vie ou sur elle-même (p295).

Parfois, lorsque j’étais seule dans un lieu secret de la colline San Cristóbal, avec assez de temps pour penser, je revoyais l’eau noire des miroirs de mon enfance, où Satan apparaissait la nuit ; en me penchant dessus, je constatais, atterrée, que le mal avait mon propre visage, que je n’étais pas sans tâche, que personne ne l’était, qu’en chacun de nous il y avait un monstre tapi, que nous avions tous un côté noir et méchant. Dans certaines conditions pourrais-je moi aussi torturer et tuer ? Par exemple, si quelqu’un touchait à mes enfants… De quelle cruauté serais-je alors capable ? Les démons s’étaient échappés des miroirs et allaient librement de par le monde.

Dans la seconde partie, un virage s’amorce. L’auteur commence à entrevoir l’issue fatidique, à contre-cœur, à demi-mot (p275).

Je n’écris plus désormais pour que ma fille ne soit pas complètement perdue à son réveil, car elle ne se réveillera pas. Ces pages n’ont plus de destinataire. Paula ne pourra jamais les lire.

Non ! Pourquoi répéter ce que disent les autres si je ne les crois pas ? On l’a reléguée parmi les irrécupérables. Lésion cérébrale m’a-t-on dit…

Elle continue à parler de son histoire, mais s’adresse de plus en plus à sa fille à la troisième personne et non plus en utilisant le « tu ». La douleur est de plus en plus présente, les doutes aussi et l’espoir semble s’amenuiser peu à peu. La part qui évoque les soins prodigués à Paula, la veille de ses proches est de plus en plus importante. Jusqu’à la fin.

Ce livre raconte l’histoire d’une famille, mais il raconte surtout la douleur d’une mère qui voit son enfant partir, emporté par la maladie, par la mort. Quiconque a déjà accompagné un proche, malade, mourant, reconnaîtra cette douleur, ce déni, cette tristesse, ce sentiment d’injustice et d’impuissance, cette envie d’y croire malgré tout, cette tornade qui hurle au fond des boyaux et ne laisse aucun doute quant à l’issue, malgré les prières, malgré les sourires, malgré le « mieux » d’un examen parmi tant d’autres.

Ce livre, c’est une histoire d’amour, une histoire de vie qui cherche à comprendre l’incompréhensible, qui cherche une justification à l’injustifiable, qui cherche à sauver ce qui ne peut l’être, à calmer une fournaise que le moindre souffle, fut-il d’espoir ou de résignation, ravive, inlassablement, jour après jour, semaine après semaine, années après années.

Ce livre est réellement terrible, dans tous les sens que le terme peut avoir aujourd’hui. Terrible dans sa manière d’aborder une histoire, terrible dans sa manière d’aborder la vie, terrible dans sa manière d’aborder la mort, terrible dans sa manière d’aborder l’amour.

Un bâton de dynamite qui fait sauter tous les verrous et barricades pour dévoiler une vraie pépite .

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Femmes qui courent avec les loups – Clarissa Pinkola Estès

29 avril 201231 mai 2015

Ce livre, cela faisait un moment qu’il était sur mon meuble à chaussures de l’entrée, là où s’entassent gracieusement tous les livres de poche qui composent ma pile à lire. Il me semble que je l’avais acheté après avoir lu quelque chose dessus dans un supplément du magazine Psychologies (comme ce bouquin là). Aussitôt acheté, aussitôt mis sur le meuble à chaussures de l’entrée, et aussitôt oublié vu que dans une pile à lire il y avait déjà une pile de livres à lire (étonnant n’est-ce pas ?).

Et puis quand je suis partie en vacances chez mon papa, j’ai eu envie de me trouver un bon livre, quelque chose de divertissant, puisque je venais de terminer mon livre (celui là). J’ai donc mené une expédition dans la pile à lire, regardé les couvertures pour voir celle qui me plaisait le plus, et j’ai donc pris ce livre, non sans avoir parcouru la 4ème de couverture en diagonale. Un livre sur les histoires et mythes de l’archétype de la femme sauvage, ça ne pouvait qu’être divertissant.

Femmes qui courent avec les loupsEt effectivement, divertissant, il l’était, ce livre. Et intéressant en plus.

A la base, je croyais que c’était une espèce de recueil des contes et mythes que connaît ou a créé l’auteur en ce qui concerne l’archétype de la femme sauvage. Mais c’est bien plus que cela. Bien sûr, il y a des contes et des mythes, certains connus (Barbe Bleue, le Vilain petit canard, …) d’autres beaucoup moins (La femme squelette, Vassilissa…). Ce que j’ai beaucoup apprécié, c’est l’analyse qui en est faite.

En effet, il y a quelques temps, j’avais lu un article qui parlait des la dimension psychologique des contes, comme quoi ils feraient appel à des symboles qui nous parleraient presque inconsciemment. J’avoue que sur le coup, je ne voyais pas trop bien le symbolisme ou la dimension psychologique du Petit Chaperon rouge, et ce, malgré la morale évidente du conte. Dans ce livre, une analyse est menée pour chaque conte (certains termes utilisés sont d’ailleurs assez ardus) (heureusement, mon papa a fait office de dictionnaire) et qui permet d’aborder certains aspects de psychologie.

 Il est facile de ne rien faire en rêvant d’un amour idéal. On pourrait même ne jamais sortir de cet état de torpeur si l’on ne butait sur quelque chose de précieux, sans pour autant en avoir conscience.  C’est là pour les êtres naïfs, les êtres blessés, le miracle de la psyché : même sans enthousiasme, même sans y croire, même sans être prêt, même en s’en jugeant incapable, on tombe par accident sur un trésor. Notre âme fait son travail, qui est de ne pas négliger cette trouvaille, de reconnaître le trésor où qu’il se trouve et quelle que soit sa forme, avant de réfléchir soigneusement à la suite à donner à notre découverte.

Inutile de préciser que je me suis reconnue plein de fois, que j’y ai trouvé des éclairages précieux et des pistes à suivre pertinentes. Pour tout dire, j’ai pris plus de 5 pages de notes, j’ai épluché toute la bibliographie et je me tâte pour le relire (maintenant que je connais tous les mots, même les plus ardus, ça devrait être plus facile) (mais il n’y en a pas tant que cela des mots ardus, hein).

Donc si jamais vous aimez les contes, l’archétype de la femme sauvage vous intéresse et/ou vous êtes attirés par la psychologie, vous pouvez foncer, c’est une merveille !

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De bric et de broc #5

17 avril 201229 avril 2012

Dimanche,  j’avais envie de faire un brin de pâtisserie. Je n’avais pas grand chose à disposition et pourtant envie de me mitonner quelque chose. Je me suis alors rappelée que Laura m’avait donné quelques petits livres dont un sur le brunch. Je me suis dit que j’y trouverais bien quelque chose qui me ferait envie (et au pire, ce ne sont pas les livres de cuisine qui manquent chez moi !).

Brunch du mondeJ’ai donc ouvert le petit livre et j’y ai trouvé une recette de madeleines au citron et au safran. Pas de safran chez moi, mais j’avais le reste des ingrédients et les madeleines au citron me tentaient bien. Ni une, ni deux, je me suis mise aux fourneaux.

Madeleines au citronQuelques temps plus tard, les madeleines sortent du four. Elles sont très bonnes mais… Où est la bosse caractéristique des madeleines ?
J’avais lu quelque part (mais je ne sais plus où, forcément…) que pour qu’elles aient une belle bosse, il fallait un choc thermique (pâte froide + four chaud). J’ai respecté à la lettre la recette et pourtant la bosse s’est faite plus que discrète.

Madeleines au citronIl y aurait-il des pros de la madeleine qui passeraient ici ? Quelqu’un aurait-il des conseils à me donner pour qu’elles aient une jolie bosse ?
Enfin, mis à part la discrétion de la bosse, mes madeleines étaient bien bonnes !

bleu vaccinHier je suis allée faire un rappel de vaccin. Autant hier soir j’avais surtout une sorte d’eczéma/urticaire sur la zone, autant aujourd’hui j’ai un espèce de bleu tonitruant (et les bras blancs, mais ça, ça n’a rien à voir avec le vaccin…). Inutile de préciser que j’ai des collègues qui, lorsqu’ils me font la bise posent leur main sur mon épaule gauche (ce qui a le don de m’horripiler), que j’ai oublié de les prévenir et qu’au moment fatidique je me suis mise à hurler crier. La classe quoi.

Femmes qui courent avec les loupsCe livre, je l’ai depuis un moment dans ma pile de livres à lire et pourtant je ne l’ai commencé que pendant mes vacances. Et depuis, je ne l’ai pas lâché, c’est un livre absolument passionnant qui mêle les contes avec un brin de psychologie. Je l’ai bientôt fini (je lis les notes en ce moment), je vous en reparlerai bientôt donc. Une vraie bonne découverte !

Et puisqu’on parle de découverte, j’ai déniché deux petits blogs vraiment intéressants pour leur créativité. Certes, ils sont en anglais, mais les images parlent d’elles-mêmes et sont inspirantes à souhait ! Je vous invite donc à parcourir Fellow Fellow et le blog et celui de Kal Barteski, [i] Love Life.

Cuisine, santé, culture et création, si ça c’est pas du bric et du broc…

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It’s Skin & Purederm

16 avril 201215 avril 2012

A la base, je voulais faire un article sur les produits que j’ai emmené avec moi pendant mes vacances (il va de soi que je n’emmène pas toute ma salle de bains quand je pars en voyage !) et puis j’ai défait mon sac, la trousse de toilette. Et bien entendu, j’ai oublié, jusqu’à ce que cela me revienne à l’esprit et que je sois prise d’une flemme intergalactique.

Alors plutôt que tout vous montrer (ce qui au final ne présenterait pas grand intérêt…), j’ai décidé de vous parler des masques et du gommage que j’ai emporté dans ma trousse de toilette. Ces produits, je les avais gagné grâce au concours de Tricotcotte et je les ai choisis parce que le format « sachet » est toujours plus pratique que de se trimballer un pot.

Gommage  - It's SkinPour le gommage, j’ai choisi le Mangowhite peeling gel d’It’s Skin. Je ne connais pas du tout leurs produits alors c’était l’occasion de tester. Et puis les mangoustans, ça me rappelait Bali, l’exotisme, tout ça. C’est bien de voyager en faisant son gommage, non?

Gommage - textureCôté texture, c’est un gel crème assez frais, qui sent bon le fruit. Il y a de toutes petites particules exfoliantes, pas agressives du tout pour la peau. Avec le contenu du petit sachet, on peut faire un gommage du visage et du cou.
C’est un produit très agréable, facile à utiliser et à rincer et qui tient ses promesses en ce qui concerne l’éclaircissement du teint : bye-bye le teint brouillé, bonjour l’éclat et la peau douce !

Purederm - masque peaux grassesLe premier masque que j’ai utilisé pendant mon séjour c’est le Refining Korean Herb Mask de Purederm. C’est un masque en tissu imprégné de lotion pour les peaux grasses.
Le masque est assez épais mais reste bien en place, même si on continue ses activités (bon, j’avoue, je n’ai pas sauté sur un trampoline non plus…). Par contre, l’emplacement des yeux est assez petit et les deux orifices sont assez rapprochés ce qui peut être un peu gênant.
En ce qui concerne les résultats, je n’ai pas vu grand chose de probant, pas de réelles améliorations en termes de sébum ou de pores dilatés. Bien sûr que la peau est plus douce, plus souple, moins brouillée, mais pour les imperfections je n’ai pas vu d’effet significatif. Je suis restée un peu sur ma faim quoi.

Arbutin masqueLe second masque que j’ai utilisé c’est l’Illuminating Arbutin Masque. Lui aussi est un masque en tissu imprégné de lotion pour tous types de peau pour une action hydratante et éclaircissante. Ce masque souffre des mêmes problèmes que le précédent en termes de positionnement des trous pour les yeux. Je l’ai trouvé un peu plus imbibé que le précédent, donc je l’ai sans doute gardé plus longtemps.
Côté hydratation et clarification de la peau, j’ai été assez séduite par ce masque. Il est agréable tant par la texture, par l’odeur et les effets. Le teint est bien plus clair et la peau plus souple après l’application du masque.
Une bonne découverte ce petit masque…

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Un peu de créativité #4

15 avril 201210 novembre 2012

Le thème pour ce mois-ci est la visualisation créatrice.

Si vous imaginez un ballon, que voyez-vous ?
Je vois un ballon en plastique rouge qui roule sur l’herbe verte.
Je vois un ballon de baudruche rose tendre qui s’envole, sa ficelle se balançant au gré du vent.
Je vois un ballon de montgolfière aux couleurs de l’arc-en-ciel qui vole au dessus des montagnes.
Je vois un ballon de volley-ball en cuir élimé qui rebondit sur le sol plastique vert et bleu d’un gymnase de lycée.

CitronsSi vous imaginez un citron, que goûtez-vous ?
Je goûte le jus du citron légèrement acidulé.
Je croque la chair, j’ai les dents qui crissent.
Je goûte le zeste juste blanchi, à la fois croquant et moelleux, plein de saveurs acides et fruitées.
Je grimace en mangeant la peau blanche entre l’écorce et la chair, amère.

Si vous imaginez que vous tenez une pêche, quelle texture sentez-vous ?
Je sens la peau douce et duveteuse du fruit.
Je sens la petite queue du fruit, un peu rêche sous la pulpe du doigt.
Je sens la chair juteuse, à la fois lisse et filandreuse, souple et ferme.
Je sens le noyau, ses reliefs, les petits bouts de chair du fruit qui y sont accrochés, sa dureté.

Si vous imaginez une pomme, que pouvez-vous sentir ?
Je sens le parfum acidulé de la Granny Smith.
Je sens l’odeur un peu poudrée et légèrement sucrée de la Golden.
Je sens le parfum puissant et sucré de la Pink Lady.
Je sens l’odeur toute en nuances de la Reinette du Canada.

cascade - BaliSi vous imaginez une cascade, qu’entendez-vous ?
J’entends l’eau qui chute à vive allure et à grands flots du sommet de la cascade.
J’entends le vent dans la végétation qui vit ici.
J’entends l’étendue d’eau en bas de la cascade, plus calme, qui mène son bonhomme de chemin, tranquillement, vers d’autre contrées.
J’entends les animaux qui résident ici, les grenouilles qui coassent, les serpents qui se frayent un chemin, les insectes qui volent.

Retrouvez mes réponses aux questionnaires des mois précédents : #1, #2, #3.

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Cake au chocolat

14 avril 201217 mai 2012

Pendant mes vacances, outre Pâques, nous en avons profité pour fêter l’anniversaire de mon Papa (en avance, puisque la bonne date c’est aujourd’hui) (bon anniversaire Papa !). Qui dit anniversaire, dit forcément gâteau. Et puisque la période de Pâques est une période de consommation au chocolat, nous avons mixé les deux événements avec un bon cake au chocolat.

La recette originale vient du site « la table à desserts » , mais je l’ai modifiée pour qu’elle corresponde plus à ce que j’aime en termes de texture. Au final, le cake est moelleux, chocolaté mais pas trop sucré. Un bon dessert d’anniversaire en somme !

Ingrédients (aucune idée du nombre de personnes, mais vous en avez pour un moment si vous êtes 4…) :

  • 20cl de lait concentré non sucré (inutile de dire que j’avais pas cela en stock, j’ai mis 20cl de lait de vache et ça marche très bien) (et la recette fonctionne aussi avec du lait végétal, c’est testé et approuvé par moi)
  • 200g de chocolat fondu (moi je le mets à fondre doucement avec le beurre dans une casserole, mais chacun fait comme il veut) (et j’utilise EXCLUSIVEMENT du Nestlé dessert, je REFUSE de cuisiner un autre chocolat) (j’ai des principes, discutez pas) (les principes pourront être rediscutés si jamais je trouve mieux, mais ce n’est pas encore le cas)
  • 150g de farine (type 65 si vous voulez tout savoir, j’ai fait la recette avec de la farine bio et de la non bio, les deux fonctionnent)
  • 100g de sucre en poudre (j’ai fait la recette avec du sucre roux le Blonvilliers chez mon papa et une autre fois avec de la cassonade alter éco mais chez moi) (on ne se refait pas hein, bio et commerce équitable quand tu nous tiens)
  • 100g de beurre (demi-sel bien entendu, mesuré au pifomètre parce que la flemme d’aller chercher la balance de cuisine)
  • 3 œufs
  • 1 sachet de levure chimique (alors pour la photo ci-dessous, j’avais oublié de le mettre, je me disais bien qu’il manquait quelque chose et qu’il devrait être plus volumineux ce cake) (mais on l’a mangé quand même et c’était bien bon) (comme quoi…)

Cake au chocolat(Après la photo d’un plat sur le four, voici la photo d’un plat sur le lave vaisselle. Ça non plus, ça ne s’invente pas…)

Réalisation :

  1. Préchauffez votre four, thermostat 6 (180°C) (ou alors vous faites comme moi avec le four que j’ai à Toulouse: au dernier moment, mais c’est valable que pour les fours qui préchauffent vite)
  2. Dans un saladier, battre les œufs avec le sucre, jusqu’à ce que le mélange blanchisse (un peu de nerfs que diable !) (vous pouvez utiliser un batteur électrique, mais moi j’aime bien faire ça à la force du poignet)
  3. Pendant ce temps, faire fondre le beurre et le chocolat (comme dit précédemment, moi je mets le tout en petits morceaux dans la casserole, la plaque à 1 – oui j’ai des plaques électriques old school – et je touille de temps en temps. Et si ça accroche un peu c’est pas grave ça donnera un petit gout caramélisé très bon)
  4. Au mélange œufs + sucre, ajouter la farine, en plusieurs fois, en remuant bien (un peu de nerfs que diable ! bis repetitae)
  5. Au mélange en 4, ajouter le lait, bien mélanger.
  6. Au mélange en 5 ajouter la levure (étape que j’avais complètement zappé dimanche dernier, mais bon c’est mieux avec)
  7. Enfin, mélangez la pâte avec le mélange chocolat + beurre (si comme moi vous avez pas eu le temps de laisser complètement refroidir le chocolat et le beurre c’est pas grave, versez tout rapidement en une fois dans votre saladier de pâte et mélangez vite – un peu de nerfs que diable ! ter repetitae – vos œufs n’auront pas le temps de « cuire ») (et vos bras seront ravis)
  8. Versez dans un moule à cake (au choix : beurré, chemisé de papier sulfurisé ou en silicone) et enfournez pour 40 à 45 min (en fonction de votre moule le temps de cuisson peut varier) (la première fois que j’ai fait la recette avec un moule Téfal « en dur » j’ai laissé 40 min et c’est bien, légèrement moelleux avec la petite « croûte » dessus comme j’aime; par contre pour la version de la photo je pense que 5 min de plus ça aurait été peut être un poil mieux) (bref, plantez la pointe d’un couteau pour voir si c’est cuit ou pas).

Et maintenant, il n’y a plus qu’à déguster, bon appétit !

 

Nota : Il fut un temps où je n’avais plus de blog et où j’ai envoyé cette recette à ma belle-mère et à Choupie par mail (parce qu’elles me demandaient tout le temps des recettes de gâteaux, alors là j’avais anticipé). Il faut croire que j’étais particulièrement en forme ce jour là (ou que l’écriture sur le blog me manquait) (ou les deux) puisque j’avais ponctué mon mail de ceci :

Avec ça, vous ne pourrez plus dire que je vous ai pas aidé à (re)conquérir un homme / un mari / un collègue / un ami / un papa / une copine (en dépression ou pas) / votre estime de vous-même / un bourrelet qui s’était enfui avec l’été (le bougre !) / votre maman / votre appétit (rayez la/les mention/s inutile/s ou rajoutez en si j’ai oublié quelque chose).

Si ça c’est pas de l’argument de vente pour une recette, je ne sais pas ce que c’est. J’ai bien fait de faire une école de commerce moi…

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J’aurais voulu être un artiste…

13 avril 201212 avril 2012

A chaque fois que je reviens ici, c’est la même rengaine. Je monte dans ma chambre et je pars en quête de certaines choses, toujours les mêmes. Bien entendu, en venant une fois par an, j’ai parfois du mal à retrouver mes petits.

Alors je feuillette pour la énième fois mes livres sur la peinture, le dessin, l’aquarelle avec un nœud dans la gorge. Quelque chose au fond de moi qui ressemble parfois à de la tristesse, de la nostalgie, de l’inquiétude, de l’envie. Pour être honnête, je ne sais pas vraiment ce qu’il y a là dessous. Mais les émotions qui remontent ont, années après années, la même vigueur, la même forme je crois aussi.

Et puis je continue à chercher, j’appelle mon père et ma belle-mère parce que je ne trouve pas. Je me rappelle l’avoir vu quelque part, peut être dans la chambre bleue, mais quand ? Peut-être qu’il a été déplacé depuis ?

Finalement, on met la main dessus. Alors je repars dans ma chambre, je ferme la porte et puis j’ouvre.

Peintures et dessinsLa chemise à dessin et à peinture. Toujours le même rituel : je les regarde un par un, je me rappelle de mon professeur Odile, de son atelier, de l’odeur de la peinture à l’huile, du fusain sur mes doigts, de la chevelure flamboyante de la grande rousse qui prenait des cours elle aussi, du nettoyage de pinceau. Tant de choses qui reviennent à la surface, inlassablement.

Années après années, j’aime toujours autant les regarder (d’ailleurs, ceux qui suivaient mon précédent blog se rappellent peut être de certains d’entre eux, que j’avais déjà montré à l’époque alors que je rentrais chez mon père pour les vacances). Mes dessins et peintures préférés, ce sont toujours les mêmes. Le dessin que je cherche sans jamais savoir où il a atterri c’est toujours le même aussi (un dalmatien devant une cheminée, fait en peinture à l’huile et au couteau).

Dans cette chemise, il y a environ 10 ans de cours. 10 ans qui ont sans doute permis à mes parents de souffler un peu parce que je ne dessinais plus à la craie sur les armoires, parce que je ne demandais plus trop souvent des cahiers ou des feuilles que je noircissais à la vitesse de l’éclair, parce que je n’arrachais plus, faute de support, les feuilles blanches des bouquins pour dessiner dessus.

Je me demande si je n’ai pas « su » dessiner avant de savoir écrire. Remarquez que lorsque j’ai su écrire (enfin, bien écrire s’entend), la rengaine infernale pour avoir des feuilles a repris de plus belle. J’écrivais sur le « corps » de la feuille et dans les marges je dessinais tout et n’importe quoi. Quiconque regarderait mes cours de collège et lycée trouveraient sans aucun doute une cargaison de dessins. Même au bac et plus tard aux concours des écoles de commerce, j’ai embarqué les feuilles de brouillon, les vierges et les pas vierges, parce que, parfois, pendant les épreuves, j’avais un brin d’inspiration et que je m’écartais du sujet initial. Ou au cas où j’aurais une inspiration subite et qu’il me faudrait absolument une feuille de ce coloris là (ce n’est jamais arrivé). Peut être même qu’en fouillant un peu dans les archives, on pourrait retrouver un des nombreux manuscrits que j’avais commencé…

ChevaletParfois je me demande si je n’ai pas raté ma voie (quand bien même je fais un travail qui m’amuse et dans lequel je suis reconnue et appréciée).
Parfois je me demande si j’aurais du persister à vouloir faire littéraire option arts plastiques et théâtre, vouloir faire les Beaux-Arts à Paris (au lieu de ça, j’ai donc fait un bac ES et une école de commerce, et je travaille dans l’informatique, bien loin de la création).
Parfois je me demande pourquoi, un jour, j’ai arrêté tout ça, alors que quand j’étais petite je voulais « écrire des histoires et faire des dessins »
Parfois je me demande pourquoi, depuis le temps que j’ai arrêté et que cela me taraude de reprendre, eh bien je n’ai pas vraiment repris.
Parfois je me demande si un jour j’arriverai à dessiner et peindre à nouveau, à ne plus avoir peur de ce crayon, ce fusain ou ce pinceau.
Parfois je me demande si un jour j’arriverai à apprécier ce que je créé, sans me tirer une balle dans le pied en me disant que c’est pas bien, que ça sert à rien, que j’ai pas de talent, qu’après tant d’années sans pratiquer j’ai tout perdu, que je n’y arriverai pas.

Alors hier, dans l’après midi, je suis allée chercher mon chevalet dans la chambre bleue, je l’ai dépoussiéré, je l’ai trouvé beau, je l’ai pris en photo,  je l’ai mis dans le coffre de la voiture avec les livres de peinture et de dessin, j’ai écrit cet article et  j’ai pleuré.

Voilà des années que je voulais le prendre avec moi, sans jamais oser. Alors on rentre à la maison (avec La Tortue quand même) et on verra bien ce qui se passe.

Peut être que, finalement, cette année,  j’arriverai à peindre, prendre des cours aux Beaux-Arts et être une artiste ?

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Bucolique et champêtre

8 avril 20128 avril 2012

(Dans la série « je mets des titres ayant pour fondement un pléonasme », celui-ci est quand même assez gratiné…)

Hier, alors que le soleil venait de poindre à l’horizon (genre), je me suis levée, j’ai fini de préparer mon sac, je me suis occupée des plantes, et j’ai pris la voiture.

Au bout d’un plein (presque), deux péages, deux pauses de 15 minutes chacune, 6 heures de route, presque 600km de voiture, un temps à moitié pourri, quelques personnes sur la route, je suis arrivée.

Tulipe du jardinJe me suis concoctée un petit séjour au vert, à la campagne. De retour chez mon papa dans le Centre, loin du boulot, loin de la frénésie de la ville rose. Des vacances au silence, favorable au repos, à la contemplation, l’introspection et la réflexion.

Cerisier en fleursAu calme, je regarde les cerisiers en fleurs, qui seront bientôt chargés de fruits. Enfin, à l’été, s’ils ont résisté au gel d’ici là. Ce matin, s’il avait fallu que je prenne la voiture, j’aurai du gratter pour y voir quelque chose. Elle devait être étonnée la voiture, ça fait bien longtemps qu’elle n’a pas eu à affronter un froid pareil.

Tulipes rougesLes tulipes ondulent gaiement au gré du vent. Il fait un peu frisquet ici, mais je respire mieux. Ce qui est un brin incompréhensible vu la cargaison de pollen qui vole dans le coin. C’est à croire que la pollution m’affecte plus que le reste…

Petites tulipesC’est toutefois agréable de se promener au jardin, regarder les fleurs, écouter les oiseaux et ne pas entendre grand chose d’autre. C’est lorsque je viens ici que je me rends compte du bruit de la rocade, de l’aérodrome, des voisins…

Prunier en fleursJe me rends compte aussi que mes voisins, là bas, partagent avec tout l’immeuble les fumets de leur repas, alors qu’ici on peut profiter du parfum des pruniers en fleurs. Ici, les oiseaux peuvent manger tranquillement le pain rassis qu’on leur a réservé, alors que là bas, impossible de mettre un nichoir: les oiseaux ont trop peur car il y a beaucoup d’agitation.

Tulipes cachéesEt puis il y a les souvenirs qui remontent et avec eux les émotions. Dans ces moments là, je ne sais pas trop bien ce qui m’arrive : je me sens à la fois détendue et complètement chamboulée. Je me rappelle des travaux qu’on a fait dans la maison, je retrouve des bouquins oubliés, je suis aussi émerveillée lorsque j’ai allumé la vieille console et que j’ai pu voir avec plaisir qu’elle fonctionne toujours.

Tulipe jauneParfois, j’ai l’impression que le temps s’est un peu arrêté, et puis après en allant faire un tour dans le jardin, je me suis rappelé y avoir joué avec feu le chien, y avoir paressé au soleil avec feu le chat, y avoir fait une partie de billes avec mon neveu, y avoir lavé les voitures. Finalement, la vie a continué son cours, quelques petites choses ont changé, d’autres, essentielles, sont restées telles quelles, immuables. Et chacun, pendant cette parenthèse, a évolué.

Ça me fait toujours quelque chose de revenir ici, que ce soit après un an, quelques mois ou autre. Au gré d’une ballade sur la terrasse, dans le jardin ou en cherchant un objet dans la maison, les souvenirs reviennent, je (re)découvre certaines choses parfois oubliées, je remarque des choses auxquelles je n’avais pas fait attention auparavant.

C’est peut être ça vieillir : voir avec un œil nouveau ce que l’on a vu sans vraiment le voir pendant des années et prendre conscience du temps qui passe.

Enfin, une chose est sûre : le jardin avec ses tulipes et ses arbres fruitiers est toujours aussi beau et accueillant…

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Bonjour ! Je suis Mnêmosunê, croqueuse de chocolat noir, lectrice invétérée, créatrice curieuse et artiste dans l'âme. Depuis 2021, j'ai deux minettes noires adorables, deux sœurs, Orphée et Cassiopée. Sur ce blog je partage mes expérimentations et états d'âme : on en parle ensemble ? ♥

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