Mnêmosunê

Les petits riens forgent de belles existences…

Le jour où j’ai réussi le niveau 1000 à Candy Crush Saga

Candy Crush Saga, c’est un peu bizarre l’histoire qui est la nôtre.

Au début, il y avait la joie de retrouver un jeu pas prise de tête de type casse-brique, qui titillait ma fibre nostalgique en me rappelant les heures passées en école de commerce à jouer à zuma, pour voir qui de mon groupe de copines allait finir le jeu en premier.

Nostalgie d’autant plus forte que j’avais pris le « concours » en route et que pourtant, je l’avais fini avant les autres (et de loin).

Et ce petit jeu de bonbons venait remplir ce « vide » là.

Pourtant depuis quelques temps, la lassitude : les niveaux se ressemblent, je n’ai pas le sentiment de gagner seulement parce que je joue bien, mais plutôt parce que, dès que le tableau apparaît, il est favorable.

C’est assez déconcertant de jouer en sachant que l’on n’est pas vraiment maître de ce qui se passe, que le succès est plus qu’influencé par les conditions de départ.

Alors je m’étais fixée un objectif : aller jusqu’au niveau 1000 et après j’arrêtais.

Candy-crush-1000

(Il n’y avait pas assez de place pour mettre le pseudo en entier…)

Et ce niveau 1000 (très sympa d’ailleurs), je l’ai fini. Avec 3 étoiles, un score de 4 millions et des brouettes, dans le bus, alors que je rentrais du travail après une grosse journée. Une victoire sans éclat presque, banale, comme les autres victoires à ce jeu.

D’un côté la satisfaction (« Voilà une bonne chose de faite ! »), de l’autre un petit vide (« Et qu’est-ce que je fais maintenant ? »), une petite page, presque trop discrète, qui se tourne.

Je ne sais pas si je vais reprendre un autre jeu de ce type, peut être parce que depuis j’ai pris conscience que toutes ces petites parties accumulées représentaient beaucoup de temps au final et que cette richesse-là, je veux l’utiliser pour des choses plus importantes.

En tout cas, je suis bien contente d’avoir atteint mon objectif. Et je ne regrette rien, toutes ces sessions de jeu étaient pour la plupart de sympathiques petits moments régressifs à souhait.

Bonne journée !

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4 Comments

  1. Respect !
    Moi je n’en suis encore qu’au 326.

    Mais je te rejoins sur le fait que toutes ces parties accumulées ça fait des heures et des heures qu’on aurait pu occuper à autre chose.
    Perso je suis accro, mais j’essaye de m’en passer.

    • J’avoue que le sevrage n’est pas aussi facile que prévu, notamment parce que justement c’est accessible et ça occupe bien les petits instants vides…
      Néanmoins, après 1500 niveaux (en comptant les 2 mondes), je me suis lassée du système de jeu, malgré les évolutions apportées, et je pense que c’est cela (et le fait de trouver d’autres occupations, ou tout simplement de ne pas vouloir tout le temps occuper les temps « vides ») qui va m’aider à m’en décrocher…

    • Tout ce temps passé,perdu ? …..
      Tout ce temps où nous aurions pu faire tellement d’autres choses plus intéressantes……et pourtant je suis,nous sommes accroS ? A 2000 et quelques je me dis toujours :je devrais arrêter……mais aussi souvent ce sont des moments de détente,ou d’attente (à des rendez vous).
      Allez ,on essaie de décrocher ?

    • Oui effectivement, beaucoup de temps perdu…
      J’ai arrêté Candy Crush, que j’ai remplacé par un autre jeu quelques temps plus tard… Il faut croire que l’humain a une faiblesse pour les choses addictives !

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