En fin de semaine dernière, un méchant virus a trouvé le chemin de mon organisme.
3 jours avec 40°C de fièvre, autant dire que je n’étais pas dans une forme olympique et que j’ai passé une grande partie de mes journées à dormir.
Pendant mes rares heures éveillée et à peu près alerte, je me suis lancée dans la lecture de The Great Gatsby de Francis Scott Fitzgerald.
Je confesse avoir été un peu optimiste pour mon premier essai de lecture du premier chapitre : je l’ai lu alors que j’avais de la fièvre, et le cocktail avec la VO n’a pas été des plus réussis, ne comprenant rien de ce que je lisais.
Du coup, après une bonne sieste j’ai repris ma lecture depuis le début et je me suis plongée dans le New-York des années 1920.
Pour faire très simple, l’histoire autour de Gatsby donc, un millionnaire au passé mystérieux, qui organise des fêtes somptueusement délirantes, sans doute au moins farfelues que les rumeurs qui circulent à propos du passé de l’hôte. L’histoire est contée du point de vue de son voisin, devenu son ami, Nick Carraway, jeune homme du Midwest qui cherche à se faire une carrière dans le monde de la finance.
L’histoire fait aussi intervenir 4 autres personnages secondaires, Daisy, la cousine germaine de Nick, Tom, le mari de Daisy et camarade de promotion de Nick, Jordan, la belle amie de Daisy et Myrtle, la maîtresse de Tom. L’intrigue s’articule autour de ces 6 personnages, tout en réalisant une critique des riches de l’époque.
Si l’intrigue est plutôt bien trouvée, qu’on tourne frénétiquement les pages pour comprendre qui est ce fameux Gatsby et quelles relations se jouent entre tous les protagonistes, j’avoue que j’ai trouvé le style assez plan-plan, lourd un peu.
Ensuite, c’est peut-être parce que j’ai suivi des cours de psychologie et d’analyse transactionnelle ces dernières années, je n’ai pas accroché avec les protagonistes, que pour la plupart j’ai trouvé assez pathétiques et franchement névrosés (sauf peut-être Jordan).
C’est dommage, parce que je pense qu’il y avait plein de choses à exploiter avec l’histoire, que certains aspects auraient mérité d’être plus fouillés, et puis ça laisse comme une impression de soufflé mal cuit : il y avait tous les ingrédients, mais à la réalisation la « magie » ne se fait pas.
Peut-être que j’en attendais trop après avoir vu les images du film et avoir lu les articles de Lisa de Make my lemonade sur le sujet et que du coup je m’attendais à quelque chose de très dynamique, puissant, farfelu.
Et en fait non, ça n’a pas marché avec moi.
Et vous, vous connaissez ? Qu’en avez-vous pensé ?
Les délices de Tokyo c’est un peu le film que j’ai failli ne pas réussi à voir au cinéma, alors que j’en avais très envie. Et je crois que je m’en serais un peu voulue de ne pas y être allée.
A la base, j’en ai entendu parler en parcourant la Gazette de l’Utopia, à la recherche d’un film que M. et moi pourrions aller voir pour nous détendre après une journée de travail. Malheureusement, les horaires ne coïncidaient pas avec nos contraintes.
D’ailleurs nous ne sommes toujours pas allées ensemble au cinéma avec M., il y a des périodes où deux vies n’arrivent pas à se synchroniser : ce n’est pas bien grave, ce n’est que partie remise.
Enfin des semaines se sont écoulées et il y a eu une période où mon collègue G. voulait me présenter un de ses amis, et puis comme lors de la Saint Patrick on avait passé une bonne soirée avec G., sa femme et l’ami en question, je me suis dit que j’allais retourner l’invitation.
C’est en cherchant une idée et en lisant le blog de Tokyobanhbao que je me suis rappelée de ce film, dont la programmation collait pour une fois parfaitement avec les disponibilités de chacun, et donc un samedi, après avoir été manger des crêpes bretonnes, nous sommes allés à 4 voir Les délices de Tokyo.
C’était la dernière séance ici, il était temps que le timing soit bon.
source : Allociné
Les délices de Tokyo, c’est l’histoire de Sentarô qui vend des dorayakis, qui sont comme des crêpes épaisses fourrées d’une pâte de haricots azukis. Ce n’est pas tellement qu’il aime ça, les dorayakis, mais ces petites crêpes sont un peu une forme de rédemption pour lui.
Il y a aussi Tokue, qui aime beaucoup les oiseaux et les sakuras. Elle voudrait bien travailler pour Sentarô. Certes, elle est âgée, ses mains sont un peu déformées, mais elle prépare une délicieuse pâte de haricots azukis, où à chaque étape est imprégnée du respect du produit et de la poésie de la facétieuse Tokue, qui finit de convaincre Sentarô.
Et puis Wakana et son canari. Wakana c’est une étudiante discrète, qui aimerait aussi travailler avec Sentarô. Elle est là tous les jours et il l’aime bien, il lui laisse souvent en cadeau les dorayakis moins beaux.
Les délices de Tokyo, c’est un petit bout d’histoire entre ces 3 personnes, ces 3 générations, ces 3 destins difficiles, ces 3 sensibilités et caractères. Un film lent, touchant, avec une très jolie photo (hanami !), une ode à la sensibilité du quotidien et à la force des destins brisés, des combattants souriants et courageux.
On en ressort un peu émus, les yeux remplis de belles images, un sourire confiant aux lèvres et avec une terrible envie de prendre dans ses bras un bel arbre en fleurs.
On sentirait presque les dorayakis et le thé vert.
Vous avez du remarquer qu’il y a eu comme une faille temporelle sur le blog : je pensais avoir écrit il y a peu et je me rends compte que mon dernier article date de plusieurs semaines !
Je ne vais pas blâmer mes vacances puisque j’avais pris la décision de ne pas publier pendant cette période.
A la base je voulais prendre du temps loin de l’ordinateur, ce qui ne s’est pas vraiment réalisé puisque je me suis laissée tenter par un petit tour à Stardew Valley, et que, 50h plus tard, passées pendant mes vacances et même depuis la reprise du travail, j’aime toujours autant errer dans Pelican Town et ses alentours.
Mais peut être que je vous parle en charabia depuis quelques lignes, alors je vais reprendre depuis le début.
Stardew Valley, c’est le nom du jeu créé par Concerned Ape : grand fan d’Harvest Moon, il cherchait un jeu actuel qui puisse répondre à ses attentes. Comme ce jeu n’existait pas, il l’a créé lui-même. Au bout de 4 ans de labeur (qui n’est pas fini, puisqu’il continue de mettre à jour le jeu !), le jeu est sorti (vous pouvez le retrouver sur Steam et Gog) fin février de cette année.
Je vais être honnête, je ne me tiens pas du tout au courant des sorties de jeu vidéo, je marche plutôt au bouche à oreille. Alors quand j’ai vu ce jeu chez Day[9],puis chez Gamerzakh(les deux youtubers jeu vidéo que je suis en gros), je me suis dit que je m’achèterai le jeu dès que je serais en vacances.
Ce que j’ai fait donc, et depuis je n’ai pas arrêté de jouer. Actuellement, je suis au tout début de l’automne de l’année 2 (et donc plus de 50h de jeu passées).
Source : GOG.com
L’histoire de ce jeu (car il y en a une), c’est que votre grand père mourrant vous confie une lettre scellée. Il vous dit de l’ouvrir que quand le tumulte de la vie contemporaine vous laissera sur le carreau, complètement désemparé.
Des années plus tard, vous travaillez pour Joja Corp, un travail sans grand intérêt semble-t-il, où vous êtes fliqués et parqués devant votre écran.
Un jour, le fameux sentiment de s’être perdu en route dans ce tumulte vous étreint et vous ouvrez la lettre.
Sur cette missive, votre grand père vous explique que lui aussi il était passé par là, et qu’à l’époque, il avait choisi de prendre toutes ses économies pour aller s’installer à la campagne, dans Stardew Valley, et d’y avoir une petite ferme. Il voulait renouer avec la nature et avec les gens, objectif atteint pour lui.
C’est de cette ferme dont vous héritez, et vous voilà donc parti(e) découvrir votre nouvelle vie à la campagne.
Et c’est là, que vous commencez, en tant que joueur, à (re)donner vie à cette parcelle de terrain.
Pour la suite de l’histoire, je vous laisse la découvrir et la créer…
Source : GOG.com
Certains me diront que c’est encore un énième jeu de simulation de vie et de gestion d’une ferme.
Eh bien, de mon point de vue, c’est faux.
Car certes il y a beaucoup de choses à faire à la ferme, mais il y a aussi beaucoup de choses à faire en dehors : il y a des quêtes qui arrivent régulièrement dans votre boite mail ou sur le tableau d’affichage de l’épicerie, vous pouvez aller pêcher, explorer les mines, parcourir les alentours pour trouver de la nourriture, devenir ami et plus si affinités avec certaines personnes du village, rechercher des gemmes et autres artefacts pour le musée, bref, développer vos compétences.
C’est finalement un jeu très complet, où on est très bien guidé pour toutes les activités et où il y a énormément de choses à faire, tellement que s’en est presque frustrant parfois de ne pas pouvoir tout faire dans la journée, ce qui amène à jouer un jour, puis deux et sans s’en rendre compte 10 jours-jeu se sont passés, juste parce qu’on voulait faire tel truc et qu’entre temps il y a eu la quête pour machin, l’envie de construire une étable, etc.
Vous vous surprendrez à trouver que la pluie est une bénédiction, à adorer les coquillages sur la plage, à vous attendrir sur les marques d’amour de vos animaux, à avoir envie de pêcher à 6h du mat et d’aller au bar du coin papoter avec tout le monde, à attendre fébrilement les fêtes du village qui rythment les saisons…
Source : GOG.com
Il va sans dire que je suis ultra fan du graphisme 2D old school, la musique est très chouette, et franchement, pour un jeu qui a été fait par une seule personne, je lui trouve tout le charisme d’un jeu de grosse firme.
Le jeu n’est aujourd’hui qu’en anglais (mais il ne me semble pas qu’il soit indispensable de tout comprendre ?!), il se joue soit en combinaison clavier-souris, soit avec une manette (Xbox 360 ou Xbox one) (personnellement je joue avec une manette, clavier-souris sur un laptop je trouve que ce n’est pas pratique) et, pour une fois pour un jeu récent, il n’y a pas besoin d’avoir un avion de chasse pour qu’il tourne allègrement sur votre machine.
Sur Gog.com le jeu coûte 13,99€ (sans DRM, c’est pour ça que je l’ai acheté là) ce que je trouve que c’est un rapport qualité prix très correct, d’autant plus qu’il s’agit de soutenir un développeur indépendant.
Et s’il reste quelques réticences de votre côté, je vous invite à regarder le trailer du jeu, qui finira peut être de vous convaincre.
Vous connaissiez ? L’avez-vous testé ?
Bonne journée !
PS : les illustrations de ce post ne sont pas représentatives de ma ferme, qui est malgré tout relativement artisanale (mais je l’aime très fort quand même).
Je crois que je suis en train d’envisager sérieusement de lire l’ensemble de l’œuvre de Dumas, avec toute la mesure qui me caractérise, ainsi que la tempérance associée.
C’est que voyez-vous, j’ai fini il y a quelques temps les 6 tomes (oui oui, 6 TOMES) du Comte de Monte-Cristo.
Je ne vais pas vous mentir, après les aventures de D’Artagnan, le premier tome qui pose la situation d’Edmond Dantès ainsi que l’intrigue du roman, m’a semblé un peu mou.
Et puis je me suis rendue compte que j’étais, naïvement, en train d’espérer que les premiers chapitres d’une œuvre me soient aussi passionnants que ceux de la fin d’une autre, couplée à l’enthousiasme de l’ensemble de la lecture.
Ce qui n’était donc pas raisonnable.
Alors j’ai changé mon regard sur l’œuvre, et je l’ai laissée se dérouler sous mes yeux, avec une bienveillante curiosité : le mariage avorté d’Edmond, son emprisonnement, la rage, le désespoir, les limites de la folie et du suicide, etc.
Et puis le Comte de Monte-Cristo, à la fois fascinant et un brin dérangeant, juste sublime dans sa mainmise sur cet écosystème qui ne comprend pas bien d’où sort ce personnage exotique (mais il a de l’argent), ni ce qu’il veut (mais il a de l’argent) et qui se laisse prendre au jeu, l’invitant partout, prenant ses conseils, etc.
Je me suis laissée moi-même envoûter par ce personnage, par les relations tissées, par ce travail minutieux, d’orfèvre, qu’est celui de la vengeance pour apaiser un cœur et un ego meurtris.
L’ensemble est fluide, et finalement, au fur et à mesure des pages, on se rappelle de quelque chose lu les pages ou tomes précédents, et on réalise le génie : celui du personnage sans doute, mais peut être encore plus celui de l’auteur.
En résumé, fabuleux. Différent des 3 mousquetaires (bien qu’il y ait des thèmes communs aux deux œuvres), mais tout aussi prenant. Je ne saurais dire lequel je préfère des deux, en tout cas, comme pour le premier, je vous conseille chaleureusement le Comte de Monte-Cristo.
Et qu’on se le dise : 6 tomes, ça se lit trop vite.
Il y a ceux pour lesquels on a entassé des idées pendant des jours entiers dans un coin de notre tête (ou dans un carnet) et qu’on trépignait de réaliser.
Il y a ceux pour lesquels on arrive un peu les mains dans les poches, mais dès qu’on a touché un pinceau, un feutre ou une feuille, les idées viennent toutes seules et le passage à l’action se fait dans la foulée.
Et puis il y a ceux qui sont planifiés, qu’on avait un peu oubliés et lorsqu’on s’installe on ne sait pas vraiment quoi faire, il n’y a rien de vraiment tentant, la créativité est en berne. Soit on reste dans une zone de confort et on reprend une idée déjà exploitée qu’on réutilise, soit on trouve quelque chose à faire.
Dans ces cas-là, j’aime bien chercher un sujet qui m’inspire en fouinant dans des supports papiers, souvent des livres (recettes de cuisine, albums photos, livres de poche avec des couvertures intéressantes), des magazines, des jaquettes de CD, etc.
Cette fois-ci, c’était un Flow qui traînait sur la table du salon et qui attendait que je le lise. Finalement je n’en ai pas lu grand-chose puisque je me suis arrêtée tout au début, avec cette photo de manchots qui m’a inspirée.
Et donc j’ai reproduit des manchots, en cherchant à comprendre leur anatomie, à m’imaginer leur fourrure, etc.
J’envisage maintenant de me faire un stock de jolies images inspirantes pour les jours où la créativité serait en berne. Auriez-vous des pistes de ressources à me conseiller ?
Vous savez, quand j’ai pris la décision de reprendre mes études, je n’en menais quand même pas trop large.
En fait, je ne sais combien de fois je me suis demandée si j’allais pouvoir m’inscrire à mon école, si vraiment c’était raisonnable, parce que quand même 600h de cours en deux ans en plus des 40 heures de travail par semaine, avec les heures sup, les déplacements, les astreintes, les opérations de nuit, est-ce que réellement je m’en sentais capable ?
Et puis les négociations avec mon chef qui n’en finissaient pas, parce que je voulais un temps partiel et que lui ne voulait pas, par contre il voulait bien que je pose mes congés et mes RTT pour aller en formation, ce qui n’était pas envisageable de mon côté, parce que non, déjà j’ai pas beaucoup de congés, je vais pas les poser pour aller travailler, même si c’est du travail que je fais pour moi et pas pour la société qui m’emploie.
On a fini in extremis avant la fin du délai pour les inscriptions à se mettre d’accord sur le fait que j’allais poser des jours sans solde (les jours de semaine), alors du coup il a fallu que je me mette à refaire un budget pour cette configuration-là.
C’est étonnant, en Ecole de Commerce j’ai fait une spécialité compta et j’étais plutôt bonne en finance, mais alors si on me demande de faire un budget je me retrouve comme une poule face à un couteau, la tête en biais par rapport à la feuille qui est aussi en biais mais de l’autre côté (ne vous demandez pas comment j’arrive à écrire dans cette disposition-là, plein de gens se posent la question), à me faire des plans sur la comète de la situation la plus pire (?), quitte à faire un budget autant le faire effrayant au possible.
Alors j’étais arrivée à un truc complètement débile, en mode j’allais devoir m’endetter sur 10 ans pour faire une formation qui en durait deux, je me suis dit que j’avais sans doute un peu forcé le trait. J’ai recommencé mon budget, et en plein milieu j’ai eu la « révélation » de la simplicité de la chose et j’ai trouvé des solutions que j’ai plus ou moins appliquées par la suite (on va dire qu’il y a des mois où j’ai été plus connectée avec l’état de mon compte en banque que d’autres, mais ce n’est pas grave, ça s’est rééquilibré depuis).
Ensuite, en envoyant mon dossier je me suis demandée si vraiment d’un point de vue de la fatigue j’allais être capable, parce que 12 jours d’affilée à travailler « ça pique un peu » comme dit le fils d’un de mes collègues, quand est-ce que j’allais bien pouvoir trouver le temps d’aller faire mes courses quand je suis en cours le week-end, est-ce que ma vie sociale n’allait pas en pâtir, et plus j’y pensais plus les « est-ce que » s’accumulaient.
Et comme à chaque fois que cela se produit et que je mentalise à outrance, je me suis dit que je verrais bien ce qui allait se passer.
Cela ne m’a pas empêché de continuer à me poser des questions (si vous saviez…), mais cela m’a permis d’expérimenter, de voir ce que ça donnait en vrai et pas seulement dans mon cerveau, et de trouver des solutions, de faire marcher ma créativité.
Par exemple, pour la question des courses, j’en suis arrivée à les faire à l’arrache à la supérette du coin qui ferme à 22h quand il ne reste que 3 pois chiches, un demi oignon et une banane dans mon frigo, sauf si j’arrive à sortir tôt du travail en semaine, ce qui veut dire que je n’ai pas kiné, pas yoga, pas ciné, bref rien, et qu’en plus j’arrive à partir un bon 2h avant que la Biocoop ne ferme ce qui arrive seulement les jours où la conjonction astrale du joint de carbu des essuie-glaces est bonne et qu’elle est alignée avec la lune en verseau.
Ce n’est pas forcément quelque chose qui me satisfait à 100% (la supérette n’est pas une championne du bio et du local, si vous voyez ce que je veux dire) pourtant, sur le plan strictement basique cela remplit ses fonctions : cela me permet d’avoir de quoi manger.
Oui je suis une étudiante à l’ancienne, qui aime les cahiers à grand carreaux et écrire ses cours au stylo plume…
Maintenant, je me dis qu’à force d’expérimenter, sans m’en rendre compte, j’en ai fait du chemin.
Parfois avec des systèmes un peu bancals, parfois avec des organisations qui finalement me stressaient plus qu’elles ne résolvaient de problèmes, parfois en m’étonnant des effets positifs d’un changement tout simple (le covoiturage !) et malgré tout en ayant des résultats, en m’adaptant petit à petit, en essayant des choses, en cherchant à faire mieux.
Aujourd’hui, je suis étonnée de cela.
Ces deux années sont passées vite, ce n’était pas aussi dur que l’idée que je m’en faisais, et puis surtout, je crois que je me suis trouvée une force que je n’imaginais pas.
J’ai lu vos petits commentaires sur mon précédent article sur le sujet, j’ai aussi écouté les avis de mon entourage lorsque j’évoque mon expérience de salarié qui étudie en plus pour se reconvertir.
Et en fait, ce que je voudrais vous dire, parce que même si je continue à me poser bien trop de questions j’en suis fermement convaincue, c’est que ce courage, cette envie, cette adaptation, nous l’avons tous en nous, qu’on est tous capables de faire ça.
Tous.
Croyez en vous et suivez vos rêves. Les interrogations et les peurs ne sont là que pour être mises au défi de la réalité.
La dernière fois, je vous disais que, de temps en temps, en marge de mes produits favoris que je rachète, j’aimais bien essayer de nouvelles choses et m’initier à de nouveaux produits au gré de mes passages au magasin Lush proche du travail.
J’avoue avoir une grande préférence pour les ballistics, mais cette fois-ci, comme je n’avais plus rien de nouveau à tester, je me suis laissée tenter par ce fondant pour le bain, qui me semblait plutôt approprié pour le bain du week-end.
Ce que dit l’étiquette : « Les beurres de mangue et d’avocat se marient aux agrumes pour un bain vivifiant et nourrissant »
Ce fondant ressemble à un gros chocolat, sauf qu’il est gras et vert.
Il sent bon les agrumes (j’ai cru sentir du yuzu ?), qui est une odeur que j’affectionne particulièrement pour le matin : je trouve que les agrumes sont vivifiants sans être agressifs pour le matin et bon nombre des produits que j’utilise à ce moment de la journée sentent les agrumes.
En revanche, je n’ai pas senti la mangue, sans doute que la référence à ce fruit concerne plus le beurre utilisé pour fabriquer le fondant, que son odeur ?
Côté utilisation, ce produit est facile à utiliser : il suffit de le jeter dans l’eau et il fond tranquillement, colorant légèrement l’eau en vert. Des « nappes » de beurre fondu se forment à la surface de l’eau et viennent nourrir la peau pendant le bain, ce qui en fait un produit parfait à utiliser après un gommage (humide ou sec, à votre convenance) !
Ce produit, assez différent de ce que j’utilise d’habitude m’a beaucoup séduite, de par le parfum des agrumes que j’affectionne énormément et aussi du fait que l’effet sur la peau est vraiment agréable.
Juste une petite mise en garde néanmoins, pensez à bien rincer votre baignoire après, le beurre accrochant bien la peau, certes, mais aussi aux parois qu’il rend glissantes !
Si j’achète régulièrement les mêmes ballistics, mes préférées, j’aime bien changer un peu et essayer les nouveautés, les produits que je ne connais pas.
Vous ne le savez peut-être pas, mais Lush propose une collection « permanente » de produits (par exemple, pour les ballistics, il y a toute l’année des « Sex bomb » disponibles à la vente) et une sélection plus thématique, qui varie en fonction des fêtes (Saint Valentin, fête des mères, halloween, fêtes de fin d’année) et de la saison.
Ce que dit l’étiquette : « Au programme ce soir… »
Il y a donc régulièrement des nouveautés dans ce magasin, ce qui me permet d’avoir de quoi changer ma routine de temps en temps.
Je ne sais pas trop si « The Experimenter » fait partie de la collection permanente ou saisonnière, mais je ne me rappelle pas avoir vu cette grosse ballistics colorée et anguleuse lors de mes précédentes visites dans le magasin à côté du travail.
J’ai hésité un petit moment à la prendre, n’étant pas certaine d’aimer l’odeur : cette bombe de bain sent l’encens je trouve (du fait du vétiver sans doute ?), et le parfum me semblait alors assez prononcé, me faisant craindre des maux de tête…
À l’utilisation, je dois bien avouer que le début de la diffusion est plutôt charmant avec toutes ces couleurs qui zèbrent l’eau du bain et qui sèment des paillettes sur leur passage.
En revanche, une fois la bombe dissoute, les couleurs se mélangent et on obtient une teinte proche du vert de gris qui n’est pas forcément des plus réussies.
Comme je l’avais pressenti l’odeur d’encens est plutôt forte (sans toutefois m’avoir donné des maux de tête) et tenace, que ce soit sur la peau ou dans la maison.
Les paillettes sont aussi assez coriaces, ne vous tournez donc pas vers cette ballistic si vous n’êtes pas amateurs de la chose.
En résumé, je trouve que cette bombe de bain est un pari audacieux, avec de fortes tendances, mais cela n’est pas ce que je cherche pour ce type de produit. Si de votre côté vous aimez les odeurs et les ambiances boisées et avec du caractère, cette ballistic pourrait vous plaire.
Depuis que je suis à Toulouse, on ne peut pas dire que j’ai vraiment pris le temps de visiter les environs et de changer d’air régulièrement.
Il y a peu, j’ai décidé d’apporter un petit peu de changement à cela et de m’ouvrir aux paysages et villes aux alentours de la ville rose : cela devrait m’être bénéfique de sortir un petit peu de ma routine, que ce soit pour un week-end ou pour un road-trip non loin de la région !
Carcassonne source : tourisme-carcassonne.fr
Les deux villes sur lesquelles j’ai, pour l’instant, jeté mon dévolu sont Carcassonne et Collioure : la première parce que les fortifications me semblent intéressantes, la seconde parce que je connais assez peu le pourtour méditerranéen, les deux parce qu’elles me semblent très jolies.
Évidemment, je ne connais aucune des deux et je commence à peine à parcourir le web en quête d’informations, de pistes d’activités et de bonnes adresses.
Collioure source : weekendesk.fr
Et comme j’ai découvert plein de jolies choses en lisant mes blogs favoris et leurs commentaires, je me disais que ce serait aussi bien de vous demander si vous auriez des bons plans (à voir, à faire, à manger…) à me recommander.
Ainsi, si vous avez des bonnes adresses en termes de logement, restauration ou shopping, des idées d’activités et de lieux (musées, parcs…) à visiter ou tout simplement des sites à me conseiller avec des informations sur ces destinations, n’hésitez pas à m’en faire part !
J’arrive sans doute un peu après la bataille pour ce livre, dans la mesure où, il y a quelques mois, Zéro déchet a beaucoup fait parler de lui, de même que l’ouvrage de Marie Kondo sur le rangement (que j’ai aussi lu, mais dont je n’ai pas pour l’instant parlé ici) (sans doute un oubli !).
Je me suis procuré cet ouvrage pour faire avancer ma réflexion et démarche personnelles vers plus de simplification, de réduction des déchets, de respect de l’environnement et de moi-même.
En bref, d’une volonté d’aller plus à l’essentiel.
Depuis que je fais mes courses en magasin bio je fais attention à acheter le plus possible en vrac (ex : céréales, lentilles, pâtes…) et à réduire les emballages (je réutilise les sacs en papier kraft utilisés pour la pesée des fruits et légumes par exemple), cependant je me disais que je devais avoir encore de la marge de progression et le livre de Béa Johnson me semblait être une bonne source d’idées pour avancer sur ce chemin.
Et effectivement, Béa propose beaucoup de pistes pour réduire ses déchets, désencombrer et simplifier la gestion de la maison, revenir à des choses plus importantes qu’une grosse voiture ou 5 services en porcelaine.
J’ai particulièrement aimé les parties où elle donne des pistes pour donner ou louer ce dont on n’a plus besoin, pour recycler. J’aurais très envie d’avoir un composteur, mais je ne pense pas avoir encore assez de rigueur pour l’alimenter correctement, je garde donc les informations sur le sujet précieusement.
De même, j’apprécie beaucoup la philosophie selon laquelle il est plus important de vivre des expériences plutôt que d’acheter des choses : si j’ai encore du chemin à parcourir pour cet aspect, cela me parle de s’enrichir personnellement en expérimentant, en ayant du plaisir et en ressentant de la joie plutôt qu’en acquérant et amassant des biens qui nous causent au final plus de soucis que le prestige ou symbole qui y est associé.
Cependant, je trouve que le livre, malgré les mentions contraires dans l’introduction et la conclusion, peut être perçu comme moralisateur et culpabilisant, voire extrême sur certains sujets : je comprends l’engagement de l’auteur, mais personnellement, je ne me vois pas demander au boucher de mettre les saucisses que j’achète dans un bocal par exemple.
Et si je comprends l’impact que peut avoir sur la planète le fait que le papier qui emballe le beurre ne soit pas composable ou recyclable, je n’ai pas envie de renoncer complètement à certaines choses : j’ai beau avoir une tendance assez inflexible, je crois que la souplesse et la bienveillance me conviennent mieux.
Ainsi, je pense que, comme pour beaucoup d’ouvrages de ce genre, il est important de se demander où nous en sommes, quel est l’objectif que nous souhaitons atteindre et, parmi les pistes proposées, quelles sont celles qui nous semblent applicables. Y aller petit à petit, en prenant le temps d’apprécier chaque étape et ses enseignements, devrait aider à mettre en place les changements.