Mnêmosunê
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Author: Mnêmosunê

Soupe carottes, butternut et gingembre

23 janvier 201419 janvier 2014

Ça faisait un moment que je n’avais pas publié de recette de soupe, n’est-ce pas ? Non pas que je n’en mange plus, bien au contraire, c’est même ce qui fait mon repas tous les soirs ! C’est plutôt que je faisais souvent les mêmes, celles que j’ai déjà publiées ici (vous pouvez les retrouver là, mes soupes). Et puis ce soir là, j’ai testé une association que j’aime bien (carotte-courge butternut) avec une pointe de gingembre pour « pimper » tout ça… Et comme c’était bon, voilà la recette, simplissime, comme d’habitude !

soupe-carotte-gingembre-1Ingrédients (pour 2 bols bien remplis) :

  • Deux grosses carottes
  • Une petite courge butternut
  • Gingembre frais (ou poudre si vous n’avez pas de frais) au goût

Réalisation :

  1. Laver, retirer les extrémités, peler et découper les carottes en morceaux.
  2. Peler (sans se couper ni se faire d’escalopes de peau de doigt…) et épépiner la courge butternut. La découper en gros cubes.
  3. Peler et découper en lamelles un petit bout de gingembre.
  4. Mettre les carottes, la courge et le gingembre dans un petit faitout. Mettre de l’eau à hauteur, et cuire à feu doux jusqu’à ce que les légumes soient tendres et le gingembre bien infusé.
  5. Mettre le tout dans un blender et mixer jusqu’à obtenir la consistance souhaitée.
  6. Bon appétit !

soupe-carotte-gingembre-2Simplissime, rapide à préparer et pleine de saveurs, cette petite soupe punchy saura vous conquérir !

Quelques petits conseils, pour mieux l’apprécier ou pour l’ajuster à votre goût (ou juste pour varier !) :

  • Si vous êtes adeptes des consistances plus crémeuses, vous pouvez remplacer l’eau par du lait de coco, ou bien faire cuire les légumes à la vapeur et mettre le lait (ou la crème) végétale de votre choix au moment de mixer.
  • Attention au dosage du gingembre frais, surtout si vous pensez vous en garder pour le diner du lendemain : après une nuit les arômes du gingembre sont très développés et peuvent ruiner l’équilibre de votre soupe. Pour éviter ça, enlevez les morceaux de gingembre avant de mixer la soupe. Si vous les gardez, attendez-vous à quelque chose qui dépote !
  • En remplaçant le gingembre par de la citronnelle et un peu de coriandre, on obtient aussi quelque chose de très agréable, à tester !
  • Je sers ma soupe avec un filet d’huile (ici huile de lin) et une pincée de gomasio. A côté j’avais prévu une petite tranche de pain au lin avec un peu de fromage frais de chèvre, un tour de moulin à poivre, et c’était parfait !

A vous de jouer maintenant !

Bonne journée !

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Faire des coloriages

22 janvier 201420 janvier 2014

La semaine dernière, un de mes collègues m’a parlé de son papa très malade, avec beaucoup de pudeur, beaucoup de craintes, du « toi tu sais de quoi je parle, ce que je ressens » dans les yeux.
Il avait beaucoup de questions, pas des questions insidieuses, non, des questions avec de la crainte, avec du « comment on vit pendant / après ça ? » en pointillés (très gros les pointillés parfois), des barrières qu’on remonte à la va-vite alors qu’elles se cassent la gueule à la vitesse de l’éclair, mais d’un côté toi tu sais ce que c’est de vivre ça, tu ne juges pas, tu as de l’empathie, parce qu’il n’y a qu’avec de l’Amour qu’on apaise les maux de l’âme, les questions du cœur.

Alors, même si les précieuses minutes de ta pause déjeuner défilent, tu écoutes, tu réponds, tu encourages, toujours avec le cœur, toujours avec de la pudeur, parce que lui, en face, ne peut pas absorber tout ce que tu pourrais lui dire. Il a sa souffrance à gérer. Dans ses yeux, tu vois la crainte, la terreur, cette peur qui t’enjoins à encore plus de douceur dans le propos, à lui dire qu’il n’y a pas de recette, que celle qui lui conviendra, qui leur conviendra, il la trouvera au fond de lui, il la bâtira avec des tâtonnements, avec le temps. C’est personnel c’est choses là.

Mais on n’oublie pas. Jamais.
On apprend tous à composer avec la mort d’un proche, y compris pour les plus proches. Mais toi qui sais ce que ça fait, même si ta situation n’était pas la sienne, tu tiens à être là. Tu flinguerais ta pause déjeuner que tu t’en foutrais royalement, parce que l’empathie ça fait partie de tes valeurs, que tu crois à l’entraide, que tu crois que si tu n’arrives ne serait-ce qu’à lui apporter 3 secondes de réconfort ça vaudrait toutes les pauses déjeuner d’une vie.

Parce que toi, tu aurais voulu que quelqu’un soit là, que quelqu’un soit empathique, que quelqu’un t’écoute en parler pendant des heures, que quelqu’un te prenne dans ses bras, que quelqu’un te dise que certes tu vas en chier mais que ça va aller, tu apprendras à vivre avec, que quelqu’un comprenne cette douleur qui fusille les intestins, qui t’arrache les côtes petit à petit, qui t’étouffe, qui fait que tes jambes se dérobent, qui font de toi un automate dévasté…

coloriage-1Quand tu sens que là, ça devient trop pour lui, tu déposes ta main sur son épaule, silencieusement et avec un petit sourire, et tu t’éclipses chercher de quoi manger. Bien sûr, ce n’est pas parce que tu as faim que tes entrailles râlent, que tes jambes tremblent, que ton estomac se fait la malle, que ta gorge a soudainement hérité d’un parpaing.

Bien sûr.

Alors tu continues à vire normalement, parce que c’est ça qu’on te demande de faire. Être un pilier, c’est prendre la souffrance, cacher le trouble pour donner la main à ceux qui souffrent, pour qu’ils voient qu’envers et contre tout, même si on se connaît pas plus que ça alors que ça fait presque 5 ans qu’on bosse ensemble, on peut compter sur toi.

Ta réputation de warrior, de survivor, tu ne l’as pas volée. Même ta psy elle te le dit que tu as du courage, que tu es forte, que tu es quelqu’un de bien sur qui on peut compter. Ce sont toutes ces épreuves, toutes ces souffrances, tout ce chemin parfois difficilement parcouru qui ont fait de toi ce pilier que les autres cherchent. Toi, tu sais.

Et puis, une mini-pause déjeuner et quelques petites heures plus tard, un coup de fil, il fallait qu’il parte, un petit regard en coin vers toi, les yeux brillants. Encore quelques heures plus tard, un coup de fil au boulot, il ne sera pas là avant quelques temps.
Ce papa qui souffrait tant de sa maladie s’en était allé.

coloriage-2Boum. Flashback et ascenseur émotionnel.

Toi tu sais.
Toi ça fait presque 14 ans que tu vis avec ça.
14 ans que pas un jour ne se passe sans que tu penses à Elle, celle que tout un chacun croit immortelle au fond de son cœur, au fond de son cœur d’enfant, celle que tu as perdu trop tôt, mais de toute façon c’est toujours trop tôt, à cause d’un putain de crabe et d’une saloperie de bouteille que tu hais, celle pour qui tu as oscillé entre doute, douleur, rébellion, résignation, empathie, fusion pour prendre son mal (ce qui n’a servi à rien, mais tu te disais que sur un malentendu ça pourrait marcher ?), j’en passe et des meilleures.

En entendant le téléphone sonner, tu savais ce qui se disait.
Ça te rappelle les pleurs de 2h du matin qui t’avaient réveillée ce jour là. L’incompréhension, le « c’est pas possible », l’incrédulité, la bombe nucléaire à l’intérieur de toi que tu cacheras dans un bunker que tu monteras à la va-vite qui te rendra proche de l’automate, le silence autour comme si elle n’avait jamais existé alors que toi tu veux juste qu’on t’en parle encore et encore, le désespoir quand 4 ans plus tard le bunker n’a plus joué son rôle et que tu as compris un matin qu’elle ne reviendrait jamais et que jusqu’à la fin de tes jours tu haïras chaque personne saoule que tu croiseras parce que ça te rappellera comme un coup de poignard dans le ventre celle qu’on t’a enlevée, les années de psychothérapie pour ôter cette culpabilité de ne pas avoir pu la sauver, de ne pas avoir pu apaiser sa souffrance, le désarroi de devoir apprendre à vivre avec ça, les questions pour lesquelles tu n’auras jamais de réponse, les moments que tu ne partageras jamais avec elle et cette terreur d’oublier.
D’oublier son visage, sa voix, les petits instants de vie qui te sont plus chers que la prunelle de tes yeux.

Toute ébranlée que tu seras, tu partiras tôt parce que c’est ce jour là que le plombier doit passer, tu feras semblant que tout va bien jusqu’à la voiture où le mascara commencera à peindre tes joues et salir tes verres de lunettes.
Tu rentreras chez toi, à la fois complètement vide et tellement émotionnée que tu ne sauras même plus quoi faire. Tu prendras 20 minutes à envoyer un SMS de condoléances parce que tu n’oses pas appeler, mais aussi parce que tu y tiens, tu aurais vendu ta chair pour avoir des marques de soutien, des marques que les gens pensent à toi et à ta douleur. Envoyer tes sincères condoléances ce n’est pas rien, c’est mille fois plus que ça, c’est le respect, c’est l’empathie, c’est l’entraide, c’est tout ce en quoi tu crois mais que tu ne vois que trop rarement autour de toi.

coloriage-3Et puis en attendant le plombier, tu te rappelleras le cahier de coloriages que tu as eu à Noël par une amie. Tu iras chercher tes feutres, tes pastels et tes vieux crayons pourris, tu allumeras une bougie dans le photophore à étoiles, tu ouvriras le cahier, et puis tu commenceras à remplir les petites feuilles, les petites branches et les petites fleurs.
Tu te rappelleras que petite tu faisais des coloriages avec Elle, ta Maman, qu’elle te disait avec douceur et en souriant de faire attention et de ne pas appuyer trop fort sur le feutre, le crayon ou le pastel, que c’était plus joli comme ça. Au fur et à mesure des petites feuilles, des petites branches, des petites fleurs, les larmes s’arrêteront de couler et un sourire nostalgique s’installera sur tes lèvres.

Dans ta tête, tu reverras son visage, son sourire, tu entendras sa voix si douce, tu te rappelleras comment elle t’aidait à remplir une forme compliquée pour toi, les félicitations qu’elle te donnait peut importe le résultat.
Jusqu’à ce que le plombier téléphone, tu redeviendras la petite fille, tu seras avec ta maman, et comme toute maman qui se respecte, elle sèchera tes larmes, elle apaisera ton chagrin, elle t’enveloppera de la douceur maternelle qui t’a tellement manqué ces dernières années.

En refermant le cahier, tu relèveras la tête, sans ce chagrin qui t’oppressait il y a quelques minutes encore, toute contente de tes jolies petites feuilles.
Tu reprendras ton chemin là où tu l’avais laissé mais avec le sourire et le cœur plus léger, certaine d’avoir fait de ton mieux.

La vie continue. Et toi tu as appris à vivre avec ça.

Merci copine Betty pour ce chouette cadeau.

Bonne journée.

PS : Avant que tout le monde ne s’affole, je vais bien, ne vous inquiétez pas, je me suis remise de mes émotions comme en témoigne la fin de l’article.

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Chouette pointe XL

21 janvier 201419 janvier 2014

Voilà un moment que je voulais vous la montrer cette Chouette Pointe XL… C’est qu’elle est finie depuis le 29 décembre dernier !

pointe-XL-1Sur cette photo, je venais juste de la terminer, j’étais toute contente. J’ai utilisé un peu moins des 3 pelotes fournies dans le kit, histoire de finir bien propre (et pas en plein milieu de rang). Autant pour la petite version j’avais eu quelques difficultés, autant pour celle-ci rien à signaler, tout s’est déroulé comme un charme.

pointe-XL-2Sauf que c’est bien beau de crocheter des châles (ou de tricoter des écharpes ou quoi que ce soit d’autre hein), mais après il faut les bloquer. Bloquer un ouvrage, c’est en gros, l’humidifier ou le repasser pour que le motif ressorte bien et que la taille « adulte » du projet soit fixée (je suis pas sure que ce soit très clair ce que je raconte, vous me direz si vous avez pas compris ?).

Autant pour un bonnet ça ne me semble pas indispensable, autant pour les écharpes, étoles, châles et compagnie, je trouve que le blocage permet de vraiment finir l’ouvrage.

Pointe-XL-3Là en l’occurrence, j’ai tout simplement plongé mon châle dans de l’eau tiède-froide (il ne faut pas que ce soit trop chaud sinon le fil feutre et là c’est la cata !), ensuite je l’ai déposé à plat sur une serviette éponge que j’ai roulée (comme un maki vous voyez ?) afin de l’essorer. Il suffit de presser un peu pour enlever l’excédent d’eau de l’ouvrage, de tout déplier et de le suspendre (sans lésiner sur les épingles, sinon ça fait des vagues et des trucs pas très nets) pour qu’il sèche.

Avec le poids de l’ouvrage humide, le point prend de l’ampleur et se dévoile un peu plus, et le tricot peut gagner en taille. Ce châle, je pense qu’il a facilement pris quelques centimètres avec le blocage par exemple.

Pointe-XL-4Voilà, maintenant j’ai un châle Tagada à mon cou, bien chaud et moelleux. Et tant qu’à faire de ma couleur préférée, le rose (en témoignent les rideaux à gauche, et le canapé, à droite de la photo).

Bon ça n’aide pas dans la réalisation de chignon (je suis une experte dans la réalisation de chignon qui ne ressemble à rien, c’est un peu ma marque de fabrique), mais au moins ça tient chaud.

Sur ce, vu que je n’ai rien fait de mes 10 doigts depuis que j’ai fait ce châle, je vais aller chercher quelque chose à créer pour m’occuper pendant les prochaines froides et humides soirées…

Bonne journée !

PS : La première photo est la plus fidèle quant à la couleur du châle…

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Petit bonheur du matin #28

20 janvier 201419 janvier 2014

yogi-tea-chaiC’est le grand retour du Yogi Tea au travail, avec ses petits messages trop chouettes. Pour une fois que j’en trouvais à la Biocoop (mais ils étaient bien cachés les coquins !), je m’en suis pris une boite, histoire de changer un peu du thé vert.

J’ai pris du Chai pour booster tout ça et rompre avec la monotonie, j’adore ! Avec moi tout l’open space sent la canelle et autres épices. Pour l’instant personne ne se plaint, et je peux donc savourer ma boisson tranquillement…

Un vrai petit bonheur du matin en somme.

Bonne journée !

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De bric et de broc #8

19 janvier 2014

Cette semaine j’ai voulu publier plus et puis en fait je n’ai pas pris trop le temps. Et puis parfois il y a des choses qui n’auraient pas pu faire l’objet d’un article entier. Alors même si j’ai préparé des articles pour la semaine, voici un petit article avec un peu de bric et de broc.

Ça faisait longtemps en plus.

1/ J’ai donc préparé des articles pour la semaine prochaine, un peu de tout. Par contre, j’annonce, mercredi il y aura un article super méga long, pas forcément très drôle, mais qui finit bien. Un peu un happy end à l’américaine quoi. Ah et j’anticipe : je vais bien, merci.

2/ Depuis le 1er Janvier j’ai commencé à remplir mon « Keel’s Simple Diary ». J’en avais offert un vert à Gazelle et je m’en étais pris un marron il y a quelques temps (euh… 1 an ?), mais comme j’avais un autre carnet en cours, je ne l’avais pas encore utilisé. C’est assez sympa comme truc, ça permet d’aller à l’essentiel, j’aime bien. Et puis il y a plein de trucs rigolos dedans, ça fait sourire.

simple-diary3/ J’ai découvert l’album Places de Lou Doillon et vraiment j’aime bien, c’est le genre de musique qui m’apaise et me booste à la fois. J’ai aussi pris le temps d’écouter l’album Art Pop de Lady Gaga que j’ai eu à Noël, c’est très électro, mais il y a de très chouettes morceaux (au hasard, la piste n°7, le duo avec R Kelly, qui donne envie de bouger son popotin). Et sinon, je me dope toujours avec Get Lucky de Daft Punk, j’a-do-re. Enfin, je me suis replongée dans Bruce Springsteen et il n’y a pas à blablater 3 heures là dessus : c’est bon. Point barre.

4/ Une de mes copines a ouvert un blog, ça s’appelle Rock and Tea (le duo gagnant quoi) et tu peux aller lui faire coucou là. Bon pour l’instant c’est un bébé blog, il n’y a qu’un article, mais c’est une copine, alors j’en parle. Moi j’aime bien quand mes copines bloguent.

5/ J’ai entamé un grand tri dans l’appartement, et du coup j’ai mis plein de choses à vendre sur le bon coin. Je ne sais pas si j’arriverai à tout vendre, mais au moins ça me fera de la place (et un peu de sous pour mes différents projets) (oui, je vais vous en parler) (mais pas aujourd’hui).

6/ Dans les trucs intéressants ou drôles que j’ai vu sur le web ces derniers temps, il y a eu ce DIY de Creature Comforts (ok, il date un peu, mais l’idée est chouette), la série d’articles Behind the blog de Putting me together, l’élection du mec le plus sexy chez Garance Doré (bon j’ai proposé Alex O’Loughlin et Ju Jin-mo parce que la sélection me laissait un peu de marbre, il faut bien le dire, mais les commentaires sont délicieux), le blog chibird (très gnangnan mais j’aime bien). J’en profite pour vous demander si ça vous intéresse ce genre de revue du web : je trouve régulièrement des choses qui m’inspirent mais je ne partage pas parce que… Ben je sais pas pourquoi d’ailleurs.

tumblr_myr4frWzT01qc4uvwo1_5007/ J’ai des envies de scrapbooking assez fortes en ce moment, je ne sais pas trop pourquoi. Toujours est-il que l’album photo de décembre d’Elsie m’a tapé l’œil. Et en même temps j’ai très envie de ça. Mais comme j’ai commencé quelque chose l’an dernier avec un petit carnet Smash et l’art journaling, je ne vais pas trop me disperser. Et puis d’ailleurs, puisqu’on parle d’Etsy, j’y ai trouvé plein de jolies choses. Choupinette me dit que je peux bien dépenser un peu. Sauf que je n’ai pas assez de murs pour accrocher tous les jolis tableaux et affiches que je vois. D’ailleurs, est-ce que ça vous intéresserait un post avec mes découvertes sur Etsy ?

8/ J’ai aussi mis à jour l’article 29 by 30. Je ne pensais pas que je lisais autant. Et je suis très contente d’aller plus souvent au cinéma : je pensais ne pas aimer ça, et puis finalement ça me plait bien. La prochaine étape, c’est de proposer une sortie cinéma sur OVS, ce qui me permettra en plus de rencontrer du monde. A suivre. En tout cas, ma liste avance bien, je suis contente ! 🙂

9/ Pour une fois, j’ai un peu fait les soldes. Je n’ai pas encore trouvé tout ce que je cherchais (il me manque un jean, des baskets de fitness, des baskets de running, et deux trois autres trucs), mais il y a des choses dont je suis très contente. Mais pour ça je vous prépare un petit article récap à la fin.

10/ Je me suis achetée des fruits en pâte d’amande. Ça m’a rappelé des souvenirs, c’était bon, et puis je trouve ça joli. Mais ça n’empêche pas de prendre des photos floues par contre.

fuit-pate-amandesSur ce, j’ai un bain à prendre.

Bonne journée !

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Le dilemme

12 janvier 2014

L’autre jour avec l’ami Marco on a discuté (ça c’est de l’entrée en matière, hein ?). On a souvent de grosses discussions avec Marco, déjà petita parce que c’est l’ami que j’ai depuis le plus longtemps, et en plus petibé parce que c’est quelqu’un qui, comme moi, préfère les conversations qui ont vraiment du sens par rapport aux futilités qu’on peut échanger avec n’importe qui (on y reviendra).

Je ne dis pas que tout ce que je raconte est intelligent, méga profond et qu’à chaque parole je joue ma vie (il n’y a qu’à voir ce blog), ça m’arrive aussi de parler de choses légères, genre chiffons et beauté du surfeur du coin. Mais je trouve quand même aujourd’hui qu’on s’engage moins dans l’amitié ou dans quelque relation que ce soit (l’amour, ou encore pire les relations familiales qui peuvent être un désert encore moins accueillant que la Death Valley), qu’on prend moins de risques : on se dévoile moins, on argumente moins, bref, on reste en surface, c’est plus facile, la météo et savoir comment ça se passe au boulot en étant convaincu qu’on n’ira pas creuser c’est reposant comme sujet de conversation.

Bref (c’est qu’on s’éloigne du sujet mine de rien là).

14122012-001Ceci étant dit (un jour je ferai des introductions moins longues, mais pas aujourd’hui), avec l’ami Marco nous avons abordé, plus ou moins directement, le thème de la qualité des articles de ce modeste blog, et pourquoi diantre, les commentaires se faisaient pas nombreux, voire inexistants.
(Et là, normalement, tu sens, comme moi, que cet article va être très long.) (Et avec beaucoup trop de parenthèses) (Tant pis, j’aime bien les articles longs et les parenthèses.)

Alors les commentaires… Bien entendu que la qualité d’un blog ne se limite pas au nombre de commentaires, on est tous d’accord là-dessus, notamment parce qu’il y a des personnes qui visitent, lisent ton article et soit ne trouvent rien de pertinent à dire (enfin je veux dire quelque chose de mieux que « Han trop bien ton article ! ») (de toute façon, pardon, mais un commentaire comme ça n’a pas vraiment d’autre intérêt que de flatter un ego) et se taisent (ça m’arrive aussi). Parfois aussi il y en a qui sont juste terriblement timides et qui n’osent pas commenter. Parfois il y en a qui ont juste trouvé ton article naze et qui ont la décence de ne pas te pourrir pour rien et de simplement passer leur chemin (et ceux là, je les remercie de leur tact).

Néanmoins, quand tu accumules les articles sans rien, sans commentaire, sans débat, où ton seul score se limite à 0, alors que tu vois bien sur ton Google Analytics que tu as des visites, c’est qu’il y a un problème. Et donc, on a parlé de ça avec Marco, parce que je ne comprenais pas pourquoi mon précédent blog qui pourtant avait moins de visites, avait beaucoup plus d’articles commentés et de commentaires.

Et donc Marco m’a répondu ça (je cite) :

Ce n’est pas que les articles soient chiants, c’est que tu parles moins de toi. Pour le coup, quand on regarde les intitulés d’articles et les photos, ça donne davantage l’impression d’être sur un blog de recommandations.
Avant, il t’arrivait certes de parler de produits de beauté, de nourriture, de vêtement, mais ça collait au bien-être, se sentir bien et beau dans notre corps. C’était cohérent avec les articles plus intimes où tu te dévoilais, où tu montrais des angoisses, tu faisais le parallèle avec les objets de ta vie.
Les derniers articles traitent davantage des produits consommés et moins de toi.

Tu remarqueras que ce qui est bien avec Marco, c’est qu’il dit les choses franchement et qu’il ne mâche pas ses mots (et pourtant, il a toujours cet espèce de lyrisme dans le phrasé qui m’émeut) (bref) (on ne va pas s’en sortir de cet article).

bokeh gouacheEt de là le dilemme. Je t’explique.

Dans les gens qui lisent ce blog, il y a ceux que je ne connais pas (mais tu peux te présenter en commentaires, ça me fera plaisir) et ceux que je connais. Dans ceux que je connais, il y a : les gens que j’ai connus grâce au blog (Gazelle, June, Betty, Loonie…), des amis (Marco, par exemple), des collègues ou anciens collègues (bon là je cite personne) et puis il y a ma famille (mon papa, ma belle-mère, mon parrain et ma marraine, peut être mon frère aussi, j’en sais rien).
L’adresse de mon modeste espace sur la toile si tu veux, c’est pas vraiment quelque chose que je cache (sauf à mes petits copains, parce que j’ai déjà eu affaire à un barje qui m’espionnait et j’ai pas trop envie de retomber là dedans tu vois).

Et les gens qui me connaissent IRL (quant bien même ils semblent régulièrement découvrir des choses sur moi en passant par la Lorraine par ici), j’ai l’impression que pour eux, le blog est un peu un baromètre de mon humeur. Alors je ne dis pas que ça ne m’arrive pas d’avoir des gros coups de mou, d’en parler ici et que sur le coup, ça soit un peu inquiétant pour eux (parce qu’il y a une vie en dehors de ce blog et que les expériences de tout un chacun + leur sensibilité peut les amener à interpréter des mots différemment de la manière dont moi je les interprète). Mais je pense aussi que mon côté théâtral et super-sensible leur joue des tours, mais ça ils ne peuvent pas le savoir avant de m’avoir appelée (et avant d’avoir eu peur pour moi).

Du coup, après un épisode un peu fâcheux qui a conduit plusieurs personnes à s’inquiéter suite à un de mes articles (ce début de phrase ne veut rien dire mais j’ai pas mieux en stock), j’avais, de mon côté et unilatéralement, mis en place des mesures pour limiter l’impact de mes mots sur mon entourage (mon Dieu j’ai l’impression de parler comme au boulot), même si j’ai clamé haut et fort (et pas avec un tact extrême, avouons-le) que mon blog j’y mettais ce que je voulais (ou un truc du genre).

Bon j’ai tellement bien limité l’impact que j’en suis arrivée à quelque chose d’un brin extrême, c’est-à-dire une écriture plus ou moins aseptisée. Je m’en suis moi-même rendue compte en relisant certains articles suite à la discussion avec Marco : ces posts, c’est moi sans le sentiment et l’engagement qui va avec, c’est un peu coquille vide quoi.

Bizarrement, je crois que c’est suite à ces articles que j’ai eu des propositions de partenariats, ce qui n’a sans doute pas arrangé la donne. Ce n’est pas le sujet ici, mais je crois que la récente évolution des blogs n’a pas aidé à être plus « vrai » auprès de nos lecteurs (on en reparlera si ça vous intéresse, vu que j’ai commencé à bloguer en 2006, j’ai un peu vu tout ça – et je m’y suis laissée prendre aussi).

Tout ça pour dire que je suis (un peu) face à un dilemme : écrire des articles avec du vrai moi dedans parce que c’est plus intéressant pour moi (bé oui, c’est un peu égoïste ce que je dis mais avant tout je blogue pour moi) et pour vous, le tout, sans que cela inquiète mes proches.
Et vu mon caractère et les poussées de désespoir dont je suis capable, c’est un peu compliqué.

Je ne sais pas trop comment je vais faire, je crois que ça va être par tâtonnements, peut être en alternant les sujets de fond avec des choses plus légères…

A suivre.

Bonne journée !

PS : Les photos n’ont rien à voir avec le sujet, je le sais bien, c’est juste que j’avais envie de mettre un peu de peinture et d’images (j’aime pas trop les articles longs sans images), alors je suis allée chercher dans mes archives, j’ai trouvé ces deux là, c’était joli, et voilà.

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Les doigts tordus

9 janvier 20148 janvier 2014

Je suis une fille pétrie de complexes. Vraiment. Pire que ça, je ne me trouve pas belle. Dans le meilleur des cas, je me trouve banalement insignifiante.
J’ai bien conscience qu’en disant ça, de suite, je ne vous vends pas du rêve. Mais en fait je voudrais parler de quelque chose de bien précis : du poids des paroles. Et comment ces paroles peuvent flinguer l’estime de soi (sans blague). Et pour illustrer cela, j’aimerais bien vous raconter une histoire, celle des doigts tordus…

Je ne sais pas trop bien pourquoi, mais plus jeune j’ai eu beaucoup de déboires avec mes mains. J’ai eu un nombre incalculable d’entorses, et je me suis très souvent déboité les doigts. Avec notamment un épisode mémorable lorsque je me suis coincée les doigts dans la porte des WC de l’école.

Parce que quand j’étais petite (vers le CE1 ou le CE2), quand on allait aux toilettes, on avait toujours une comparse qui venait avec nous pour « tenir la porte ». Je ne sais plus si c’était pour éviter que les garçons n’ouvrent la porte ou pour être rassurée par une présence amicale, mais je n’ai pas un seul souvenir d’être allée seule aux WC.
Bref.
Toujours est-il qu’un jour une de mes copines a voulu aller au petit coin, et m’a demandé de lui tenir la porte. Je me suis donc mise à mon poste (c’était très sérieux cette affaire), et j’ai mis ma main droite sur le chambranle de la porte, côté gonds.

Grossière erreur (mais que bien entendu, je n’ai mesurée que trop tard).

Parce que dans mon école, les portes des WC, c’était un peu comme les portes des saloons vous voyez : on pouvait, indifféremment, soit les pousser, soit les tirer, quelque soit le côté de la porte où on se trouvait. Bien entendu, nous étions des enfants plus ou moins turbulents, et donc nous poussions les portes (plus facile). Et qu’est-ce qui se passe quand on pousse une porte alors qu’il y a des doigts dans le chambranle ?

Hé bien les doigts en question, ils morflent. Et dans mon cas, ils se sont déboités. Enfin surtout un, l’annulaire de la main droite. Je ne me rappelle plus vraiment ce qu’il s’est passé après (est-ce qu’on a appelé mes parents pour m’emmener à l’hosto?), par contre je me souviens avec certitude que le truc qui m’angoissait, c’était bien d’aller à l’hosto justement. Et donc je n’ai rien trouvé de mieux que de tirer comme une forcenée sur mon doigt pour qu’il se remette et ne pas avoir à y aller.
Bien entendu j’ai pris un savon mémorable pour ça, mais ça ne m’a pas empêché de continuer (puisque ce genre de mésaventure a du m’arriver au moins 3 fois par la suite), toujours pour éviter l’hôpital où j’allais invariablement, et où l’urgentiste avec un air dépité disait qu’il ne pouvait rien faire, sauf de casser pour tout remettre (et là, c’était un peu l’apocalypse dans l’hôpital, c’est moi qui vous le dis, parce que le mec qui arrive à me casser un truc qui est en place et qui fonctionne – même si c’est un peu artisanal, je ne l’ai pas encore rencontré).

creme-mains-argan-1Bon, et alors, tout ça pour quoi, me direz-vous (c’est que c’est une longue introduction quand même). Tout ça pour vous dire que j’ai gardé des séquelles, puisque mes doigts n’ont pas été correctement remis. Et donc, j’ai les doigts tordus. Enfin certains.

Pendant des années, je n’ai pas prêté attention à mes doigts mal remis : un doigt, c’est un doigt. Tant qu’il faisait ce que je lui demandais, je me préoccupais peu du design. Et puis est arrivée l’adolescence, les premiers émois, tout ça.
Et là le drame : j’avais (toujours) les doigts tordus. Sauf que mes doigts tordus, ben ils faisaient pas trop recette auprès des personnes qui m’intéressaient vous voyez (ce qui arrangeait bien mon frère qui n’avait pas trop à se fouler pour son rôle de Cerbère, mes mains – entre autres – faisaient le boulot pour lui). C’était même plutôt l’inverse. Alors j’en ai soupé du « Beurk, mais t’as les doigts tordus ! », « Han mes tes mains elles sont pourries », et autres joyeusetés assorties de cris plus ou moins effarés.

Et du coup, j’ai intégré, tranquillement, dans ma petite tête, que j’avais des mains répugnantes. Un point, c’est tout. Et que c’était rédhibitoire. Finir seule et vieille fille pour une histoire de doigts ça ne devait pas être commun, mais c’est ce qui devait m’arriver, j’en étais persuadée, j’étais résignée (triste, mais résignée) (j’étais un peu théâtrale comme fille à l’époque).

creme-mains-argan-2Des années et deux déménagements plus tard, j’ai rencontré quelqu’un qui me plaisait. Beaucoup. Vraiment. J’étais en classe préparatoire, et dès le premier jour j’ai eu un gros crush pour lui, en mode j’ai le cœur qui bat à 300 à l’heure, je tremble et je transpire (je suis la classe incarnée, je sais).

Damned, comment le séduire avec mes doigts tordus (en plus du reste) (je suis une fille complexée je vous dis) ?

Alors je ne vais pas vous faire un cours de drague par article interposé (avec mon long célibat actuel je ne serais pas bien crédible), mais toujours est-il qu’avec du culot (beaucoup), de la finesse (pas vraiment en fait) et 23 tonnes d’humour, le jeune homme en question a bien voulu sortir avec moi. En 72h (ouais je sais être persuasive quand il faut).
Et le truc qui l’avait fait craquer au premier coup d’œil, chez moi…

C’était mes mains.

Les fameuses mains tordues qui m’avaient valu les pires moqueries et humiliations, lui il les trouvait belles et racées. Lui il aimait que le les mette en valeur avec du vernis bling-bling (oui j’ai eu une période bling-bling du vernis). Lui il ne se lassait pas de les toucher. Lui il aimait bien jouer avec mes doigts décharnés. C’est aussi à cette époque que feu ma grand-mère m’a dit qu’elle trouvait que j’avais des mains de pianiste (bon feu mon grand-père n’était pas d’accord, mais je ne sais pas bien s’il se représentait ce que c’était des mains de pianiste). C’est joli des mains de pianiste, non ?

creme-mains-argan-3A partir de ce moment là j’ai commencé à aimer mes mains, à les voir autrement que comme quelque chose de répugnant au bout de mes bras. A leur trouver du charme. A me dire que mes mains étaient belles, notamment parce qu’elles m’aidaient à accomplir des choses merveilleuses (depuis préparer une soupe potimarron-patate douce du tonnerre à peindre une jolie aquarelle). Maintenant, j’arrive même à rire de mes doigts tordus, surtout quand je montre aux gens mon doigt pas bien remis et qu’ils font des têtes bizarres.

Il y a peu, on va dire que je me suis un peu perdue de vue. Je ne faisais que le strict minimum pour mon corps, de quoi être présentable quoi. Et il y a quelques semaines, je venais de finir la vaisselle, je m’essuyais les mains, et j’ai pesté parce qu’elles étaient abîmées, comme pratiquement tous les jours précédents depuis qu’elles avaient décidé de peler (en mode « je vais me transformer en râpe à fromage, tu vas voir ça va être terrible).
Sauf que là je les ai regardé avec un œil bienveillant.
Le lendemain je suis allée m’acheter de la crème spéciale (c’était avant que je ne me décide à faire mes cosmétiques), et je me suis dit que ce serait bien de vous raconter cette histoire.

Parce que les complexes, en fait, c’est juste une histoire de perception : si on voyait notre corps avec des yeux bienveillants et en se remémorant toutes les choses épatantes qu’il fait, ce serait impossible de le dénigrer.

Et si, en plus, on ne se rappelait que des compliments, on serait tous beaux à nos yeux.

Bonne journée !

PS : La crème que j’ai acheté, c’est donc une crème de chez Naturelle d’Argan que j’ai trouvé à la biocoop. Elle pègue un peu à l’application, il faut bien masser et ne pas en mettre trop, par contre elle est redoutable d’efficacité : en 48h, j’ai retrouvé des mains douces, mais douces !

PS 2 : Bien entendu, si je suis toujours pétrie de complexes, ça ne veut pas dire que c’est facile de s’en débarrasser. En revanche, petit à petit, avec du temps et de la bienveillance, je crois qu’on peut tous commencer par accepter nos spécificités. Pas forcément les aimer, mais juste les accepter, se dire qu’elles sont là, qu’elles font partie de nous, et que malgré ça, notre corps nous rend des services. Rien que ça, c’est énorme. Et l’amour, il devrait venir après, tranquillement…

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L’appart (ou Léopard quand on est myope)

7 janvier 20146 janvier 2014

Dimanche, l’amie June est venue me faire un petit coucou. A chaque fois qu’elle me fait le coup cela me parait complètement fou qu’elle fasse autant de route pour venir me voir, et pourtant à chaque fois je trépigne comme une gamine. Et à chaque fois c’est un moment de pur bonheur sans nom.

Voilà 5 ans bientôt que j’habite dans la Ville Rose et en 5 ans j’ai bien eu du mal à rencontrer des gens avec qui nouer de vraies amitiés. En fait, il n’y a pas grand monde avec qui je me sente en confiance ici. J’ai bien des amis, mais ils sont le reflet de ma vie : éparpillés un peu partout en France, voire même plus loin. Alors forcément on ne se voit pas souvent, c’est dommage, moi j’aimerais bien pouvoir me téléporter quelques minutes pour leur faire un câlin ou partager une bonne conversation autour d’une boisson réconfortante. Parce qu’il y a des moments dans la vie où tu n’as pas envie de parler de bêtises avec quelqu’un qui a bien voulu t’accorder quelques heures, mais où tu as besoin d’aborder des choses concrètes, de sentir une épaule, d’aller en profondeur. Moi la superficialité parfois ça me tue, je veux autre chose, du vrai partage, du vrai échange, de la vraie relation où tu mets les mains dans le cambouis, où tu t’investis et que tu n’as pas honte de mettre tes tripes sur la table même si parfois c’est pas très ragoûtant, parce que finalement c’est ça qu’on te demande : de l’engagement. Non, je ne parle pas de mariage.

lappart-2Du coup quand je vois ces êtres chers à mon cœur, je m’active, je me pose 3 milliards de questions, je fais le ménage de fond en comble (mais ça c’est bien pour l’appartement, il est content), je mets 20 plombes pour choisir comment je vais me maquiller (alors qu’au final je vais juste faire un halo de fard à paupières avec une lichette de mascara, mais ça valait le coup de se poser la question pendant 15 minutes au moins), je change 3 fois de paires de chaussures, je me recoiffe frénétiquement. C’est presque comme un rendez-vous galant sans la galanterie et le jeu de séduction, mais toujours cette envie de passer le meilleur moment qui existe et de graver ça dans ma petite tête et mon gros cœur qui déborde (plutôt que les trucs énervants habituels, c’est mieux). En fait moi je trouve ça 1000 fois mieux que les rendez-vous galants, mais c’est peut être parce que ça fait un bail que j’ai pas pratiqué aussi.

Dimanche on s’est retrouvées à 12h45, et puis on a commencé à se balader un peu, en se demandant où on allait bien pouvoir déjeuner, elle se reposant sur mes bonnes adresses, moi ayant comme par hasard aucune idée fulgurante. Le seul truc auquel j’ai pensé, c’était qu’on pouvait bien se balader et qu’on entrerait là où ça nous tenterait. De là vous pouvez imaginer le niveau de confiance que je peux avoir en June pour ne pas prévoir une semaine à l’avance où je vais manger en ville, et à quel point elle m’apaise cette fille (je sais, je le dis à chaque fois, mais c’est vrai). Bon bien sûr j’ai fait 125 fois dans ma tête la liste de tous les établissements que je connaissais pour être sûre de ne rien avoir de transcendant à proposer, mais non, vraiment, j’avais rien.

Damned.

lappart-3Ainsi on a arpenté plusieurs rues, c’était marrant de ne voir personne d’ailleurs, Toulouse a un côté assez ville vide le dimanche (surtout après les fêtes et quand il fait moyen chaud à l’ombre), mais c’était bien et pratique, et ça nous a permis d’attaquer la conversation par des banalités, comme un petit échauffement avant les vraies conversations, certaines profondes et d’autres plus superficielles, qui allaient suivre. Vous avez remarqué comme on commence toujours par des trucs du genre « et alors toi la reprise du boulot ça a été ? Vous avez beau temps là bas ? Oh nous ici, on a eu un vendredi pourri, que de la flotte c’était insupportable », etc. ? C’est un peu comme si il fallait s’assurer qu’on était bien avec la bonne personne, ou qu’on ait trouvé le bon endroit pour parler et ouvrir un peu cette carapace plus ou moins épaisse qu’on a tous. Moi je vous le dis d’emblée, c’est un château fort que j’ai, mais quand je suis disposée j’abaisse le bon pont-levis (oui parce qu’il y en a qui mènent à rien, c’est mon côté un brin joueur mais surtout faussement décontracté pour parler de tout) (alors qu’en fait je ne parle de rien d’important pour moi) (c’est que je ne m’offre pas à n’importe qui vous voyez).

Et puis au bout d’un moment, comme une petite étincelle chez un artificier, la petite question qui sort l’air de rien et qui pourtant va nous emmener vers des sujets plus intimes, vers les doutes, les questions, les petites joies du quotidien qu’on ne partage qu’avec les Amis, qu’on ne distille qu’aux plus précieux, aux plus compréhensifs. Dimanche, la question a été : « Et alors tes projets, ça avance ? Tu en es où ? ». Ou un truc du genre. Mais ça posait la question des projets en cours. Et quand on commence à parler des projets en cours, là, ça rigole plus, on attaque les sujets sensibles vous voyez.

lappart-1Parce que bien entendu, l’amie June est au courant des projets en cours, elle suit de plus ou moins loin, et comme c’est un peu sa came tout ça, tu sais que tu vas pouvoir lui en parler, qu’elle va te comprendre, te dire ce qui va t’apaiser et te redonner confiance, et surtout, surtout, elle ne te jugera pas. Elle elle bégaie parce qu’elle est fatiguée, toi tu t’emballes (tu es fatiguée aussi) et du coup les mots ne sortent pas dans le bon ordre, d’ailleurs parfois ce ne sont pas les bon mots qui sortent, parfois il n’y a rien et tu cherches celui qui s’est perdu dans les méandres de tes neurones et qui pourtant, s’il voulait bien se manifester, te rendrait un fier service.

La jambe qui tremblotte parce que c’est le sujet sur lequel tu cogites depuis des jours, que ça a de l’importance pour toi. Et puis il y a un moment il faut vraiment y aller, aborder ce qui te taraude, en la regardant du coin de l’œil parce que si tu la regardes tout droit dans les yeux tu n’es pas sûr d’arriver à la dire cette phrase qui est coincée dans la gorge, elle qui te sourit avec un sourire doux, qui sait à peu près ce que tu vas lui dire parce qu’elle est déjà passée par là, et qui attend juste que ce soit le bon moment pour toi. A ce moment là on est sur un banc au soleil en face de la Garonne, on attend qu’une place se libère là où on a décidé de manger, je débite un flot de paroles qui me fait peur à moi-même tellement il y a mon angoisse qui transparaît (j’ai du dire au moins 3 fois le mot « angoisse » en 15 minutes, si ça se trouve je l’ai dit 3 fois dans la même phrase en plus), et June est juste bienveillante et calme, elle me donne des conseils qui m’apaiseront : la décision c’est moi qui la prendrai, mais elle m’a donné des petits seaux d’eau à apporter à mon moulin, des idées et on verra bien ce que ça donne dans ma tête.

lappart-4Soyons honnêtes, c’est toujours quand on est assis qu’on aborde des sujets importants, qu’on accepte d’en dévoiler un peu, de demander à l’autre son avis. Ainsi en vrac on a parlé des projets en cours des deux côtés, avec leurs doutes et questionnements respectifs, je lui ai dit que si elle voulait venir quand j’étais pas là je lui laisserais les clés de mon appart, pas de soucis, elle m’a dit la même chose pour le sien, et l’espace d’une fraction de seconde je me suis dit que pour que je lui propose mes clés c’est que je lui faisais vraiment confiance (mon ex, il a pas eu les clés de chez moi si facilement), mais je lui ai pas dit, déjà que je me trouve gnangnan, mais bon j’étais émue quoi.

Et puis moi qui ai toujours tendance à me comparer aux autres et à trouver ma vie naze, ben en fait je me suis rendue compte que non, et que je me faisais sans doute des idées qui n’avaient pas lieu d’être. Toute ma vie j’ai cru que les gens ils avaient une vie mégatop alors que moi je ramais comme une imbécile à contre-courant, que j’étais juste une bonne à rien qui n’avait rien fait de sa vie, mais non, c’est juste une vue tordue de mon esprit qui a juste décidé de m’embêter. En plus des projets en cours on a donc parlé de nos vies, de nos expériences, et je trouve toujours que June elle s’en sort vachement bien, que je suis fière d’elle (alors que j’y suis pour rien, mais je suis gavé fière de l’avoir à mes cotés en fait) et qu’elle est méga courageuse, débrouillarde et tout ça, mais à la fin je me sentais moins moisie que quand je suis arrivée.

lappart-5Et puis au bout d’un moment ça va mieux, l’esprit est un peu plus apaisé, le ventre bien plus rempli, c’est l’heure du dessert et tu gagates devant le babycat de June, tu parles avec des trémolos dans la voix de feu ton petit bout de chat, mais non je suis pas émue, c’est le pancake que j’avale de travers, il est quand même charmant ce serveur, oui, mais chut rigole pas si fort, mais toi aussi tu rigoles, vraiment t’es pas sortable, etc., etc.

Bref, on se détend, on rit, on n’arrive pas à finir alors on prend à emporter, et puis il y a une grosse heure à passer encore ensemble, bien entendu il commence à pleuvoir. Et June elle aime bien les jolies architectures, alors je lui ai fait faire un petit tour dans la ville, en lui montrant des trucs que moi même j’avais pas vu (genre un bâtiment avec de jolies fenêtres du côté des Carmes), en m’étonnant de finalement si bien m’en sortir dans les différentes rues, et en pensant, alors qu’elle me disait qu’elle ne se rappelait pas du tout de Toulouse comme cela, que moi non plus, en fait, je ne l’avais appréhendée comme cela. Je m’étais déjà fait la réflexion quand je vivais à Montréal, mais en fait on ne regarde pas les villes où l’on vit. Ou tout du moins pas avec le regard d’un visiteur qui peut s’émerveiller de tout et de n’importe quoi, depuis la façade d’un bâtiment en mosaïque jusqu’à un lampadaire un peu vieillot mais franchement mimi.

On s’est quittées à la médiathèque, toutes guillerettes de notre journée, je suis montée dans mon bus, bien entendu je me suis payée une dame complètement bourrée à côté de moi qui faisait des trucs bizarres (un jour, je vous expliquerai pourquoi les gens saouls me répugnent) (pardon mais c’est viscéral), j’ai subi tout le trajet et j’étais contente de rentrer chez moi.

C’était déjà fini, c’était bien, on refait ça quand tu veux.

Bonne journée !

PS : Nous avons donc pris un brunch à L’appart (mais moi de loin j’avais lu Léopard, je comprenais pas trop pourquoi ça s’appelait comme ça, j’ai compris une fois à l’intérieur quand j’ai réussi à lire l’enseigne), un brunch nord américain à 17 € avec : un scone (+ beurre + confiture de fraises), un jus d’orange pressé, une boisson chaude, un plat + un accompagnement (au choix œufs brouillés bacon ou bagel bacon avec soit salade, soit soupe), un pancake (sirop d’érable ou caramel beurre salé) et une petite part de gâteau au choix. Le lieu est sympa et petit, essayez d’éviter la table à côté de la porte si vous êtes sensibles au froid. Le service est un peu long (il y avait beaucoup de monde), cela ne nous a pas dérangées, mais si vous êtes pressés ce n’est pas forcément une bonne option.
L’appart
9 Rue Jean Suau, Toulouse
Téléphone : 05 61 21 78 71

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Anthologie – Moto Hagio

4 janvier 2014

En Décembre, j’ai beaucoup arpenté le centre-ville de Toulouse. Avec un collègue, après le déjeuner, on partait marcher, en papotant un peu. Des fois on allait à un endroit précis, parfois non. Des fois il cherchait quelque chose pour son fils, d’autres on se laissait juste porter par nos pas et on entrait dans les boutiques qui nous plaisaient.

C’est ainsi qu’un midi nous avons atterri à la librairie Bédéciné, rue Romiguières. Je ne connaissais pas cet endroit, et j’ai été agréablement surprise par le personnel absolument charmant. Et alors que mon collègue est allé en quête d’un ouvrage pour son fils dans la partie BD, moi j’ai fouiné de mon côté dans la partie manga. A la base je me suis dit que j’allais m’acheter un tome de Chi, et puis mes yeux ont été happés par la table centrale où il y avait plein de jolies choses.

moto-hagio-1J’y ai vu l’Anthologie de Moto Hagio, j’ai regardé le coffret et rien que les noms des deux tomes (De l’humain et De la rêverie) m’ont plu. Il n’y avait que de petits dessins sur le dessus du coffret et pourtant je me suis dit que le dessin me plairait. C’était l’occasion de découvrir quelque chose, alors j’ai pris le coffret, j’ai demandé un paquet cadeau, et en rentrant chez moi je l’ai mis sur le buffet, puis, lorsque je l’ai eu, sous le sapin.

C’est notamment une indigestion (ou un virus du genre) qui m’a permis de passer ma journée au lit à bouquiner tranquillement. Je ne connaissais pas du tout l’œuvre de Moto Hagio, je l’ai donc abordée avec un oeil complètement neuf, libéré de toutes les idées que l’on peut avoir, parfois, sur un auteur que l’on connait bien.

moto-hagio-2Chacun des deux tomes commence par quelques pages écrites par des mangakas qui évoquent comment ils ont connu l’œuvre de Moto Hagio, les thèmes qu’elle aborde, les différents courants dans lesquels elle s’inscrit. Dit comme cela, ça peut sonner un brin rébarbatif, mais je suis toujours intéressée de savoir comment les gens ont découvert un auteur, quelle œuvre les a marqué et pourquoi. Dis-moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es !

J’ai commencé par lire le tome « De l’humain », qui est celui que j’ai trouvé le plus « remuant » : les thèmes sont assez durs, la mort est omniprésente, même si elle est un peu « atténué » par le côté science-fiction des histoires. Car il n’y a pas une histoire par tome, mais bien plusieurs. Dans « De l’humain », les histoires que j’ai préférée sont la princesse iguane et le pensionnat de novembre. Toutes les histoires parlent de la famille, de l’identité, de la fratrie et du rôle de la mère, mais aussi des impacts des paroles et des non-dits. Ce sont vraiment des histoires qui m’ont interrogée. Les sentiments humains et les contradictions y sont tellement bien dépeintes !

moto-hagio-4Pendant ma convalescence, j’ai principalement lu le tome « De la rêverie ». Ici le côté science-fiction est particulièrement présent. Il y a toujours des questions d’identité en filigrane dans les histoires, mais le ton est beaucoup plus léger que dans l’autre tome.L’histoire que j’ai préférée c’est « Nous sommes onze » (cf. photo ci-dessus) : le trait et certaines facettes de l’histoire m’ont rappelé les dessins animé de mon enfance, mais surtout je l’ai trouvé drôle ! La suite est pas mal non plus, même si je l’ai trouvée plus alambiquée, avec un peu moins de suspense.

moto-hagio-3Ce que j’ai bien aimé aussi dans cette Anthologie, c’est qu’il n’y a pas que des planches en noir et blanc, il y en a quelques unes en couleur. Ces planches ont un effet dramatique certain, mais qu’est-ce quelles sont belles ! Je trouve vraiment qu’elles mettent bien en valeur la justesse du trait et la vigueur du propos.

Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé cette Anthologie. Je ne me considère pas comme une connaisseuse en termes de manga (j’en ai lu très peu, beaucoup de Shôjo, pratiquement rien dans les autres catégories), ce qui me laisse croire que ces histoires pourraient plaire au plus grand nombre.

Est-ce que vous connaissiez cet auteur ? Auriez-vous des mangas à me conseiller ?

Bonne journée !

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Baume nourrissant au cacao

3 janvier 2014

Comme je l’ai dit il y a quelques jours, en ce moment, j’ai envie de m’attaquer aux cosmétiques maison.

Un brin de curiosité (est-ce que c’est difficile ?), une once d’envie de savoir ce que je me mets dessus (du naturel tant qu’à faire…) et un soupçon d’attrait pour la tambouille cosmétique (à défaut de faire de la cuisine…) et me voilà à fabriquer un baume nourrissant au cacao !

Pour la petite histoire, j’ai choisi de faire cette recette pour deux raisons : d’une part parce que l’huile de noisette que j’utilisais jusque ici n’était plus assez costaud pour que ma peau puisse braver le froid, et ensuite parce que j’avais une envie folle de travailler le beurre de cacao dont l’odeur m’enivre joyeusement.

beurre-cacao-1J’ai volontairement choisi une recette ultra-simple pour un premier essai. Elle vient du site Aroma-Zone sur lequel j’ai acheté l’ensemble des produits en qualité bio que j’ai utilisé (sauf l’huile de coco que j’avais déjà).

Pour un pot de baume nourrissant, il faut :

  • 1 cuillère à soupe d’huile végétale de calendula
  • 1 cuillère à soupe d’huile de coco
  • 2 cuillères à soupe d’huile de sésame
  • 50g de beurre de cacao
  • 10g de cire d’abeille
  • 20 gouttes d’huile essentielle au choix

Pour le réaliser, il suffit de mettre l’ensemble des ingrédients (sauf l’huile essentielle) dans un bain marie et faire fondre doucement. Bien mélanger, laisser refroidir et ajouter l’huile essentielle. Mélanger une dernière fois et couler le baume dans un pot stérilisé.

Simplissime non ?

beurre-cacao-2Côté texture, c’est un baume dense que je prélève à la spatule. Cela permet de mieux doser le produit et surtout d’éviter de mettre des bactéries (si on a les doigts pas méga clean, ce qui normalement ne devrait pas arriver en sortant de la douche).

Au contact de la peau et de sa chaleur, le produit devient de plus en plus fondant jusqu’à se transformer en huile un peu épaisse. Alors oui, il faut masser un petit peu pour que cela pénètre, mais franchement, avec cette odeur de cacao c’est plus un plaisir qu’une corvée !

beurre-cacao-3Le baume nourrit bien la peau et la parfume délicatement sans que cela soit entêtant, c’est parfait pour moi !

Un peu d’investissement en temps et en produits de base et voilà un nouveau baume tout doudou pour me chouchouter… A votre tour maintenant !

Bonne journée !

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Bonjour ! Je suis Mnêmosunê, croqueuse de chocolat noir, lectrice invétérée, créatrice curieuse et artiste dans l'âme. Depuis 2021, j'ai deux minettes noires adorables, deux sœurs, Orphée et Cassiopée. Sur ce blog je partage mes expérimentations et états d'âme : on en parle ensemble ? ♥

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