Ce n’est pas parce que je travaille beaucoup ces derniers temps que j’en oublie mes projets en cours. Je crois qu’il est important de savoir déconnecter du travail et de s’accorder un peu de temps pour soi, pour ses activités, même si ce n’est que pour 10 minutes.
C’est ainsi que tous les soirs, je lis 10 minutes dans mon lit (inutile de dire que comme je lis en ce moment un livre assez imposant sur les arts et la culture à Bali ça n’avance pas bien vite mon affaire) (et le livre est en anglais) (non pas que j’ai des difficultés à lire ou parler anglais, mais parfois certains termes m’échappent) (et je vous jure que la culture Balinaise a beau être très intéressante, il faut être bien accrochée !) (mention spéciale à la partie sur le calendrier) (à ne surtout pas lire quand on a mal à la tête) (il y a 3 calendriers à Bali…), je pratique un peu de cohérence cardiaque, j’écris dans mon journal, et, quand j’ai un ouvrage en cours (et pas trop la flemme), je fais quelques rangs de tricot. Ou de crochet (chipotez pas !).
Et justement, il y avait un ouvrage à finir. Les rayures douces et colorées sont maintenant bel et bien finies !
Alors quelques mots sur le modèle. Je l’ai trouvé dans le Marie-Claire Idées spécial bébé (Hors-série n°3 – Avril 2008). J’ai juste changé les couleurs des rayures, je voulais quelque chose d’un peu plus vif que les pastels proposés à la base.
Il y a de l’Alpaga écru et de la Surnaturelle de la Droguerie pour les rayures. Il est tricoté au point mousse, ce qui monte assez vite. Le plaid se tricote à partir de la pointe, on augmente des deux côtés tous les deux rangs, rien de bien compliqué. Par contre, sur la fin, honnêtement c’est long avec toutes ces mailles ! Le résultat est assez chouette je trouve, léger, douillet, vitaminé et, bien sûr, chaud. Ah et pour la taille d’aiguilles, c’est du 3,5.
Pour la bordure, j’ai utilisé un crochet 3,5 : un rang de mailles serrées et un rang avec les picots. J’étais ravie de voir que je savais encore manipuler le crochet, même si je ne pratique pas vraiment. Enfin pas régulièrement quoi.
Bref, j’ai donc fini ce petit (enfin 80cm à partir de la pointe) plaid. Il est parti accompagné de diverses autres choses par la poste, j’espère que les destinataires seront contents.
Et moi je me demande bien ce que je vais pouvoir faire : quelque chose au crochet ? un bonnet (alors que le printemps arrive) ?
Je sais pas. Des idées ?
Du coup, pour l’instant, je vais lire un peu plus. On sait jamais, des fois que j’arriverais à finir mon livre et à commencer l’un de ceux qui m’attendent sagement dans l’entrée…
Il y a fort longtemps (2 mois), dans une contrée peuplée, une demoiselle commença a avoir mal à la tête.
Après presque 10 jours de souffrance, elle se rendit chez son praticien afin de mettre un terme à ses maux (de tête). Après examen, le diagnostic de sinusite se confirma. C’est ainsi que la jeune demoiselle rentra chez elle avec sa prescription et une interdiction formelle de travailler pendant une semaine.
Elle prit son traitement tel que l’on lui avait prescrit, mais la fièvre et les maux de tête perdurèrent. Alors elle retourna chez son praticien qui lui prescrivit un autre traitement, et une autre interdiction formelle de travailler, mais sur une durée plus courte cette fois-ci. Cependant, le praticien la prévint que ces médications étaient les plus fortes qui existaient : si ses maux perduraient, la demoiselle n’aurait d’autre alternative de se rentre à la clinique la plus proche pour passer des examens plus approfondis* et peut être subir une opération chirurgicale**.
Après quelques jours de ce nouveau traitement, la demoiselle ne nota qu’une légère amélioration de son état. Les vertiges diminuaient, mais les douleurs au niveau de son crâne la lançaient derrière les yeux. Le mal se répandant au niveau des mâchoires au fur et à mesure que le soleil poursuivait sa course journalière, la demoiselle souffrait de plus en plus.
Lasse de ne pas trouver d’apaisement de ses souffrances, même lorsqu’elle rejoignait Morphée, elle fit appel à un praticien des aiguilles.
Ainsi, après deux semaines et demi de traitements infructueux, la demoiselle se rendit chez un acupuncteur. Elle lui expliqua la raison de sa visite. Tout en l’écoutant attentivement, il prenait des notes dans son calepin. Puis, il la conduisit dans une pièce attenante, la pria d’ôter ses bas et chaussures et de s’allonger sur la table.
Image : Wikipedia.
Elle s’exécuta, à la fois pleine d’espoir que ses maux soient terrassés par les fines aiguilles et tremblante de ne pas savoir ce qu’il allait lui arriver. L’acupuncteur revint dans la pièce, désinfecta ses instruments. Elle ferma les yeux. Autour de ses yeux, elle ressentit de petits picotements. Puis ce fut le cas sur ses mains et ses pieds. Ensuite, malgré ses yeux fermés, elle distingua une lumière rouge et chaude. L’acupuncteur lui dit qu’elle devait se détendre quelques minutes.
Alors elle se détendit et patienta. Elle ressentit des fourmillements, ses membres se mirent à frémir, elle eut chaud, puis froid, l’attente lui parut interminable : allait-elle faire un malaise ? L’avait-on oubliée dans la salle ?
Enfin, l’acupuncteur revint. Il lui retira les aiguilles, elle se sentit un peu groggy. Il lui recommanda de revenir la semaine suivante, pour s’assurer de l’efficacité de la séance.
Elle ressortit et alla à la rencontre de son amie avec qui elle avait prévu de faire un brin d’exercice physique. Quant d’un coup d’un seul, elle se rendit compte que ses maux de tête avaient disparu.
Deux jours plus tard, les engorgements qui affectaient ses sinus commencèrent à s’écouler. Elle s’approvisionna en mouchoirs à l’échoppe près de chez elle***, fit attention a bien se couvrir.
La semaine suivante, elle retourna voir l’acupuncteur. Son nez était tout rouge à cause des frottements des mouchoirs, elle éternuait à chaque respiration, mais ses maux de tête ne la faisaient plus autant souffrir. Il la pria à nouveau de s’installer dans la salle attenante au cabinet, elle s’allongea, il lui remit les aiguilles autour des yeux, sur les mains et les pieds, mais à des endroits quelque peu différents.
Lorsque la lumière rouge fut allumée, elle n’eut pas peur : elle patienta tranquillement, sereine. Lorsque la lumière rouge fut éteinte, fatiguée, elle rentra chez elle. Elle n’eut pas l’envie de se préparer un repas élaborer, elle mangea frugalement, se lava et alla se reposer. Elle dormit à poings fermés.
Deux jours plus tard, plus aucun des symptômes de la sinusite ne l’assaillaient. C’est ainsi que la demoiselle put reprendre une activité normale, profiter à nouveau des plaisirs de l’existence.
Moralité : quand les traitements de la médecine ne donnent pas satisfaction, la médecine alternative peut proposer des solutions****.
* : un scanner. ** : la pose de drains (j’ai peur des hôpitaux) (je préfère avoir mal à la tête plutôt que de passer quelques heures dans un hôpital) (celui qui me fera une anesthésie ne sait pas ce qu’il devra endurer…) (je dois avoir aussi peur des hôpitaux que Gazelle des dentistes). *** : Kleenex a du faire des profits monstres pendant cette période, j’étais capable de torpiller une boite de 80 mouchoirs en papier entre 9h30 et 18h. **** : Pour information, en ce moment j’y vais pour traiter mon stress et mes angoisses, et c’est assez efficace.
Hier, c’était l’anniversaire d’un ami (ça arrive de temps en temps…).
Je ne le connais pas depuis longtemps. A vrai dire, on s’est connus au boulot, à ma nouvelle mission. On a travaillé ensemble sur un projet, partagé un bureau (on était 3 sur un bureau pour 2, forcément la proximité ça aide à tisser des liens). Maintenant on ne travaille plus ensemble puisqu’il a changé de boite, mais c’est quelqu’un que j’apprécie. C’est quelqu’un qui a le sens de l’humour, qui est agréable, à l’écoute.
Bref un mec bien quoi.
Et du coup, je me suis dit que je pouvais bien lui offrir un petit quelque chose.
Pour la petite histoire, j’étais persuadée d’avoir acheté son cadeau lundi, entre l’acupuncteur et le sonmudo. Après vérification vendredi, en fait, non. J’avais rien acheté. Ce qui n’était pas bien grave puisque je savais ce que je voulais pour lui.
Du thé. Un assortiment de thés Ksumi (en sachets, c’est plus pratique pour le travail). Bon j’avoue, j’y ai ajouté une petite gourmandise (des raisins au sauternes enrobés de chocolat noir) (un peu de chocolat avec le thé c’est quand même vachement bon)(meuh !)(oups) parce que je sais qu’il aime bien les petites douceurs (vous auriez vu le nombre de paquets de Dragibus qu’on a pu descendre en travaillant sur un projet…).
Bref.
Lui offrir du thé, c’était un petit clin d’œil. Un petit rappel de tous les bons moments passés ensemble à la cafétéria ou à notre bureau, autour de nos tasses respectives, à discuter. Discuter de choses sérieuses (le boulot, le projet, le montage vidéo…) ou pas vraiment (les cadeaux de Noël, la blague du poisson rouge et du sous-marin, les jeux de mots ou liens cognitifs presque douteux…).
Mine de rien, le thé de l’après midi, c’est quand même beaucoup plus vecteur de lien social que la pause déjeuner par exemple (trop bruyant, toujours quelqu’un qui finit par parler boulot et refourguer son stress à tout le monde, trop court…) (en 30 minutes, la bouche pleine du sandwich ciabatta-roquette-chèvre-jambon de pays, pas facile de discuter quand même…).
Pour certains c’est le café, moi c’est le thé.
Le thé du samedi après midi, où l’on se raconte la semaine de travail, les potins amoureux (ou pas), les achats à faire, les projets.
Le thé de 16h en semaine où l’on se raconte une petite blague, le week-end avec les amis, les futures vacances (ou les anciennes).
Le thé du dimanche après midi où l’on demande conseil, un renseignement, des nouvelles du front.
Bref, j’ai offert du thé à un ami pour son anniversaire. Et je m’en suis achetée à moi aussi.
D’abord, parce que j’en avais plus au bureau.
Ensuite, parce que je voulais tester ces thés que je connais de réputation mais que je n’ai pour l’instant jamais goûtés.
Enfin, on sait jamais.
Peut être qu’avec ces nouveaux thés je vais encore rencontrer et faire la connaissance de gens intéressants, avec qui j’aurai des conversations animées et enrichissantes, je partagerai des fous-rires d’exception, des bons moments quoi ?
Quand j’ai envie de me vider la tête le soir, devant un bon film ou une émission qui m’intéresse à la télévision, je tricote. Par contre, il faut être honnête, lorsque le modèle est un brin compliqué c’est pas facile de se concentrer et de ne pas faire de bêtises (et puis détricoter c’est encore moins mon truc, je n’arrive pas à récupérer les rangs) (autant j’arrive à faire des motifs un peu élaborés, autant je me perds dans les grilles quand je détricote) (et là, un mythe s’effondre).
Il y a quelques temps, je tricotais de la layette (un petit gilet, une petite robe…) : ce n’était pas des modèles particulièrement compliqués (le Birch c’était quand même beaucoup plus ardu) (ça c’est spécial pour les lecteurs de la première heure qui connaissaient mon précédent blog) (mais ceux qui sont sur Ravelry peuvent voir le résultat aussi) mais ce sont des modèles qui demandent de l’attention, mine de rien.
Et puis ça se tricote vite la layette.
Alors je me suis trouvé un « presque » tricot-boulet. Le genre de truc qui prend un bon bout de temps (quand on tricote à 2 à l’heure comme moi) (ou qu’on a peu de temps le soir) (certains cumulent), qui est tellement long qu’il en est presque rébarbatif.
Je voulais quelque chose de gai, de facile, de généreux. J’ai déjà fait un plaid pour bébé avec plein de jolies couleurs (et 23 tonnes de fils à rentrer…). Mais les rayures et les couleurs vives, j’aime bien.
Alors je rempile.
Il est énoooooooooooooorme ! Bon et là sur la photo il n’est pas fini. En vrai non plus il n’est pas fini, il me reste quelques rangs à faire, les fils à rentrer et la bordure à faire en crochet (en gros, y’a du boulot encore).
Mais je l’adore. Déjà.
Je le tripote tout le temps (en faisant attention à pas perdre de mailles quand même…). Parfois je ne l’attrape que pour le plaisir, même pas pour tricoter.
Ah oui, parce que c’est bien beau de faire un plaid triangulaire. Mais à force de faire des augmentations de chaque côté tous les deux rangs, le nombre de maille monte assez vite. Et donc on atteint vite le moment où tricoter un seul rang, même en point mousse (= tout à l’endroit) (le point le plus facile, donc le plus rapide) prend carrément autant de temps que la page de publicité (du coup plus possible d’aller au petit coin quoi) (que de choix cornéliens quand même !).
Mais quand même…
Ces couleurs là, ça donne pas la frite ? Ça donne pas envie de retrouver le printemps ?
Bon allez, j’y retourne, j’ai encore quelques rangs à faire avant de vous montrer mon nouveau doudou terminé.
Sans rentrer dans les détails (cherchez pas, je peux pas vous raconter) (trop compliqué, entre autres), en ce moment, au boulot, c’est un peu le rush avec tout ce que cela implique : journées à rallonge, grosse dose de stress, des dossiers qui se rajoutent alors qu’on a déjà de quoi faire pour 3 mois (et bien sûr, il faut livrer sous 15 jours, sinon c’est pas drôle)…
Je ne vous fais pas de dessin, parfois quand je rentre chez moi, je suis vannée, j’ai juste envie de me terrer sous la couette, dormir et ne plus penser à rien (au moins jusqu’au lendemain).
Pourtant, le soir, il y a des choses à faire : aller chez le kiné ou chez l’acupuncteur (mais oui, je vais vous raconter), parfois en profiter pour aller voir des amis, de temps en temps quelques courses à faire…
Hier soir, en sortant du travail, passablement fatiguée-stressée-énervée-épuisée-éprise de vacances (rayez la mention inutile) (cherchez pas, il n’y en a pas), je suis passée chez moi déposer la voiture avant d’aller chez l’acupuncteur puis au sonmudo (oui, ça aussi je vais vous en parler) (on a réussi à y aller, enfin !). J’ai donc relevé mon courrier (sinon, j’allais oublier) (et en ce moment j’en oublie des choses, malgré la cargaison de listes que je fais) (il n’y a qu’au boulot que je n’oublie rien) (heureusement).
Et j’y ai trouvé ceci :
Un colis. Je n’attendais rien (enfin si, mais pas pour tout de suite) (pour une fois…).
Du Canada. Pas d’occasion spéciale en vue (mon anniversaire c’est dans plusieurs mois) (par exemple) (c’est en mai) (message subliminal à peine ébauché) (on sait jamais hein).
Je reconnais l’écriture, c’est celle de la maman de Marianne (à qui j’avais envoyé un plaid et un gilet pour la petite) (et des gâteaux aussi, mais pour les grands !). Bon après, j’ai vu les expéditeurs. J’avais raison (comme quoi, j’étais encore opérationnelle).
Un peu interloquée, j’ouvre (amis de la patience, bonjour).
En premier lieu, j’y trouve une boite. De thé manifestement (c’est comme le Port-Salut, c’est écrit dessus !).
Déjà, il faut bien avouer que mes amis me connaissent bien… Vu l’amour que j’ai pour le thé que je déguste avec grand plaisir à toute heure de la journée, mes amis ne pouvaient pas tomber mieux !
La boite contient donc un assortiment de thés, tous avec des noms plus engageants que les autres (Chaï de Saïgon, Nuit de rêve, Crème brûlée…). Il y a plusieurs sortes : du maté, du rooibos, du thé vert, mais aussi de la tisane.
Le petit fascicule présente chacun des thés, le dosage, la température et la durée d’infusion.
Et puis après, une chemise, avec à l’intérieur… Du papier. Du beau papier comme on peut en trouver (facilement) dans les papeteries de Montréal (si quelqu’un pouvait imaginer à quel point je regrette les papeteries de Montréal…) (et le Jardin botanique) (et plein, mais alors plein de choses…).
Bien entendu, la photo, prise le soir, ne rend pas du tout justice à ces merveilles ! Je ne m’y connais pas trop en papier, mais ils sont tous superbes ! Certains sont fins et imprimés, d’autres plus épais (comme du bristol un peu), les derniers étant transparents (comme du papier calque).
Inutile de dire que je les regarde comme une gamine à qui on a offert une nouvelle poupée et qui n’ose pas encore jouer avec. Je ne sais pas encore ce que je vais faire avec. Je souhaite juste que ce soit joli, poétique, utile (décoratif étant pour moi synonyme d’utile).
Tout ça pour dire que tout revers a sa médaille.
Que toute journée pourrie peut aussi apporter son lot de bonheur.
Et croyez-le (ou pas), j’ai passé une excellente soirée, une séance d’acupuncteur franchement délassante, un cours de sonmudo plus que génial, des sushis délicieux dégustés en compagnie d’une excellente amie (celle au manteau orange, mais là elle avait un manteau gris) (splendide le manteau gris) (à côté de cette fille, je crois que n’importe qui aurait des complexes de style) (et moi à côté en jean avec mes stan smith je me sentais un peu pouilleuse) (mais j’étais heureuse et détendue, alors bon, le reste c’était accessoire quoi).
Je suis a peu près sure que déballer ce colis, y découvrir des cadeaux (pour rien !) (enfin si, mon amie m’a dit ce soir la raison) (« tu es une amie merveilleuse, voilà ») (après ça je crois que je peux dormir sur mes deux oreilles avec un sourire jusqu’aux oreilles) a donné un ton tout a fait joyeux, heureux et positif à ma soirée.
Les amis ils sont toujours là quand on en a besoin. Même à des milliers de kilomètres.
Les amis, c’est la vie(le thé et le joli papier aussi).
(Merci, merci, merci mille fois pour cette attention qui m’a beaucoup touchée et fait plaisir…)
C’est l’hiver (non, sans blague ?) donc il fait plutôt frais (voire froid) et on a besoin de réconfort.
J’ai affronté (vaillamment) un épisode de sinusite assez carabiné (un gros mois quoi) (mais ça va mieux maintenant, merci) (je vous raconterai comment un acupuncteur m’a débarrassé de mon mal de tête en 45 minutes) (alors que le paracétamol, lui, il n’arrivait à rien).
Et quand j’ai froid et que je suis malade, je fais de la soupe (si vous avez pas compris ça, c’est que vous êtes un nouveau visiteur) (bienvenue !).
Notamment de la soupe paysanne, parce que la saucisse de Morteau c’est la vie (et c’est pour cela que j’en ai mis dans la délicieuse soupe d’endives).
Sauf que.
Je vis seule.
Je me vois mal inviter des amis à manger de la soupe (« Hey la gang, ça vous dit une soirée soupe ? » c’est pas vraiment vendeur ou sexy je trouve) (je préfère faire un goûter avec des bons gâteaux).
Or pour la soupe paysanne, il faut du chou (vert, mais là n’est pas vraiment la question) (enfin pas encore).
Dans ce contexte, deux options :
J’utilise un chou en entier, et je mange de la soupe paysanne tous les soirs pendant une semaine voir 15 jours ; ou
J’utilise seulement la moitié du chou (et avec le reste je fais autre chose) (parce que c’est pas terrible de gaspiller) (et en plus le chou, c’est comme la saucisse de Morteau, c’est bon).
Alors bien sûr, pour utiliser la seconde moitié du chou, je peux faire une autre soupe.
Mais à force, la soupe, j’en ai un peu marre.
Et puis je ne suis plus malade, alors j’ai envie d’autre chose.
Mais que faire ?
Là, bien sûr, je cherche. Dans ma tête d’abord.
Mais je ne suis pas experte es cuisine du chou (je ne suis pas experte es cuisine tout court).
Ensuite, je me demande dans quel livre je vais bien pouvoir trouver une recette qui me convienne.
Et avant même de réellement investiguer, Anne vient à mon secours (parfois, j’ai l’impression qu’entre Bordelais il y a comme des connexions cognitives relevant de l’ésotérique) (oui, je sais, ça fait un moment que je n’habite plus Bordeaux, mais laissez-moi croire qu’entre Bordelais on se comprend sans rien dire) (la fraternité du pays quoi) (je suis utopiste) (mais poétique, j’arrive à parler fraternité en même temps que de chou quand même).
Bref.
Donc Anne publie une recette de chou vert aux petits lardons.
Allez, zou (oui, pour la cuisine, je fonctionne un peu au coup de cœur) (comme pour les sous-vêtements, les chaussures, les cosmétiques et plein d’autres choses).
Ingrédients (pour 2 repas) :
1/2 chou vert
2 barquettes de lardons fumés (oui, je suis gourmande, les lardons, c’est comme la saucisse de Morteau, c’est bon)
Sel et poivre
Préparation :
Enlever la partie dure du chou et les premières feuilles. Le nettoyer et l’émincer.
Mettre de l’eau salée dans une grande casserole à chauffer. Quand l’eau bout, blanchir le chou 5 minutes à partir de la reprise de l’ébullition. Égoutter.
Dans une poêle, faire revenir les lardons à feu vif. Quand ils sont bien dorés, ajouter le chou et poursuivre la cuisson quelques minutes. Attention, le chou ne doit pas devenir mou.
Saler, poivrer, déguster.
Si avec ça vous ne devenez pas adeptes de la soupe paysanne parce qu’il y a un chou à écouler, moi je sais plus ce qu’il faut faire !
(Manger de la saucisse de Morteau ?)
Il y a quelques temps déjà, j’avais gagné plusieurs masques grâce à Tricotcotte et au concours qu’elle avait organisé. J’ai encore une bonne partie de ma cargaison de masques à utiliser, mais après plusieurs semaines de traitement contre ma sinusite, je crois que ma peau avait besoin d’un peu de réconfort, d’un soin doudou.
Et puis avec les variations de temps que l’on a en ce moment par ici, un peu de douceur ne pouvait pas faire de mal !
C’est ainsi que dans le lot, j’ai choisi le Dual well being pack de Purederm.
Le pack se compose d’une première partie peeling (Deep cleansing peeling gel) qui permet de faire place nette et de préparer la peau à recevoir les actifs du masque. Il y a 3ml de produit, ce qui est largement suffisant pour la totalité du visage et du cou.
Le produit s’applique sur visage humide (pas trempé hein, juste humide) (moi je vaporise de l’eau thermale, comme cela je suis sure qu’il n’y a pas trop d’eau sur la peau) se masse quelques secondes. Au bout d’une minute, on rince à l’eau tiède.
Déjà, après cela, le teint est bien plus clair, et le velouté de la peau ressort. Ce qui est forcément très appréciable !
La seconde partie est le nutritious vitamin pack, le masque donc. C’est un masque avec une texture assez originale pour un soin hydratant, assez granuleuse, un peu comme un granité (en plus doux, bien sûr !).
Donc ici, ma joue gauche (première photo de moi sur ce blog, je ne pensais pas que cela arriverait si vite !), avec le masque appliqué dessus. On distingue les petites « granules » du masque. Il s’applique sur peau sèche, se masse quelques minutes. On le laisse poser 5 à 10 minutes et on rince à l’eau tiède.
Le gel est assez facile à appliquer et à rincer. Quelques petits bémols cependant : l’odeur d’agrumes est un brin pharmaceutique à mon goût (on dirait l’odeur des médicaments à l’orange qu’on dilue dans l’eau…) et ensuite le pouvoir nourrissant. J’ai été étonnée d’avoir la peau qui tiraille après avoir rincé le masque.
Alors bien sûr, il faut appliquer ses soins après le masque (lotion, sérum, crème…), mais quand même je suis déçue de ne pas avoir eu plus de confort après.
Donc bilan un peu en demi-teinte : le peeling est bien, mais le masque me laisse un peu sur ma faim…
Ce qui me donnera le prétexte de me refaire un bon masque sous peu !
Comme le mois dernier, je vous propose le questionnaire de créativité du mois de Février. Si vous avez raté l’épisode précédent, vous pouvez le consulter ici : Un peu de créativité #1.
Quels sont les points forts de votre vie présente ?
Tout d’abord la stabilité en termes de travail et une relative aisance financière qui me permettent de vivre confortablement, sans avoir à vérifier mes comptes sans cesse ou avoir peur de manquer. Mon emploi me permet de subvenir à mes besoins et mes envies, ce qui est très appréciable !
J’ai aussi pas mal de souplesse pour aménager mon temps et je suis autonome dans mes déplacements (ce qui n’a pas toujours été le cas…).
J’occupe un appartement bien sympathique, dans lequel je me plais et qui dispose du confort dont j’ai besoin (bon un jour ça me prendra de faire tous les « petits » travaux et ce sera encore mieux).
(Genre, poser les rideaux, ça serait bien) (faire le mastic extérieur aussi) (et alors poser la lampe de la salle de bains, j’en parle même pas…)
J’ai la chance d’avoir des amis très précieux autour de moi, sur qui je peux compter, m’appuyer, partager. Et rire. De tout (des portes, des photos d’identité, des nouvelles techniques de drague à base de miettes de crabe, …) (je vous raconterai) (peut être).
Je suis en bonne santé. Alors oui j’ai eu une sinusite carabinée, mais j’ai la chance de ne pas avoir de maladie grave qui nécessite de soins lourds, qui mette ma vie en danger, ou autre.
Et puis ce que j’aime avant tout, depuis quelques années, c’est cette idée d’être dans une dynamique de progression et d’avancement. Sans doute que tout est un peu lié, mais je crois que c’est le point le plus positif de tous !
Quels en sont les points faibles ?
Je crois que je manque singulièrement de confiance en moi et en mes capacités, ce qui me conduit à avoir des comportements de repli sur moi-même (j’ai pas quelques difficultés à me détendre, je suis souvent en posture de défense…), voire parfois d’immobilisme. J’ai du mal à appréhender le changement (et pourtant je n’en ai pas manqué dans ma vie !), et je préfère parfois rester dans les chemins balisés que je connais, même s’ils ne sont pas forcément bons pour moi. Alors bien entendu, de temps en temps, je me donne un coup de pied aux fesses et je me remue, mais c’est toujours un peu en me faisant violence. J’aimerais bien être plus douce avec moi-même.
En fait, je crois que le mieux que je pourrais faire, c’est d’être ma meilleure amie. Ça va venir.
Il y a-t-il un aspect de votre vie qui vous semble stagnant comme un marais ?
Le manque de confiance en moi. Pourtant, je crois qu’il ne faudrait pas grand chose, peut être un regard un peu plus bienveillant, un peu moins critique ou intransigeant.
L’autre aspect, c’est le vide amoureux depuis quelques temps. Cela m’inquiète moins, je crois que c’est surtout que ce n’est pas le moment pour moi. Cela fait un bon moment que je n’ai pas eu de coup de cœur pour quelqu’un. Mais je fais confiance à la vie pour cela : quand la période sera propice, la bonne rencontre se présentera !
Il y a-t-il des parties de votre vie qui s’écoulent sans heurts, comme une rivière argentée ?
Sans aucune hésitation, le travail. Comme pour les études, j’ai la chance de ne pas avoir à forcer énormément pour que cela se passe bien. Alors bien sûr, j’ai connu le chômage ou encore des périodes pas très drôles, comme tout le monde, mais comme je le disais dans la première question, j’occupe aujourd’hui un poste plutôt intéressant et qui me permet de subvenir à mes besoins. Ce qui est plus qu’appréciable !
Partagez-vous des racines profondes avec la famille ou les amis ?
Je ne suis pas quelqu’un de très entouré : j’ai une petite famille et peu d’amis. Mais dans ce cercle, je sais sur qui je peux compter, je sais qui me comprend, je sais qui m’accepte comme je suis. Des racines profondes oui, avec des gens triés sur le volet, donc que du très bon !
Plus que le nombre, je préfère miser sur la qualité.
Certaines racines ont-elles été déchirées à cause d’orages survenus dans votre vie ?
Oui. A vrai dire, je crois que c’est assez inévitable. Ces orages ont permis de révéler certaines choses, de savoir comment me positionner. Même si les épreuves sont douloureuses sur le coup, elles apportent le plus souvent des éclaircissements, des expériences, des leçons. De toute façon, il faut faire avec, autant essayer de le prendre avec le sourire !
Pouvez-vous penser à des parties de vous-même que vous cachez à votre famille ou à vos amis ?
Je suis quelqu’un d’assez transparent et franc, même si par confort je reste assez pudique sur certaines choses en fonction de l’interlocuteur. Cela me permet de ne pas avoir à me justifier/m’expliquer pendant des heures sur tel ou tel choix, ou de garder mon jardin secret. Mes amis proches sont ceux qui savent le plus de choses sur moi je crois. Mais comme tout le monde, j’ai mon petit coin, connu de moi seule.
Où et quand vous sentez-vous au sommet du monde ?
Quand j’accomplis quelque chose dont je ne me croyais pas capable, que je dépasse mes limites, que je sors de ma zone de confort avec succès.
La nature, lorsque je la contemple, me fait du bien (comme les églises, les temples, qui m’apaisent).
Ah la Bretagne et sa côte sauvage…
Après le sport aussi, je me sens super bien (et alors dans le bain ou sous la douche après, c’est encore mieux !).
Ah et j’aime bien les compliments sincères : qui ne se sent pas le roi du pétrole dans une telle situation ?
Quels mots utiliseriez-vous pour décrire votre paysage émotionnel ?
C’est assez variable : parfois quelques périodes d’accalmie, et puis de temps à autre des vraies tempêtes. Comme je suis quelqu’un d’à la fois passionné et sensible, je suis sans doute plus perméable aux aléas de la vie, bons comme mauvais. Donc peut être que volcanique ce serait représentatif : c’est fertile, on sait jamais trop ce qui va arriver ni quand, mais ça déménage !
Comment décririez-vous votre vie jusqu’à maintenant ?
Ma vie me fait un peu penser à la théorie de l’innovation et au processus de destruction créatrice (théories économiques de Joseph Schumpeter) (comme quoi, des études en économie, ça peut servir). Chacun des cycles a eu son lot de mini-révolutions, et à chaque changement de cycle, un vrai changement s’est opéré, comme un changement de paradigme presque (toujours les résidus des études économiques et sociales…).
Je crois qu’il y a, pour l’instant, 3 « ères » (je ne sais pas pourquoi je pense à cela, mais dans Star Wars, l’épisode 4 c’est « A new hope », la suite ne peut pas être mauvaise !), chacune ayant apporté aux suivantes. Comme un processus d’amélioration continue en fait : parfois c’est un peu rude ou chaotique, mais ça avance.
J’ai parfois l’impression de me plaindre continuellement de cette activité perpétuelle (et il n’y a rien qui m’énerve plus que les gens qui se plaignent en attendant que ça passe tout seul…) mais avec le recul, finalement, c’est pas plus mal. Le mouvement c’est la vie, non ?
(Et dans quelques jours/semaines/mois, je recommencerai à râler parce que ça remue trop, bien entendu…).
Voilà pour ce deuxième opus. Peut être que je vous montrerai les différents exercices du livre quand je les aurais réalisés… Sinon, vous en saurez plus le mois prochain !
Quand je suis malade, j’ai un peu tendance à tester des choses un brin improbables ou qui me semblent compliquées (genre, les crêpes). Et vu que ça fait deux semaines que je lutte contre une sinusite, j’aime autant vous dire que les essais culinaires, plus ou moins réussis ou aventureux, se multiplient.
Ce qui me fait le plus envie, dans les moments difficiles, c’est encore (et toujours) la soupe. Sauf qu’au bout de quelques semaines, la soupe paysanne ou la poule au pot revisitée, je commence à m’en lasser. J’ai envie d’autre chose, de nouveaux goûts, de quelque chose qui sorte un peu de l’ordinaire.
Par contre je me connais, faire des choses qui sortent de mes habitudes, c’est pas forcément ce qui me réussit le mieux… (je passerai sous silence la tentative de Lundi d’aller prendre un cours d’essai de Sonmudo avec mon amie au manteau orange, alors que c’est les vacances scolaires et qu’il n’y a pas de cours pendant les vacances scolaires) (mais je lui ai montré toute l’étendue de ma force en ouvrant une porte, ce qui, en soi, est quand même pas si mal) (et puis Lundi j’étais en Une de la catégorie « Humeurs » sur Hellocoton (merciiiiiiiiiiiiiiiiiii !) alors c’était une bonne journée quand même).
Donc, pour limiter le danger, j’ai cherché dans mes (nombreux) livres de cuisine une recette qui m’inspirerait. Au bout d’un moment, j’ai sorti un vieux livre qui m’avait apporté pas mal de bonnes recettes et que pourtant je n’avais pas utilisé depuis longtemps…
Ce n’est pas forcément l’ouvrage le plus sexy de la Terre, mais ce que j’aime bien, outre les propositions de menus, c’est que les recettes sont classées par saison et que donc les produits utilisés sont appropriés.
Je feuillette donc la première partie, consacrée aux recettes d’hiver, en quête de quelque chose à me mettre sous la dent, au sens propre comme au figuré. L’inconvénient de ce livre, c’est que les recettes proposées sont parfois un brin compliquées ou longues à réaliser.
Et puis, au bout de quelques pages…
Dans le style de recettes qui change, on ne pouvait pas faire plus détonnant. Bien entendu, j’ai gardé l’esprit de la recette, et puis j’ai changé quelques petites choses, parce que la crème et les œufs à la fin, je le sentais pas trop. Trop de gras et de liant tue le gras et le liant quoi. Alors du coup, j’ai mis de la saucisse de Morteau (non, ça n’a rien à voir, mais vu que la soupe est mon plat principal, j’aime bien quand il y a des protéines) (mais j’en conviens, c’est pas forcément plus « light »).
Ingrédients (pour 4 je pense, donc ça va me faire la fin de la semaine à l’aise) :
5 endives
20g de beurre (au pif)
2 cuillères à soupe de farine
1 cuillère à café de curry en poudre (moi je l’ai mise bombée parce que j’aime bien le curry)
1 saucisse de Morteau
50cl de bouillon de poule
50cl de lait (j’ai mis du lait de soja)
Sel et poivre
Réalisation :
Couper le pied des endives, ôter les premières feuilles. Les émincer et jeter les parties les plus dures. Couper la saucisse de Morteau en tranches d’environ 1cm.
Dans un faitout, faire fondre le beurre. Ajouter les endives émincées et faire fondre 5 minutes en remuant.
Ajouter la farine, bien mélanger.
Ajouter le lait, remuer encore.
Incorporer les tranches de saucisse.
Ajouter le curry et le bouillon. Rectifiez l’assaisonnement.
Porter à ébullition. Baisser le feu, couvrir, poursuivre la cuisson 10 minutes encore. Il ne vous reste plus qu’à servir et à déguster !
Côté goût, si vous aimez le gratin d’endives au jambon, vous allez adorer cette soupe. Moi qui n’était pas forcément emballée en lisant la recette, je dois bien dire que la dégustation m’a convaincue ! La touche de curry apporte beaucoup d’arôme sans masquer ceux de l’endive qui s’associe très bien avec la saucisse. Les endives sont fondantes, tellement agréables en bouche…
Si vous préférez quelque chose de plus lisse, vous pouvez mixer la soupe en ayant pris soin d’enlever les morceaux de saucisse au préalable. Mais j’aime bien ce côté roots, un peu campagne. D’ailleurs, vous pouvez servir avec une bonne tranche de pain aux céréales toastée, c’est délicieux !
Alors, convaincus par la soupe d’endives au curry ?
Elle rentre du travail. Elle est fatiguée, la journée a été rude avec toutes ces réunions. Et ce mal de tête qui persiste, toujours prêt à se manifester pour n’importe quel motif…
Pendant qu’elle avale les kilomètres qui la séparent de chez elle, à chaque pas, elle dresse un bilan, thématique par thématique : le travail, les sorties, les amis, les projets, l’amour, tout est analysé. Elle décortique dans sa tête chaque journée, chaque semaine, chaque mois, chaque année qui vient de s’écouler : elle se félicite de ses succès, cherche à apprendre de ses échecs. Progresser, toujours. Avancer, continuellement. Faire vibrer le quotidien, ne pas s’enliser.
Elle allait traverser la rue pour rejoindre le parc, comme tous les soirs ou presque. Mais le feu piéton est rouge et les automobilistes n’ont pas l’air conciliants. Elle laisse errer son regard et scrute l’intérieur de l’établissement de dégustations de vins. Il vient d’ouvrir, elle en a entendu parler. D’ailleurs, elle s’était dit qu’elle irait y faire un tour un de ces jours, pour voir l’ambiance, la carte, la qualité du service…
Le feu piéton est maintenant vert.
Elle pousse la porte de l’établissement, légèrement grisée par la nouveauté. Elle s’installe au comptoir, commande un verre de Bordeaux, celui que l’on lui recommande. Elle regarde les photos au mur. Elle aime la sensibilité des portraits affichés, leur mélange d’enthousiasme communicatif et de pudeur sensible.
Elle apprécie les lieux avec tous ses sens, prend une gorgée de vin. Il est bon, rond, différent de ce qu’elle a pu boire auparavant. Le conseil était pertinent. Elle sourit au caviste, tend l’oreille : est-ce elle que l’on interpelle ?
Deux jeunes femmes qui discutent l’invitent à s’asseoir avec elles pour faire connaissance. Chacune reprendra un verre en suivant les conseils du tenancier qui leur apportera des tapas du plus bel effet avec les boissons commandées.
Les verres sont vides, l’assiette de tapas aussi. Les répertoires des téléphones ont été gonflés de nouveaux protagonistes.
Le feu piéton vient de passer au rouge.
Elle est déjà dans le parc. Elle rentre chez elle, le sourire aux lèvres, la tête vide de pensées et libérée de ses céphalées. Les yeux vers le ciel, elle écoute le chant du vent, frissonne sous la caresse du soleil qui se couche.
La simplicité riche de l’instant.
Ce texte est ma participation au jeu n°7 du blog à 1000 mains, d’après la photo, superbe comme toujours, de ma copine Gabrielle.