Ce roman, cela fait un moment qu’il est dans la liste des livres que je veux lire. D’ailleurs, il est dans mon cahier d’inspirations, entouré de plein d’autres. Et puis un jour, on m’a offert un peu d’argent, je suis partie avec à la Fnac et je l’ai tout naturellement pris avec quelques congénères.
Ce roman, c’est un instantané de la vie de trois femmes. Makiko, qui veut se faire refaire la poitrine, vient rendre visite à sa sœur Natsu à Tokyo avec sa fille, Midoriko. Ce petit morceau de vie est raconté à deux voix: tour à tour Natsu raconte se qui se passe, puis Midoriko, via son journal intime. Chacune raconte avec ses mots et sa sensibilité ce qui se passe, ses états d’âme, son analyse de la situation.
Car la situation est un peu complexe : Midoriko est en pleine crise d’adolescence et a cessé de parler. Chacune des trois femmes a ses lubies (Natsu compte les marches des escaliers qu’elle emprunte), ses obsessions (Makiko parle sans interruption de son intervention à venir) et tout ceci se positionne sur fond de conflits familiaux, de l’absence de l’homme (Midoriko ne connaît pas son père).
Dit comme cela, le livre pourrait paraître triste mais en fait pas du tout, car chacun des sons de cloche de l’instant est raconté avec une sensibilité, une analyse qui lui est propre. D’ailleurs, le roman est léger, parfois drôle, parfois interrogateur, mais toujours divertissant. La part belle est laissée à l’imagination, on se surprend à se croire spectateur de la scène… On part pendant quelques instants à Tokyo, partager un moment de vie avec 3 hôtesses farfelues et dynamiques et on s’éclate !
Lorsque j’étais pré-adolescente, j’avais comme amie une brune aux yeux marrons avec un succès plus que certain auprès de la gent masculine (ce qui n’était pas mon cas) (de toute façon mon frère aurait étripé n’importe quel homme qui se serait approché de moi à l’époque). Cette fille, loin d’être satisfaite de ses (nombreux) prétendants, nourrissait un complexe énorme vis à vis de ses yeux marrons. Elle aurait voulu avoir les yeux bleus, elle pensait que ses yeux marrons nuisaient à son charme.
Quelle ne fut pas ma surprise en la voyant arriver un jour avec les yeux bleus ! Elle avait acheté des lentilles de contact colorées, et toute fière de ses nouveaux yeux, elle voulait tester son « nouveau » pouvoir de séduction. Qui, bien entendu n’avait pas failli.
Bref. On en a profité pour discuter, et je lui ai avoué que moi je n’aurais pas voulu avoir des yeux bleus ou verts, mais des yeux gris.
Et, même après cette conversation, j’avoue que je n’avais pas pensé sauter le pas et m’offrir des lentilles de couleur pour voir ce que cela pourrait donner. Jusqu’à ce que Mathilde de Mister Spex (site qui propose, entre autres, des lentilles de contact en ligne), me propose de me faire tester des lentilles. J’ai donc choisi des Freshlook one-day color (sans correction, mais elles existent avec, hein) (sauf que moi, je ne me rappelais plus de celle dont j’ai besoin alors…).
La boîte
Dans la boite, il y a 10 petits étuis avec la lentille et du liquide stérilisé. Soit 5 jours de lentilles, puisque les lentilles ne se gardent qu’une journée. L’avantage, c’est qu’il n’y a pas besoin de produits d’entretien particuliers, seulement de suivre des règles d’hygiène pour pouvoir les porter sans risques.
Lentilles dans leur étui
Mais avant de vous montrer ce que cela donne avec les lentilles, ce serait pas mal que je vous montre la couleur de mes yeux au naturel, non ?
Œil droit, sans lentilles
Ici mon œil droit, au naturel, pris en photo avec mon téléphone, dans une salle de bains et à la lumière artificielle.
Œil gauche, au naturel
Ici l’œil gauche, pris en photo avec l’APN, à la lumière naturelle (sans épilation des sourcils, mais avec les imperfections de peau, au naturel quoi). J’ai donc des yeux marrons, plutôt jolis je trouve. Enfin, je n’ai jamais fait de complexe tonitruant vis à vis de mes yeux (j’en ai bien d’autres !). D’ailleurs, je n’ai pas le souvenir de quelqu’un dénigrant mes yeux.
Œil gauche avec lentille, lumière artificielle
Et donc avec les lentilles et à la lumière artificielle, voici ce que cela donne. Les yeux sont beaucoup plus clairs, gris bleutés, et paraissent tellement plus grands ! J’ai été surprise de constater que finalement… Ben ça m’allait plutôt bien !
Œil gauche avec lentille, à la lumière naturelle
J’ai d’abord essayé les lentilles un dimanche, pour m’habituer à les mettre, à les porter et à me voir avec les yeux gris. Puis je les ai portées lors de mon déplacement professionnel à Bordeaux et enfin samedi dernier, pour voir des amis. Alors bien sûr, les gens qui me connaissent ont bien remarqué que quelque chose avait changé, sans pour autant que ce soit flagrant. On m’a dit que j’avais bonne mine, mais, du moins pas avant que je le révèle, personne n’avait remarqué que je portais des lentilles. Ce devait donc être naturel, ce qui me va plutôt bien !
*** Concours***
Maintenant, si vous le souhaitez, c’est à vous d’avoir l’opportunité de tester les lentilles de couleur ou tout autre produit, puisque Mathilde me propose de faire gagner 5 codes de réduction ouvrant droit à -20% sur tout le site Mister Spex.
Pour participer, c’est très simple, il vous suffit de me raconter en commentaire quelque chose à propos des lunettes ou des lentilles (une expérience, une envie, etc.).
Vous avez jusqu’au 30 juin 2012 pour participer. Le tirage au sort sera fait dans la foulée et les gagnants annoncés dans un article.
N’oubliez pas de me laisser une adresse mail valide dans le champ « adresse mail » du formulaire de commentaire pour que je puisse vous contacter !
Bonne chance à tous !
*** Le concours est terminé, merci aux participantes ***
A la base, j’aime bien faire de jolis paquets cadeaux. Des paquets soignés, pas forcément très colorés, mais sobres tout en étant joyeux. Je pars du principe qu’un joli paquet cadeau participe à un chouette cadeau.
D’ailleurs, je prends toujours beaucoup de temps à ouvrir mes paquets cadeaux, sans déchirer le papier (quand je peux). C’est mon petit plaisir qui me fait durer l’excitation de la découverte.
Samedi, je devais retrouver des amis en ville. Parmi eux, une amie (celle au manteau orange) avait pris un an il y a peu. J’ai donc demandé si je devais amener le cadeau (demain c’est l’anniversaire de Ju, je ne savais pas si on fêtait les deux ensemble ou pas), et la réponse fut oui.
Et là, le drame. On avait choisi de lui offrir un portrait d’Audrey Hepburn fait par ByGlam. Mais comment diable envelopper un tel cadeau ? En moins de 20 minutes qui plus est, et sans trop de fournitures à disposition…
J’ai donc fouiné un peu partout, ai rassemblé tout ce qui pouvait servir et je me suis lancée !
Pour quelque chose fait avec les moyens du bord, c’est pas si mal, non?
Pour réaliser ce paquet, j’ai utilisé : une enveloppe kraft (celle qu’on envoie pour les bulletins des élections), un feutre à embout pinceau, un magazine avec des publicités grand format (Elle), des rubans (issus d’un kit à scrapbooking), des nœuds en papier, de la colle, du masking tape, une paire de ciseaux et un gabarit pour les ronds (un petit pot à sauce soja dans mon cas, mais ça marche avec un verre, un bouchon de bouteille en plastique…).
1ère étape (de loin la plus fastidieuse): découper les ronds. Il faut sélectionner des publicités avec des couleurs et des textures jolies (ici il y a, entre autres, une publicité Dior, une Petit Bateau, une pour une agence de voyage, une pour du chocolat, une pour du parfum, etc.). Pour gagner du temps, j’ai passé la paire de ciseaux (fermée) sur le gabarit en appuyant un peu sur le papier, ce qui finit par « gratter » la couleur et par pré-découper le papier (ce qui évite de faire le contour au crayon, puis de découper). J’en ai fait 12 (voir le dos de l’enveloppe plus bas).
Ensuite, il s’agit de disposer les ronds de manière harmonieuse, puis de les coller (j’ai collé avec de la colle à scrapbooking). Si vous pensez mettre des rubans, gardez des ronds pour cacher le raccord. Pour éviter que l’enveloppe gondole, placer l’enveloppe sous une pile de livres en attendant que cela sèche (comme ça, vous pouvez aller chercher le reste des fournitures).
Une fois que cela ne craint plus rien, préparez les rubans. Découpez les à la bonne taille et fixez les avec un petit morceau de masking tape (ou de scotch, mais je ne retrouvais plus le mien !) au dos de votre paquet. Avec les petits ronds qu’il vous reste, cachez la misère.
Le paquet de dos
Vous pouvez là encore faire séjourner le paquet sous une pile de livres pour que le papier ne gondole pas.
Maintenant, vous pouvez agrémenter de nœuds en papier et écrire un petit mot au destinataire.
20 minutes plus tard (le plus long étant de découper les ronds), vous avez un paquet cadeau fait main, inimitable et personnalisé qui fera son petit effet !
Facile, non ?
PS : Je n’y ai pas pensé sur le moment, mais vous pouvez rajouter des paillettes, des stickers, bref, tout ce qui pourra donner un petit air festif à votre paquet !
Aujourd’hui, nous ne parlerons pas de vampires, ni de livres et encore moins de cinéma. Tout simplement parce que Twilight c’est le nom d’une ballistics de Lush (oui, encore).
Comme d’habitude les dernières fois, je suis allée chez Lush parce que j’avais envie de me prendre un bon bain et de me détendre.
Une trempette avec cette ballistics relaxante à la lavande et au benjoin vous assurera un sommeil réparateur.
La ballistics est assez grosse (200g, comme le Grand Bleu), rose avec des étoiles et lunes en relief. Elle sent effectivement bon la lavande.
Elle est assez longue à se dissoudre dans l’eau du bain et ce qui est rigolo (et qui ne se voit pas du tout sur la photo) c’est qu’elle colore l’eau du bain en bleu nuit et qu’elle diffuse des paillettes ! Le parfum est sensationnel, vraiment relaxant. Alors certes, on met des paillettes partout (j’en retrouve encore, notamment sur le tapis de bain…) et c’est assez énervant à enlever, mais quel bonheur ce bain parfumé !
On a l’impression d’être plongé dans la nuit étoilée, on est enveloppé d’un parfum doux, on se détend, on joue avec les paillettes (oui je joue dans mon bain) (à Montréal, j’avais des petits canards en plastique, je jouais pendant des heures dans mon bain) (une vraie gamine) (alors que petite, c’était avec une tortue en plastique que je jouais dans le bain) (étonnant?) (elle s’appelait Totue elle aussi…).
Bref, un bon moment, plein de douceur, comme je les aime…
PS : Papa si jamais tu retrouves Totue dans les cartons, je veux bien l’accueillir sur le rebord de ma baignoire !
Ce qu’il y a de bien avec les paquets de la lovely dozen, c’est qu’ils arrivent toujours au moment où il faut : quand je suis fatiguée, passablement de mauvais poil ou que j’ai besoin de me changer les idées. Ce colis de mai (arrivé en juin, certes, mais il vient des USA) confirme l’équation : ce qui me plait + moment adéquat = sourire béat pendant 1/4 d’heure.
Je vous montre ?
L’enveloppe aux merveilles
Autant le dire tout de suite, ce petit paquet, comme le précédent est emballé de manière absolument exquise. Le genre de truc qui me fait pousser des petits cris, quelque part entre le miaulement et le « ih » caractéristique de l’adolescente.
Un cri/gémissement très distingué donc.
Le pré-emballage
Le thème de ce mois-ci (enfin du mois dernier en fait) c’est « snail mail », le courrier donc. Ce qui m’enchante, vu la grande passion que je voue aux papeteries, à la correspondance et tout ce qui se rapproche de ces univers…
L’emballage (trop chou, bien entendu)
Ce paquet m’a encore plus plu que le précédent. Peut être que les petites cartes vintage y sont pour quelque chose. Peut être que c’est parce qu’il y a écrit « happy day » sur le stylo vert. Peut être que c’est parce que je trouve l’idée des enveloppes dans lesquelles ont peut mettre un petit mot vraiment mignonnes. Peut être que c’est le côté kawaï des stickers et des petites cartes d’anniversaire qui m’ont attendrie.
Ce début de semaine, j’étais en déplacement professionnel à Bordeaux. Je suis partie avec mon amie Annoche (avec qui je travaille) et, malgré les diverses réunions et le temps un peu capricieux, nous en avons profité pour crapahuter un petit peu dans ma ville natale…
Quelques petits photos du coin donc…
La grosse cloche
Monument des Girondins
Dommage que l’appareil photo de mon téléphone soit si capricieux, nous avons vu bien d’autres choses, mais je n’ai pas réussi à prendre de photo potable… Sur le coup je pensais que oui, mais en regardant mes photos, je me suis rendue compte que beaucoup étaient floues…
Nous avons passé la nuit à la Cour Carrée. C’est un petit hôtel très sympathique : l’accueil y est chaleureux, c’est calme. Les chambres dans lesquelles nous logions étaient assez petites, mais confortables.
Salle d'eau (la douche était énorme !)
Vue de ma chambre
Enfin, une adresse très chouette où nous avons dîné, La Côte de bœuf !
La salle du restaurant
La salle, un peu dans le style d’une véranda, est spacieuse, lumineuse, très agréable avec la végétation.
L'entrée...
Le service est très agréable et attentionné (le petit cocktail avec la verrine de saumon à l’aneth en guise de bienvenue, très sympa). La nourriture est vraiment bonne, sans chichis (le poulet est délicieux, et ce jus, ce jus ! Un dé-li-ce !). Bien entendu, on a beaucoup trop mangé, mais après le sandwich dans le train et les réunions, c’était un vrai plaisir !
Finalement, même si on y est allées pour le travail, cette petite escapade était bien sympathique !
Hôtel la Cour Carrée – 5 rue de Lurbe 33000 Bordeaux – Téléphone : 05 57 35 00 00
Restaurant la Côte de Boeuf – 49 rue Lafaurie de Monbadon 33000 Bordeaux – Téléphone: 05 56 44 03 35
Cette recette est issue d’un Elle à Table de 2011 que j’ai découpée et collée dans mon cahier d’inspiration. A l’heure de la réalisation, je l’ai bien entendu adaptée au contenu de mon réfrigérateur et des denrées disponibles (et de mes goûts, cela va de soi).
Ingrédients :
Pour la pâte à tarte :
250g de farine fluide
150g de beurre mou
5 cuillères à soupe de lait (de vache ou végétal, j’ai utilisé du lait de soja)
2 pincées de sel
Pour la garniture :
2 (petits) bouquets de brocolis
3 œufs
20cl de crème fraiche épaisse
100g de parmesan râpé
1 cuillère à café de curcuma
sel et poivre
Réalisation :
Pour la pâte :
Dans un récipient, mélanger rapidement tous les ingrédients jusqu’à l’obtention d’une pâte souple.
Rouler en boule, filmer et mettre au frais 30 minutes.
Après 30 minutes, étaler la pâte finement (ce que je suis incapable de faire), la disposer dans un plat à tarte chemisé de papier sulfurisé. Mettre au congélateur 5 minutes.
Préchauffer le four thermostat 6 / 180°. Enfourner la pâte environ 10 minutes, le temps qu’elle durcisse sans colorer.
Pour la garniture:
Faire blanchir les bouquets de brocolis 2 minutes dans de l’eau bouillante salée. Les égoutter.
Mélanger les œufs, la crème, les 2/3 du parmesan, le sel, le poivre et le curcuma.
Répartir dans le plat à tarte les brocolis et la crème au œufs. Saupoudrer le parmesan restant dessus, poivrer.
Enfourner 30 minutes à 180° / th6. La tarte doit être bien dorée.
Bon appétit !
La tarte est délicieuse ! Je vous conseille de la déguster tiède ou froid, avec une bonne salade !
Pour atteindre ses objectifs, il faut déjà s’en donner les moyens…
J’ai donc opéré samedi dernier, armée d’une liste (oui, quand même), une petite expédition à la Fnac et j’en suis repartie avec les 7 livres ci-dessus.
Sur les 7, 3 ne font pas partie de ma sélection de mon cahier d’inspiration (les 3 du haut). Sur ces 3 là, deux m’ont été conseillés (celui du milieu par des personnes ayant commenté ici, celui de droite c’est ma psy qui me l’a conseillé) (il y a 2 mois, certes, mais quand même), un (celui de gauche donc) remplace un de ma sélection du cahier d’inspiration que je n’ai pas trouvé, mais j’aime beaucoup ce que fait Olivia (et je vais vous en reparler de ce livre, billet fleuve à prévoir).
Sur les 7, il y en a deux que j’ai déjà lus (alors que je les ai achetés samedi): celui en haut à gauche et celui en bas à droite (on y reviendra vite, ne vous en faites pas) et un que j’ai entamé au moment où j’écris l’article (dimanche soir), c’est celui en haut à droite, très intéressant (on y reviendra sans doute aussi).
Sur les 7, il y en a un qui sera avec moi quand vous lirez l’article, c’est celui du milieu en haut (je suis en déplacement jusque mardi soir). S’il est aussi bon que le précédent, je pense que je l’aurai fini en rentrant.
Avec tout ça, on ne va pas manquer de billets littérature/culture. Tiens d’ailleurs, d’autres lectures à me conseiller ? Vous avez préparé une liste de bouquins pour cet été ?
PS : Alors certes ces achats vont m’aider à lire les 10 livres du cahier d’inspirations, mais pour ce qui est de trouver une solution pour ranger mes livres, cela ne va pas me faciliter la tâche…
Je crois que j’aime faire des listes. Je crois que j’aime encore plus me fixer des objectifs (même si je ne réalise pas tout, cf. la 12 by 2012, ahem…).
Alors quand j’ai vu ce genre de listes (ici, ici ou là), je me suis dit que l’idée était intéressante… Voici donc 28 choses que je voudrais faire avant mes 29 ans.
A suivre donc !
PS : Les nœuds, c’est pour faire joli, mais aussi pour montrer que ça marche aussi avec une photo de magazine (mais c’est plus joli sur fond clair que foncé, les pliures se voient trop sinon). Oui je compte vous parler un peu du cahier d’inspiration. Oui j’ai acheté le cours « Art Journal All Year », de même que j’ai acheté le « Blog Love » que j’adore. Et si vous n’arrivez pas à lire mon écriture, faites moi signe en commentaire, je retranscrirai la liste !
Ce petit bouquin, comme on peut le voir sur la couverture, je l’ai reçu en cadeau en achetant d’autres livres. Et je ne sais pas ce qu’il en est de votre côté, mais moi, quand je reçois ce genre de livre cadeau, je ne m’attends pas à quelque chose d’extraordinaire. Je ne sais pas vraiment pourquoi, peut être que je ne prends pas l’ouvrage au sérieux, je ne sais pas.
Néanmoins, pas question de l’oublier et de ne pas l’ouvrir : quand j’ai un livre sous la main, je le lis jusqu’au bout (sauf si je n’accroche vraiment pas) (mais je suppose que c’est pour tout le monde pareil).
Et dans le cas de ce livre, ce fut une bonne idée de se plonger dedans ! Ici, Blaise Cendrars raconte 7 histoires vraies, toutes plus charmantes et entrainantes les unes que les autres. La première est celle que j’ai le plus aimé, déjà parce que le sigle qui lui sert de titre est rigolo (T.P.M.T.R.), ensuite parce que l’histoire est pittoresque et enfin parce que les personnages sont très attachants.
Dans les autres, on découvre tour à tour des sites merveilleux (la description de l’Amazonie est à tomber par terre !), des histoires de cowboy, des histoires de l’armée… Il y a des personnages hauts en couleur, des descriptions de situations vécues très réalistes et distrayantes (p 56):
J’aimais bien patrouiller avec lui, car, en patrouille, notre entente était parfaite; mais une fois rentrés, cela ne durait pas. D’ailleurs personne ne pouvait s’entendre longtemps avec Griffith qui avait un caractère difficile et ombrageux, aussi personne ne l’aimait-il. Il n’était pas liant, pas causant. Il se tenait volontairement à l’écart, fumant sa pipe, hostile, et il ne desserrait les dents que pour gueuler. Je n’ai jamais entendu quelqu’un d’aussi mal embouché de lui, et quand Griffith remettait en place un malabar qui avait essayé de le charrier, ou un tire-au-flanc, qui avait voulu le faire marcher, ou quand il se mettait à râler après le jus, le tabac ou le rabiot de pinard dont il surveillait fébrilement la distribution, ce petit bout d’homme taciturne et morose et étourdissant, tant par sa verve, sa rage, sa violence exagérée que par l’inattendu de ses invectives qui sortaient à jet continu, par le pittoresque de son vocabulaire farci de gros jurons de palefrenier et d’énormes cochonneries, par la drôlerie de son accent inimitable, mi-partie cockney et bellevillois.
En résumé, ce n’est pas le chef d’œuvre du siècle, mais c’est un ouvrage qui a eu le mérite de me distraire dans une période un peu morose. Et ça, je suis pour ! A noter aussi, à la fin de l’ouvrage, une biographie de l’auteur, très instructive.